‹ Manuel de l'imprimeurChapitre 47 sur 74 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Accolade. Crochet servant a accoler plusieurs lignes.

Addition, Petite note mise en marge à côte' des pages.

Ajouté. Quélque chose que l'on ajoute à la copie ou à une épreuve.

Alexandrins. Nom donné à des vers français dont les rimes masculines ont douze syllabes et les rimes féminines treize.

Alignement. Ligne droite horizontale que Ton donne aux caractères en les fondant.

Alinéa. Commencement d'une première ligne, qui se renfonce d'un cadra tin.

Alterner à la presse. Travailler tantôt au barreau , tantôt aux balles ou au rouleau.

Anglaise. Sorte de caractère d'écriture.

Approuve. Dans la composition, c'est la séparation défectueuse de deux lettres , causée par un corps étranger interposé entre elles, ou par une partie saillante de matière.

Arbre. Pièce de fer à l'extrémité supérieure de laquelle est la vis de la presse.

l58 VOCABULAIRE

Assemblage. Action d'assembler les feuilles de papier imprimées, suivant Tordre des signatures, . pour en faire des volumes.

Astérisque. Étoile qu'on fait servir aux renvois de notes.

Ballot. Papier assemblé par volumes et cordé.

Banc. Coffre sur lequel on met le papier tiré et celui à tirer. ^

Bandes. Pièces de fer qui régnent dans la longueur des presses en bois , et qui sont attachées sur le train.

Banque. On appelle ainsi la paie faite aux ouvriers. Baquet. Demi -tonneau dans lequel on trempe le papier.

Barbouillé. Se dit d'une impression qui est gâtée par la marque de quelques corps étrangers, comme bois, cadrats, réglettes, etc.

Bardeau. Casseau contenait diverses sortes surabondantes d'un même caractère, tandis que plusieurs autres y manquent totalement.

Baril. Petit tonneau où l'on met l'encre.

Barre. Traverse rivée , ou à queue d'aronde , qui se trouve au milieu des châssis.

Barreau. Barre de fer courbée servant de levier. Bassine. Vase de fonte dans lequel on met de la lessive.

Bâtarde. Sorte de caractère d'écriture.

Belle page. Page impaire, ou rçcto du feuillet. Tomber en belle page, signifie qu'une division

TYPOGRAPHIQUE. *5q

d'an ouvrage s est terminée à une page paire. C'est l'opposé de fausse page. (Voyez ce mot,) Berceau. Voûte qui se trouve sous le train.

bilboquets. Petits ouvrages., tels que billets de mariage, adresses, factures, étiquettes, etc.

liseau. Morceau de bois coupé en talus.

liane. Séparation que l'on met entre les pages et entre les lignes. Dans les garnitures on distingue les petits et les grands blancs ; les petits comprennent les marges intérieures et ceux des têtes .de page ; les grands sont ceux des marges extérieures. On désigne encore par petits et grands blancs, l'état des formes imposées pour tirer un ouvrage en petit ou en grand papier.

Blanchet. Étoffe que l'on met dans le tympan, pour faciliter le foulage.

Blanchir. Mettre du blanc entre le titre d'un ouvrage ou dans un alinéa. (Voyez Blanc.)

Blocage. Lettre retournée provisoirement et mise exprès à la place d'une autre.

Bloquer. C'est remplacer provisoirement par des lettres, de même épaisseur , en les retournant , celles qui sont épuisées dans une fonte*

Bois. Garnitures de marge , de tête , de fonds ; biseaux , réglettes , coins , etc.

Bois de balles. Morceaux de bois creux que l'on remplit de laine , et sur lesquels on fixe des cuirs.

Bois de barreau. Morceau de bois tourné, solide- . ment arrêté au barreau.

Bonne feuille. Feuille imprimée qui est prélevée dans le cours du tirage, ou après la mise en train.

l6o VOCABULAIRE

Boirlereau. Note du compte à solder de la composition ou du tirage fait.

Bourdon. O mission iQitc par le compositeur d'une partie quelconque de la copie.

Braie. Ce sont plusieurs feuilles de papier collées ensemble, découpées comme une frisquette, dont on se sert pour faire les épreuves.

Branches. Morceaux de fer servant à maintenir la platine.

Brochette. Petite fiche longue et arrondie , servant à fixer la frisquette au tympan.

Burette. Petit vase en fer- blanc dans lequel on met l'huile nécessaire à l'entretien du rouage des presses.

Cadratin. Corps à quatre faces parfaitement carré.

Cadrais. Morceaux plats et carrés de matière, fondus en proportion et suivant l'épaisseur des lettres, mais de moindre hauteur.

Cantonnières. Pièces de fer angulaires formant rebord aux quatre coins du marbré de la presse.

Capitale. Lettre majuscule par laquelle on commence le premier mot d'une phrase, d'un vers, ou un nom propre ; on s'en sert aussi dans les titres.

Caractère. Terme générique des différentes espèces de lettres en usage dans les imprimeries.

ù Casse. Espèce de tiroir à compartimens , dans lequel sont distribués les caractères.

Casseau. Sorte de casse dans laquelle on met des lettres de deux-points, des fractions et autres

TYPOGRAPHIQUE. \6l

signes , et en général toute espèce de caractères qui ne sont pas d'un usage fréquent.

Cassetin. Petit compartiment carre' dans lequel on met chaque sorte de lettres.

Chaperon. Quantité de papier que l'on tire au-delà du nombre indiqué.

Chasse. On désigne par ce mot une certaine quantité de lignes ou de pages qu'on fait sortir d'une feuille pour les reporter dans celle qui suit.

Chasser. Ce mot s'emploie pour exprimer la différence des caractères entre eux, quant à leur épaisseur et à leur force de corps. On dit que le Saint- Augustin chasse plus que le Cicéro. On s'en sert aussi pour exprimer qu'une copie manuscrite produit plus de lignes ou de pages qu'on ne l'aurait présumé. Ainsi, quand on dit : f^otre copie chasse beaucoup , on entend qu'il en faut employer une petite quantité comparativement au nombre de pages d'impression qu'elle produit.

Châssis. Cadre composé de barres en fer dressées d'équerre et soudées, dont une est placée au milieu.

Chevalets. Ce qui soutient ou le tympan, ou le berceau, ou le barreau.

Chevaucher. Se dit des mots qui manquent d'alignement, et des bouts de lignes qui montent ou descendent.

Chevilles. Deux petites pièces de bois en saillie , fixées à la jumelle gauche, et sur lesquelles on place les balles.

Cicéro. Caractère entre la Philosophie et le Saint- 7 Augustin. 9

ifo VOCABULAIRE

Clicher. Prendre l'empreinte d'une matrice ou d'une page , soit à la main , soit par le moyen d'une vis de pression ou d'un mouton.

Clous de balle. Sorte de clous trempés , servant à attacher les cuirs ét les doublures aux bois de balles.

Cognoir bu Décognoir. Morceau de buis serrant à chasser les coins.

Coin. Petit morceau de bois en talus , qui sert à serrer les formes.

Collier. Pièce en fer qui maintient l'arbre de la presse avec les branches, au-dessus de la tablette.

Composer. Placer les lettres les unes à la suite des

autres dans un composteur, p'our en former des

mots , des lignes et des pages.

Compositeur. Nom de celui qui compose.

Composition. Arrangement de lettres pour former

des lignes , des pages , des feuilles.

Composteur. Ustensile dont se sert l'ouvrier pour

composer.

Conscience. On appelle ainsi la réunion des personnes employées dans une imprimerie avec un appointement fixe. On désigne aussi par ce mot la partie du local de l'imprimerie où ces employés se tiennent habituellement.

Contrefaçon. Ouvrage contrefait.

Copie. Manuscrit ou livre imprimé d'après lequel

l'ouvrier fait la composition.

Coquille. Une coquille est le placement d'une lettre

dans un cassetin qui lui est étranger. On donne

aussi ce nom â toute faute qui consiste dans la substitution d'une lettre à une autre , mais plus particulièrement à l'égard de celles qui ont quelque similitude entre elles , comme un p pour un d f un n pour un u, un c pour un e, etc.

Corde à rouleau. Corde qui., placée et arrêtée aux deux extrémités de la presse, par le moyen de deux crics, sert à faire rouler ou dérouler la presse.

Correcteur. Celui qui corrige les épreuves.

Correction. Réformation des fautes.

Corroyer. Apprêter un cuir pour en couvrir la balle.

Côté (de première ou de seconde). Première ou seconde forme.

Coulisse. Planche mince qui glisse dans les rainures d'une galée.

Couplets. Espèce de charnière dans laquelle on place une brochette pour faire tenir la frisquette au tympan.

Cran. Petite entaillure faite à la lettre, pour en, distinguer le sens.

Crampon. Crochet en cuivre, roulant sûr les bandes.

Créné. Se dit de l'endroit saillant d'une lettre qui excède sa force de corps , comme dans les lettres accentuées ou certaines lettres italiques.

Crénwre. Ouverture qui se trouve aux barres des châssis , pour recevôir les pointures*

Crochet. Parenthèse droite et carrée aux deux extrémités.

Cuirs. Peaux de mouton.ou de chien à l'usage des balles.

Cul-de-lampe. Sorte de titre disposé en triangle; sorte de fleuron.

Débaucher. Renvoyer un ouvrier pour incapacité ou inconduite. Cependant ce mot ne se prend pas toujours en mauvaise part, et Ton peut débaucher des ouvriers sans avoir aucun sujet de mécontentement contre eux , comme par manque d'ouvrage, ralentissement de la marche d'un labeur, ou autre cause analogue.

Débloquer. C'est mettre la lettre bloquée à la place de celle qui en tenait lieu provisoirement.

Décharge. Mauvaise feuille qu'on imprime avec force sur les formes pour en retirer l'encre.

Découper la frisquette. C'est mettre à jour chacune des parties correspondantes de la forme où la lettre doit marquer sur la feuille de papier.

Défets. Exemplaires incomplets qui restent après l'assemblage.

Dégarnir. C'est enlever d'une forme toutes Jes pièces de la garniture qui entourent les pages, ainsi que les titres courans , lignes de pied , etc. — Signifie aussi ôter de l'intérieur du tympan ou du dessus du tympan quelque épaisseur qui produit trop de foulage.

Délcatur. Terme et signe de correction qui indique ce qui doit être supprimé.

Démontoir. Petite planche sur laquelle on monte et l'on démonte les balles.

TYPOGRAPHIQUE. l65

Dépdtisser. Remettre en ordre une certaine quantité' de lettres tombées en pâte.

Dérouler. Placer le train de la presse hors de l'action de la platine.

Désimposer. Desserrer et de'garnir une forme.

Dessaler. Diminuer ce que l'ouvrier a compté de trop a la banque prëcédente.

Desserrer une forme. C'est chasser les coins dans le sens rétrograde , avec un décognoir ou un marteau. On desserre une forme avant de la

corriger.

Deux et trois (côté de). Seconde forme d'une feuille.

Distribuer. Votez les détails qui concernent la distribution dans l'article qui lui est consacré , page 66.

Distribuer les balles. Opération qui consiste à répartir l'encre bien également sur la surface des cuirs. On dit aussi distribuer le rouleau.

Diviser. Séparer un mot en deux.

Division. Petit trait qui sert à lier deux mots ou un mot coupé d'une ligne à l'autre.

Double- Canon. Gros caractère d'affiches.

Double - collier. Traverse en fer qui maintient l'arbre de la presse.

Doubler, Doublon. C'est répéter deux fois un mot, une ligne ou un alinéa. On dit aussi qu'une impression double , lorsque les lettres marquent deux fois et semblent avoir reçu un double foulage.

Doublure. Première enveloppe de cuir qui soutient le pain de laine.

l66 VOCABULAIRE

Ébarber une lettre. C'est abattre avec un instrument tranchant un talus qui barbouille au tirage.

Ebarboir. Petit ciseau avec lequel on ébarbe le talus des lettres.

Ecrou. Pièce de cuivre ou de fer taraudée pour recevoir une vis.

Embaucher un ouvrier. C'est l'admettre dans les ateliers. On dit par opposition , débaucherun ouvrier, c'est-à-dire l'exclure des ateliers. (Votez Débaucher. )

Empaqueter. Envelopper des paquets de distribution.

Encre. Noir très fin et très sec , mêlé dans un vernis produit par l'huile de noix bouillie.

Encrier. Boîte dans laquelle on place l'encre apprêtée.

Entonnoir. Vase dans lequel on verse l'huile nécessaire pour entretenir le jeu facile de la grande vis dans son écrou.

Entre-ligne. (\om Interligne.)

Epaisseur. Différence entre les lettres minces et celles qui le sont moins.

Epigraphe. Citation tirée de quelques auteurs estimés, que l'on place quelquefois sur le frontispice des livres, et quelquefois en tête des chapitres.

Épreuve. Feuille imprimée sur une nouvelle composition pour en faire la correction.

Errata. Rectification imprimée de fautes qui se Sont glissées dans un ouvrage , et qu'on place au commencement ou à la fin du livre.

Espace. Petite lame de plomb très mince , moins haute que les caractères , et qui sert à séparer les mots.

Etanconner. Assurer une presse ancienne, la pendre immobile au moyen de fortes pièces de bois.

Etendre. Mettre le papier sur les cordes.

Etiquette. Petit écriteau que Ton colle sur chaque casse et sur le dos des livres.

Etoffes. On comprend sous le nom d 1 étoffes , les blanchets, tympans, balles, encre, cuirs, rouleaux, huile; etc., etc., etc.

Etoile , ou astérisque. Signe qu'on emploie pour renvoi de notes ou pour remplacer les lettres d'un nom qu'on ne veut pas faire connaître.

Exemplaire. Chacune des copies imprimées et complètes d'un même ouvrage.

Fausse-page. Page qui précède un grand titre. Terme qui exprime aussi que dans la mise en pages on est arrivé à la fin d'une division de l'ouvrage en finissant à une page impaire , quand on doit commencer la division suivante en belle page , qui est aussi la page impaire , ce qui laisserait alors la page paire ou verso en blanc , et ce qu'on doit éviter. On dit dans ce cas qu'on tombe à fausse page.

Faux-titre. Titre abrégé, placé à demi-page, et qui précède^ le grand titre. La page qui le suit, ordinairement blanche , s'appelle fausse-page.

Feinte. Défaut qui résulte, dans une page de la

l68 VOCABULAIRE

feuille imprimée, d'une touche plus faible qu'elle ne Test dans le reste de la feuille.

Feuille. Chaque feuille a son format, que Ton nomme in-folio, m-4°> ««-8°, in-ii, m-ï8, i/i-3a , etc. ; on appelle encore feuille la vingtcinquième partie d'une main de papier.

Feuillet. Recto et verso d'une page de copie isolée. — Réglette presque aussi mince qu'une feuille de papier.

Filet. Lame longue et mince de plomb, de la hauteur de la lettre.

Financière. Sorte de caractère qui imite l'écriture. Fleuron. Gravure en bois ou polytypée.

Folio. Numéro en chiffres arabes ou romains pour indiquer l'ordre et le nombre des pages.

Fonctions. Expression qui embrasse tout ce qui est dans les attributions des ouvriers compositeurs ou imprimeurs , en ce qui concerne leur travail respectif.

Forme. La moitié d'une feuille.

Foulage. Impression que fait dans le papier l'œil de la lettre.

Fouler. Pour que le tirage soit bon , la presse doit fouler régulièrement.

Fractions. Petits chiffres qui se mettent les uns sur les autres, séparés par une petite barre, pour former une demie, trois-quarts , etc.

Friser. S'emploie pour exprimer que le bord des lignes ou des pages éprouve de légères atteintes d'encre, par suite de vacillation de quelque

TYPOGRAPHIQUE. iGg

pièce de la presse , ou de dérangement de la feuille sur le tympan.

Frisquette. Cadre composé de quatre petites bandes de fer minces , que l'on recouvre dans toute son étendue d'un fort papier ou de parchemin.

Gaillarde. Caractère entre le Petit -Romain et le Petit-Texte.

Galée. Pièce plate en bois ayant des rebords élevés, d'une seule pièce ou à coulisse.

Garnir (une presse). Mettre des cales dans les mortaises des jumelles.

Garniture» Pièces de plomb ou de bois de proportion qu'on met entre les pages.

Gothique. Sorte de caractère.

Grain. Dé en acier dans lequel agit le pivot. Gros- Canon. Gros caractère d'affiche.

Gros-Parangon. Caractère au-dessous du Petit- Canon.

Gros-Romain. Caractère au-dessous du Parangon. Grosse-Nompareitte. Gros caractère d'affiche. Gris. Sorte de papier; impression pâle.

Guillemet. Signe ( « » ) représentant deux petites parenthèses.

Hausse. Morceau de papier fin que l'on met sur la marge pour rendre le foulage partout égal.

Hauteur. Distance prise du pied de là lettre jusqu'à l'oeil.

Imposer. Action de placer des pages dans un ordre convenable, et de les entourer de bois on de plombs pour en faire faire épreuve.

Impression. Action d'imprimer.

Imprimerie. Local où l'on imprime.

Imprimeur. Celui <jui imprime. — S'entend plus spécialement de 1' ouvrier qui travaille à la presse.— Désigne aussi le maître de l'imprimerie.

In-dix-huit. Format dans lequel se trouvent dixhuit pages à la forme.

In-douze. Format de douze pages par forme.

In-folio. Format de deux pages par forme.

In-octavo. Format de huit pages par forme.

In-quarto. Format de quatre pages par forme.

Interligne. Lame de plomb mince, moins haute que le caractère , et qui se met entre les lignes pour les détacher les unes des autres. (

Interligner. Mettre des interlignes entre les lignes de chaque page.

In-trente-deux. Format de trente-deux pages par forme.

In-vingt-quatre. Format de vingt-quatre pages par forme.

Italique. Caractère penché , inventé en Italie.

Jatte. Vase én bois, en forme de sébile.

Jumelles. Longues pièces de bois qui occupent en hauteur les deux côtés de la presse.

TYPOGRAPHIQUE. l^I

Justification. Longueur des lignes , prise et arrêtée selon le format.

Justifier». Rendre juste la ligne dans le composteur, par la ^répartition égale des espaces entre les mots.

Labeur. Ce nom s'applique à tous les ouvrages qui peuvent occuper plusieurs ouvriers , par opposition à la dénomination d'ouvrages de ville.

Languette. Pièce de fer très mince rivée au petit tympan , afin de le rendre immobile.

Lardée. Se dit d'une composition remplie d'italique et de romain.

Larron (voleur). Morceau de papier attaché aux feuilles et qui , s'en séparant après l'impression , laisse une place blanche dans la page.

Lessive. Dissolution de potasse dans de l'eau pour nettoyer les formes.

Lettre. Morceau de matière fondu sur différens corps.

Lettre rompue. Demi-cadratin. Terme de fonderie par lequel on entend qu'on a rompu des lettres mal fondues , et d'une épaisseur convenable pour en faire des demi-cadratins.

Lettrine. Lettre qui sert de renvoi de note.

Lever la lettre. C'est-à-dire la placer dans le composteur. — Lever la correction à! une épreuve , c'est mettre dans le composteur les lettres ou les mots nécessaires pour corriger sur le marbre.

Lézardes. Raies blanches produites dans la composition par la rencontre fortuite d'espaces placées

17a VOCABULAIRE

les unes au-dessous des autres. On y remédie par des remaniemens.

Libraire. Celui qui fait le commerce de livres.

Ligne perdue. D'un ou plusieurs mots que l'on place au milieu de la justification. (Voyez Justification.)

Lingot. Ligne de blanc ou cadrât long.

Longueur de pages. Justification en longueur , de plusieurs pages.

, Maculature. Enveloppe de papier.

Maculer. Se dit d'une impression trop chargée d'encre , ou faite avec une encre trop faible , et qui marque sur le papier blanc.

Majuscules. Lettres capitales.

Manwelle. Demi-lune en fer , rivée au bout de la broche du rouleau.

Marbre. Pierre enchâssée dans le coffre de la presse. — Pierre sur laquelle on impose et on corrige.

Marche-pied. Petite planche en forme de pupitre , fixée au plancher, et sur laquelle les ouvriers à la presse posent leurs pieds en tirant le barreau.

Marge. Blanc que l'on observe aux côtés , en pied et en tête des pages. — Feuille que l'on colle sur le tympan.

Marger. Action de bien couvrir la marge qui est sur le tympan.

MaiTon. Libelle imprimé furtivement.

Marteau. Instrument de fer. et de bois servant à

TYPOGRAPHIQUE. 1 j3

taquer, serrer et desserrer les formes ; en terme technique , celui qui tient le marteau est le premier des deux pressiers.

Matière. Mélange des m ë taux servant à la fonte des caractères , savoir , le plomb et le régule d'antimoine.

Matrice. Morceau de cuivre qui a reçu , en creux , l'empreinte d'une lettre gravée sur un poinçon.

Metteur en pages. Compositeur qui est chargé de la conduite d'un ouvrage ; il met les pages de longueur, et ajoute les folio , les notes , les additions, etc.

Mignonne. Caractère entre la Nompareille et le Petit-Texte. .

Minuscules. (Votez Petites capitales.)

Mise en pages. (Voyez Metteur en pages.)

Mise en train. Disposer une forme sous presse de

manière qu'il en résulte une bonne impression

sous tous les rapports.

Moine. Place d'une feuille imprimée, qui n'a point été couverte d'encre , et qu'on ne peut lire.

Moins. Trait horizontal usité dans les mathématiques.

Monter. Ce terme s'applique à la presse et aux balles.

Montoir. (Voyez Démontoir.)

Mordant. Lame de bois fendue , qui sert à retenir la copie sud le visorium.

Mordre. On dit qu'une lettre , qu'un mot a mordu , lorsqu'il n'a pu toucher le papier, à cause de l'interposition d'une portion de la frisquette.

Mortaise. Fente pratiquée dans les jumelles.

Moule. Ce qui sert à fondre les caractères.

Moulinet. Mouvement rapide par lequel on aha/ simultanément la frisquette et le tympan.

JVompareille. Caractère entre le Petit-Texte et la Parisienne.

OEil. Partie saillante du caractère.

Onglet. Feuillet volant comprenant deux pages.

Ordure. Ce qui remplit quelquefois l'œil de la lettre lorsqu'on imprime.

Ouvrages de ville. Toutes les impressions autres que celles de volumes et ouvrages de longue haleine.

Page. Assemblage de mots et de lignes.

Page blanche. Page qui se fait avec des bois et des cadrais.

Pain de laine. Tas de laine, de la forme d'un pain de sucre , destiné à garnir l'intérieur des balles.

Palette. Petite pelle avec laquelle on prend de l'encre»

Pamphlet. Petite brochure, ou feuillet volant qui se colporte.

Papier gris; Sorte de papier servant aux marges et aux hausser

Paquet. Page de composition sans folio ni ligne de pied.

Paquetier. Celui qui fait des paquets.

Parangon. Caractère d'affiches. '

Parangonner. Justifier et aligner plusieurs caractères de forces de corps différentes., pour en former un tout régulier.

Parisienne. Caractère entre la Perle et la Nompareille : on l'appelait aussi autrefois Sédanoise.

Passe-partout. Ornement de vignettes , ou gravure dont le milieu est vide, pour pouvoir y introduire des caractères.

Pâté. Mélange de différentes lettres ou de différens caractères , occasionné par accident ou par négligence. Les pâtés doivent être soigneusement distribués.

Patin. Le pied de la jumelle.

Perle. Très petit caractère au-dessous de la Parisienne.

Petit-Canon. Gros caractère d'affiches.

Petit-qué. Le point-virgule est nommé ainsi , parce que ce signe ( j) remplaçait autrefois le mot latin que dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.

Petit-Romain. Caractère entre la Gaillarde et la Philosophie.

Petit-Texte. Caractère entre la Mignonne et le

Petit-Romain.

Petites capitales. Lettres minuscules.

Philosophie. Caractère entre le Petit-Romain et le Cicéro.

Pied-de- Chèvre. Instrument de fer dont on se sert pour monter et démonter les balles.

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