‹ Manuel de l'ingénieur des Ponts et chaussées rédChapitre 68 sur 128 · CHAPITRE lY. — DËSCRienON^ m» TYEiS^ D8 PONTS EN MAÇONNERIE. UB · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. — DËSCRienON^ m» TYEiS^ D8 PONTS EN MAÇONNERIE. UB

moyenne; d'urr mètre^ temninée! iiuiégnlièreineni de maniène à constituer des arrachementâ assez; pconoiiuéa^ potur pitraneHre iikérieurement la constnuctioii* dfun second eouleau en bonno' liiaison^ Ce systéibo de construction d une voûte épaisse en. deuxs rouleaa=xi aoulaga beaiMuup* \e. nniw qui n'a à portier qqa lo premier rouleau jusqu'à son cli)\vags9;:le' durmsscmeiit des mortiers derctmeotr est asBOZf promptipour que oepreftnii^r rouleau, ait fait prise* au moment eût Ton iiiaç(»niio le second et fouimi&fifêpouirGefdeimiL'n une- espèce de oiuâe ea maçonnerie parfaitement lîgidei

hors du» clavai^' dui premier routeau:, 1&: (aaseniEntt sup cihlTes était de- e*,li2:

La voiïteentiàpe ètnntlerminée le*il juillet, on quittai le travail à- cause dB la. malaria et on revint procéder auidécintrement. le 10 septembre, c'est-à-dire au. bout de deusmoifi^, apr^ un^ durcissement complet des mortiers..

Le décintrement^ lut opéré avec de» boites à sable; en calculant d^une part< lesh abaissements tlkéoriques d'après les volume» de sable qui s'écoulent, et mesu^ rant d*aulre part le» abaîseements réels du cintre, on reconnaît qu/au commentcernent de Topération Fébouiement parait avoir principalement pour effet de diminuer la compression du sable dans les boîtes et d'affk*anchir certains bois des efforts auxquels ils- se trouvaient soumis.

Aucun tassements appréciable n'eut lieu^ pendant Ib décintrement, et depui» lors il ne s'est manifesté ni mouvement ni fissure.

Lorsqu'on revint Tannée suivante pour établir* la supenstruotiire, on reconnut que des infiltrations d'eau fort abondantes s'étaient produites à travers la- voûte, sans que' celieMn parût en souffrir. On s' empressai néanmoins dîéxécuter une chape en* mortier hydraulique de 0», 10 d'épaisseur; et on recouwnit cette'chupe avec des plaquettes de schiste formant! une manière de toit.

Il a été consommé' 200 kiln^rrammes de ciment do laMéditenanéé pan* raètie cube de maçonnerie ordinaire de gros moellons;

5^ roa* dito CrosweBor; A chesÉMr; — Les figures i , 2, 3 de la planche XH représentant le pont de Grosvenor, sur la Dee, à (^hester, construiUdo 1^*25 à i^S^,

Ce pont comprend une seule arche en arc de cerclé* de 6i mètres? d'ouverture; surbaissée au J-; sa^flècheest donc l'a"", 84^ et son rawn 42"»,90.

L'épaisseur de la voûle est i"»,22 à la clef et l™,8o aux naissances; mais d'iiprès la manière dont les< nesises des culées sont disposées, la. voûte peut être considérée comme se continumit au-dessous des naissances jusqu'au niveau, di» fondations.

(îelles-ei sont établie» sur le nooher, excepté la partie extrême de la cuiée du< nord', du oôié do'la<ville, où le roclier disparait presque subitement et où Ton a; dû con>trnire sur pilotis.

Le cintre de celtB grande ardieétaiti composé de six ferme».; chacune d'elles s'appuyait sur les culées- et sur quatre» pile» on^piorix?, bâties dan» Yc lit de la rivière à des intervalle» presque égaux». Sur ces piles, étaient établi» des sabot» en fon e, d'où rawnnaient vers la- douelle de» chandellbs en sapin; liées ensemble à. leur parlio supérieure par deuK. épaisseurs de Dorddge de 0",liO chacune suivant la combe de l'inliados. Sur les fermes ainsi formées- s- appuyaient des conchis de Ot",ir d?épois»iîur qui reposuient sur elles par lîinteranédiaire de dmiK» coinsdM oalagH de 0'*,/^fl«deilbng sur 0'";25 à0'*,30 de large ; ainsi^ ohaipie assise de vous -oirs étoit supportée par si x% paires^ de ooins; Le» ntoisesOiorizom* ialbâ^avatent<0'»;2)3>d'équaarnt8Ba£;e etles'sis fermer étaient liées enti:e: elles par de» buuiuu» en fon.

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U4 rONTS EN MAÇONNERIE.

Ce cintre en sapin était presque uniquement formé de pièces entières de 6"»,70 à li mètres de longueur, qui n'ont pas été percées déplus d'un trou de boulon chacune; de sorte qu*après Tachèvement du pont, les matériaux se sont trouvés pari'aitement sains et ont pu être immédiatement réemployés dans de grands travaux qui s'exécutaient dans le voisinage.

Indépendamment de l'économie, on avait pour objet, en adoptant des dispositions aussi différentes de celles qui sont usitées ordinairement, d'éviter aux bois tout effort de flexion et de les faire partout travailler à la compression. — L'auteur du projet, en plaçant les coins de.serrage au sommet et non au bas du cintre et se réservant la faculté de les manier à tout moment, se proposait, suivant les symptômes apparents dans les différentes parties de la voûte, pendant son exécution et pendant le décintrement, de pouvoir modifier son état d'équilibre. Le décintrement eut lieu du reste peu après Tache^vement des maçonneries quand les mortiers étaient encore mous ; il fut conduit très-lentement, en décalant peu à peu, puis laissant aux joints le temps de s'accommoder pour ainsi dire à leur nouvelle position, ayant soin de tenir toujours la clef haute et les reins bas. On assure qu'un autre avantage est résulté de cette disposition du cintre, c'est qu'on a pu construire la moitié de l'arche avant qu'il fût achevé. Le décnitrement terminé, la clef avait baissé seulement de 0'",063 à 0'",067, sans qu'aucun dérangement sensible se fût produit dans l'ensemble des maçonneries. Pour régulariser le mouvement des reins au décintrement, on avait introduit entre les voussoirs des coins en plomb, destinés à favoriser une égale répartition des pressions.

Pour poser les clefs, d'épaisses feuilles de plomb furent placées le long des contre-clefs ; la clef elle-même fut garnie d'une forte couche d'un mastic de céruse et d'huile et descendue à Taide d'une petite sonnette.

Ces précautions eurent un succès complet et on n'aperçoit dans celte immense voûte aucune trace de lézarde ni d'épaufrure.

Les parements des culées jusqu'aux naissances et les deux premières assises de voussoirs sont en granit; les clefs, les contre-clefs et les têtes sont en marbre d'Anglesea et le reste de l'ouvrage est en grès rouge du pays.

(Les renseignements qui précèdent sont extraits de la notice jointe à la collection des dessins de l'école des ponts et chaussées.)

4. Pont aux Doubles, & Paris. — Le pont aux Doublcs est établi à Paris sur le petit bras de la Seine, en face de l'île de la Cité.

La nécessité du raccordement avec les chaussées aux abords et Tobhgation de ne point gêner la navigation conduisirent à adopter pour ce pont une seule arche de 31 mètres d'ouverture en arc de cercle surbaissé au dixième, avec une épaisseur à la clef de 1°*,20.

Comme les ponts aussi surbaissés donnent lieu à des tassements considérables (O^jSO à 0'»,25) lorsqu'on les exécute avec du mortier hydraulique ordinaire, on résolut d'employer la meulière et le ciment de Vassy ; avec ces éléments, on obtient une maçonnerie homogène, atteignant rapidement une grande dureté,, ce qui permettait d'espérer unMassement presque nul au décintrement et, par suite, une répartition moins inégale des pressions.

Une partie des anciennes culées fut conservée et leur épaisseur fut portée à j4 mètres, au moyen de maçonnerie en moellon calcaire et mortier hydraulique ordinaire additionné de 50 kilogrammes de ciment par mètre cube.

Après l'achèvement des culées, on commença à monter le cintre et Ton profita de la présence de la pile de l'ancien pont pour obtenir un point d'appui in-

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CaiAPITRE IV. — DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN MAÇONNERIE. 145

Tariable et augmenter ainsi la rigidité de la charpente. Un platelage continu fut établi sur les couçhis pour faciliter la pose des meulières et empêcher la perte du mortier de ciment.

Lorsqu'on établit les voûtes en pierre de taille, on place d'abord les voussoirs les plus rapprochés des culées et Ton continue en s'avançant vers la clef. Les cintres, quelle que soit leur solidité, cèdent toujours sous le poids de la maçonnerie et les joints près des piles s'ouvrent d une manière sensible.

Pour éviter cet inconvénient et obtenir des maçonneries parfaitement pleinos et homogènes, on divisa la voûte du pont aux Doubles en quatre grands voussoirs indépendants, séparés par cinq intervalles vides, dont deux aux naissances, un à la clef et deux intermédiaires, dans lesquels on plaça des cadres en charpente, ayant la forme de voussoirs de 1 mètre d'épaisseur.

Les quatre grandes parties de voûte une fois terminées, on enleva en même temps les cadres en charpente et l'on remplit de maçonnerie les espaces laissés vides.

la voûte fut complètement terminée en vingt-trois jours.

Elle resta cinq mois sur cintres, pour donner le temps de durcir aux maçonneries des culées dans lesquelles on n'avait pas employé des mortiers déciment.

Au décintrement, fait au printemps de 1848, la clef ne s'abaissa que de 15 millimètres, et l'examen le plus attentif ne put faire découvrir aucune fissure dans les joints de rupture. Mais, au mois de décembre suivant, ces joints s'ouvrirent sensiblement sous l'action du froid^ qui, en contractant les matériaux avait produit un nouvel abaissement de la clef. Â ce sujet, on rappellera que, dans les épreuves faites à Vassy sur un arceau de l'",50 de largeur, exposé en rase campagne, à toute l'ardeur des rayons solaires, on a constaté que, de quatre heures du matin à deux heures de l'après-midi, la clef se relevait de i millimètre et demi pour une différence de température de 30 degrés.

Ces renseignements sont aussi extraits de la notice jointe à la collection des dessins de l'école des ponts et chaussées.

5. Pontii en briques de la Serivia. — Les ponts construits sur la Scrivia pour le pissage du chemin de fer de Turin à Gênes sont formées de grandes arches de 40 mètres d'ouverture.

Elles sont construites avec des briques fabriquées sur place avec une terre choisie et manipulée avec soin; la résistance moyenne de ces briques à l'écrasement était de ^^^^^19 par centimètre carré ; la pression à la clef devait atteindre 12'^e,ol par centimètre carré.

Avant la construction, on chargea les cintres de tous les matériaux qui devaient composer la voûte et on obtint ainsi un abaissement de 0™,18 au sommet.

La voûte de Maretta ne fut décintrée que quatre mois après son clavage, e^ dans cette opération la clef ne s'abaissa que de 0°*,015.

Deux autres voûtes en briques de 40 mètres d'ouverture, décintrées l'une un mois, l'autre deux mois après le clavage, s'abaissèrent, la première de 0",035et la seconde 0™,050.

Pour la voûte de Prarolo, identique à celle de Maretta, on ne craignit pas de décintrer immédiatement après le clavage; l'abaissement fut de 0,08 à la clef et donna lieu à une déformation très-régulière.

6. Pont de Saint-Sanireur. — Le pont Napoléon, construit pour le passage de la route nationale n*» 21 sur le Gave de Pau à Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées) est formé d'une seule aiche en plein cintre de 42 mètres d*ouverlure. La longueur du pont entre les dés est de 66™,20, sa largeur entre les faces extérieures

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146 PONTS EN MAÇOiNNERlK.

de Touvrage est de 4^,90. La voie charretière a 4™y50 de largeur ; elle est comprise enlre deux trottoirs de 0"*,85 placés en grande partie en encorbellement et soutenus par des consoles. Une balustrade en fonte couronne le pont. Figures 1, 2, 3 y planche XIII.

La voûte repose directement sur le rocher. La première assise de la maçonnerie est située à 40 mètres au-dessus des. basses eaux du Gave ; la chaussée est à 6r)'",50 au-dessus du même plan de comparaison. Les bandeaux des têtes sont en pierre de taille- La portion de la voûte comprise entre les tètes est construite en maçonnerie de moellons bruts schisteux et mortier de ciment de Vassy. L'épaisseur de la voûte à la clef est de l'",45. Les tympans sont construits en maçomierio à joints incertains; ils sont formés de moellons calcaires reliés par un mortier de chaux grasse, additionné d'un dixième de son volume de ciment de Vassy.

Les bandeaux des têtes ont été posées du ih octobre';ju d" novembre 1860 ;. la maçonnerie de moellons schisteux, pour la partie de la voûte comprise entre les baudeaux et les tympans jusqu'au niveau du joint à 60° a été faite du 5 au 1 6 novembre; on a décintré la voûte le i6 décembre. Le décinlrement a été fait à l'aide de verrins. Le tassement observé à l'aide de deux règles parallèles, dont l'une était fixe et Taulre attachée à la clef de la voûte, a été inférieur à O'",00o.

Ces renseignements sont extraits de la notice publit»e par le minisière des travaux publics pour l'exposition UJiiverselle de 4867 (MM. les ingénieurs Schérer, Marx et B'uniquol).

Du pont de Sainl-Sauvour, il faut rapprocher le pont des Têtes, qui réunit la place de Briançon à ses forts en traversant une gorge profonde au fond de laquelle coule la Duirance. Cet édifice aété bâti en l'732 par Henriana, ingénieur militaire.

L*arche est décrite par un arc de cercle très-voisin du plein cintre ; son ouverture est de 38 mètres ; la largeur de la voûte au sommet est de 4"*, 87, mais le pont s'élargit ver&ies entrées. On a eu soin de donner aux têtes un talus considérable.

Cette disposition, imaginée pour assurer la stabilité de l'édifice, n'a guère été imitée depuis ; elle constilae une grave sujétion et n'est pas économique puisqu'onest forcé d'exécuter une grande surface de douelle pour n'obtenir qu'une moindre largeur de chaussée. Mieux vaut sup^jrimer le fruit et. adopter pour largeur uniforme celle de la douelle.

20 POKTS A; PLUSIEURS ARGUËS

I . Ponts anciens. — Il est bon de Commencer ces études par Texamen de qu«'!ques ponts anciens,dont nous avons réuni les élévations sur la planche XJlî.

Ua-certaifiinombnade ces ponts présente des formes tombées en désuétude, 01 qui, dans certains cas, pourraient être reprises. Quelquesruns même, de ces ouvrages sont de véritables monuments, qu'on a beaucoup admirés en leur temps, et qui présentent un grand intérêt au» point de vue historique et au pomt de vue de l'art.

C'est pourquoi nous avons cru utile de les passer en revue.

Pont Fabricius» û Rome. — La figure 4 de la planche XIII représente lé

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