‹ Manuel de l'ingénieur des Ponts et chaussées rédChapitre 74 sur 128 · CHAPITRE lY. -- DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN HÂÇONNERiE. iôl · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. -- DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN HÂÇONNERiE. iôl

Il se compose de quinze arches en anse de panier de 24 mètres d'ouverture et de 7"*,iO de flèche, séparées par des piles de 3",00 de large aux naissances et terminées par des culées de 8°*,00.

La largeur du pont est de 8", 00 entre les tètes.

L'épaisseur à la clef est de 1">,20 ; l'extrados passe en outre par le sommet du couronnement des piles, ce qui donne en cet endroit un joint de 1",50 pour la voûte.

Af]n de ménager un plus large écoulement aux crues de la Loire, on a évidé les tympans par de petites voûtes en arc de cercle de 7"»,00 d'ouverture et de 1"»,80 de flèche ; les retombées de ces petites voûtes, tombant sur les grandes arches un peu au-dessus du joint de rupture, exercent une poussée qui con* court à la stabilité, en empêchant l'écartement des reins de la grande voûte.

Les petites voûtes n'ont que 0^,10 d'épaisseur à la clef.

Les fondations consistent en massifs de béton coulés dans des enceintes de pieux et palplanches.

L'écoulement des eaux qui traversent le ballast et qui arrivent à la surface des maçonneries se fait sur une chape, qui, en profil transversal se compose d*une sorte de cuvette à fond plat, et, en profil longitudinal se compose pour une arche de deux lignes droites inclinées, à 0,01, partant de Taxe des piles pour descendre vers le sommet de la voûte où elles viennent se couper.

Par ce moyen toutes les eaux d'infiltration sont donc amenées au sommet même de chaque voûte où elles rencontrent des gargouilles verticales ou tuyaux, dont l'orifice supérieur est protégé par une sorte de pomme d'arrosoir recouverte d'un amas de cailloux; c'est un véritable filtre.

La chape se compose de trois couches ; celle du dessous est en béton, elle a 0,08 d'épaisseur, l'intermédiaire est en mortier et à 0,02 d'épaisseur, enfin la dernière est en asphalte de 0",015.

Entre la chape et les maçonneries, dans les reins des voûtes, on a rempli les voûtes avec du béton de sable, sorte de mortier très-maigre qui constitue un remblai incompressible.

Les parapets sont en briques et à jour ; nous en avons donné le détail, car il mérite d'être imité. Le parapet en pierre de taillé est beaucoup trop cher, et les garde-corps en fer légers font très-mauvais effet sur des ponts de pierre ; d'un autre côté, les garde-corps en fonte, qui tiennent, il est vrai, peu déplace et qui produisent bon effet, sont trop coûteux aussi.

Les voussoirs des têtes sont alternativement en deux et en trois morceaux ; la clef seule est formée d'un seul bloc dont la tête est taillée en pointe de diamant, les deux clefs sont réunies par un tirant en fer qui ne nuit pas à la solidarité de toutes les parties de la voûte.

On remarquera le profil simple et élégant de la plinthe et du couronnonv nr des piles. Ce couronnement n'est peutètrepas assez énergique.

Les piles sont formées par des trencs de cône dont les génératrices sont incli- , nées au 1/20; c'est une bonne proportion. Leur parement est formé par des as- V sises de moellon de 0,20 de hauteur ; le couronnement est en pierre de taille.

On n'a pas reproduit de demi-pile à l'angle de la dernière arche et de la culéé ; seulement, la culée est ornée d'un cordon de môme profil que le couronnemeni des piles et situé à la même hauteur ; de plus, la partie de la culée inféri.eure à ce cordon a le^même fruit 1/20 que les piles. ,

Dépense totale : 1,345,000 francs pour 438 mètres de longueur.

Ingénieurs . MH. Horandiëre et Déglin.

Digiti

168 POmS EN ma^;ûn«eiue.

«•. Poai Mut 1a mêàtmmom. — Le pont 8ur k Bidassoa, représenté pat les figures 1 à 4 da la planche XVIII se eompose de cinq arclies en maçonnerie de 20 mètres d'ouverture, surbaissés au tiers, c'est-à-dire ayant 6»,66 de flèche ; elles sent séparées par quatre piles d&2"^«67 de large»

L'intrados, est une anse de panier à cinq centres, auxquels correspondent les 1roi»ray©ni^i5«^,69, 4M7, 4»,80.

L'extrados des tètes est aussi une anse de panier, mais à trois centres seule^ ment auxquels correspondent les rayons IS'^fSG et il°*40.

L'extrados du corps de la Toûte, c'est-à-dire le profil dé la chape estfonnépar un arc de cercle dont lerayon est de 2Û»»68.

L'épaisseur à la def est de 1 mètre.

La pierre de taille n'a été employée que sur les tètes ; la doueDaest en moellon smillé et le remplissage en moellon hriil.

Les avant et arrière^becs des piles sont formés d'un tronc de cône que surmonte une demi-tour, élevée jusqu'à la plate-forme du pont.

Ces tours sont ornées des ècvssona de France et d'Espagne et des initiales N et I (Napoléon et Isabelle) ; on a voulu donner à ce travail, dont une moitié appartient à la France et l'autre moitié à FEspagne, une apparence monumentsde et c'est ce qui explique le luxe de l'omemeutation.

La largeur du pont entre les garde-corps est de 8^^,00 ; les garde-corps sont en fonte, sauf sur le sommet des tours; le parapet qui les contourne de manière à former le long de la voie un refuge demi-circulaire est en pierre de taille.

Le&modillons qui soutiennent la plinthe, et cette plinthe elle-même» sont accusés d'une façon sufGsamment énergique*

Les reins des voûtes sont remplis par un béton maigre, qui supporte une chape incUnèe à 0'°,Û22 par mètre. Cette chape amène les eaux d'infiltration au aorn^met des voûtes qu'elles traversent par une gaicgouille en ionte.

En coupe transversale, la chape est relevée sur les bords et bien rattachée avec la maçonnerie des têtes, de façon à recevoir toutes les eaux qui traversent le ballast, sans qu'aucune portion de ces eaux puisse glisser entre la chape et la maçonnerie qu'elle recouvre.

Cette chape de O'^ylO d'épaisseur est faite en bon mortier hydraulique; elle est surpoontée d'au moins Ô'^ybb de hauteur de ballast.

La chape recouvre le massif des culées jusqu'au niveau de l'assise de fondation.

Le pont est établi sur une partie de la Bidassoa où le fond est vaseux ; on ne trouve le rocher qu'à 7 mètres au-dessous du lit. Dans ces conditions, il fallait évidemment établir les fondations sur pilotis.

Chaque mètre carré de fondation d'une pile est supporté par quatre pieux de 25 centimètres d'équarrissage descendus jusqu'au rocher; les pieux sont disposés en quinconce, et il y en a 84 pouc chaque pile. Chaque culée comporte Mi pieux égaux aux précédents.

L'emplacement des> piles a été entouré par une enceinte en pieux et palplanches, à l'intérieur de laquelle on a inmiergéun massif de bétoa hydraulique, empâtant la tête des pieux; sur le massif de béton on a élevé deux assises de forts Ubages^ de 0°*,50 de hauteur, ayant en plan la forme d'un rectangle terminé par deux demi-cercles» et faisant une saillie totale de 0'",4Q sur la naissance des piles.

L'enceinte de pieux et palplanches a en plan la forme d'un rectangle terminé par deux trapèzes ; elle est consolidée latéralement par des enrochements.

Les culées sont prolongées par des nmrs en retoif , légèrement évasés en plan»

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