CHAPITRE IV. — DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN MAÇONNERIE
culées de petils murs en retour, de 5 mètres de longueur, dont l'effet est de terminer Touvrage d une façon plus satisfaisante.
Aucun évidement n'a été ménagé dans les tympans. Ils ont été remplis par de la maçonnerie hydraulique. Des tirants noyés dans cette maçonnerie relient entre elles les deux tètes du viaduc.
Dans les voûtes, les voussoirs de douelle formant contre-clefs sont cramponnés deux à deux.
Le viaduc est recouvert d'une chape en bitume. Les écoulements d'eau ont été ménagés, aux clefs de voûtes, suivant l'axe du chemin de fer.
La hauteur minimum de ballast, sur Taxe des piles, est de 1"»,10. La hauteur maximum, aux clefs de voûte est de 1™,25.
Les arceaux de l'étage inférieur ont 10 mètres de largeur entre les têtes. Ils sont au nombre de neuf. Les voûtes y sont couronnées par une plate-forme pavée, au niveau de laquelle les piles sont percées, suivant la direction de Taxe du chemin de fer, de baies en plein cintre de 2 métrés d'ouverture, destinées à donner un passage continu.
Dans le sens de l'axe du chemin de fer, les piles ont un fruit de 0'",025 par mètre à Tétage du haut, et de 0^,045 par mètre à l'étage du bas. Ces fruits sont respectivement de 0™,08 et de 0",10 par mètre dans le sens perpendiculaire à Taxe du chemin.
Nature du sol. Système de construction. Matériaux. — Toutes les piles ont été établies directement sur le rocher, formé par un schiste bleu, bien résistant, se trouvant en moyenne à 6 mètres environ au-dessous du sol naturel. Le viaduc est entièrement construit en pierres; l'intérieur est en maçonnerie brute, le parement est exécuté en moellons piqués, à part les angles, les cordons, les phnthes, les archivoltes et lesparapels qui sont en pierres de taille.
Les moellons piqués et les pierres de taille sont des granits, provenant pour la plupart des îles de la rade de Morlaix.
On a employé des moellons bruts granitiques de la même provenance dans les parties inférieures de l'ouvrage où les pressions sont les plus fortes. Dans les parties supérieures les moellons bruts employés sont des grès et des schistes bien choisis dans les tranchées du chemin de fer.
La chaux a été en général fabriquée sur place avec des calcaires hydrauliques provenant des carrières d'Échoisy, de Richebonne et de Marans.
Le cube total des maçonneries est de 65,830 mètres, répartis comme suit :
2,724 mètres cubes de pierres de taille; 8,400 mètres cubes de moellons piqués de parement et 56,706 mètres cubes de maçonneries de moellons avec mortier de chaux hydraulique.
Sur ces f 6,706 mètres cubes, 5,942 mètres cubes des fondations ont été exécutés avec mortier de ciment de Portland.
Époque, durée et mode d'exécution des travaux. — Les maçonneries du viaduc ont été commencées dans le deuxième semestre de 1861, i'ouvrage a été terminé en octobre 1863. Le travail mensuel moyen a été d'environ 2,630 mètres cubes de maçonneries. Le plus grand cube produit pendant un mois a été de 5.000 mètres. Le nombre total des journées d'ouvriers de diverses sortes, pendant toute la durée du travail, a été de 448,563. Au moment de la plus grande activité des travaux, Tentrepreneur a employé 900 ouvriers, 3 machines à vapeur, 65 gabares pour approvisionnements, et un remorqueur à vapeur.
La position de l'ouvrage au milieu des maisons de la ville et le manque d'emplacement qui en résultait pour l'établissement d'échafaudages latéraux, ont
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\^6 PORTS n MiÇONlŒIlE.
•fntrainé l'emploi 4W pont de senîee reposant sar les piles ^^s'élevant, hi'mie (le verrins, au fur et à mesure de ravancementdes maçonneries* Ge^ntdeser- TÎce oonsistMt en un^ passerelle araéricaine en boîs à deuK pktfuchers. Les matériam «rrrvant au p»ed de l'ouvrage, étaient montés, sur lepiandier sopénenr <ie la passerelle, à Taide de trois machines à vapeur pftaoëps an nivean desKfods dtiport. Denx ^voies «fte fer étaMes sar ce planter conduisaient les bourriquets de matériaux sous deux grues fixes, placées au-dessus de chaque pile etsenant « descendre iesdits ixwrriqueUs.
Une chaîne sans fin, mne par l'nne des machines à wapeor, montait les aogets il mortier qni étaient distribués aux ganjats, au niveau ém plancher inférieur de la passerelle, par lequel se faisait Je iransport jusqu'aux écoaloirs commaaiquant aTec les caisses à mortier instaDées sur chaque pile. Celte même chaîne snontait les arrosoirs destinés à donaer à la pierre l'humidité nécessaire pour la bonne prise du mortier. Pour les parlas les pdus élevées du Tiadnc, k montage à la machine a été supprimé et le service s'est feit sur la j^sserelle par les éeux coteaux.
Le chantier où les matériaux étaient déposés était sitaé en dehors de èa ville et relié au viadnc par une voie de fer établie le long du quai de la rive gaoche du bassin à flot. Les wagons transportant les pierres «t le safole étaient traînés par des chevaux depuis le chantier jusqu'au viaduc.
Superficie. Pressions, — La saperficte verticale de Tonvrage, vides et pleins confondus, est de 44,565",67 dont 5,954»,37 pour les pleins, et8,6H"^.50pour ^es vides ; ces superfi'Cies sont mesurées des fondations au parapet. Le ra(çort des vides aux pleins est de 1,45. Le cube de maçonnerie, par mètre carré d'élévation, est de 4"^,5i. Les pressions par mètre carré, aux diverses sections des piles sont les suivantes :
Aux naissances supérieures* • . . 4,S50 kiloç.
Aux «socles inférieurs 7,500 —
Au niveau des fondations 8,120 —
Dépenses, — La dépense d'exécution du viaduc s'est élevée à 2,502,905^25 non compris 171,655^23 pour divers travaux aux abords, ce qui corre>pond, pour le viaduc seul, à i71',83 par mètre superficiel d'élévation (vides et pleins confondus) et à 58S56 par mètre cube de maçonnerie.
Les dépenses se sont d'ailleurs réparties de la manière suivante par étage du viaduc:
Fondation. ...... 283,290' 02 '
1" étage 810,781 73
2» étage 1,408,- Oô 42
Total. . . . *2. 502,00 .''13 >
Leviadiuc de Horlaix possède évidemment une massivité exagéi^ée; c'est «n fort l)el ouvrage, mais il aurait certainement gagné en élégance et en légèreté, si Ton avait diminué les dimensions des supports.
Il est certain que Tédifice se passerait fort bien du conireventement horizontal, en môme temps qu'on pourrait augmenter de 5 à ^ niètres Touvertire des voûtes.
Les trois cordons horizontaux que Ton remarque sur les piles à diverses liau-
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