CHAPITRE V. — GÉNÉRAÏiTPÉS «llR -LES ÉBÉMfiNTS DES PONTS. ETC
-pUqite le ohevron que 'surmonte le vau. Trdîs incises pendantes consolident cliaque ferme.
Il «va sans dire que ce sysiêtne, dont le c\ihe de'boib ëdt peu considérable, ne serait cependant pas 'éconoimque si les pieux intermédiaires devaient être profondément enfoncés pour aiteindre le terrain solide.
Le cube de bois employé par fet^me est de 5™,50, et les fermes peuvent être espacées de 2 mètres d'axe en axe.
Cintre pour arc«4le cevè9« Ato ^S~,M a*^6iiy«Mllire. — La figure 6 de la «^lanfclie XXXV ^représente un cintre pourvoûte en arc de cercle de 15™,20 d'ouverture et de 5"" ,20 de flèche. Du sommet partent deux grands arbalétriers qui supportent chacun une petite ferme fonrfée de deux arbalétriers et d'un poinçon.
Sotts chaque poinçon 'on ml une corrtre-ficlie qui reporte une partie de la poussée sur le poteau central en s'opposatit à la flexion de Tarbaléti ier.
Cintre du pont de la'Bldas«oa. — La planchij XVIIl, qui porte les dessins du pont de la Bidnssoa, nous donne le cintre qui a servi à la construction de ces voûtes de 20 mètres d'ouverture surbaissées au tiers.
Il y a quatre su()p0rts, les deux extrêmes s'appuyant sur le massif de fondation en béton et les deux intermédiaires composés de pieux bafttus en lit de rivièFe.
Quatre boites à sable pour décintremént sont superposées à ces suppoi'ts.
La 4rffvée 'médiane a 9">,50 d'ouverture.
Le dessin fait comprendre immédiatement la disposition des diverses pièces de la charpente.
Le contreventement était formé de moises reliant la base des poinçons et de lignes horizoniales dont les sections sont indiquées sur Télévation de la ferme.
Poujles 8 mètres de largeur de douelle, on a adopté sept fermes, soit six intervalles; le cube de bois par ferme est de IS^filb soit 409",725 pour une arche, plus 44"*,400 de couchis.
Cintres du pont de Saint-Pierre de Gaubert. — H. llngénieur Regnauld,
dans son mé^moire sur la construction du pont de Saint-Pierre de Gaubert, donne comme il suit la description des cintres qu'il y a employés (Ogures 7 et 7 bis de la planche XXXV).
i« Cintre ordinaire. — Chaque ferme repose sut quatre pieux réunis, deux à deux, à leur partie supérieure, pafr des moises horizontales, et battus, deux à i™,45 des pieds-droits des voûtes, les deux derniers à i^fiO des premiers.
Sur ces pieux, entre deux semelles transversales, sont placés les coins destinés à*fafc?Htarîe décrntrement. Les semelles supérieurs supportent *la ferme. Les pienï P^ se prolongent dfu-dessus des semelles jusqu'à la voûte par des pièces de bois F' maintenues par :
j* Les corttre-fïches G auxquelles elles sont reliées par les moises horizontales M, M';
2* Les contre-fiches G' àb6irtissant à la partie inférieure da poinçon N ;
5" Les contre-ficlies C" aboirtissant à la partie supérieufe du môme poinçon.
Les pieux f^ sont eux-mêmes prolongés jusqu'aux conire-fiches G et soutiennent leè moises M'*pàfr tlénx pièces fndinées.
Aux points de Jonction des moises M' avec les poteaux P' aboutissent les arbaléfrters A.
Tout (;et ensemble est tffttên Id-tnfèrfie rigide par detix faux entrairs E, E', faisant fonctions de moises et réunissant toutes les pièces de la charpenie.
Des Bix vâTùx *é<M Be icoïnpOb^e la Terme, quatre sont reliés deux à deux, par
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les contre-fiches G et par les poinçons N', dont la poussée est détruite par les contre-fiches Y.
Les deux dernières aboutissent aux extrémités des pièces P et au poinçon N. Leur rigidité est assurée par les poinçons N" et par les moises M'" M'".
Les fermes sont reliées entre elles :
1^ Par les semelles qui couronnent les pieux ;
2° Par une croix de Saint-André;
5° Par des pièces de bois placées sous les contre-fiches G;
A^ Par des moises horizontales reliant les poinçons N, les arbalétriers A, les pièces P";
5* Par les couchis de 0",12 sur 0°,16.
2^ Cintre de Varche marinière. — De légères modifications ont pu transformer le cintre de Tarche ordinaire en cintre de l'arche marinière.
Le faux entraits E' est devenu entrait D et a été relevé.
Les arbalétriers G relient les points de rencontre de l'entrait et des pièces F" à Textrémitè du poinçon. Les contre-fiches G" se sont transformées en moises E ; le faux entrait E en deux moises dépassant à peine les pièces p". Les contre-fiches G' ont été remplacées par les moises F, les moises M'" BI'" par les contre-fiches J. H.
De nouvelles contre-fiches S'' reliant les pièces p' aux pieux /> prolongés, concourent à assurer la rigidité de la pièce p".
Les fermes sont reliées entre elles à peu près comme celles du cintre précédent.
Le levage d'un cintre durait à peu près huit jours.
Plusieurs de ces cintres ont servi deux fois ; un seul a servi trois fois.
Cintre d'one arehe de 40 mètres d*oawertare. — Les dessins que nous avons donnés du pont de Fium'-Alto (planche XII) montrent la disposition des cintres qui ont servi à supporter cette arche de 40 mètres d'ouverture.
Ghaquevferme repose sur neuf supports verticaux ; les deux extrêmes ne comportent qu'un pieu ; celui du milieu en a trois et les supports intermédiaires se composent de deux pieux voisins.
Chaque support est surmonté d'un poteau vertical, et dans les poteaux verticaux viennent s'assembler des contre-fiches; les pluslongues forment arbalétriers par rapport au poteau que leur angle renferme et ce poteau forme leur poinçon.
Les vaux sont donc directement soutenus par les contre-fiches et tout le poids est reporté par celles-ci sur les poteaux verticaux. Des moises horizontales et inclinées rendent le tout solidaire.
Les fermes sont espacées de l^^jSS d'axe en axe.
Cintre da pont de Chaionnes. — Nous empruntons au Gours de ponts de M. l'inspecteur général Morandière l'élévation d'une ferme du pont construit à Ghalonnes sur la Loire, figure 1 planche XXXVI.
Ce cintre est conçu avec la plus grande simplicité, parfaitement triangulé, et on reconnait à première vue qu'il doit se bien comporter sous la charge.
Chaque ferme comprend cinq supports, les deux extrêmes formés par des chandelles qui s'appuient sur les socles des piles, les deux intermédiaires composées d'un pieu, et celui du milieu formé de deux pieux : c'est avec raison que l'on donne plus de force au support médian puisque les voussoirs pèsent sur lui de tout leur poids.
Les pieux sont embrassés à leur tête par des moises horizontales transversales, sur lesquelles on pose d'autres moises longitudinales, qui supportent les boîtes à sable comprises entre deux semelles de 0"»,20 de hauteur.
Sur la semelle supérieure s'appliquent les poUaux montants: dans chacun
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