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CHAPITRE Y. — GÉNÊHAUTÉS SUR LES ÉLÉMENTS DES PONTS, ETC

d*euxaboutissentdechaquecôtèdeux contre-fiches, du sommet desquelles descend un poinçon embrassé à sa base par un cours de moises.

Des moises horizontales et des moises inclinées consolident le tout. ^ Les assemblages des vaux et des poteaux sont serrés entre des plaques de tôle.

Deux vaux voisins sont assemblés par des pattes en fer.

Transversalement, la solidarité des fermes, qui sont espacées de 1",50 d'axe en axe est obtenue par des croix de Saint-André et par des moises appliquées le long des poteaux et poinçons.

Toutes les pièces verticales sont en chêne, les autres en sapin.

Le type du pont de Cbalonnes peut être appliqué à des arches d'ouverture variable, en diminuant ou en augmentant le nombre des travées. C'est un modèle très-utile.

Cintre de l'arche marinière dn pont de Nantes. — Lorsque Ton a à construire un pont sur une rivière navigable, dans la conférence à tenir avec le service de la navigation il est en général convenu qu'une ou deux arches seront réservées pour le passage des bateaux. Il faut donc réserver pour ces passages des pertuis suffisants au milieu des cintres.

Généralement, on exige au-dessus de Tétiage un certain rectangle libre.

Au pont djB Nantes, que représentent les figures S et S bis de la planche XXXV, le rectangle exigé au-dessus de Tétiage était de 8 mètres de largeur sur 6 mètres dehauleur.

Quelquefois les dimensions sont plus considérables.

La ferme du pont de Nantes repose sur quatre supports ; les deux supports intermédiaires sont formés par deux pieux voisins.

La disposition des fermes est analogue à colle du pont de Chalonnes, sauf que pour la partie centrale les arbalétriers ne convergent pas; ils sont écartés l'un de l'autre et supportent une sorte de poutre composée horizontale.

Gomme le précédent, ce cintre est bien triangulé et sa stabilité parfaitement assurée au moyen des moises horizontales et des moises pendantes.

Au cintre de l'arche marinière du pont du chemin de fer de Genève sur le Rhône à Lyon, on a composé la poutre armée qui couvre le passage central avec un treillis compris en haut et en bas dans un cours de moises, ainsi que nous aurons lieu de l'expliquer dans la section des ponts en charpente. On sait que ce système est assez flexible, et c'est un inconvénient ; seulement il permet d'employer des bois de petite dimension.

Coulisses et pattes d'oie pour la nawlg^ation. — Les figures 2 et 5 de la planche XXXVI représentent en plan et en élévation les couhsses.et pattes d'oie len charpente, dqnt on s'est servi pour faciliter le passage des bateaux dans les arches marinières de plusieurs ponts construits sur la Seine et en même temps pour protéger les cintres contre les chocs éventuels qu'ils pourraient subir de la part d'un bateau mal dirigé.

La pointe des pattes d'oie est à 25 mètres au moins du centre des piles ; le passage minimum libre entre les deux coulisses est de 14°»,50.

Les coulisses se composent de pieux de 0",30 d'équarrissage sur lesquels on fixe des bordages deO"*,10 d'épaisseur.

Les pieux des cintres doivent se trouver en arrière des pieux des coulisses afin d'être absolument protégés.

cintres divers. — Lorsque les voûtes à cintrer sont situées à une grande hauteur, ou lorsqu'elles sont en plein cintre de grand rayon, la hauteur de la

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charpente est considérable et il faut prendre des précautions touiesi parlicultét^ pour s'opposer au flambage et à récras«iiieut.

En général, on compose alors les cintres d'une série de planchers; dont Téuartement est soigneusement maintenu par des pièces verticales ol inclitiéôs.

Les supports superposés doivent avoir évidemment une force sulfisante.

La figure 5 de la planche XXXVI donne Télévation d'un cintre du giiandjviaduc de Nogeni-sur-Harne, dont l'intrados est une demi-circonférence de 50 mèU es de diamètre.

Ces construciions sont tout exceptionnelles ; cependant lesprincipesdelaicharpente sont toujours les mêmes, et, malgré leur c^mplic/atlon apparente, on.arrivera sans peine à les composer en suivant une marche mélhoditfue.

Pour la construction des longues voûtes, telles que celles des tunnels et de& égouts, on a eu souvent recours à des cintres métalliques (f< r ou fonte), mobiles soit sur des rouleaux, soit même sur des rails. En dispoeantsous les poteaux des verrins à poste fixe, le décinlrement est facile, et le déplacement ainsi que la mise en place se font en un instant.

Nous aurons lieu de parler de ces engins dans une autre section de ^ou^Tage.

Cintres suspendus, — On a fait usage dans certains cas de cintres suspendus qui peuvent être quelquefois aubslilués avec avantage aux cintres retroussés

Lorsqu*on disposera de vieilles poutres en tôle, ou m^e de rails, si J'ouverture est faible, on pourra placer ces pièces horizontalement au-dessus des pile& et de la voûte à construire et leur suspendre par des chaînes ou des tirantes en fer les cintres sur lesquels on doit bâtir.

Cette manière de faire pourra, dans certains cas, ôtre avantageuse surtout.avec les voûtes en brique, hourdées en mortier de ciment. On calculera les.cijUne»ide manière à ce qu'ils soient capables de porter un ou deux rouleaux* del}riqueâ>> suivant l'ouverture; on construira ce ou ces rouleaux, on leur laissera le tenop&de faire prise et leur résistance propre leur permettra de servir eux. mêmes^deciiUli e pour les rouleaux suivants.

Nous ne faisons qu'indiquer cette disposition susceptible^ croyons^aouss de rendre quelques services.

Cintres solidaires. — 11 est encore une autre disposition qui permettrait, dans certains cas, de ne pas encombrer du tout le vide des arches à construire, sans recourir cependant à des cintres retroussés d une grande flexibilité.

Elle consiste à réunir les pièces similaires a, a' de deux ointres voisins par des tirants horizontaux a, a' passant devant le tympan ; ces tirants^ travaillant à l'extension, devront être formés avec des barres de fer, ils permellreik de réduire autant que l'on voudra l'épaisseur à la clef du cintre.

Du bols dont on doit composer les «introo. — Toutes les pièces soumîmes

à la compression doivent être en chéae ; on.fera en chêne ndafflamant touâ^Jes poteaux verticaux.

Le reste des pièces pourra être en sapin.

Lorsque plusieurs pièces en sapin s'asseffiblenl* entre eJIes, eUe»;se pénètrent et se mâchent, et, si Teffort est graod, eu^égardià la^sectom, on devra ^irnir l'assemblage avec une feuille de télé.

Placées verticalement, les pièces de sapinrlaiittent'de'sefeiidreelî eu tcutj^ias, elles se compriment plus que le chêne.

Cependant, on fait souvent des cintres tout en sapn; maisalors^cm d<MiM)aux pièces de plus fortes dimensions.

Pour les arches de petiteouverture, on se serlde boi»quelQimq«e..L68^i«di-

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