‹ Manuel de l'ingénieur mécanicien constructeur de machines a vapeurChapitre 37 sur 46 · DU MANOMÈTRE · texte numérisé non relu

DU MANOMÈTRE

tion presque horizontale, de sorte que la hauteur de la colonne de mercure soutenue, ne fasse pas une difference sensible dans le volume d'air. Les divisions dans la figure sont faites sans avoir égard à cette considération, et les numéros indiquent le nombre d'atmosphères auquel la pression équivaut. On conçoit qu'en faisant le tube plus long , on augmentera la longueur des divisions, et qu'on pourrait marquer même jusqu'aux livres, surtout dans les pressions inférieures.

Il faut placer la boule à neuf ou dix pouces au moins au-dessus de la courbure, et étendre la petite branche du tuyau quelques pouces plus haut encore, avant de lui donner la direction de la chaudière, afin que la colonne de mercure, dans la petite branche, fasse toujours équilibre à l'élasticité de Fair renfermé dans la grande branche, même dans le cas où le vide viendrait à se former dans la chaudière } ou bien on peut suppléer à cette construe! ion en adaptant

i 8b ADDITIONS DU TRADUCTEUR, au tuyau qui conduit la vapeur de la chaudière au manomètre , un robinet que l'on aura toujours soin de fermer toutes les lois qu'on arrêtera la machine. Sans l'une ou l'autre de ces précautions, on court risque de voir perdre à cet in-^strument toute son exactitude , soit par l'entrée dans la chaudière d'une partie du mercure, soit en perdant une portion de l'air de la grande branche à travers le mercure. Ce tube peut être très petit intérieurement; il faut seulement avoir soin d'éviter que l'attraction capillaire ne devienne trop sensible»

Des moyens de déterminer la hauteur d'eau dans la cha dïere.

On a employé plusieurs moyens pour reconnaître la hauteur de l'eau dans la chaudière, afin de pouvoir en régler l'introduction : i° le flotteur, qui est surmonté d'une tringle passant à l'extérieur par une boîte à étoupes, et tenant, par son extrémité supérieure, à un levier.,

DU NIVEAU DE LEAU, etc. i83

lequel porte un contre -poids suffisant pour vaincre le frottement qu'éprouve la tringle dans la boîte à étoupes ; i° deux robinets placés, soit dans un des côtés de la chaudière, soit dans un de ses fonds, Fun au-dessus du niveau que l'eau doit avoir, l'autre un peu au-dessous de ce même niveau. Si, en ouvrant le robinet supérieur, il en sort de l'eau, on sait qu'il y en a trop dans la chaudière \ si , au contraire , il sort de la vapeur par le robinet inférieur lorsqu'on l'ouvre, cela prouve que l'eau est en trop petite quantité, et on en diminue ou on en augmente l'introduction en conséquence. L'un et l'autre de ces moyens ont leurs inconvéniens : le premier , celui de donner peu de certitude à l'observation, à cause du balancement continuel du levier, tant que l'eau de la chaudière est en ebullition; et d'ouvrir une issue de plus à la vapeur, par où elle s'échappe si l'on n'a pas soin de bien serrer la boîte à étoupes ; et , dans ce cas , le frottement de la tige

i84 ADDITIONS DU TRADUCTEUR.

sera plus considerable et augmentera l'incertitude de l'appareil. Le second moyen présente l'inconvénient d'exiger trop d'attention de la part de l'ingénieur ou du chauffeur ; s'ils négligent pendant un certain temps d'ouvrir les robinets pour vérifier l'état de l'eau intérieure, la chaudière pourrait se remplir ou se vider presque entièrement avant que l'on ne s'en aperçût \ ce qui entraînerait une suspension momentanée dans l'opération de la machine , s'il n'en provenait pas d'accidens. plus graves encore.

Un troisième moyen , qui me semble devoir être exempt de tous ces inconvéniens, consiste à remplacer les deux robinets par deux ajustages «, a, fig. 17, courbés et placés de manière que leurs ouvertures extérieures se regardent , et soient distantes l'une de l'autre de trois ou quatre pouces 5 on introduit dans ces ouvertures un fort tube de verre, h, de petit calibre , et on l'assujettit solidement par ses deux extrémités avec un mastic;

DU MODÉRATEUR. i85

de cette façon , la pression étant égale de part et d'autre, lean dans le tube indique constamment , et d'une manière certaine, le niveau de Feau dans la chaudière. J'ignore à qui la première application de ce simple principe d'hydrostatique est due, mais elle me paraît très heureuse et mériter d'être connue et pratiquée davantage, si toutefois on n'y trouve pas d'inconvéniens que je n'aurais pas prévus.

Du modérateur.

Dans l'application de la machine à vapeur au mouvement des bateaux , des moulins à blé , des scieries , des machines hydrauliques,... il n'est pas indispensablement nécessaire d'avoir une exacte uniformité de mouvement \ mais s'il s'agissait de l'appliquer à une filature ou à un autre objet , où cette uniformité deviendrait une condition de première importance , il faudrait adapter au tuyau qui conduit la vapeur de la chaudière à

»86 ADDITIONS DU TRADUCTEUR, la boite à vapeur , un robinet auquel serait applique un modérateur à force centrifuge, fig. 18 , jusqu'à ce que l'on parvienne à découvrir quelque moyen plus parfait pour remplir le même but. Je dis plus parfait, parce que ce mécanisme, quelque ingénieux qu'il soit, a l'inconvénient assez grave de ne pas donner un mouvement aussi régulier que l'on pourrait le désirer. En effet, il est reconnu que les forces centrifuges de deux masses égales, accomplissant leurs révolutions autour d'un point en temps égaux , sont entre elles comme les rayons des cercles décrits; d'où il suit que, si les deux boules du modérateur ont une vitesse de révolution telle, que la force centrifuge qui tend à les écarter, fasse exactement équilibre à la pesanteur qui tend à les maintenir dans leurs fourches ( vues en plan, fjg. 19), elles y resteront en contact, mais sans exercer aucune pression.

Si l'on augmente maintenant la vitesse, d'une quantité aussi petite que Von vou-

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