‹ Manuel de l'ingénieur mécanicien constructeur de machines a vapeurChapitre 39 sur 46 · DU VOLANT · texte numérisé non relu

DU VOLANT

pour qu'il soit equivalent à celui qu'on obtient par dix coups de piston, il faut qu'on ait

d'où l'on tire

et si l'on suppose D — 5/ , c'est-à-dire le diamètre du volant 5 fois celui de la manivelle , on a

Ceux qui désirent avoir des notions plus étendues à ce sujet, trouveront un travail précieux sur le volant dans les excellentes notes de M. Navier à la nouvelle édition du premier volume de l'Architecture Hydraulique de Bélidor, pages 384 et suivantes, où cet ingénieur a

i93 ADDITIONS DU TRADUCTEUR; etc.

traité la question avec toute la clarté qu'on lui connaît , et tous les détails que Ton peut désirer.

M. Borgnis a rapporté une grande partie de ce travail de M. Navier, dans sa Théorie de la Mécanique usuelle.

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Note a , page lip..

Je crois devoir joindre la note suivante, tirée du Traité de physique expérimentale et mathématique de M. Biot,vol. I, p. 53oet 53i. — Paris, 1816. — 4 vol.

in-S°.

Table d'élasticité de la vapeur.

« Cette table a été calculée par M. Pouilîet , d'après la formule que j'ai déduite des expériences de M. Dalton. On ne l'a pas poussé au-delà de i3o° , parce qu'elle aurait pu devenir fautive. En effet, de pareilles formules ne sont jamais que des approximations dans lesquelles on ne comprend que les termes qui sont sensibles avec les expériences que l'on compare. Il ne faut donc pas les transporter indiscrètement à d'autres limites plus éloignées que ces observations ne comprendraient pas , puisque les termes négligés pourraient alors acquérir une influence qu'on ne leur avait pas reconnue, et leur absence occasionnerait de grandes erreurs. Ici, par exemple , si l'on voulait pousser la formule jusqu'à 2000 , on trouverait que la force élastique cesse d'augmenter , et même finit par décroître. Mais cela signifie seulement qu'en satisfaisant aux premières

2oo NOTES

observations , on a négligé des ternies auxquels il faudrait avoir égard pour s'élever à de si hauts degrés. Ou remédierait à ce défaut si l'on avait des tentions observées vers ces degrés-là ; car on y plierait la formule en y ajoutant un terme en n^, qui serait insensible dans les degrés inférieurs. Mais, à défaut de pareilles observations , nous avons borné la formule à l'étendue que comportent les expériences de M. Dalton. m

La table suivante doit être considérée comme le résultat exact des expériences de M. Dalton, plutôt que comme une déduction d'une formule algébrique , fondée elle-même sur ces expériences. Cette table est d'ailleurs défectueuse au-delà de 100 degrés. M. Laplace, qui a traité ce sujet avec la supériorité qui distingue tous ses travaux , est parvenu à la formule suivante : la force expansive de la vapeur- j est

f =: 0,76 X 10' o,oi54547 — t2 0,000625826

i est le nombre de degrés centigrades comptés au-dessus de 100 (au-dessous de 100 i est négatif), et f est exprimé en mètres de mercure soutenu dans le tube barométrique; on déduit les résultats suivans de cette formule :

1 63D centig. donnent une force élastique=5 atmosphères.

IOO I

Force élastique de la vapeur d'eau, évaluée en millimètres pour chaque degré du thermomètre centigrade.

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