ARTICLE IL
Comparaison de îa puissance de l'ancien système et du nouveau.
Tant qu'on ne s'est servi de la vapeur que comme moyen de produire le vide,
la force de la machine n'a jamais pu être portée au-delà de 1 1 à 1 5 livres par pouce carré de la superficie du piston. Le vide étant toujours imparfait , la pratique donne moins de force encore que la théorie ; et les chaudières étant construites de manière qu'elles ne pouvaient supporter qu'un très faihle effort au-delà du poids de l'atmosphère (i) , elles étaient exposées à faire explosion , si la soupape de sûreté venait à être un peu trop chargée. La charge ordinaire était de 3 livres par pouce carré , il arriva quelquefois que cette charge fut augmentée de quelques livres par accident ; et si la vapeur ne trouvait pas d'issue , la chaudière se crevait.
Mais en adoptant te nouveau système,
(i) On entend par vapeur dont la force est égale au poids de l'atmosphère .,1a vapeur produite par un liquide en ebullition à l'air libre sous la pression de l'atmospbère; l'eau est réduite en vapeur , dans un vase ouvert, à la température de 21 2° Fabrenheit=:8o0 Réaumur; l'alcohol l'est à 1 700 F == 5g \ R.
CONSTIt. DE MACHINES A VAPEUR. 37 celui d'employer la force expansive de la vapeur pour faire mouvoir le piston , on peut, sans aucun danger, de'cupler la force de la machine , c'est-à-dire qu'au lieu de 1 1 livres de force par pouce carré, on peut en obtenir 1 20 , ou même davantage. En faisant les chaudières cylindriques (qui est la forme la plus résistante), et capables de supporter une force depuis dix jusqu'à quarante fois plus grande que la charge que doit porter habituellement la soupape de sûreté, ces machines sont incontestablement moins dangereuses que les anciennes.
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