‹ Manuel de l'orateur de l'Assemblée législative [microforme]Chapitre 4 sur 124 · TE · texte numérisé non relu

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existence, établi, quant aux fonctions de l’Orateur, le système, si sage dans sa conception, si heureux dans son fonctionnement, de la Chambre des Communes anglaise.

11 faut bien que j’en fasse l’exposition, en quelques lignes, pour justifier l'expression d'opinion formelle et de la conviction profonde que je viens d'exprimer.

En Angleterre, comme au Canada d’ailleurs, le choix du canuidat à la présidence est fait par le ministère du jour.

Dans notre Parlement fédéral, et dans toutes nos Législatures provinciales, l’opposition a bien le droit, qu’elle a exercé plusieurs fois depuis 1867, de proposer un candidat autre que celui du gouvernement. De plus, il serait absolument erroné de croire que ce droit est limité au ministère et à l’opposition. Chaque député de la Chambre, exerçant son droit d'initiative, au cours de la procédure parlementaire, peut propo-

ser qu’un autre membre soit élu ‘“ ORATEUR ” de la Chambre,

En Angleterre, théoriquement, les mêmes droits existent, mais en vertu d’un usage longtemps pratiqué, et reconnu supérieur à celui suivi au Canada, ces droits sont, pour ainsi dire, tombés en désuétude, et, en réalité, ne forment plus partie du droit parlementaire anglais.

Au Parlement impérial, comme au Parlement canadien et dans toutes les provinces, le ministère du jour choisit son candidat à la présidence, L'usage, consacré depuis très longtemps, en Angleterre, est que, dans l’intérêt supérieur de la meilleure direction des travaux de la Chambre des Communes, le député choisi et proposé par le ministère, soit l'élu de toute la Chambre.

Premièrement, Pourquoi, pour quelle raison ?

Parce qu’il n’est pas appelé au fauteuil Pour présider un parti, ou l’autre, mais bien

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