IX
Ce reproche sévère du plus doux des hommes s'adresse au père, aux scribes, aux Apôtres, à la nation entière. Après tant de prodiges, si peu de foi ! Perdra-t-il encore au milieu d'eux sa peine et son temps? fermeront-ils toujours son cœur en doutant dé sa puissance et de sa clémence ? Toutefois, semblable au médecin qui, après s'être plaint de l'oubli de ses prescriptions, ne laisse pas de travailler à la guérison <le son malade, Jésus demande à voir l'enfant. A la vue de son vainqueur, le démon, saisi d'effroi, tente un suprême effort, cl, ne pouvant faire tout le mal qu'il veut, fait au moins tout le mal qu'il peut. Que si Jésus permet encore cette crise effroyable, et s'il interroge sur la durée de la possession, c'est pour mieux faire ressortir la grandeur du miracle. Le père doutait du pouvoir de Jésus, et Jésus lui déclare que, par la foi, il pourrait devenir lui-même tout-puissant; et nonseulement il le lui déclare, mais il lui donne une grâce qui l'élève en un instant au degré de foi nécessaire. Oh ! la belle piière ! Je crois, Seigneur, et si ce n'est
pas autant qu'il faut, fortifiez mon peu de foi. On dort s'attendre à être exaucé, lorsque en commençant par faire ce qui dépend de soi, on demande à Dieu qu'il fasse le reste.
3° Giérison du jeune homme et leçon donnée aux Apôtres. « Et cùm videret Jésus concurrentera turbam, comminatus est spiritui immundo, dicens illi : Surde et mute spiritus, ego praecipio tibi. exi ab eo , et ampliùs ne introeas in eum. Et exclamans , et multùm discerpens eum, exiit ab eo, et factus est sicut mortuus, ità ut multi dicerent : Quia mortuus est. Jésus autem tenens manum ejus, elevavit eum, et surrexit. » (Marc. ix). « Et curatus est puer ex illà horà. » (Mallh. xvn). a Et reddidit illum patri ejus. Stupebant autem omnes in magnitudine Dei. » (Luc. ix). » Cùm inlroisset in domum » (Marc, ix), « accesserunt discipuli ad Jesum secretô, et dixerunt : Quare nos non potuimus ejicere illum? Dixit illis Jésus : Propter incredulitatemvcstram. Amen quippe dico vobis : si habueritis fidem sicutgranum siuapis. dicetis inontihuic : Transi bine illuc, et transibit: et nibil impossibile erit vobis. Hoc autem genus non ejicitur nisi per orationem et jejunium. » (Matth. xvu.)
La foi ranimée du père, l'attention de la foule, l'excès même de la rage de Satan : tout était prêt pour l'exorcisme. Jésus le fait d'une parole impérieuse et d'une manière irrévocable. Le démon, sans doute, obéit en démon ; mais ses dernières fureurs tournent à la gloire du Fils de Dieu, qui tend la main au jeune homme et avec une bénignité touchante le rend à son père. Dieu est grand! Dieu est grand ! ce cri s'échappe de toutes les bouches. Cependant les Apôtres, qui avaient sur le cœur la confusion qu'ils avaient essuyée et qui voulaient s'en épargner une seconde, demandent secrètement à Jésus la cause de leur échec. En la leur donnant avec une condescendance admirable, il
ajoute un double enseignement: le premier, que tout
est possible à cette foi parfaite en sou espèce, qui exclut toute hésitation et toute défiance, ne l' eût-on que dans une quantité aussi petite que l'est le grain de sénevé; le second, que tel démon d'un ordre supérieur et plus méchant ne cède qu'à l'oraison et au jeune qui spiritualisent et angélisent l'Exorciste.
Colloque avec Jésus-Christ. Qu'il vienne à notre secours, lorsque nous avons à chasser le démon de notre cœur ou de celui des autres. Qu'il nous préserve , dans nos confessions , du démon muet , qui entre dès l'enfance , ne sort qu'avec peine , exerce dans l'âme les plus affreux ravages, et cherche toujours à rentrer. Qu'il nous donne cet esprit d'oraison par lequel on sollicite, et cet esprit de mortification par lequel on mérite les grâces les plus signalées. Loin de nous ce mot malheureux qui pouvait tout perdre : Si quid potes; mais : Credo, Domine , adjuvaincredulitatem meam.
Jésus se déclarait la luonîci'c t2nn ri onde » exerce l'office d'Acoïyte.
Premier Prélude. Cette lumière des nations prédite par les Prophètes, saluée par le vieillard Siméon, et à laquelle Jean-Baptiste a rendu témoignage, Jésus déclare que c'est lui-même : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres , niais il aura la lumière de vie. (Joan. vin.)
Deuxième Prélude. Se représenter, sous les traits à la fois les plus majestueux et les plus doux, Jésus debout au milieu du peuple qui l'écoute avec avidité et des pharisiens qui cherchent à le surprendre dans ses paroles.
Troisième Prélude. Puisque je suis appelé comme Acolyte à porter devant l'Evangile le symbole de la
vraie lumière, faites-moi la grâce, ô Jésus, de connaître cetfe lumière, de la suivie et, par ma sainteté, de la réfléchir sur les autres.
1° Ego sum lux mundi. Ego : ce n'est ni la raison individuelle, ni le cœur avec ses instincts pervers, ni les écoles philosophiques, ni les sectes hérétiques, ni les codes civils, qui sont la lumière ; ce n'est pas même Moïse ou quelqu'un des prophètes. Sum : c'est moi , moi qui suis par moi-même, qui me connais, qui trouve en moi la source et la plénitude de l'intelligence et de l'amour , c'est-à-dire de la vie, tandis que tout le reste n'a la vie que par emprunt et dans des limites déterminées. Lux-: la lumière vraie, la lumière vivante, la lumière sans omhre et sans vicissitude, la lumière près de laquelle toute autre lumière n'est que ténèbres, la lumière nécessaire, à laquelle aspire tout être raisonnable et sans laquelle il ne peut vivre. Mundi : de tout homme venant en ce monde, des sujets et des rois, des nations et des particuliers, des savants et des ignorants, et non-seulement de tous les hommes passés, présents et futurs, mais encore de tous les Ordres angéliques qui trouvent en moi et ne peuvent trouver qu'en moi l'être, la félicité et la gloire.
Je suis la Lumière incréée par ma génération éternelle, Dieu de Dieu, la splendeur du Père, son image consubstantielle. Je suis la Lumière incarnée par ma naissance temporelle, Dieu et homme, Verbe fait chair, Emmanuel, la Sagesse et la Vérité par essence personnifiées et humanisées. Je suis la Lumière infuse, communiquée par ma grâce. Par cette lumière l'âme est instruite de ce qu'il faut croire, faire, aimer, haïr, éviter ; elle est purifiée de ses souillures, échauffée d'ardeurs toutes célestes, réformée sur la loi éternelle. Par elle encore l'àuic jouit d'une sérénité parfaite, tressaille d'une joie ineffable , vit d'une vie surnaturelle cl divine. Je suis, par ma doctrine, par les ensei-
-I3G seignemonls de mon Eglise, par les exemples de ma vie, le soleil de toute intelligence, la source de toute vérité, le miroir de toute sainteté. Pas un de mes mystères, pas un de mes discours, pas une des scènes de mon Evangile qui ne soit la révélation d'un secret du Ciel, la manifestation sensible d'une perfection divine. 2° Qui séquitur me, inon ambtJlàt in tenebbis. Ils marchent dans les ténèbres de Terreur et du vice : — 1° Ceux qui, au lieu de la révélation de Jésus-Christ, ne veulent suivre que la raison naturelle. Quatre mille ans de philosophie n'avaient inventé que des monstres de systèmes sur la nature et les perfections de Dieu, sur l'origine, les devoirs et la destinée de l'homme- Si l'on interroge sur ces mêmes objets les sages modernes, ils répondent par des extravagances si étranges qu'on en a honte pour l'esprit humain, et on ne les dirait réunis dans leurs écoles que pour se disputer à qui maltraitera davantage la vérité et la vertu. Jésus- Christ a seul le privilège, par sa révéla lien, de renverser cet échafaudage de turpitudes, et de l'aire briller dans ce chaos d'erreurs une pure et vivifiante lumière.
— 2° Ceux qui, au lieu de l 'Eglise de Jésus-Christ, ne veulent suivre que Vesprit particulier. Abandonnés à eux-mêmes et abondant chacun dans son sens, étourdis plutôt qu'éclairés par leurs chefs, les sectaires, sans plan de doctrine, sans autorité souveraine, roulent d'abîme en abîme, et, à force de nier et de protester, aboutissent à la négation absolue de toute religion et de tout principe. Jésus-Christ a seul le privilège, par son Eglise, de conserver intact le dépôt de la foi, et de répandre sur ses obscurités une infaillible et indéfectible lumière.
— 3° Ceux qui, au lieu des maximes et des exemples de Jésus-Christ, ne veulent suivre que leurs passions déréglées. Ne reconnaître d'autre loi que les sens empor-
tés , d'autre guide que la nature brute et indocile ; aller où poussent l'humeur, la colère, la convoitise*, écarter tout joug, tout frein, tout conducteur : ne vouloir obéir qu'à ses muscles et à ses nerfs ; se déclarer libre à la façon des bêtes fauves : n'est-ce pas marcher au hasard et en aveugle, faire des œuvres de ténèbres qu'on cache aux yeux des hommes et qu'on voudrait cacher à Dieu et à soi-même, se jouer sur le bord du précipice, et se jeter tête baissée dans la mort et la nuit éternelle? Jésus-Christ a seul le privilège, par ses maximes et ses exemples, de nous diriger dans les routes de la sainteté, et, comme un phare devant l'écueil, ou comme la colonne de feu au désert, declairer nos pas d'une vive et resplendissante lumière. 3° Sed habebit lumen vit^:. Cette lumière de la vie, c'est la lumière de la vie spirituelle delà grâce, principe, gage et avant-goût de la vie éternelle de la gloire. Elle a trois degrés : le premier purge l'âme de tonte faute grave, la fait entrer dans l'amitié de Dieu, la pare de la grâce sanctifiante, et par là lui donne droit à la lumière de la vie éternelle : c'est la vie purgative. — Le deuxième dégage l'âme de l'affection aux fautes vénielles , l'incline à ce qui est du bon plaisir de Dieu, la constitue dans la ferveur, et parla lui donne droit à une gloire spéciale dans la vie éternelle : c'est la vie illuminative. — Le troisième retire l'âme non-seulement des imperfections volontaires, mais encore de tout ce qui est terrestre, la fixe à tout ce qui est céleste, l'établit dans l'union intime avec Dieu, et par là lui donne droit au comble de la gloire et de !a félicité dans la vie éternelle : c'est la vie unitive. A mesure que la lumière de la grâce éclaire l'âme sur la laideur et le châtiment du péché, sur les bienfaits et les promesses de Dieu, sur ses amabilités et ses perfections infinies, l'âme passe du premier degré au second et du second au troisième, et sa splendeur n'est que l'éclat et le rejaillissement de la splendeur du Verbe.
Colloque arec Jésus-Christ, Je vous adore , ù Lumière divine, inaccessible, incompréhensible. Je vous remercie de m'avoir régénéré et sancLifié. Je vous appelle de plus en plus dans mon cœur. 0 vie, que Jésus- Christ tire du sein de son Père et qu'il nous transmet, vie qui seule mérite le nom de vie et près de laquelle la nôtre n'est qu'une mort, j'aspire vers vous, je dilate mon cœur pour vous recevoir; mon unique désir esi de me plonger en vous. 0 vie, ô lumière, o Jésus- Christ, je goûte et je savoure ces paroles : In ipso vita. erat, et rita erat lux hominum. (Joan. i). Ego veni ut citant habeant, et abundantiùs habeemt. (lbid. x). Âpud te est fous vitœ, et in lamine tuo vidtbimus lumen. (Psal. 35.)
Croissance spirituelle, spécialement recommandée au miuos-é.
Premier Prélude. C'est la recommandation de l'Eglise : « Atque ità de gradu in gradum ascendant, ut in eis, cumœtate, vitaemeritumetdoctrina major accrescat. Quod, et bonorum morum exempta, et assiduum inecclesià ministerium, atquc major erga Presbyteros, et superiores Ordines reverentia, et crebrior, quàm anteà, Corporis Christi communio maxime comprobabunl. » (Pontif. de Ordin. ronfer.)
Deuxième Prélude. Se représenter à Nazareth Jésus croissant en sagesse et en âge sous les yeux de Joseph et de Marie.
Troisième Prélude. Demander la grâce de comprendre et de faire paraître en nous cette croissance si nécessaire.
1° Jésus ex a donné l'exemple. Bien qu'il ne pût recevoir d'accroissement comme Dieu, et qu'il possédât comme homme dès sa conception toutes les vertus,
avec le pouvoir de les manifester tout d'un coup et dans leur plénitude, il a néanmoins voulu marquer son enfance, sa jeunesse, son âge mûr par des progrès successifs, découvrant plus de sagesse, de science et de grâce à dix ans qu'à cinq, et à trente qu'à vingt : « Profîciebat sapientiâ, et œtate, et gratià. » (Luc. n). En lui l'homme extérieur se développait, et aussi et surtout l'homme intérieur ; les années s'ajoutaient aux années , et les vertus aux vertus, les mérites aux mérites.
Telle une mine où chaque veine exploitée laisse voir d'autres veines d'un or et plus pur et plus abondant. Telle une splendide tapisserie lentement déployée, dont le coloris se révèle plus ravissant et le dessin plus magnifique, à mesure qu'on la déroule et qu'on enlève les gazes transparentes qui la recouvraient. Tel l'astre du jour, avant de s'élancer triomphant sur son char, s'annonce d'abord par des gerbes de feu qu'il jette au-devant de lui ; l'orient paraît bientôt en proie à un immense ince udie ; puis un point brillant s'échappe comme un éclair des nuages ; il s'élève , il se balance , et le géant du ciel remplit enfin de ses rayons éblouissants tout l'espace.
2° Quoi de plus légitime que cette croissance ? Celui qui à dix ans aurait deux mètres de taille, à quinze ans n'en aurait plus qu'un, et à vingt ans ramperait comme le serpent, ne serait-il pas un monstre ? Et celui qui, au terme ou au milieu de son éducation cléricale, serait moins humble, moins studieux, moins fervent qu'il ne Té tait au début, n'offrirait-il pas un spectacle aussi étrange qu'affligeant? Le corps monter et grandir, et la vertu se rapetisser et descendre ! Les membres acquérir de la vigueur et de belles proportions, et la vertu s'amoindrir et devenir chétive ! cela se concevrait-il ?
L'édifice s'élève d'assise en assise jusqu'à son faite, la
UO vigne se couvre de pampres et de fruits, le corps prend ses développements naturels, le portrait reproduit son original. Or saint Paul nous dit : « Dei agricultura estis, Dei rcdificatio estis. » (I. Cor. m). « Vos estis corpus Christi. » (Ibid.xu). « Prœdeslinavit conformes fieri imaginis Filii sui. » (Rom. vin). Pourquoi infliger à Jésus-Christ, fondement de l'Eglise, cep mystérieux, chef auguste, divin modèle, la honlc de n'avoir que des pierres brutes et sans ornements, des branches mortes ou stériles, des membres amaigris ou '.ifformes, des copies ébauchées et sans ressemblance? Pour la gloir» de Jésus-Christ et pour la votre, pierres vivantes , laissez -vous polir : « Et ipsi lanquam lapides vivi supersedificamini , domus spiritualis » (I. Pet. ii)-, branches, devenez saintement fécondes : « Ut ambuletis digne Deo, per oinnia placentes, in omni opère bono fructificantes, eterescentes in scientiâDei» (Coloss. i); membres, fortifiez-vous : « Crescamus in illo per omnia, qui est caput Christus : ex quo totum corpus compactum et connexum per omnemjuncturam subministrationis secundùm operationem uniuscujusque membri, augmentum corporis facit in aedificationem sui in charilate » (Eph. iv) ; copies, perfectionnez-vous : « Nos verô omnes, revelatâ l'acie, glonam Domini spéculantes, in eamdcm imaginem transformamuràclaritate in claritatem, tanquam à Domini Spiritu. » (II. Cor. m.)
3° Mais ou et comment s'opère cette croissance ? Puisque Jésus-Christ a dit : « Ego sum via, et veritas, < tvita » (Joan.xi\), elle s'opère : \°Dans les mœurs, par limitation de Jésus-Christ. Retracer sa pureté, sapau- \reté, sa patience, son humilité, sa charité, son zèle, c'est substituer sa beauté à notre laideur, sa force à notre faiblesse, sa physionomie à la nôtre : « Exspoîiantes vos veterem hominem cumactibus suis, et induentes novum, cum quirenovatur in agnitionem,sc-
cundùm imaginent ejus qui creavit iilura. » (.Coloss.
m) : comme un homme petit et contrefait qui, se posant devant une grande et noble figure, la contemplant, l'admirant et l'aimant, verrait progressivement sa taille s'élever et ses traits s'ennoblir , en proportion de sa contemplation, de son admiration et de son amour.
2° Dans ^intelligence, par V étude de Jésus-Christ. Autant de mystères, objet delà connaissance et de la foi, autant de radiations émanées de Celui qui est le foyer universel de la lumière et réfléchies sur le ciel de l'âme, pour la guider dans le temps et la faire resplendir dans l'éternité : « Qui autem docti fuerint , fulgebunt quasi splendor firmamenti ; et qui ad justitiam erudiunt multos , quasi stellaî in perpétuas aeternitates » (Dan. xn)': comme un firmament où les astres se multiplieraient sans cesse, et sans cesse brilleraient d'un plus vif éclat.
3° Dans le cœur, par l'amour de Jésus-Christ. Plus notre cœur s'ouvre à l'amour qui est sa vie, plus Jésus-Christ, qui est amour, dilate ce cœur et y creuse des abîmes, pour le remplir et le dilater et le remplir encore : « In charitate radicati et fundati, ut possitis comprehendere cum omnibus Sanctis quœ sit latiîudo, et longitudo. et sublimitas, etprofundum : scireeliam supereminentem scientiae charitatem Ch'risti, ut impleamini in omnem plenitudinem Dei » (Eph. m) : comme une vaste mer dominant des vallées profondes*, si la digue qui la contenait s'entrouvre , les flots se précipitent avec impétuosité ; et plus les flots se précipitent, plus la brèche s'élargit, jusqu'à ce qu'enfin la digue entière est emportée, et les vallées inondées se confondent avec la mer qui les envahit.
Colloque. 0 Jésus-Christ, jusque-là si petit, si faible, si à l'étroit dans mon cœur, je veux désormais par une imitation plus fidèle de vos vertus, par une
élude plus approfondie de vos mystères, parles élans d'un amour plus ardent et plus généreux, croître en vous et vous faire croître en moi. Je veux, en échangeant les traits hideux du vieil homme contre les traits ravissants de l'homme nouveau, m'emhcllir en vous et vous emhellir en moi. Et puisque par état je dois formerles peuples à votre imitation, à votre connaissance et à votre amour, je veux, en vous faisant grandir dans les autres, vous faire grandir en moi et atteindre bientôt, avec vôtre grâce, à cette plénitude de l'âge et à cette perfection de ressemblance dont parle l'Apôtre. Amen.
EXERCICES