‹ Manuel de l'ordinandChapitre 5 sur 18 · I.:-. PBEMIEB JOUR · texte numérisé non relu

I.:-. PBEMIEB JOUR

Des Ordres Mineurs en général.

Pag. 75

Le DECxiÈmE joun.

Le THOlSièliE JOtB.i

' 4™ 3Iéd. Paroles ilu Pontifical. (Ordination

du Portier.) 88

■i re Lect. Fonctions et vertus du Portier. 83

2me HJèd. Jésus chassant les profanateurs du Temple , eierce l'office de Portier. i22

2me Lect. Fonctions et vertus du Lecteur. Dl

âme jUéd. Paroles du Poutifical. (Ordination

du Lecteur.) 93

-Ire J/éd. Jésus lisant Isaie dans la synagogue de Nazareth, exerce l'office de Lecteur. 1 20

Ire Lect. Fonctions et vertus de l'Exorciste. 100 2me Mèd. Paro!es du Pontifical. (Ordination

del'Ezorciste.) ' 104

2meLect. Pourquoi les interstices? 80

5me Mèd. Jésus guérissant le lunatique sourd-

muet,exerce l'office d'Exorciste. 1 30

Ire Mêd. Paroles du Pontifical. (Ordination

de l'Acolyte). -I™ Partie. -113

'.re lect. Fonctions et vertus de l'Acolyte. 109

2™ Mèd. Paroles du Pontifical. 2me Partie. -1-18 ome ieci. Jésus se déclarant la lumière du

monde,exerce l'office d'Acolyte. 134

jdic Mèd. Croissance spirituelle , spécialement recommandée au Minoré. 138

TABLE POUR UNE RETRAITE DE CINQ JOURS

-fog^Ss-*-

Li TEILLE.

Des Ordres Mineurs en général.

Pag. 73

Le PREM1EB JOUll.

Le deuxième joua.

Le TBOISIÈJIE JOUR.

1re Bléd. Paroles du Pontifical. (Ordination

du Portier.) 88

Lect. Fonctions et vertus du Portier. 83

2mc Mèd. Jésus chassant les profanateurs du Temple, exerce l'office de Portier. 422

■Jre Mèd. Paroles du Pontifical. (Ordination

du Lecteur.) 95

Lect. Fonctions et vertus du Lecteur. SM

2"ne Mèd. Jésus lisant Isaïe dans la synagogue de Nazareth , exerce l'office de Lecteur. 126

1re Mèd. Paroles du Pontifical. (Ordination

de l'Exorciste.) 404

Lect. Fonctions et vertus de l'Exorciste. 100 2me Mèd. Jésus guérissant le lunatique sourdmue t. exerce l'office d'Exorciste. 150

LE QUATRIÈME JOUlU

1re Mèd. Paroles du Pontifical. (Ordination

de l'Acolyte). Ire Partie. -H 5

Lecl. Fonctions et vertus de l'Acolyte. 409

2me Mèd. Paroles du Pontifical. 2me Partie. -H8

\Te Mèd. Jésus se déclarant la lumière du inonde, exerce l'office d'Acolyte.

Ls CINQUIÈME JOUR.( Lect. Pourquoi les interstices?

2nic Mèd. Croissance spirituelle , spécialement recommandée a« Mincie.

Des Ordres Mineurs en général.

4° Dénomination. Le mot Ordre qui signifie une certaine disposition, un arrangement de plusieurs choses inférieures et supérieures liées et subordonnées entre elles, convient merveilleusement au sacrement qui donne le pouvoir de faire les fonctions ecclésiastiques, puisque ces fonctions graduées et comme échelonnées se rapportent toutes au Sacerdoce, et prennent une importance et une sainteté d'autant plus grandes qu'elles en approchent davantage. « Cùm divina res sit tam sancti Sacerdotii ministerium \ consentaneum fuit, quo digniùs et majori cum veneralione exerceri posset, ut in Ecclesiee ordinatissimà dispositione plurcs et diversi essent ministrorum Ordines, qui Sacerdotio ex officio deservirent, ità distributi, ut qui jam clericali tonsurà insigniti essent, per minores ad majores ascenderent. » (Trid. Syn. sess. xxm, c. 2.)

« Ordinalio,)) ditHallier, « Snsenihil aliudestquàm aliquem ad honorem et magistratum promovere. Ordinatio ecclesiastica nihil aliud est quàm ad ecclesiasticum Ordinem et officium promotio. »

On appelle Mineurs ou Moindres les Ordres de Portier, de Lecteur, d'Exorciste, d'Acolyte. Moins relevés sans doute que les Ordres appelés Majeurs ou Sacrés, et n'imposant pas des engagements irrévocables, ils ne laissent pas d'être très-saints et infiniment audessus de toutes les dignités terrestres. « Dicendum cum theologis prœstantioribus, eos esse Minores Ordines, per quos non datur jus accedendi propiùs ad altare sacrificii tempore, quique remotè tantùm circa Eucharistiam versantur. » (Catal. de Min. Ord.)

2° Définition. « Ostiariatus est Ordo quo specialis eonfertur potestas aperiendi vel claudendi januam

ecclesise, dignos admittendi, excludendi indignos. Lecloralus est Ordo quo specialistraditur potcstas legcndi psalmos et lcctiones ex pulpito in ccclesià, ac populum catechizandi, seu instruendi in rébus fidei. Exorcistatus est Ordo quo alicui conferturspecialis potcstas ejiciendi dsemonia, per exorcismos ab Ecclesià institutos. Acolytbatus est Ordo quo confertur alicui specialis potestas, inter Missre solemnia, Subdiacono inserviendi,aecendendi ccreos, prœparandi porrigendique ampullas vini et aquœ. » (Gury, de Ord.)

Le Concile de Trente s'abslenant de définir que les Ordres mineurs soient de véritables sacrements ou de simples fonctions ecclésiastiques, il suffit de dire avec saint Thomas : « Tota plenitudo hujus sacramenti est in uno Ordine, scilicet, Sacerdotio ; sed in aliis est quœdam parlicipatio Ordinis... et ideô omnes Ordines est unum sacramcnluni. » (In 4 Sent. dist. 29, qu. 2). « Sicut in.regno quamvis tota potestatis plenitudo resideat pênes regem ; non tamen excluduntur minorum poteslates, quœ sunt participationes quœdam regiœ polcstatis. (Suppl. qu. 37 ). Le docteur Hallier développe ainsi saint Thomas : « Nec propriè totalia et absolutè diversa sacramenta dîci possuntsinguli Ordines, sed participationes majores vel minores Sacerdotii; Sacerdotium verô perfeclus est Ordo, sacramentique Ordinis perfectio ac plenitudo , cùm essentialiter Ordo ad sacram Eucharistiam referatur, quem finem solum Sacerdotium obtinet,quiasolum potestatem ejus eonficiendœ complet; ex quo etiam fit utsinguli Ordines, seorsim considerati, Ordines quidem sint et sacramenta, sed inter se et cum Sacerdotio collati, diversa absolutè sacramenta dicenda non sint, nec absolutè diversi Ordines, quia omnes unicum efficiunt sacramentum , propter unicum fincm, ex quo rcrum moraîiuni imitas petitur, qui in solo Sacerdotio perfectus letur. » Les sept Ordres ne sont donc pas sept sacrements.

3° Matière et Forme, «Rationemateriœ, Gstiarlcs ordinatur tradilione clavium ecclesiœ ; Lcctor traditione libri leclionum; Exorcista traditione libri exorcismorum; Acolythus traditione ampullarum vacuarura, vel saltem unius, et candelabri cum cereo exstincto. Forma his Ordinibus propria contineturverbis quibus utitur Episcopus, dùm ipsa instrumenta tradit. » (Gury, ibid.)

Le quatrième Concile de Cartbage indique à peu près la même matière et la même forme que le Pontifical romain, avec cette différence que, dans l'ordination de l'Acolyte, c'est l'Archidiacre qui fait toucher le chandelier et la burette, et qu'aucune parole servant de forme n'est prononcée.

4° Cérémonies. « Initiandus débet accedere habifu talari indutus cum superpelliceo , tonsuram Minorum Ordinum deferens , et cereum in ejexterâ. Ità et alii ad Lectoratum , Exorcistatum et Acolythatum prôna ovendi. »

Ordinat. 1° Ostiarii. « Ordinandus cum sit coram Episcopo genuflexus, Episcopus eum admonet de futuro officio : dein formam pronuntians , ci tradit ecclesiœ claves, quas tangit manu dexterâ : tùm ab Archidiacono ducitur ad ostium ecelesiœ , quod ipse aperit, et claudit : posteà puisât campanam, seu tintinnabulum : postremô reducitur adEpiscopum, qui orans illum benedicit. » — Les clefs doivent être celles de l'église ou de la sacristie, sous peine de nullité, selon certains auteurs. (Calai.)

Ordinat. 2° Lectoris. «Initiandum gcnullexum Episcopus de ejus officiis rectè prrestandis admonet : dein formam pronuntians , ci librum porrigit Jangendum : posteà pro ipso orat, divinamque benedictionem implorât. »

Ordinat. 3° Exorcisice. « Primo Episcopus initiandum ante se gcnullexum de ejus officio monet : deincle

ei librum tangcndum porrigit, formam pronuntiaus : posteàomnesexcitatadorandum pro Ordinalo:demùm pro ipso orat , divinamque benedictionem implorât. »

Ordinat. 4° Acolythi. « Initiando cuni candelâ in manu genuflexo , Pontifex admonet eum de ipsius officio : post ht&c , tradit ei tangendum candelabrum cura candelâ exstinctâ, formam pronuntians : stalim tradit tangendum urceolum vacuum , formam pronuntians : posteà omnes invitât ad orandum pro eo : dein ter pro ipso orat, triplicem benedictionem implorans et dans. »

5° Antiquité. « Antiquissimos esse in Ecelesià eos Ordines, et ab Apostolis vel immediatis eorum successoribus institutos scbolastici Doctores asserunt. » (Catal. ibidJ). « Ab ipso Ecclesiœ initio sequentium Grdinum nomina, atque uniuscujusque eorum propria ministeria,Subdiaeoniscilicet,Acolytbi, Exorcistœ, Lcctoris et Ostiarii in usu fuisse cognoscuntyr. » (Trid. Syn. ibîd.). Au premier siècle, saint Ignace, dans sa Lettre à ceux d'Antiocbe, salue les Diacres, les Sous- Diacres, les Lecteurs, les Portiers, les Exorcistes. Tertullien, au second siècle, .dans son livre des Prescriptions, fait mention des fondions des Clercs, et spécialement des Lecteurs. Au troisième siècle, le pape Cornélius, écrivant à Fabius d'Antiocbe, énumère les Sous- Diacres, les Acolytes, les Exorcistes, les Lecteurs et les Portiers de son Eglise.

Toutefois, bien que les noms et les ministères des Ordres mineurs fussent connus, l'Eglise vraisemblablement n'eut pas pour eux dès le principe des ordinations spéciales. « In primitivâ Ecelesià , propter paucitatem ministrorum , omnia inferiora ministeria Diaconis committebantur , ut patet per Dionysium , cap. 3 Eccles. Hier., ubi dicit : Ministrorum alii stant ad portas temph clausas, alii aliud quid proprii Ordinis operantur , alii cum Sacerdotibus pro-

ponunt super altare sacrum panem , et benedictionis ealieem... Nihilominùs erant praedictae polestates , sed implicite- , in unà Diaconi polestate. Sed posteà ampliatus est cultus divinus, et Ecclesia quod implicite habebat in uno Ordine, explicité tradidit in diversis , et secundùm boc dicit Magister quùd Ecclesia alios Ordines instituit. »(S. Thom. in 4 Sent. dist. 24, qu.l.)

Nous retrouvons dans l'ancienne loi le type et la figure de tous les Ordres majeurs et mineurs de la nouvelle : « Ex bis legis veteris ministris, » dit le pape Innocent III, « ortum habuerunt ministri legis novae, id est, ad eoruni exempla sunt constituti ; putà ex Levitis Diaconi, ex Sacerdotibus filiis Aaron Presbyteri , ex Pontifice Episcopi , ex Cantoribus templi Cantores Eecïesiœ , ex Aaron et filiis ejus qui componebant lucernas Acoîytbi, quos Ceroferarios votant, e\ ISathinœis de quibus in cap. ix Josue Subdiaconi, ex Nazaraejs Religiosi. » (De sacr. Alt. myst. lib. i.)

6° Rapport avec le Sacerdoce. Comme les Ordres sacrés, dans une certaine mesure, les Ordres mineurs s'exercent 4° sur le corps naturel de Jésus-Christ , médiatement et indirectement, en tant qu'ils enlèvent les obstacles à la réception de l'Eucbaristie; 2° sur son corps mystique, en tant qu'ils purifient, éclairent et édifient les fidèles. Ouvrir les portes de l'église, séparer les saints des profanes , lire les saints Livres, catéchiser, délivrer les possédés de l'esprit immonde , établir l'ordre autour de la table sainte , présenter la matière du sacrifice , offrir un modèle vivant de sainteté : n'est-ce pas participer aux fonctions sacerdotales, s'exercer comme dans des noviciats successifs à les remplir dignement?

Pour bien saisir ce rapport, il faut entendre le loeteur Hallier répondre à cette question : Car septem Ordines? « Cùm. potestas Ordinis, » dit-il, « sit vcl ad

consecrationem ipsam Corporis et Sanguinis Christi , vcl c- aliquam circa ipsum Christi Corpus et Sanguinem cooperalioncm , duplex in imiversum coruni qui ordinanlur gradus est, Sacerdotum et Ministrorum ; Sacerdotum porrô unicus, quia unica est, et in omnibus Sacerdotibus sequalis Christi Corporis et Sanguinis confieiendi potestas ; née vel ipse sumnius Ponlifcxin eo simplicem Sacerdotem excedit. Ministrorum autem multiplex ordo et gradus, sicut multiplex est circa istud sacramentum cooperatio ; vel enim illa est in ordine ad ipsum sacramentum, vel in ordine ad suscipientes ; utraque enim adhuc triplex : nam in crdinc ad ipsum sacramentum tripliciter Sacerdoti concurritur ; vel ad dispensationem ipsius sacramenti, quod spectare potest ad Diaconum , cui commitli potest dominici Corporis ac Sanguinis dispensait) ; vel ad dispositionem ac prœparationcm materiee eonsecrandœ in al tari inter sacra vasa faciendam, quod competit Suhdiacono ; vel ad oblationem materise ad altare, ejusque, antequam altari preesentetur, praeparalionem , quod convenit Acolytho. In ordine verô ad suscipientes coopei'atio ministrorum consistitsolùm in ordine ad mundandos ; qui enim mundi sunt, jain praeparati sunt ad illam sacram escam recipiendam, ideôque ministris nullum circa illos agendi ministerium relinquitur ; immundorum autem très sunt classes, ut, postDionysium , passim omnes docent : quidam eoim omninô sunt infidèles, vcl excommunicati, qui viam Domini scirevel amplectj nolunt, quosOsliarius ut indignes à sacro conventu excluait-, quidam catechumeni, vcl pœnilcnles, qui vel vias Domini ignorant, velob énormes culpas didicisse visi sunt , quos crudit Lector et instruit, ut sacra Eucharistià digni fiant; quidam verô sunt energumeni, seu à dœmombus vexati, quosExorcista liberandos suscipit, antequam ad sacrum altare accédant. » (Op. (and.)

Dans les premiers siècles , les Minorés exerçaient leur Ordre le dimanche elles fêtes, dans l'église qui leur était assignée. De nos jours, quoique le Concile de Trente ait exhorté les évoques à en rétablir les fonctions, les Ordres mineurs ne sont plus guère conservés que comme des monuments de l'ancienne discipline propres à montrer l'importance qu'attache l'Eglise aux moindres fonctions, et comme une sorte de stage durant lequel le Clerc s'éprouve et rassemble en lui les vertus et l'esprit propre de chacun de ces Ordres. « Divinitùs factum est ut per tôt gradus ad Sscerdotium ascenderent Ecclesiœ ministri, in quibus si puncluatim consistèrent , exercitiis Ordinum proximè susceptorum sedulè vacantes, angelicœ profectôvitœviros ecclesiasticos haberemus. » (Concil Burd. an. 1624.)

7° Conditions. 1° Science : « Ab initiando i-equiritur ut saltem linguam lalinam intelligat. » — 2° Talent : « Cùmque bine ad altiores gradus et sacratissimaMysteria sit ingressus, nemo iis initieturquemnon scientiœ spes majoribus Ordinibus dignum ostendat. » (Trid. sess. xxin.) — 3° Age : « Nulla in jure canonico assignatur œtas. » — 4° Temps : « Ordines Minores ubivis conferri possunt singulis vel Dominicis, vel Fesiis duplicibus ex prœcepto, dummodô manc conferanlur. » — 5° Interstices : « Intcr Ordines Minores qucednmservandasunt interstiîia, nisi -aliud Episcopo magis expedire videatur. » ( Trid. ibid. ). « Tcmpus autem interstitiorum non determinatur. In multis locis ex consuetudine quatuor Ordines Minores eâdem die conferuntur. »

Les Ordres, au moins majeurs, doivent être conférés dans un lieu sacré ; le Concile de Trente dit dans V église cathédrale, en présence du clergé. D'après l'usage reçu, l'Evcque fait au besoin l'Ordination dans sa chapelle.

« Simplcx Saccrdos, S. Pontifice committente, po-

test quatuor Minorum Ordinum extraordinarius esse minister. » (Gury.)

Pourquoi les interstices?

4° Afin QUE LES candidats s'éprouvent eux-mêmes. « Videant, quaeso, » dit le docteur Rallier, « qui in Clericorum Ordinem referri ambiunt , ne , si à januâ aberraverint, totâ deinceps aberrent via ; perpendant apud se quanta sit brec dignitas quam postulant ; num sibi ipsis ex animo grata et propter seipsam gratasit; num viribus consentanea; excu liant scipsos, an tanto muneri apti sint, an à Deo vocati, et quâ, ad Clerum festinantes , intentione dueantur; quà arte quibusque mediis Ecclesiam introeant ; quidve acturi ecclesiasticum ambiant statum ; examinent, inquam, instituti sui rationem, nec semel, neefestinanter, nec perfunctoriè examinent, nec suis tantùm oculis, nec ad mundani honoris lucernam ; sed scriô, sed mature, sed ])luries, sed alienis etiam oculis, sed ad divinee veritatis lucem. » (De Ordinal.)

La nature elle-même avertit qu'on ne doit rien tenter avant le temps et au-dessus de ses forces : « Pulli avium, si ante pennarum perfectionem volare appetant, unde ire in alta cupiunt, indè in ima merguntur. Structuris recentibus necdùm solidatis, si lignorum pondus superponitur, nonbabilaculum, sed ruina fabricatur. Conceptas sobolcs feminnr, si, priusquàm bene formentur, proférant, nequaquam domos, sed tu mulos r épient. » (S. Greg. Past. P. i, c. 2G.)

Ce qu'est le noviciat pour les religieux, les interstices le sont pour les Clercs : « Incipicntes indigent Magistro : 1° ut doceantur quae ignorant, scilicet saluti suœ et profeclui necessaria et ulilia, quid vilare debeant, quid sapere, quid facerc, quid sperare, quid

timere, et intcr minus vel magis bona vcl mala discernere ; 2° utexerceanturin operibusvirtutum, quia non sufficit scire bonum, nisi etiam opère exerceatur ; 3° ut eustodiantur, neautin peccatum labantur, aut minus discrète invirtutum operibus exerceantur; 4° utcorrigantur, quia peccatum trahit ad dcterius , et quilabitur in culpam, difficulter per se corrigitur, nisi fortioris auxilio fulciatur. » (S. Bonav. De sex alis.)

Qu'ils méditent ces irrégularités du Sacerdoce figuratif : « Homo... qui babuerit maculam, non offeret panes Deo suo, nec accedet ad ministerium ejus : si caecus fuerit, si claudus, si parvo vel grandi vel torto naso, si fracto pede, si manu, si gibbus, si lippus, si albuginem babens in oculo, si jugem scabiem, si impetiginem in corpore, vel herniosus. a (Levit. xxi). « Cœcus est qui, tenebris prsesentis vitee pressus , quô gressum operis porrigat , nescit: claudus, qui videt quidem, sed per infirmitatem mentis, qua? videt, perfectè implere non valet ; naso est parvo, cui parva est discretio : nasus grandis et tortus est discretionis subtilitas immoderata, quae dùm plus quàm deect excreverit, actionis suob rectitudincm ipsa confundit ; est fracto pede vcl manu, qui bonorum operum exsors vacat, vel qui non intégré ad probas actiones graditur, sed ojius Dei facit imperfectè et negligcnter •, gibbosw est, quem terrena sollicitudodeprimit, ne unquam superna respiciat; lippus est, cujus sensum et mentem natura exacuit , sed conversationis pravitas confundit; albuginem habet, qui candorem justitiae vel sapientiœ sibi tribuens, à luce supernre cognitionis se per arrogantiam cxcludil^ jugem habet scabiem, cui carnis petulantia dominalur; impetiginem, cuiavaritia; herniosus est qui in abditis, id est in mente, pondus turpiludinisgestat. » (S. Greg. S. Cyrill. Tbeod. apnd Corncl. à Lap.) 2° Afin que l'Eglise éprouve les candidats. L'A-

pôtre avait dit : « Manus citô nemini imposueris, neque communicaverispeccatisalienis.» (I. ïïm.v).«Quid est manus citô imponere, » reprend saint Léon, « nisi ante eetatem maturitatis, ante tempus examinis, ante nierituni laboris, ante experientiam disciplinée, sacerdotalem honorern tribuere non probatis ? » (Ep. 87). « Quid est illud citô, » demande à son tour saint Jcan- Chrysostôme? «Non ex prima probationc,ncc seeundà, nec tertià, sed ubi consideratio diuturna prœecssit, exaclissimaque discussio, tune imponito manus ; neque enim ea res periculo caret. Eorum quee ille peccaverit, tu quoque pœnam dabis , qui initium dedisli etiam praecedentium delictorum. » (Hoin. i(5, ad Tim.). Plus l'état est sublime, plus l'épreuve doit être sévère : « Dùm divini Ordines largiuntur, oporlet districti semper esse judicii : rarum est enim quod magnum est. » (Pap. Zoz.). Mieux vaut avoir moins de prêtres : « Satius est paucos bonos, quàmmullos malos Labcrc ministros. » (Conc. Later. iv). «Deusnunquamitàdcserit Ecclesiam suain, quin inveniantur idonei ministri sulucientes ad necessitatem plebis, si digni piomoverentur, et indigni repellerentur. » (S. ïhom. Aq. P. 3. q. 36.)

On ne moule pas un prêtre comme on moule uu vase d'argile : « Quis est qui veritatis propugnâtorem unius diecula?, velut è luto statuam fingit; illuin, inquam, qui cum Angelis stabil, cura Archangclis glorificabit, cum Cbristo sacerdotio fungetur, cl, ut quod majus est dicam, qui Deus erit, aliosque dcos effîciet? » (Grcg. Naz. Orat. i). Confle-t-on le gouvernail au pilote qui ignore la mer et la manœuvre, la conduite de l'année à un soldat nouvellement enrôlé, la gestion de ses biens à un inconnu, la charge d'enseigner à un écolier? Laissez, laissez la vertu se fortifier : « Neimpeii'ecti quique culmcn arripere regiminis audeant, ne qui iu nlanis stautes titubant, in pra'cipitio pedem

ponant. » (S. Greg. Past. P. i , e. 4). « Sic lucerna super candelabrum posita luceat, ut ad versa ventorum vis irruens, conceptam eruditionis Hammam non exstinguat, sed augeat. » (S. Greg. lib. 7. Ep, 120, ad Syag.). « 0 quàm prœsumptuosa temeritas ! ïlle prœponitur ovili divino, qui nescit adhue dominari spiri- »ui suo. » (Nicol. Pap. Ef.%)

Or, voici les points qui appellent surtout l'attention : « 1° Ministerii cujuscumque Ordinis exacta et accurata cognitio ac sedulus usus. Non cnim solùm sacrorum doctrinâ imbuendus est qui ad Sacerdotium destinatur, verùm etiam praxim sacri Ofïîcii edocendus , qure non nisi diuturno usu comparatur. »

« 2° Animi clericalis assumptio, et in disciplina progressio : nequc parvo tempore opus est, ut Clcri disciplina imbuatur, mores induat, vivendi rationera ineat, et ad ecclesiasticam regulam componatur. »

« 3° Probatio promovendi au superiores Ordines, quem in inferioribus tanquam in statu diseipulatûs, probationis ac novitiatûs retineri œquum est, ut nonnisi cuni ingenti laude et virtutum gloriâ, ac perfectione virtutis, in iis qure sunt sui muneris institutus atque instructus ad superiores gradus accédât. Certè stultitia est, si credimus uno die sufficienter Ordinandorum vitam, mores, pietatem, docilitatem, ingenium, industriam, prudentiam, disciplinae studium probari posse. » (Rallier, de Ordinal.)

l'onctiocs et vcrêsas ûa PorÊïer.

1° Forv'CTioxs. Outre le soin d'ouvrir et de fermer l'église et la sacristie, de sonner les clocbes, de distinguer les beures de la prière et d'ouvrir le livre à celui qui prèclie, le Portier a encore la ebarge d'exercer la surveillance dans l'église, de garder les vases sacres et

les autres meubles, d'entretenir la décence ci la propreté, de décorer les autels et de faire observer le coutumier. Telles sont du moins les attributions que lui assignent saint Charles, dans le premier Concile provincial de Milan, et Jean Bonhome, cvêquede Verceil, dans ses Statuts.

« Ostiarius, ut nomine prœ se fert, ostia ccclesiae eustodire débet, caque suo tempore reserarc et claudere. — Ejusdem curaerit infidèles, hfrreticos, exeommunicatos, interdictos, et alios quibus jure prohibiium est, ab ccclesiœ limine ejicere. — Mulieres item quoe capite non velato ecclesiam ingrediuntur, bruta etiam canesve expellat. — Ementes aut vendentes in atrioecclcsiœ, aut pro illius foribus, autpropiùs quàm deceat, arceat. — Mcndicantes excludat. — Cccmcleria custodiat, ne quid in eis indecorum fiât. — Campanas debitis temporibus pulset. — Ne populum propiùs ad Sacerd olem rem divinam facientem accedere , laicosque in choro stare patiatur. — Mares à feminis in ecelesiâ distincto loco esse curet. — Silentii curam habcat, dùm concio aut sacra lectio habetur. — In ecelesiâ dormientes, déambulantes, colloquentes, aliâve ratione Officia divina perturbantes, etquovis modo indecorè atque irreverenter se habentes , moneat ; si pertinaecs sint, expellat aut ad Superiorem déférât. — Cùm sacramenta ministrantur, ac prœsertim sanctissimas Eucharistia) sacramentum, curet ut adstantes cum omni reverentià ac pietate conveniant atque assistant, ac praesortim ut mulieres à viris sejuncta?acccdant, et omnia rite atque religiosè, et ex ordine fiant. — Quidquid in ecelesiâ dedecet, amoveat;ac prœicreà quodeumque de piâ in ecelesiâ versandi ratione pra?scriptum est, curet ut omnia serventur. — Librum ci qui praîdicat, aperiat. — Singulis octo diebus ecclesiam scopis verrat, atque omnium sordium génère expurget. — Pulvcrcm àsacris imaginibus ejiciat, et

parietes dcïcrgendos curet. — Altarîa parof , atque ia dies pallia pro colorum ratione singulis diebus convenientium aptet, necnon à pulvere purgct. — Denique ne, illarum rerum qua3 intra ecclesiam sunt, aliquid depercat, provideat. »

Dans l'ancienne loi, les Lévites étaient chargés de garder soigneusement la porte du temple et d'écarter tout ce qui était impur; les trésors du temple et ceux du roi étaient également sous leur surveillance ; quelquefois même ils exercèrent les fonctions déjuges dans des cas concernant la police du temple. Le paganisme lui-même avait des gardiens à la porte de ses temples, pour faire exécuter cette menace terrible : « Sacrum, sacrovecommendatum qui clepscrit rapseritve, parricida esto. » (Cic. de Leg.)

2° Vertus. La première est une foi vive et une tendre dévotion pour Fadorable Eucharistie. Loin de ressembler à la porte qui laisse passer, mais qui n'entre pas, ou à la cloche qui sonne l'office, mais qui n'y va pas, le Portier fera ses délices de visiter Jésus-Christ dans son temple et d'assister aux prières publiques ; et son plus ardent désir , en ouvrant la porte et en sonnant la cloche , sera d'attirer aux cérémonies du culte et aux instructions tout le peuple chrétien. Par la modestie, la charité, la v piété qui resplendiront sur son visage, il sera lui-même une prédication vivante; et comme au serviteur on connaît le maître , ainsi à la gravité et à la ferveur du gardien du temple, on pourra juger de la sainteté et de la grandeur du Dieu qui y réside.

La deuxième est le respect dans le lien saint, surtout pendant les cérémonies. L'aspirant au sacerdoce ne saurait contracter trop tôt l'habitude de ce respect. Au bas de la tunique d'hyacinthe du grand-prêtre, le Seigneur avait ordonné d'attacher des sonnettes : « Ut audiatur sonitus, quando ingredilur et egreditur sanc-

tuarii'.m in conspcctu Domini, et non moriatur. » (Ex. xxviii). Comme s'il eût dit : « Yolo cnim et jubeo sonitum Pontitieis, puta pulsum tinlinnabulorum ejus, audiri in ingrcssu et egressu tabernaeuli , ad excitandum in co el in populo reverentiam mihi debitam, videlicet ne domum mcam intret nisi prrcvio pulsu, non quem ego audirc cupiam, sed quem ipse uti et populus audiens admonealur majestatis mca?, cujus templum ingreditur, simul et reverentiae officiique sui. » (Cornel. à La p.). Dans les temples du paganisme même, des voix criaient : «Age quod agis, operarequod operaris. — Favele linguis. — Ad Divos adeunto caste, pietatem adhibento, opes amovento ; qui secùs faxit, De.us vindex erit. »

La troisième est Je zèle de la maison de Dieu. Bossuet, parlant de celui de Jésus, en donne cette définition : « Le zèle est une ferveur de l'amour de Dieu , « trop vif pour attendre le secours d'autrui , ni pour « s'astreindre aux formes ordinaires ; mais agissant « par lui-même, et au-dessus de ses forces, avec une « espèce d'excès, par une absolue confiance en la « puissance de Dieu. » ( Mèd. sur VEv. ). C'est de cette véhémence surhumaine , incapable de calculer froidement et de trembler lâchement , que paraîtra animé le Portier , lorsqu'il devra s'opposer à l'impudence des libertins, aux blasphèmes des impies, à la cupidité des marchands, à l'effronterie des femmes, à la curiosité des promeneurs, à la dissipation des enfants, aux irrévérences scandaleuses de ces chrétiens pires que les infidèles, qui semblent venir à l'église, moins pour adorer Dieu que pour l'outrager, moins pour implorer le pardon de leurs péchés que pour en commettre de nouveaux. Tel Ambroise refusait l'entrée du temple à Théodose souillé par le meurtre. Tel le Chérubin armé du glaive repoussait du paradis terrestre le premier homme devenu preva-

ricateur. Tel Jésus-Christ, à la fin des temps, fermera la porte de son royaume aux ennemis de son Père.

La quatrième est la vigilance et t exactitude. Le premier levé pour ouvrir l'église, que le Portier soit le dernier couché pour la fermer. Attentif à Tordre du jour et au coutumier, qu'il sonne ou fasse sonner aux heures indiquées, et dispose les ornements et les décorations selon le rit ou l'office. La décence règnc-l-ellc dans l'église? les saints Mystères sont-ils troublés par quelque tumulte? le trésor de la sacristie est-il à l'abri des voleurs? la propreté reluit-elle sur les murs elles meubles? tout se fait-il à temps, à propos et au gré des Prêtres ? Qu'aucun de ces points ne lui échappe. Et puisqu'il doit ouvrir à la grâce par sa vie édifiante le cœur des fidèles, qu'il exerce sur ses yeux, sur sa langue, sur ses oreilles, sur toutes les avenues de son âme une vigilance continuelle cl sévère. Car nour. aussi nous sommes un temple. < Notre âme en est un, « nos corps en sont un : respectons ce temple si sainte tement consacré et inséparable de nous-même. N'y « laissons entrer ni même passer rien d'impur ni de « profane. Gardons-nous bien de le faire servir à au- « cun indigne trafic. Respectons ce temple et le Saintce Esprit qui y habite. » (Bossuet, ibid.)

La cinquième est la fidélité. Honoré de la confiance de l'Eglise qui lui confie ses clefs, il s'en montrera constamment digne. Argent, offrandes, matières du sacrifice, linges, etc., tout sera en sûreté sous sa sauvegarde ; rien ne se perdra par sa négligence, comme rien ne tentera sa cupidité. S'il n'était solidement établi dans le détachement, à quelles tentations de sacrilège larcin ne serait-il pas exposé ! Mais alors même qu'il échapperait comme Judas à l'œil des hommes, échapperait-il à l'œil de Dieu?

Paroles du Pontifical.

AVIS. ! Comme à la page 2'6.

Ordinandis coram Pontip.ce genuflexis , Pontifcx

admonct illos , dicens :

Suscepturi , Fi- Au moment de recevoir l'Ordre liicharissimi, offi- de Portier auquel votre pieté asciumOstiariorum, 'pire, ô mes Fils qui m'êtes d'autant videte quai in do- plus chers que votre rang va vous mo Dei agere de- rapprocher de moi, sachez et combeatis. Ostiarium prenez les obligations et les emoportet percutere plois qui vous attendent dans la cymbalum et cam- maison du Dieu infiniment saint et panam,aperireec- souverainement grand. Le Portier clcsiam , et sacra- doit sonner les cloches , cette voix rium , et librum céleste qui convoque le peuple aux aperireei qui prie- assemblées religieuses, ouvrir l'édicat. Providete glisc où réside Jésus-Christ , et la igitur ne, per ne- sacristie où est déposé tout ce qui gligentiam ves- sert au culte , et ouvrir le livre à tram , illarum re- celui qui prêche : fonctions en aprum, quae intra parence humbles et modestes, ecclesiam sunt , mais en réalité Ires-nobles et tresaliquid depereat, relevées. Prenez donc toutes sortes eertisquehorisdo- de précautions pour que rien de ce muni Dei aperia- «,„i est dans l'église et forme son tis fidelibus, et trésor , ne se perde ou ne se délésemper claudalis riorc par voire faute ; soyez cxacls infidelibus. Stn- à ouvrir à des heures réglées la detc cliam ut , si- maison de Dieu aux fidèles qui

eut matenalibus viennent y prier leur Père , mai:» davibusccelesiam montrez-vous inflexibles pour la visibilem aperitis fermer aux infidèles. A vous de et clauditis, sic et discerner le bon du méchant, le invisibilem Dei digne de l'indigne , le saint du prcdomum , corda fane. Et comme votre mission est scilicet fideliura , d'ouvrir et de fermer avec des clés dictis et exemplis matérielles l'église visible, ainsi vestris , claudatis votre soin doit-il être d'ouvrir à diabolo et aperia- Dieu par la force de vos discours tis Deo, ut divina et de vos exemples sa demeure inverba, quse au- visible, c'est-à-dire les cœurs des dierint, corde re- fidèles dont il est le légitime maitineant, et opère tre, et de la fermer au démon qui compleant : quod n'y entrerait que pour la souiller et in vobis Dominus la ravager; afin que le peuple chréperficiat per mi- tien , ayant entendu les divins enscricordiamsuam. seignements, les garde dans son cœur pour les méditer et les mettre en pratique. 0 l'excellent Portier que celui qui , se considérant comme le temple vivant de Dieu , ferme son âme au vice et l'ouvre à la vertu, et qui, regardant sesfrères comme le domicile de l'Esprit de Jésus-Christ, ne néglige aucune occasion de travailler à leur sanctification !

Deinde Pontifex tradit omnibus elaves ecclesiœ, dicens :

Sic agite, quasi Comportez-vous dans votre em-

reddituri Deo ra- ploi comme ayant à rendre compte

tionem pro iis re- non à un Prêtre ou à FEvêque, mais

bus, nute his cla- à Dieu même, des choses qu'enfer-

-, ibus recludun- ment ces clés et dont vous êtes étalur. blis les gardiens responsables.

Postquàm ostiiun eccksiœ ah Ordinatis clausumetapcrtum fuerit, pulsataque campana, versus ad ipsos Pontifex , dicit :

Deum Patrem Pieux témoins de cette cérémoomni.potentem, nie , mes très-chers Frères , prions Fratrescharissimi, avec les sentiments de la plus prosuppliciter depre- fonde humilité Dieu le Père toutcemur, ut hos fa- puissant, de vouloir bénir ces scrmulossuos benef viîeurs qu'il a daigné élire luidicere dignetur , même pour l'office de Portiers; afin quos in olïicium qu'ils aient dans la maison de Dieu Ostiariorum eli- non un zèle commun , intéressé , gère dignatus est; hypocrite, interrompu , mais un ut sit eis fidelis- zèle très-d ligent, très-pur, trèssima curaindomo sincère, très-constant, marquant Dei , diebus ac exactement , le jour et la nuit, par noctibus , ad dis- le son des cloches , les heures que tir.etionem certa- le Seigneur s'est réservées pour rum horarum , ad l'invocation de son nom, et ne invocandum no- laissant ignorer à personne l'oblimen Domini , ad- gation et le temps de la prière. C'est juvante Domino ce que nous espérons obtenir avec Jesu Christo , qui l'aide et par les mérites de Jésustecum vivitetreg- Christ qui avec vous , o Dieu, vit et nat in unitate Spi- règne en l'ur.ité du Saint-Esprit ritùs sancti, Deus, aux siècles des siècles. Ainsi soit-il. per omnia ssecula sœculorum. ç?. Amcn.

Tum mitrâ deposità , stans Pontifcx , et conversas ad aUare, dicit: Orenius. Et Minislri subjungunt : Flectamus genua. #. Levatc. Et statim versus ad illos (jenuflexos, stans sine mitrâ, dicit :

Domine sanclc , Seigneur saint et source de toute Pater omnipolens, sainteté, Père tout-puissant sur alterne Deus , be- les cœurs et éternellement attennejdicere dignare tii' nux besoins de votre peuple, hos famulos tuos daignez par une bénédiction effîia olïîcium Ostia- cace donner à vos serviteurs les riorum , ut inter vertus de l'Ordre de Portier qu'ils ianitores ecclesise viennent de recevoir; afin que, pretuo parcant obse- nant place parmi les gardiens de quio, et inter elec- votre église, bien plus honorés que tos tuos partem ceux du Tabernacle figuratif, ils se tiue mereantur dévouent généreusement à votre habere mercedis. service , relevant par leur sainteté PerDominumnos- la majesté de leur Maître adorable, trum Jesum Chri- ô Roi des rois , et qu'admis au derstum Filium tu- nier jour dans la société de vos um, quitecumvi- élus, lorsque, portier de l'Eglise vit et régnât in triomphante , vous en ouvrirez la unitaté Spirilûs porte aux bons et la fermerez aux sancti, Deus, per méchants, ils méritent d'avoir part omoia saecula sa;- à l'éternelle récompense que vous culoruni.#.Amen. leur réservez...

Fonctions et vérins cîh Lccfenr.

1° Fonctions. La principale est la lecture publique, soit qu'il donne simplement le texte au prédicateur, soit qu'après avoir lu le texte il l'explique lui-même. Or, pour bien lire, il faut : 1° Comprendre. «Qui

ad Lcetoris provchitur graduro, iste erit doctrinâ et libris imbutus, sensuumquc ac vcrborum scientiâ perornatus : ità ut distinctionem scntenliarum intelligat, ubi finiatur junctura, ubi adbuc pendeat oratio, ubi senlentia extrema claudatur, sicque expeditus vim pronuntiationis tcnebit , ut ad intellectum omnium mentes sensumque promoveat, discernendo gênera pronuntiationum, atque exprimendo proprios sententiarum affectus, modo indicantis voce, modo dolentis, modo inerepantis, modo exbortantis, sive bis similia, etc. » (Conc. Aqais Gran.). Le pape Gélasc écrivait : « Sine litterarurn scientiâ, vix fortassis Ostiarii possit quis implere ministerium. » (Ad Episc. per Lucaniam et Brutios constitutos). Une lecture incomprise seraitelle sentie, et une lecture non sentie intéresserait-elle les auditeurs? — 2° Accentuer. « Proptereà et accentuum vim oportet Lectorem scire, ut noverit in quâ syllabâ vox protendatur pronuntiantis. Plerùmque enim imperiti Lectores in vcrborum accentibus errant, et soient irridere nos imperilire bi qui videntur babere notitiam, detrahentcs et jurantes nos nescirequod dicimus.» (Co/iciV. Aquis Gran.). N'est-ce pas le reprocbc que provoque trop souvent la lecture ou le débit de certains prêtres? — 3° Articuler. « Porrô'vox Lectoris simplex erit et clara, ad omne pronuntiationis gémis accommodata, plena succovirili, agrestem ctsubrusticum effugiens sonum ; non bumilis, nec adeô sublimis ; non fracta, nec tencra, nihilque femineum sonans ; neque cum motu corporis, sed tantùm cura gravitatis specie : auribus enim et cordi consulere débet Lector, non oculis ; ne potiùs ex se ipso spectatores magis quàm auditores efficiat> » (Ibid.). Aujourd'hui plus que jamais il importe au Prêtre de se défaire de la prononciation provinciale, pour prendre celle de la bonne société ; car du mépris du prédicateur au mépris de la doctrine il n'y a qu'un pas.

Les autres fonctions du Lecteur soyit : « 1° In ecc!e~ siâ Prophetias quœ in Missâ legendee sunt, et lectiones quœ ex veteri et novo Testamento in Matutinis di-» cuntur, cantare vel légère. 2° Benedicere panem et omnes fruetus novos. 3° Antiphonas in choro prœeinere. 4° Festis diebus prima fidei rudimenta in illà scholà quœ sibi à Paroclio assignata est, vel ecclesià cui adscriptus est, si ità Episcopo videatur, pueros edocere.» (Pontif.rom. — Stat. Joan. BonhomiiVercell. episc. — Conc. Mediol. i). A lui encore de faire au peuple certaines annonces, de veiller sur le chant, de tenir dans la décence et la propreté convenables les Missels, les Rituels, les Antiphonaires, etc.

Dans la primitive Eglise, outre la lecture publique des saintes Ecritures, des homélies des Pères, des lettres des Evêques, les Lecteurs étaient encore chargés de faire des instructions familières aux pénitents et aux catéchumènes; de rédiger, en qualité de notaires, les Actes des Martyrs et de les lire, quelquefois de servir de secrétaires aux Evèques et aux Prêtres. Les plus illustres personnages s'honoraient de cette fonction, surtout les confesseurs de la foi, dont saint Cyprien disait : « Nihïl magis congruit voci quœ Dominum gloriosà prœdicatione confessa est, quàm celebrandis divinis lectionibus personare, post verba sublimia quœ Christi martyrium prolocuta sunt, Evangelium Christi légère, » (Epist.oZ, de Aureliolectore.)

Aujourd'hui toutes les bénédictions sont réservées au Prêtre ou à l'Evêque.

2° Vertus. Le Lecteur doit se distinguer : 1° Par tassiduilè à lire et à étudier les livres ecclésiastiques. Dans la sainte Ecriture, il trouvera les oracles divins, règle de notre foi et de nos mœurs. Dans la Théologie, les Conciles, le droit canon, il s'instruira des lois de l'Eglise, de ses définitions, de sa discipline. Dans les ascétiques, il puisera avec les exemples el les ma-

xtmcs dos Saints l'art de méditer, de combattre les vices, d'acquérir les vertus, lés règles du discernement des esprits, tout ce qui concerne la vie spirituelle. « Nemo potest sensum Scripturae sacra; cognoscere, nisi Jegendi familiarïtate. Ama illam, et exallabit te : glorificaberis ab eâ, cùm eàm fueris amplexatus. » (S. Isid. Sent. lib. ni). « Non studeas duntaxat libri i'olia evolvere, sed si opus faerit , non pigeât bis terve ac scepiùs eumdem repetere versura. » (S. Epbr. de Patient.). « Vel singulnrum etiam syllabarum oportet nos esse scrutatores. » (S. Joan. Chrvs. De terrœ motn), «Littcrarum divinarum sacris raeditationibus vacet. His se oblectet.Infatigabiliter légat. Inexpîebilitcr diligat. Efficaciter impleat. » (S. Prosp. de Vitâ cont.). a Omissis et répudia tis nugis theatricis et poeticis, divinarum consideraîione et tractationepascamusanimum atque potemus, var.ro euriosilatis famé ac siti fessum et sestuantem, et inanibus phantasmatibus lanquàmepulis fictis frustra refici satiarique cupienlem. » (S. Aug. de verâ Relirj. c. 54). « At nunc etiam Sacerdotes Dei, omissis Evangeliis etProphetiis, videmus coaiœdias légère, amatoria Bucolicorum versuum verba canere, tenere VirgiHum, et idquod in ptieris necessitalisest, crimen in sefacere voluptatis. » (S. Hier. Ep. 446-, ad Dam. pap.)

L'histoire nous apprend que les premiers chrétiens, avant de lire l'Ecriture , lavaient soigneusement leurs mains, faisaient devant le livre une inclination profonde et le baisaient avec amour. « Quid vohis plus esse videtur, verbum Dei an Corpus Christi ? » (S. Aug. Serm. xxx.)

2° Far le soin de réformer sa vie sur les divins enseignements, à mesure qu'il les médite. Si les saints Livres sont un parfum, n'est-il pas juste qu'il en soit tout imprégné? S'ils sont une lumière, n'est-ce pas pour lui un devoir de la suivre? S'ils sont une manne

céleste, n'esl-il pas convenable qu'il s'en nourrisse ? « Cœlestium Seripturarum eloquia diù terere ac polire debemus. toto animo et corde versantes, ut succus ille spiritualis cibi in omnes se venas animée diffundat. » (S. Ambr. lib. H. AbeL). « Benè dicitur : Comede volumen istud, et vade, loquere ad filios Israël. Ac si diceretur : Comede et pasce, saturare et éructa, accipe et sparge, confortare et labora. Ad boc enim intelligenda sunt ut et nobis prosint, et intentione spiritali aliisconferantur.»(8.Greg./fo»i.lO,?'n2^ef7!.). « Dévora illum, intimé incorporando, » dit saint Bernardin de Sienne.

3° Par le zèle des âmes , qui se révèle dans le catéchisme fait aux enfants et dans les exemples de vertu donnés aux fidèles. En apprenant aux enfants à connaître, aimer et servir Dieu, le Lecteur remplit une fonction sublime , il apprécie l'importance du catéchisme et apprend à le bien faire, il prélude aux grandes prédications. En se montrant aux fidèles orné de toutes tes vertus , il contribue puissamment pour sa part à l'édification de la sainte Eglise, il acquiert le droit de faire au besoin la ieçon et la correction, il laisse à la parole de Dieu qu'il lit toute son efficacité, par l'impossibilité où l'on est d'opposer sa conduite à ses discours.

Paroles dn Pontifical.

AMS. < Comme à la page 2a.

Ordinandis coram Pontifce genuflexis , Ponlifex admoneteos, dicens :

Electi, Filii cha- Très-chers Fils , choisis par l'Erissimi , ut sitis glise votre mère pour être Lecteurs lectores iiv domo dans la maison de notre grand

Dei nostri , offi- Dieu , ne venez pas ici en étourdis

cium vestrura ag- et en aveugles, mais connaissez

noscite et impiété, l'excellence et l'étendue de vos

Polens est enim fonctions , et remplissez-les avec

Deus ut augeat ponctualité et ferveur. Quelles que

vobis graliam per- soient les difficultés, Dieu est assez

fectionis oeternse. puissant pour augmenter en vous

Lectorem siqui- la grâce qui vous en fera triom-

dem oportet le- pher, la perfectionner et la récom-

gere ea quœ (vel , penser éternellement. L'office du

ei qui) praïdieat, Lecteur consiste à lire le texte à

et lectiones canta- celui qui prêche (ou le texte que

re ; et benedicere le Lecteur explique lui -même,

pancm et omnes lorsque le privilège de la prédi-

fructusnovos.Stu- cation lui est accordé) ; à chan-

detc igitur verba ter les leçons sous les yeux de

Dei, videlicet lec- Dieu et des Anges ; à bénir le pain,

tioncs sacras dis- signe d'union entre les chrétiens ,

tinctè et apertè , et tous les fruits nouveaux, pré-

ad inteliigentiam mices de la récolte offertes à Dieu

et oedificationem par ses enfants reconnaissants. Ap-

fidclium , absque pliquez-vous donc à prononcer les

omni mendacio paroles qui viennent de Dieu ou

falsitatis proferre; s'adressent à Dieu , c'est-à-dire les

ne veritas divina- saintes leçons, d'une manière claire

rum lec'ionum in- et distincte, sans aucune altéra-

curià vestrâ ad tion , articulant et accentuant par-

instruclionem au- faitement, n'ajoutant et ne retran-

dientium corrum- chant rien , afin qu'elles soient en-

patur. Quod au- tendues de tous les points de l'au-

tem orc legitis , ditoirc et retenues dans la mémoire

corde credatis, at- etdanslecœuravecplusd'édification

que opère com- et de fruit; que jamais la vérité des

plcatis; quatenùs divines leçons ne soit altérée par

auditores vestros votre faute , au préjudice de ceux

verbo pariter et qui les écoutent : ce qui arriverait

exemplo vestro docere possitis.

Ideôque , cùm legitis , in alto loco ecclesise statis , ut ab omnibus audiamini etvideamini, figurantes , positione corporali , vos in alto virtutum gradu debere conversari ; quatenùs cunctis à quibus audimini et videmini , cœlestis vitse formam praebeatis : quod in vobis Deus iniplcat per gratiam suani.

si vous ajoutiez , omettiez ou prononciez mal quelques paroles. Mais votre principal devoir consiste à graver dans votre cœur par la foi et la méditation , et à retracer dans votre conduite par la sainteté et les bonnes œuvres , ce que vous lisez , afin de pouvoir instruire à la fois par la parole et l'exemple vos auditeurs. Vous êtes placés à l'église, pendant que vous lisez, dans un lieu élevé, non-seulement afin que tous puissent mieux vous voir et vous entendre , mais afin que la position de votre corps soit l'indice du baut degré de vertu où vous devez être montés ; en sorte que tous ceux qui vous voient et vous entendent, recevant la vérité et l'édification par les yeux et par les oreilles , . aient en vous le modèle d'une vie céleste et divine : que Dieu , après vous avoir élevés par votre vocation entre le ciel et la terre , opère en vous par sa grâce toutes ces eboses , bien lire , vivre saintement , édifier toujours.

Pontifex tradit Ordiriandis codicem de quo lecturi surit, quem manu dexterâ tangunt, Pontifice intérim dicente : ■

Accipite , et estote verbi Dei rclatores, habituri .

Recevez ce livre des mains de ia s;ùrtte Epouse de Jésus-Cbrist , et lisez non les lettres d'un roi à ses

: i fideîiter et utililcr impleveritis officium vestrum, partem cum ils qui verbum Dei benè administraverunt ab initio.

sujets, mais la parole de Dieu même à ses enfants. Si vous remplissez fidèlement et utilement votre office, n'altérant cette parole ni par malice , ni par négligence , ni par ignorance, lui donnant au contraire force et efficacité par vos exemples , vous serez associés pour le mérite et la récompense à ceux qui , comme Prophètes , Apôtres , Docteurs ou Prédicateurs, ont été tlès l'origine de l'Eglise de bons et dignes min istres de cette parole.

Ordinandis ganiflexis, Pontifex stans cummitrà versîts ad eos , dicit :

Ouemus , Praires charissimi , Deum Patrem omnipotentem , ut super hos famulos suos , quos in Ordinem Lectorum dignatur assumere, bene f dictionem suam clementer effundat . , quatenùs legant dislinctè quse in cccicsiâ Dei legenda sunt, et eadem operibus implcant : perDominum nostrum Je-

Nos très-chers Frères , jaloux comme nous de l'honneur de Dieu et de l'édification du peuple chrétien , prions de concert le Père tout-puissant de répandre, dans sa clémence, sa bénédiction intérieure sur ses serviteurs ici agenouillés qu'il daigne élever à l'Ordre des Lecteurs, en même temps que je leur donne visiblement la mienne, afin qu'ils lisent distinctement ce qu'il faut lire dans l'Eglise de Dieu, et qu'ils le mettent en pratique.

Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

sum Cbristum Filium suum , qui cum eo vivit et régnât in unitate Spiritûs sancti Deus, per omnia ssecula sœculorum. #. Amen.

Tum Pontifex, mitrà depositâ, stam conversus ad attare, dicit : Oremus ; et Ministri subjungunt : Flectamus genua. #. Levate. Deinde conversus ad Ordinatos, dicit sine mitrà :

Domine sancte, Seigneur saint , Père tout-puis-

Pateromnipotens, sant, daignez bénir vos serviteurs

œterne Deus, be- dans l'office de Lecteurs . afin que,

ne f diccre dig- parfaitement instruits par une

nare hos famulos lecture assidue, et parfaitement ré-

tuos in officium glés dans toute leur conduite , ils

Lectorum, ut assi- apprennent aux autres ce qu'il faut

duitate lectionum faire, et accomplissent eux-mêmes

instructi sint , at- les préceptes et les conseils qu'ils

que ordinati , et auront donnés de vive voix, et que,

-agenda dicant, et par ces deux moyens si efficaces

dicta opcre im- lorsqu'ils sont unis, la parole et la

pleant, ut in utro- sainteté , ils procurent le bien de

que sanctae Eccle- la sainte Eglise. Par Jésus-Cbrist

siae exemplo sanc- IVotre-Seigneur.

titatis suœ consulant. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit etreç-

iCO

r.nt in unitateSpirilûs sancti Deus , per omnia ssecula saeculorum. #. Amen.

Catic.ions et VerïtîK de l'Exos-eiste.

iu Fonctions. La première est de chasser les démons : «Exorcistam oportetabjicere daemones. » (Pontif.). Outre les possédés, il exorcisait encore les catécîiumènes dans les baptêmes solennels. On lui recommande : 1° Le tond' autorité : « Exorcismos faciat cum imperio et auctoritate, magnâ fide etlmmilitatc atque fervorc. » (Rit.). C'est Dieu qui parle par la bouche de son ministre, Dieu au nom duquel tout doit fléchir le genou, Dieu dont la puissance est d'autant plus glorifiée qu'on lui fait frapper de plus grands coups. — 2° Le laconisme : « Exorcista ne vagetur in multiloquio, aut supervacuis vel curiosis interrogationibus. » (Jbid.). Il s'agit de tourmenter le démon, non de l'amuser; de le confondre comme un séducteur, non de l'écouter comme un docteur ; de lui faire lâcher sa proie, non de lui donner prise sur soi ou sur les témoins. Jésus-Christ lui défendait même de publier sa divinité.

La prudence, la discrétion, le discernement des esprits sont autant de qualités indispensables à l'Exorciste.

Les possessions étant devenues plus rares, et bien des impostures et des pièges pouvant se cacher sous ce voile, l'Eglise s'est réservé de constater les possessions, de nommer l'Exorciste et de lui tracer ses. règles de conduite.

La Synagogue avait aussi ses exorcismos, puisque

Notre-Seigneur dit aux Juifs : « Filii vestri in quo ejiciunt? » Nous voyons en outre, auxixechap. des Actes

',$ Apôtres, que des Juifs essayaient de chasser le? démons au nom de Jésus.

La deuxième est de veiller sur Veau bénite : « Exorcistaecura erit, ut nunquam in vasis aqua bene dicta (ieficiat, atque ut in tempore aqua renovetur, et benedicatur à Sacerdote, eique benediclioni assistere vel ministrare, atque aquam ad benedictionemparare 3 vasis tamen ipsis primùru benè lotis et diligenter aspersis. » (Stat. Bonh. ep. VercelL). La malpropreté repoussante de certains bénitiers ne motive que trop la recommandation faite ici de les nettoyer.

La troisième est de servir à V administration du Baptême : « Cùm Baptismisacramentum à Parocho ministratur, adsit sal ipsi in tempore exhibiturus, librumque, de quo Parochus exorcismos légère possii, ante illius oculos sustineat. » (Rnd.). La religion avec laquelle l'Exorciste remplira cette fonction lui apprenti; a plus tard à former à la modestie les enfants de cbœur d'ordinaire si dissipés, et à se tenir lui-même en garde, dans l'administration du Baptême, contre un dégoût mal déguisé et une précipitation scandaleuse.

La quatrième est d'exercer une certaine police autour de la sainte Table : « Xuntiet iis qui non communicant, locum dent communicantibus. » (Ibid.). Cette fonction habituait le Clerc à donner les avis dans i'égliae et, au besoin, à faire la correction avec charité et prudence. Si c'est assez d'un mot, pourquoi en dire deux? si un geste suffit, pourquoi même élever la voix ?

2° Vertus. Signalons 4° l'esprit de foi dans l'usage des sacramentaux, esprit directement opposé à l'orgueil de Satan. Outre la rémission des fautes vénielles quant à la coulpe et quant à la peine ex opère operan-

lis, les sacramenlaux ont pour effet, quand il plaît à Dieu, la délivrance des incommodités temporelles et l'éloignement du malin esprit. Les principaux sont l'eau bénite, le pain bénit, le rameau bénit, l'encens bénit, le cierge bénit, les cendres bénites. — Le signe de la croix, les génuflexions, les processions, l'action de frapper la poitrine au Confiteor. — L'aumône. — La bénédiction du très-saint Sacrement, d'un Evoque, d'un Prêtre. — Toute prière faite dans une église consacrée ou faite solennellement dans l'église, ou recommandée par l'Eglise : le Pater, le Benedicite et les Grâces, YIttnerovium, la prière au son des cloebes, l'invocation des saints Noms, etc.

On peut remarquer que l'Eglise ne procède qu'en bénissant, en arrachant pour ainsi dire au démon une à une toutes les créatures qu'elle emploie. Elle a des exorcismes contre chaque fléau, des bénédictions pour tous les objets du culte, pour tout ce qui sert à ses enfants; elle en a une adquodcwnque. Qui plus que l'Exorciste doit respecter ces saintes pratiques?

2° L'oraison et la mortification. Ce que la fumée du fiel du poisson fut pour le démon qui étranglait les maris de Sara, le parfum de l'oraison l'est pour tous les démons. A l'oraison seule d'obtenir à l'Exorciste la lumière, le courage, la patience, la charité qui lui sont nécessaires.

«Bien que Lucifer ne mange point, il se plaît néanmoins aux festins, tant parce que les gourmands font un dieu de leur ventre , que parce que le premier péché qui lui livra le monde fut un péché de gourmandise. Comme autrefois César, il ne craint pas les hommes adonnés à la bonne chère, mais il se délie des hommes mortifiés, toujours attentifs à ses ruses et prêts à renverser son empire. » (Godeau.)

Attaqué par l'oraison et la mortification, l'enfer ne résiste pas longtemps , mais il se rit de ceux qui ne

lancent contre lui que des paroles, et il ne désespère pas de les voir devenir sa* proie. « Jesum novi , et Paulum scio , » leur répond-il , ainsi qu'aux fils de Scéva. « Vos auteni qui estis? » (Act. xix). Vous avez beau invoquer le nom de Jésus , procéder contre moi comme Paul ; Jésus était crucifié , Paul stigmatisé -, le Maître et l'Apôtre priaient ; mais où sont vos oraisons? où sont vos mortifications?

3° La vigilance sur soi-même. L'Exorciste est un athlète dirigé par l'Eglise contre des adversaires souples et subtils , actifs et acharnés , exercés et aguerris par six mille ans de lutte. Que son armure soit donc toujours polie et affilée \ il ne s'agit pas seulement de les chatouiller en les effleurant, mais de les réduire aux abois en les transperçant. « Humilitatem nostram iniinicus non sustinet, urilur charitate nostrâ , obedientîâ cruciatur. » (S.Bern,S. 3, de Dedicat.). L'Exorciste est un roi. Serendra-t-il l'esclave de celui qui estle sien? Vendra-l-il son royaume à vil prix , comme Esaii son droit d'aînesse, pour un peu d'or, pour une fumée de gloire, pour une jouissance brutale ? Pas'sera-t-il sous le drapeau de l'usurpateur qu'il a l'ordre de détrôner? Donnera- t-il entrée dans son cœur à l'hôte immonde, à l'infâme tyran qu'il chasse du cœur de ses frères? Qu'il se souvienne de la parole du Fils de Dieu dont il tient la place : « Venit princeps hujus mundi , et in me non habet qaidquam. » (Joan. xiv). Suétone raconte que Domitien s'amusait chaque jour deux heures à chasser aux mouches dans son palais. Sur quoi Cornélius à Lapide s'écrie : « Domitiane, totius orbis negotia geris et régis, quid ergô captas muscas? Quàm multi Christiani et Sacerdotes stolidiores sunt DomiUano ! Ambis opes, muscam ambis. Ambis prsebendam et officium, muscam ambis, rem exilem ambis, quas brevi à te ad successorem avolabit. Vis honorari , vis praèèellere, vis amari, muscam ambis ! » (In cap» xi Levit.).

•104 L'exorciste esttm médecin. Quelle honte et quel malheur s'il se laissait mourir -de la maladie dont il guérit les autres; si une fièvre continue ou intermittente d'orgueil , d'amour profane, d'impureté, d'avarice , dévorait son esprit et son cœur ! « Débet haberc spiritum mundum, qui spiritibus imperat immundis, ut concordet vita cum ofïîcio , et malignum quem per acceplum officium expellit de corpore alieno per munditiam vitœ expellat de corde suo; ne dicalur ci : îïedice, cura teipsum. » (Yvo Carnot. S. de Sacr. Ord.).

ParoSes «3k Pontifical.

AVIS. J Comme à la page 2b.

Ordinandis coram Pontificc cum candelis in manibut genuflexis , Pontifex admonet eos :

Ordinandi, Filii Très-chers Fils, qui, par une facharissimi, in offî- veur spéciale du Ciel, êtes appelés cium Exorcista- à l'ordre des Exorcistes, vous devez rum, debetis nos- préalablement connaître la nature cere quid suscipi- et la dignité, l'étendue et les diffltis. Exorcistam e- cultes du pouvoir que vous recenim oportet abji- vez, afin de l'exercer avec plus de cere damione3,et fidélité et de diligence.Les fonctions dicere populo , ut de l'Exorciste sont de chasser avec quinoncommuni- empire les démons, dedireaupeucat det locum , et pie avec une douce fermeté (pie ceaquam in ministe- lui qui ne communie pas doit faire rio fundere. Acci- place, et de préparer avec un relipitis itaque potes- gieux respect l'eau pour le minisfatem imponendi tère. Vous, cendre et poussière, manum super e- vous recevez donc le pouvoir éton-

nergumenos •, et nani d'imposer les mains sur les per impositionem énergumènes que souille et tyranmanuum vestra- nise Satan , par la vertu et à l'exemrum, gratià Spiri- pie de Jésus-Christ' qui l'a désarmé lus sancti et ver- du haut de sa croix; et par cette bis exorcismi, pel- imposition visible de vos mains, lunturspiritusim- jointe aux paroles puissantes des mundi à corpoiï- exorcismes, et par la sràce du Saintbus obsessis. Stu- Esprit à qui revient tout l'honneur, deteigitur, ut si- les esprits immondes, malgré leurs eut à eorporibus blasphèmes , leurs menaces , leur aliorum dœmones souplesse et leur violence , sont expellitis , ità à chassés des corps des possédés auxrnenlibus et cor- quels ils s'étaient comme incarnés poribus vestris pour imiter sacrilégement l'incaromnem immundi- nation du Fils de Dieu. De même liam et nequitiam que vous expulsez le démon du ejiciatis , ne illis corps des autres, les rendant pour succumbatis quos la gloire de Dieu et en vue de leur ab aliis vestro mi- salut à leur liberté première , apnisterio effugali?. piiquez-vous avec ia même énergie Discite per oui- et le même zèle, avec plus d'énercium vestrum vi- gie et de zèie encore , à purifier , tiis imperare, ne pour le même motif, votre âme et in moribus ves- votre corps de toute souillure et de tris aliquid sui ju- toute malice, de peur de succomber ris inimicus valcat honteusement vous-mêmes sous le vindicare. Tune joug tyrannique dont votre minisenim rcctè.in aliis tère délivre les autres. Apprenez de daemonibus impe- votre office, qui vous exerce à la lutte rabitis, cùmpriùs contre l'enfer, à vaincre vos pasin vobis corum sions par un combat intrépide et multimodam ne- journalier, afin que l'ennemi de quitiam superabi- Dieu et de sa créature ne trouve en tis.Quod vobis Do- vous ni vice ni crime qu'il puisse minus agerc cou- revendiquer comme sa propriété et

iOC cédai per Spiritam son ouvrage; car vous aurez un suum sanctum. vrai pouvoir sur les démons pour l'utilité des autres, n'éprouvant jamais la confusion de les voir rebelles à vos exorcismes , lorsque , par le soin de préserver votre âme de toute tache et votre corps de toute corruption , vous aurez triomphé en vous-mêmes des artifices que multiplie leur méchanceté pour vous perdre. Que le Seigneur, prenant en pitié votre faiblesse , et ayant égard à nos prières, vous accorde cette double grâce, une complète victoire sur vous-mêmes, et une complète victoire sur Satan , par son Esprit dont la sainteté et la bonté sont essentiellement opposées à la malice et à la perversité des esprits infernaux.

Dùm Ordinandi librum tangunt manu dexterâ ? dicit Pontifex :

Accipite, etcom- Recevez ce livre où sont écrits mendate mémo- les exorcismes, confiez-le à votre rise, et habetepo- mémoire, pour vous en faciliter testatem impo- l'usage, et ayez le pouvoir d'imponendi manus su- ser les mains sur les énergumènes, per energumenos, soit baptisés et déjà soumis à la jusive baptizalos, si- ridiction de l'Eglise , soit encore ve catechumenos. catéchumènes, mais aspirant à devenir chrétiens , avec les précautions que l'Eglise vous prescrit et selon la forme qu'elle autorise.

Posleà stans cum miirà Pontifcx conversas ad genuflexos, (licit :

Deum Patrem Nos très-chcrs Frères, réunis avec omnipotentem, nous dans une cause commune, Fratres charissi- l'intérêt et la gloire de l'Eglise , mi , supplices de- conjurons avec instance le Dieu precemur, ut hos tout-puissant au nom duquel l'eniamulos suos be- fer tremble et frémit , de daigner ne -J- dicere digne- bénir abondamment et efficacement tur in offlcium ses serviteurs |>our la sublime et Exorcistarum , ut redoutable fonction des Exorcistes, sintspiritualesim- afin que, souverains spirituels, inperatores, ad ab- vestis d'un pouvoir royal et divin , jiciendos daemo- ils cbassent du corps des possédés nés de corporibus ces démons dont la malice , preobscssis, cum om- nant toutes les formes , tantôt ni nequitià eorum attaque de front comme le lion , multiformi. Per tantôt surprend par ruse comme onigenitum Fi- le serpent, pour confondre et délium suum Domi- jouer celui qui entreprend de les num nostrum je- déposséder de leur empire. Par son sum Christum , Fils unique Notre-Seigneur Jésusqui cum eo vivit Cbrist qui tient sous ses pieds ces et régnât in uni- superbes géants en possession avant tateSpiritùssancti sa venue de tenir sous les leurs le Deus , per omnia genre humain presque entier, et saecula sa'culo- qui a promis à ses Apôtres et à leurs rum. #. Amen. successeurs , pour achever et compléter leur défaite , une puissance égale à la sienne...

Tum convenus ad altare; deposità mitrà, dicit : Oremus. Et Ministri subjungunt : Flectamus genua. #. Levate. Et mox convenus ad Ordinandos genuflexos, dicit :

Domine sancte, Seigneur saint, Père tout-miis- Pater omnipotens, sant , Dieu éternel , daignez bénir , aeterne Deus , be- dans l'immense charité que vous ne -J- dicere dig- avez pour votre Eglise , vos servinare hos famulos teurs pour l'olïïce des Exorcistes , tuos in omeium afin que , par l'imposition des Exorcistarum ; ut mains, signe d'empire et de force, per impositionem et par leurs paroles pins terribles manuum , et oris que la foudre, ils aient l'autorité et officium, potesta- la puissance de réprimer les estera et imperium prits immondes , et soient au sein babeant spiritus de votre Eglise des médecins immundos coer- éprouvés, doués d'une vertu céleste cendi, utprobabi- et couronnés d'un plein succès, par les sint medici le don des guérisons que vous leur Ecclesiœ tuse gra- accorderez. Nous vous le demantiâ curationum , dons par Notre-Seigneur Jésusvirtuteque cœles- Christ, divin médecin des âmes et ti confirmait Per des cor:- .

Dominum nostrum Jesum Christian Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus sancti Deus, per omnia sœcula sœculorum.

tf. Amen.

Fonctions et vertus de i'Acalvte.

1° Fonctions. La première est (rallumer les cierges et de les porter auprès du Diacre, pendant qu'il chante l'Evangile. Pour ranimer la foi et la joie des chrétiens, au moment où Jésus-Christ lui-même va parler , l'Acolyte semble dire comme Isaïe : « Surge, illuminare, Jérusalem, quia venit lumen tuum ; » comme les anges aux bergers : « Ecce enim evangelizo vobis gaudium magnum ; » comme Jean-Baptiste : « Parafe viam Domini rrectas facite semitas ejus. » Levez-vous, préparez vos oreilles et vos cœurs ; voici la lumière, la vérité, la voie et la vie,

La deuxième est de présenter au Sous-Diacre les burettes avec le vin et Veau pour le sacrifice. C'eût été un grand honneur sans doute de présenter à Melchisédech le pain et le vin, ou à Aaron les fruits et les victimes, qu'ils offraient au Très-Haut. Quel insigne honneur de présenter au Prêtre de la loi nouvelle, par les mains du Sous-Diacre et du Diacre, le vin et l'eau destinés à être changés au Sang de Jésus-Christ! Heureux l'Apôtre qui fit passer au Sauveur , après l'avoir préparée, la coupe qu'il consacra à la dernière cène ! Heureux les disciples d'Emmaûs ou leurs' petits enfants qui apportèrent sur la table ce pain à la fraction duquel ils reconnurent leur Maître !

La troisième est de préparer Fencensoir et l'encens, et de les présenter par le ministère du Sous-Diacre ou dvi Diacre au Célébrant, à la messe et dans d'autres offices. Zacharie offrait l'encens sur l'autel des parfums dans un temple figuratif, et sans pouvoir pénétrer dans le Saint des Saints. Mais l'Acolyte est admis dan;. le vrai temple, sur les degrés de l'autel où réside Jésus- Christ ; il présente l'encens pour le sacrifice non san-

glant, de toutes les actions qui peuvent s'accomplir sur la terre, la plus solennelle et la plus sacrée ; il a près de lui ce même Sauveur à qui les Mages offrirent l'or, la myrrhe et l'encens dans sa crèche, ce même Agneau que l'ange aperçu par saint Jean encense perpétuellement sur son trône immortel. Qu'il ne perde pas de vue les significations de l'encens : « ïhus et thurificatio signiiîcant 1° opéra sancta fervore charitalis quasi liquefacta et fumigantia, qure in igné cjusdem charitalis adolentur Deo, ideôque emiltunt odorem suavissimum Deoque gratissiinum •, 2° virtutem religionis et orationis ; unde in sacris adhihetur thurificatio, ut présentes moneantur devotionis et orationis internae; 3° odorem bonoe vit». » (Cornel. à Lap. in Lecit.)

La quatrième est de servir aux messes basses. Les Saints ont envie le bonheur de la Véronique, qui essuya la face adorable du Fils de Dieu ; du Cyrénécn, qui l'aida à porter l'instrument de son supplice ; de Magdeîeine et du Disciple bien-aimé, qui le suivirent au Calvaire à la trace de son sang ; de Marie, sa mère, qui s'immola avec lui ; de Joseph et de Nicodcme , qui lui rendirent les honneurs de la sépulture. Tandis que le Célébrant, dans les différentes cérémonies de la messe, rappelle et représente les circonstances tragiques et touchantes de la Passion, l'Acolyte joue le second rôle, offrant les choses nécessaires au sacrifice, répondant aux prières, s'associant, autant qu'il est en lui, à tout ce qui se l'ait.

Dans les premiers siècles, l'Acolyte avait encore deux autres fonctions : la première, de porter les lettres que les Evoques s'écrivaient les uns aux autres, pour se concerter sur les besoins de leurs diocèses ; la deuxième, de recevoir dans des bourses, à la Messe pontificale, les eulogics ou pains bénits, et même les parcelles consacrées qu'on distribuait aux fidèles ou

Mi

qu'on envoyait aux titulaires des différentes paroisses, en signe d'unité et de concorde. Si la première de ces fonctions exigeait la fidélité et la discrétion, l'autre supposait une pureté et une dévotion angéliques. Le Martyrologe marque encore qu'il tenait à la messe la patène enveloppée, comme aujourd'hui le Sous-Diacre, et qu'il présentait le chalumeau pour la communion du calice.

Destine alors à suivre et à accompagner l'Evêque, comme il suit et accompagne aujourd'hui le Sous-Diacre, pour le servir et être toujours sous sa main, l'Acolyte ou Suivant justifie l'étymologie de son nom.

2° Vertus. Elles sont indiquées par ces paroles du Pontifical : « Ut et vos, et alios, et Dei Ecclesiam illuminetis. » 1° L' Acolyte doit s'illuminer lui-même, c'està-dire allumer le flambeau de sa piété au flambeau de Jésus-Christ, et en augmenter sans cesse l'éclat. Si un flambeau était doué de raison, son désir, son bonheur et sa gloire ne seraient-ils pas de briller d'un éclat toujours plus vif et plus pur ; comme sa crainte , son malheur et sa honte, de voir sa flamme vaciller et enfin s'éteindre? Et s'il lui était donne de choisir entre plusieurs sortes de lumières, ne préférerait-il pas la plus éclatante , la plus semblable à la lumière du ciel, source et foyer de toutes les lumières? Or l'Acolyte, flambeau vivant au milieu de l'Eglise, a devant lui, dans ses fonctions , la Splendeur de la lumière éternelle, et il dépend de lui d'emprunter à cette Splendeur de nouveaux rayons, de s'approcher d'elle, de s'unir à elle, d'en pénétrer son esprit et son cœur. Avec quel soin ne doit-il pas faire passer en lui-même, s'assimiler par une fidèle imitation, les vertus qui font de Jésus-Christ la lumière du monde, ces vertus qu'il entend chaque jour raconter dans la lecture publique, ces vertus qu'il voit, qu'il sent, qu'il palpe, qui se dressent et s'étalent, pour ainsi dire, habituellement devant lui !

Cette prière du Pontife mérite une particulière attention : « Ut eorum mentes ctluminc scienliœ illustres, et pictatis tua; lucc irriges. » On insinue par là 1° que l'Acolyte, s'il veut être lumière clans le monde, doit se livrer avec ardeur à l'étude; 2° que, l'étude desséchant presque inévitablement le cœur, l'Acolyte doit se rafraîchir continuellement dans les exercices spirituels, et faire marcher de front la dévotion et la science.

2° L'Acolyte doit illuminer les autres, c'est-à-dire, allumer le flambeau de leur piété à son propre flambeau, en entretenir la flamme et larendre de jour en jour plus brillante. Quoi de plus désirable et de plus honorable pour un flambeau doué d'intelligence et de vie, que de communiquer à d'autres sa lumière, de les rendre beaux de sa beauté et resplendissants de son éclat? Et c'est ce que l'Acolyte, dans l'exercice même de ses fonctions, peut et doit faire au milieu de ses frères. S'il sert la messe avec modestie et empressement, les fidèles, excités par son exemple, assisteront au divin Sacrifice avec assiduité et religion. S'il joint à l'encens matériel l'encens d'une prière fervente, plus jaloux encore d'offrir le second que le premier, chacun, en le voyant recueilli et absorbe en Dieu , se sentira porté à l'imiter. Qu'il s'immole lui-même par une vie chaste et mortifiée, en même lemps qu'il présente le vin et l'eau pour le sacrifice, les peuples, témoins de sa gravité et de sa réserve , condamneront leurs discours dissolus et réformeront leur vie licencieuse. Qu'il soit zélé pour sa perfection, quiconque le verra, l'entendra, voudra marcher sur ses traces.

Jésus-Christ, Verbe de vie, brille aux yeux de l'Acolyte de l'éclat de la lumière du Père ; et, à son tour, l'Acolyte conformant sa vie à ce Verbe, brille aux yeux du monde de l'éclat de la lumière de Jésus-Christ. Réflecteur spirituel, il reçoit la lumière, et sans s'en

priver la projette au loin. C'est pour signifier cette obligation, non moins que la mission de Jésus-Christ, qu'il tient son chandelier allumé et élevé.

Paroles dm Pontifical.

4" Pabtie.

AVIS. | Comme à la page 25.

Ordinandis coram Pontifice cum candelis in manibus genuflexis , Pontifex admonet eos, dicens :

Suscepturi , Fi- Très-chers Fils , au moment so-

lii charissimi , of- lennel de recevoir l'Ordre d'Acoly-

ficium Acolytho- tes , d'autant plus noble et plus

rum,pcnsatequod éminent qu'il a un rapport plus di-

suscipitis. Acoly- rect avec le saint Sacrifice, la pru-

thum enim opor- dcnce et la religion vous font un

tet ceroferarium devoir d'apprécier, autant qu'il se

ferre; luminaria peut, ce qui vous est donné. L'A-

ecciesise accende- colyte doit porter le chandelier ,

re ; vinum et a- symbole de la foi et de la joie des

quam ad Eucha- fidèles ; allumer les flambeaux dans

ristiam ministra- l'église, non pour chasser les ténè-

re. Studete igi- bres, mais pour rappeler la divine

tur susceptum of- lumière de l'Evangile ; présenter

fieiuni digne im- l'eau et le vin qui dans le Sacrifice

plere. Non enim sont changés au Sang de Jésus-

Deo placere pote- Christ. Appliquez-vous donc à rem-

ritis, si,lucemDeo plir dignement ces fonctions, éle-

manibus prœfe- vant vos dispositions et vos vertus

rentes , operibus au niveau de leur sublimité ; car

tenebrarum inser- vous ne pourriez plaire à Dieu, vous

viatis, et per hoc lui feriez-mème un sanglant outra-

aliis exempta per- ge, si. portant en main la lumière

fidite pra-bealis. dans les fondions saintes , par une

Sed sicut Veritas contradiction déshonorante , vous

dicit : « Luceat étiez assujettis aux œuvres de té-

« lux vestra co- nèbres diamétralement opposées à

« ramhominibus, celles de l'Evangile, et donniez ainsi

« ut videant ope- aux autres des exemples funestes,

« ra vestra bona, l'exemple de ta foi sans les œuvres

« etglorîficentPa- et l'exemple du mépris des obliga-

« trem vestrum , tions de son état. Mais , comme la

« quiincœlisest.» Vérité même l'a dit : « Que votre

Et sicut Apostolus « lumière luise devant les hom-

ait : « In medio « mes, la sainteté parmi les vices,

nalionis pravœ et « afin qu'ils voient vos œuvres , et

perverse luecte si- « qu'ils glorifient votre Père qui

eut luminaria in « est dans les cieux, le remerciant

mundo , verbum « pour vous et cherchant à vous

vitœ continentes. « imiter. » Et selon la parole de

Sint ergô lumbi l'Apôtre : « Brillez au milieu d'une

vestri prœcincti , nation perverse et corrompue ,

et lucernœ in ma- comme un astre dans le monde ,

nibus vestris , ut portant en vous la parole de vie qui

filii lucis sitis. Ab- vous éclaire, vous réchauffe , vous

jiciatis opéra te- féconde , et par vos saints exem-

nebrarum, et in- pies, comme par un salutaire réflé-

duamini arma lu- chissement, peut éclairer, réchauf-

cis. Eratis enim fer et féconder vos frères. Ayez

aliquandô tene- donc les reins ceints, vous abste-

brre, nunc autem nant du péché et du scandale, et

lux in Domino. Ut des lampes ardentes dans vos mains,

filii lucis ambula- édifiant par la multitude et l'éclat

te. » Qiue sitverô de vos vertus, afin d'être des en-

istalux quarn tan- fants de lumière qui n'ont rien de

toperè inculcatA- commun avec les mondains. Rcje^

postolus, ipse de- tez les œuvres de ténèbres à qui ta

monstrat , sub- lumière de fEvangilc est impor-

dens : « Fructus tune, parce qu'elle les condamne ; enim lucis est in et revêtez-vous des armes de luomni bonitate, et mière, c'est-à-dire des œuvres de juslitiâ, et verita- la foi, par lesquelles vous repouste. » Estote igilur serez les assauts de Satan : car vous solliciti, in omni étiez autrefois ténèbres , aux jours justitià, bonitate, du péché; mais maintenant étant et veritate , ut et lumière dans le Seigneur par l'imivos,etalios, ctDei tation de sa vie, marchez comme Ecclesiam illumi- des enfants de lumière. » Or l'Anetis. Tune et- pôtre indique lui-même quelle est enim in Dei sacri- cette lumière qu'il recommande ficio digne vinum avec tant de soin, quand il ajoute : suggeretis et a- « La lumière produit toute sorte de quam , si vos ipsi bonté , de justice et de vérité , op- Deo sacrificium posée qu'elle est à la haine, à la per castam vitam fraude et au mensonge.» Soyez donc et bona opéra ob- appliqués à tout ce qui est juste , lati fueritis. Quod bon et vrai , afin de vous éclairer vobis Dominus vous-mêmes et d'éclairer les autres concédât per mi- et l'Eglise de Dieu, allant de vertus scricordiamsuam. en vertus et de clartés en clartés , toujours plus saints et toujours plus édifiants. Car vous offrirez dignement le vin et l'eau pour le Sacrifice, lorsque , immolant la nature et multipliant les mérites, vous vous serez offerts vous-mêmes à Dieu en sacrifice par votre vie chaste et vos bonnes œuvres. Que le Seigneur vous l'accorde par sa miséricorde.

Post hœc Pontifex accipit et tradit omnibus candelabnint cum candelâ exstinctâ , quod successive manu dexterâ tanguai, Pontifice dicente :

Accipite cerofc- Recevez le chandelier avec le rariumcumcereo, cierge, symbole de l'éclatante sainet sciatis vos ad teté de Jésus-Christ qui doit se réaccendenda ec- fléchir en vous •, et sachez que votre clesiœ luminaria fonction est d'allumer les flammancipari, in no- beaux de l'église , symboles des niineDomini. #.A- fidèles à qui vous devez communimen. quer la splendeur de vos vertus et

le feu de votre charité : au nom du Seigneur qui opère tout par sa grâce. #. Ainsi soit-il.

Tune accipit et tradit eis urceolum vacuum , quem similiter tangerc debent, dicens communiter omnibus :

Accipite urceo- Recevez la burette, pour présenlum ad suggeren- ter le vin et l'eau destinés à devenir, dum vinum et a- dans le Sacrifice eucharistique , le quant in Eucha- Sang de Jésus-Christ , ce vin sorti risliam Sanguinis des veines de Celui qui est la véri- Christi, in nomine table vigne , cette eau mystérieuse Domini. tf. Amen, qui jaillit de son coté percé et nous fait monter jusqu'à la vie éternelle.

Cette fonction enviée des Anges mêmes , et qui vous donne un pouvoir presque direct sur le Corps naturel de Jésus-Christ , soyez-en investis au nom du Seigneur qui appelle qui il veut. #. Ainsi soit-il.

Posteà stans Pontifex cum mitrà versus ad eos genu-

flexos , dicit :

Deum Patrem Nos très-chers Frères, si vous omnipotent em, voulez recevoir de ces Acolytes la Fratres cbarissi- part d'édification que vous avez droit, ini.suppliciterde- d'en attendre , prions humblement precemur, uthos Dieu le Père tout-puissant de daifamulos suos be- gner bénir ses serviteurs dans leur" ne -f dicere dig- Ordre, les comblant de grâces spénetur in officium ciales , afin que , portant en main Acolythorunuqua- dans l'église une lumière visible tenus lumen visi- propre à diriger le corps, ils soient bile manibus prse- aussi, par l'ensemble de leur vie et ferentes , lumen le spectacle de leurs vertus, une luquoque spirituale mière spirituelle capable de diriger moribus prœbe- l'âme dans les sentiers du devoir , ant : adjuvante avec le secours absolument indis- Domino nostro Je- pensable de Notre-Seigneur Jésussu Christo , qui Christ qui...

cum eo et Spiritu sancto vivit et régnât Deus, per omnia saecula sœcu!orum.#»Anien.

Paroles dn Pontifical.

2me PiBTIE.

AVIS. J Comme à la page 2'6.

Tum Pontifex ad altare se convertens', deposità mitrà, stans dicit: Oremus. Et Ministri : FJcctamus genua. #. Levate. Et mox Pontifex convenus ad eosdem gêna flexos , dicit :

Domine sancte, Seigneur saint, Père tout-puis- Pateromnipotcns, sant, Dieu éternel, qui, par JcsuscnterneDeus, qui Christ votre Fils , Nôtre-Seigneur, per Jesum Chris- auteur et consommateur de notre tum Filium tuum foi, et par ses Apôtres, ses coopéra- Dominum nos- leurs et les continuateurs de son trum, et Aposto- œuvre, avez éclairé le monde de los ejus, in hune votre lumière, apprenant aux hommundum lumen mes ce qu'il faut croire et observer claritatis tuœ mi- pour vous plaire, et leur révélant sisti, quique , ut des secrets jusque-là cachés dans mortis nostrac an- la lumière inaccessible ; vous qui , tiquum aboleres pour abolir et annuler l'antique déchirographum, cretdemort éternelle porté contre gloriosissimae il- nous à cause de la désobéissance lum crucis vexillo d'Adam, avez voulu qu'il fût déchiaffigi, ac sangui- ré, mis en pièces et cloué, comme nem ctaquam ex un trophée de sa victoire, àl'étcnlatercilliuspro sa- dard de sa très-glorieuse croix; iute generis hu- vous qui, pour nous régénérer et mani ellluere vo- pour nous nourrir, avez voulu enluisti, bencf di- core que le sang, symbole de l'Euccre dignarc hos cho.rislie, cM'eau, symbole du Bap-

famulos tuos in tèiue, coulassent de son côté ouvert ofïîcium Acolytho- parla lance, pour le salut du genre rum ; ut ad accen- humain : daignez bénir vos servidendum lumen Ec- teurs pour la fonction d'Acolyte, clesisetuce, et ad épanchant sur eux tous les trésors suggerendum vi- de votre cœur : faites qu'ils accomnum et aquam , plissent fidèlement leur ministère ed conficiendum dans votre Eglise, en allumant et sanguinem Christi les flambeaux matériels qui ser- Filii tui in offeren- vent au culte, et les flambeaux plus dà Eucharistià , resplendissants encore de leurs sanctis altaribus vertus qui éclairent les âmes, et en tuis fideliter sub- présentant le vin et l'eau pour le ministrcnt. Ac- Sacrifice du sang de votre Fils, ce cende , Domine , même vin , cette même eau qui, mentes eorum et bientôt changés au sang de Jésuscorda ad amorem Christ, réjouiront le ciel et rafraîgratiœturc,ut,illu- chiront la terre. Seigneur, éclairez minativultusplen- leur esprit au soleil radieux de vodoris tui, fideliter tre vérité, enflammez leur cœur tibi in sanctà Ec- du feu consumant de votre charité; clesià deserviant. qu'ils aspirent par de brûlants et Per eumdem Do- insatiables désirs à votre grâce , minum nostrum. tant celle qui embellit l'âme que r\ Amen. celle qui la fortifie ; afin que, gui-

dés par l'éclat de votre splendeur, les yeux attachés sur votre visage, comme autrefois les Hébreux sur la colonne lumineuse, n'ayant avee vous qu'une même pensée, une même volonté , une même vie , ils vous servent fidèlement dans votre sainte Eglise. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui ne désire rien tant que de leur communiquer son Esprit, et par son

Oremus. Domine sancte, Pater omnipotens, œterne Deus, qui ad Moysen et Àaron locutus es , ut accenderentur lueernae in Tabernaculo testimonii, bcnefdiccre dignare hos famulos tuos, ut sint Acolythi in Ecelesià tua. PerChristum Dominum nostrum. #. Amen.

Oremus. Omnipotens sempiterne Deus, fons lucis , et origo bonitatis, qui per Jesum Cbristum Filium tuum, lumen verum, mundum illuminasti,ejusque passionismysterio redemisti , benef dicere dignare bos famulos tuos, quos

Esprit toutes ses grâces. 13?. Ainsi soit-il.

Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, qui avez dit à Moïse et à Aaron de tenir des lampes allumées dans le Tabernacle du témoignage , pour honorer le Créateur par l'offrande du plus noble et du plus beau des éléments, pour frapper les yeux de votre peuple par l'appareil du culte extérieur, et surtoutpour figurer Jésus-Cbrist déjà figuré parla manne, les tables de la loi et la verge d'Aaron : daignez bénir vos ' serviteurs , afin qu'ils soient Acolytes dans votre Eglise, ce vrai Tabernacle du nouveau témoignage , où réside et résidera réellement jusqu'à la fin des siècles le Médiateur de l'alliance conclue entre le ciel et la terre, Jésus-Christ Notre-Seigneur par qui nous vous prions. #. Ainsi soit-il.

Dieu tout-puissant et éternel , source unique et inépuisable de lu- :;iièreetde bonté, qui seul connaissez toute vérité et seul pouvez donner toute grâce, vous qui avez éclairé le inonde par Jésus-Christ, lumière véritable qui prend de vous pour le répandre, et qui l'avez racheté par le mystère de sa passion où il a payé le prix de notre rançon : daignez bénir vos serviteurs que nous ne nous contentons plus d'élire et de destiner, mais que nous consacrons pour

i:ï officium Acoïy- l'office des Acolytes, demandant à thorum consecra- votre clémence, puisque nous les mus , poscentes séparons plus entièrement du clemenliam tuam monde, et les vouons plus particuut eorum mentes lièrement à Jésus-Christ, d'éclairer etluminescientiae leur esprit par votre science et de illustres, et pieta- faire tomber dans eux la rosée de tis tuée rore irri- votre amour, afin que, croissant en ges ', ut ità accep- sagesse et en vertu devant Dieu et tum ministerium, devant les hommes , doublant et teauxiliante, per- multipliant sans fin l'éclat de leur agant, quatenùs sainteté, ils remplissent si digncad aeternam remu- ment les fonctions dont ils sont nerationem per- chargés, qu'ils méritent de parvcveniremereantur. nir avec tous les ministres de vos Per eumdem Chri- autels à la récompense éternelle. stum Dominum Par le même Jésus-Christ Notre-Seinostrum. gneur. #. Ainsi soit-il.

#. Amen.

Deinde Pontifex accepta mitrâ sedci , et ad Minores Ordines Ordinatos sic alloquitur :

Filii dilectissi- Très-chers Fils, qui venez au-

mi,diligenter con- jourd'hui de poser le pied sur les

sidéra te Ordines degrés de l'autel, considérez atten-

per vos suseep- tivement les Ordres que vous avez

tos; studetesanctè reçus; appliquez-vous à vivre sain-

etreligiosè vivere tement et religieusement, ajoutant

atqueomnipotenti aux vertus chrétiennes les vertus

Deo placere , ut cléricales, à plaire au Dieu fout-puis-

gratiam suam pos- sant, qui exige d'autant plus qu'il

sitis acquirere , a plus donné ; afin que vous puis-

quam ipse vobis siez obtenir sa grâce , grâce pour

per suam miseri- bien remplir vos fonctions, grâce

cordiam concède- pour persévérer dans votre vocaredignelur. tion, grâce pour monter plus haut

encore. Un Portier fidèle mérite qu'on lui confie plus tard la dis- -ation des Mystères divins: le Lecteur habile sera diime de prêcher l'Evangile 5 l'Exorciste courageux, intelligent et patient aura les qualités d'un bon confesseur ; l'Acolyte pieux et édifiant dira la Messe avec dévotion. Que Dieu, dans sa miséricorde , exauce nos vœux.

Jésus chassant les profanateurs du temple, exerce l'office de Portier.

Premier Prélude. Trois fois dans sa vie publique, à la première Pàque , le jour de son triomphe, et le lendemain, Jésus fit cet acte d'autorité et de zèle; tant il avait à cœur de nous inspirer le respect pour nos églises.

Deuxième Prélude. Se représenter le temple avec ses quatre parties : le Saint des Saints, le Saint ou le parvis des Prêtres, le parvis des Juifs, ci le parvis des Gentils. C'est dans ce dernier qu'entre Jésus. Issu delà tribu de Juda, il s'abstient, quoique souverain prêtre, par respect pour la loi, de pénétrer dans le Saint réservé aux enfants de Lévi.

Troisième Prélude. Mon Sauveur, puisque vous avez daigné remplir dans ces occasions l'office de Portier, faites-moi la grâce de comprendre et de pratiquer les vertus dont vous m'avez donné la leçon et l'exemple.

1° Voyage de Jésus. « Et prope erat Pascha Ju-

dœorum , et asccndit Jésus Jerosolymam. » (Joan. n\ Immédiatement avant, après avoir raconte les noces de Cana, l'Evangéliste avait dit : « Descendit Capharnaum ipse, et mater ejus , et fratres ejus, et discipuli ejus : etibi manserunt non multis diebus. » II lui eût été doux , sans doute , de rester dans une société si chère ; mais le temps est venu de faire connaître, par une action éclatante , son Messie et son Roi à Israël rassemblé à Jérusalem de toutes les nations que le soleil éclaire. Son zèle impatient prévient même le jour de la fête , comme s'il eût été trop tard de n'arriver qu'au dernier moment. Parents, amis, concitoyens, . monuments, rien dans la capitale n*est capable de l'arrêter ; et ce n'est pas vers la citadelle de Sion , en qualité de fils de David , qu'il se dirige pour réclamer son trône, il va droit au temple où l'appelle son titre de Fils de Dieu , de Fils de la maison (Hébr. ni), pour y rétablir l'ordre et la décence. Là il agira et parlera en maître , avec une pleine autorité, regardant tout et de tous côtés, selon la remarque de saint Marc (c. xi;, se faisant justice à lui-même , et appelant la maison de Dieu la maison de son Père , expression jusque-là inouïe.

C'est ainsi que le Portier , dégagé des attaches terrestres , l'œil Sxé sur les solennités prochaines , doit tout prévoir , tout préparer à l'avance : ainsi encore que les Supérieurs doivent toujours commencer par l'église leur visite et la réforme.

2° Désordre du temple. « Et invenit in tei vendentes bovesetoves, et nummularios sedentes. » (Ibid.). Quel spectacle ! Au vestibule de l'enceinte sacrée où se cache la majesté du Très-Haut, au lieu même où chacun devrait prier et adorer en silence , — des troupeaux de bœufs qui mugissent et de brebis qui bêlent , des corbeilles où s'agitent des colombes , les comptoirs des banquiers , des piles d'or et d'argent

c talées, le bruit de la monnaie qu'on échange ; partout l'encombrement, les clameurs, avec le mensonge, la tromperie, l'image delà cupidité ; — et cela sous les yeux, par l'incurie, ou plutôt par la connivence des prêtres qui, plus soigneux de leur casuel que de l'honneur de Dieu, spéculent sur les locations du parvis et, probablement aussi, sur l'approvisionnement des victimes.

0 mon Dieu, que je ne voie jamais avec indifférence dans l'église la malpropreté, l'irrévérence, certaines coutumes abusives ; surtout, que l'avarice ne me fasse jamais trafiquer honteusement des choses saintes.

3° Indignation de Jésus. « Et cùm fecisset quasi flagellum de funiculis, omnes ejecit de templo , oves quoque, et boves, et nummulariorum effudit ses, et mensas subvertit. Et lus, qui columbas vendebant, dixit : Auferte ista bine, et nolite facere domum Patris mei domum ne^otiationis. » (Ibid.). Avec un instrument dont la faiblesse fait ressortir la puissance de celui qui l'emploie, il chasse d'abord les vendeurs et les acheteurs, sans qu'il en reste un seul ; puis passant des coupables aux êtres sans raison, il met en fuite les bœufs et les hrebis ; et, comme s'il voulait briser et pulvériser tout ce qui a servi à l'iniquité, ainsi qu'il le fera à la fin des siècles, il jette çà et là l'argent et bouleverse les tables des changeurs. Que si, réglant son zèle par la prudence et le tempérant par la charité, il use cette fois de ménagement envers les marchands de colombes, peut-être au souvenir des deux candides colombes que sa mère offrit pour sa rançon, plus tard, à la dernière Pàque, les trouvant récidifs et incorrigibles, le procédé, deux jours consécutifs, sera plus sévère et le reproche plus sanglant: « Et cathedras vendentium columbas evertit. Et non sinebat ut quisquam transferret vas per Icniplum ; et docebat, dicens cis : Nonne scriptum est : Quia domus mea

domus orationis vocabitur omnibus gcnlil)Us?Yos aulom fccislis illara speluncam latronum. » (Marc, xi.)

L'Evangile ne dit pas qu'il défendait qu'on transportât aucun meuble par le temple, mais qu'il ne le souffrait pas : c'est-à-dire qu'il agissait, qu'il renversait, qu'il frappait, du moins qu'il reprenait avec menace, selon le commentaire de Bossuet. N'cût-on rien à la main, ce serait toujours une irrévérence d'user de l'église comme d'un chemin public, à moins que l'on n'y passe d'un air recueilli, s'arrêtant un instant pour adorer.

4° Foi des ApÔTREs. « Recordati sunt verô discipuli ejus, quia scriptum est : Zelus domùs tuœ comedit me. » (Ibid.). Le parvis des Gentils avait quatre stades, c'est-à-dire cinq cents pas de tour ; on égorgeait à la fête de Pàque , au rapport de l'historien Josèphe» jusqu'à deux cent cinquante mille victimes -, plusieurs millions d'bommes se rendaient chaque année à Jérusalem pour cette solennité. Ceci posé : chasser seul, sans résistance, en un clin d'œil, la multitude d'hommes et d'animaux qui à un moment donné remplissaient le parvis, avec un simulacre de fouet fait de petites cordes ramassées, malgré la cupidité des marchands et la haine jalouse des prêtres, n'est-ce pas un miracle du premier ordre, dit saint Jérôme, un exploit qui eût demandé une armée entière, qnod infinitus non fecisset exercitus? Et les Apôtres, voyant leur Maître habituellement si doux et si patient déployer cette puissance et cette indignation contre les profanateurs du temple, n'étaient-il pas autorisés à lui appliquer cette parole prophétique : « Le zèle de votre maison m'a pénétré, remué, possédé, brûlé et consume? »

Colloques : 1° Avec les anges du temple de Jérusalem. Après tant de profanations dont ils avaient été témoins, quelle joie àla vue de cette vengeance éclatante ! Comme ils durent s'écrier : Benediclus qui venit in nomine Doiuini!

2° Avec les anges de nos églises. Si un temple purement figuratif, à la veille d'être détruit, a pu être profané par la vente d'objets nécessaires au culte, combien plus nos églises où réside Jésus-Christ le sont-elles par la dissipation, les paroles oiseuses, les regards lascifs, les sacrilèges ! Qui peut retenir leur bra s armé du fouet et de la foudre ?

3° Avec Jésus-Christ. Pardon pour le passé. Bon propos pour l'avenir. Prière. Oui, la profanation du lieu saint est un péché outrageant pour Dieu dont il méprise la majesté, funeste à l'homme qui se souille là où il devrait se purifier, scandaleux pour le prochain à qui il fait perdre tout respect et toute retenue.

Jésus lisant Isa'ifc dans la synagogue de KaseareShj exerce l'oSGee «le ÎLecteatr.

Premier Prélude. Pour ôter à ses concitoyens l'idée qu'il fût le fils d'un charpentier, Jésus, dans leur Synagogue, lut et s'appliqua à lui-même un texte d'fsaïc qui se rapportait au Messie Fils de Dieu.

Deuxième Prélude. Se représenter une enceinte vaste mais pauvre, le chef de la Synagogue , la foule des Nazaréens attirés par la piété ou la curiosité, le livre des Ecritures, Jésus qui entre avec ses disciples.

Troisième Prélude. Vous avez rempli dans cette circonstance, ô Jésus, l'office de Lecteur; faites-moi saisir et copier jusqu'aux moindres traits des vertus que vous y avez pratiquées.

1° Entbée de Jésu' dans la Synagogue. « Et venit Nazareth » (Luc. iv) , « in patriam suam » (Marc, vi), « ubi crat nutritus. » {Luc. ibid.). « Et sequebantur cuin discipuli sui. Et facto sabbato » (Marc, ibid.), « intravit secundùm consueiudincm &uara in svnugogam, et surrexit légère. Et traditus

est illi liber Isaiœ prophète. Et ut revoivit iibrum, invenitlocum ubi scriptum erat... » (Luc. ibid.)

Celai qui répandait partout ses bienfaits n'en pouvait priver ses compatriotes, ses parents et ses amis. Bon citoyen , il voulut nourrir spirituellement ceux qui, en lui fournissant du travail, l'avaient nourri corporelîement lui et sa mère. Bon maître, il admit ses disciples à cette scène instructive et solennelle. Le zèle qu'il n'avait pu exercer qu'à domicile et en particulier les jours précédents , il va l'exercer d'une manière plus générale, devant la bourgade assemblée, le jour du sabbat. On sait combien Jésus était assidu à célébrer les fêtes et à fréquenter la Synagogue. Cette fois, soit qu'il s'offre lui-même pour la lecture et l'interprétation , soit qu'on l'invite sur le bruit éclatant de sa renommée, il se lève par honneur et ii attend par déférence que le chef de la Synagogue lui présente le livre. Un ordre de sa volonté souveraine , non le hasard, fit aussitôt tomber sous ses yeux ce texte remarquable :

2° Prophétie d'Isaïe. « SpiritusDomini super me: propter quod unxit me, evangelizare pauperibus misit me, sanare contritos corde, proedicare captivis remissionem, et ceecis visum, dimittere confractos inremïssionem, prœdicare annum Domini acceptum et retributionis. Et cùm plicuisset Iibrum ; reddidit niinistro et sedit. Et omnium in Synagogâ oculi erant intendentesin eum. Cœpit autem dicere ad illos : Quia hodiè impleta est hœc scriptura in auribus vestris. » (Ibid.)

Dès le début, sous trois mots, se montre distinctement l'adorable Trinité. L'Esprit qui procède du Fils aussi bien que du Père est sur Jésus-Christ, d'abord par l'effet de l'onction invisible qui s'opéra au moment de l'incarnation, lorsque la divinité s'unit hypostatiquement à l'humanité et versa en elle la plénitude de ses

dons , ensuite par l'effet de l'onction visible qui eut lieu au jour de son baptême, lorsque l'Esprit-Saint descendit sur lui sous la forme d'une colombe, et, sans l'oindre ni le consacrer de nouveau, déclara ce qu'il était et devait être, c'est-à-dire Roi des siècles et Pontife éternel. L'oracle d'Isaïe a sans doute une partie de son accomplissement dans les miracles qu'a faits Jésus pour guérir les maux du corps, mais il n'a son accomplissement parfait que dans ceux qu'il a faits et fait encore pour la guérison des maux de l'âme. Le genre humain était pauvre, Jésus-Christ lui a donne la grâce et promis la gloire. Il était accablé de tristesse sous le pouls de ses douleurs physiques et morales, Jésus- Christ l'a consolé. 11 était esclave du démon et du péché, Jésus-Christ l'a affranchi. 11 était plongé dans la nuit, Jésus-Christ l'a appelé à son admirable lumière. 11 était blessé par la triple concupiscence, Jésus-Christ a mis le baume sur ses plaies. Il était maudit de Dieu, exclu de son royaume, Jésus-Christ l'a réconcilié et réintégré. Enfin il n'espérait ou ne redoutait rien audelà du trépas, Jésus-Christ a promulgué, avec le dogme d'un jugement, celui d'un paradis éternel pour les bons et d'un enfer sans fin pour les méchants. La mission de Jésus-Christ est ici clairement marquée et résumée; et ce n'est pas Joseph connu des Nazaréens, mais Dieu même qui la lui a donnée. Qu'on se figure le mouvement d'attention et de surprise qui se produisit dans l'auditoire , lorsque Jésus, fermant le livre et le remettant au chef de la Synagogue, s'assit, et, après avoir établi un rapport manifeste entre sa prédication et ce texte d'Isaïé, déclara que la prophétie se vérifiait à l'heure même, aux yeux de ceux qui étaient là, et qu'on devait tirer cette conclusion évidente : Le Messie, c'est lui !

3° Admiration des Nazaréens. « Et omnes testimonium illi dahant. » (Jbid.). « Admirabantur in doc-

Irinâ cjus » (Marc, vi), « in verbis graliœ qua? procedebantde ore ipsius » (Luc. ibid.), «dicentes : Unde huic hsec omnia? et quae est sapientia quœ data est illi, et virtutes taies quse permanus ejus eiïiciuntur? » (Marc, ibid.)

Frappés de son air de majesté et de noblesse, de modestie et de simplicité, touchés de sa condescendance et de sa politesse exquise, étonnés de l'éloquence surhumaine et de l'autorité divine de son discours, entraînés surtout par l'efficacité de sa grâce qui gagnait le cœur en même temps que l'harmonie de sa voix charmait l'oreille, les Nazaréens décernent à l'envi à Jésus les éloges les plus spontanés, les plus flatteurs, les plus unanimes. Heureux si, après s'être demandé où il avait puisé cette sagesse et le pouvoir d'opérer ces prodiges, élevant leurs regards au-dessus de son origine apparente et de sa condition première, ils n'avaient pas passé de l'admiration à la jalousie, au mépris, à la haine, à la rage homicide !

Colloques : 1° Avec les Apôtres. Qu'ils disent leur édification et leur bonheurdorsqu'ils virent leur Maître lire avec cette grâce et cette dignité, prêcher avec cette onction et cette science, observer si fidèlement, sans trahir ni déguiser la vérité, toutes les convenances. Comme ils durent joindre leurs suffrages et leurs applaudissements à ceux des Nazaréens.! comme ils durent surtout garder le souvenir de cette leçon, et plus tard la mettre en pratique !

2° Avec Jésus-Christ. Qu'il accomplisse sur nous sa mission sans réserve et sans mesure, nous comblant de ses mérites, nous consolant dans nos chagrins, nous préservant de la tyrannie de Satan, nous éclairant de sa divine lumière, cicatrisant nos plaies, et nous rendant avec l'amitié de notre Père céleste nos droits à l'immortel héritage. Et puisque la mission de Jésus- Christ doit être la notre, qu'il nous prépare à produire

un jour dans les âmes ces mêmes fruits de consolation, d'espérance et de salut.

3° Avec le Saint-Esprit. Qu'il nous élève à une vertu et à une perfection telle, qu'en confrontant notre vie avec notre prédication, chacun reconnaisse que l'une n'est que la traduction de l'autre. Qu'il fixe incessamment nos regards sur Jésus-Christ , et ouvre nos cœurs à sa divine parole. Qu'il nous dirige dans nos lectures, et nous fasse rencontrer ce qui convient au besoin du moment.

oésus guérissant le Innafique sourd-muet, exerce l'ofBee d'Exorciste.

Premier Prélude. Les Apôtres avaient échoué dans cette entreprise di'liciie ; mais Jésus ayant excité la foi du père, guéri! le îils, et donna aux Apôtres et à la foule une grande et utile leçon.

Deuxième Prélude. Se représenter au pied du Thabor une multitude tumultueuse, un père affligé, son fds horriblement tourmenté par l'esprit malin , I^s Apôtres découragés, les scribes triomphants, Jésus qui s'avance.

Troisième Prélude. Augmentez ma foi , ô Jésus , donnez-moi l'esprit de mortification et de prière, afin que j'exerce l'office d'Exorciste comme vous l'avez exercé vous-même en cette occasion, avec autorité et empire.

1° Raison nu tumulte et état du possédé. « Et veniens ad discipulos suos, vidit turbam magnam circa eos, et scribas conquirentes cura illis. Et confestim omnis populus videos Jesum , stupefactus est, et expaverunt, et accurrentes salutabant cura. Et inlerrogavit eos : Quid inter vos conquiritis? Et unus de turbà » (Luc. ix) « accessit ad eum homo genibus provolutus ante eum, dicens » (Malth. xvu) : « Ma-

gister, attuli filium meum ad te, habentem spiritum mutum. » (Marc, rx). « Obsecro te, respice in filium

meum, quia unicus est mibi, » (Lac. ix). « Domine, miserere filio meo, quia lunaticus est, etmalè patitur: nam sœpè cadit in ignem, et crebrô in aquam. » (Matth. xyii). « Et ecce spiritus apprebendit eum » (Luc. ik) « ubicumque. » (Marc. ix). « Et subito clamât, et elidit, et dissipât eum cum spumâ, etvix cedit dilanians eum » (Luc. ix), « et stridetdentibus, et arescit. m (Marc, ix). « Et obtuli cum discipolis tuis » (Matth. xvn), « et rogavi ut ejicerent illum , et non potuerunt. » (Luc. ix.)

Ebranlés par les objections des scribes qui les défiaient, et peut-être par les difficultés que présentait une possession violente et invétérée, les neuf Apôtres restés dans la plaine avaient commandé au démon de sortir, mais l'ordre était demeuré sans effet. Témoins de leur impuissance, les scribes s'en prévalaient contre eux et contre leur Maître dont ils trouvaient le pouvoir en défaut. Attiré parla dispute et le désir de voir un miracle, le peuple s'attroupait, lorsque Jésus parut descendant du Thabor. Son arrivée aussi opportune qu'inopinée explique la surprise de ces bommes simples et droits, comme sa sainteté et son autorité bien connues expliquent leur crainte et leurs témoignages de respect. A la question de Jésus, les" Apôtres confus et les scribes effrayés se taisent ; mais le père du possédé, dans la posture la plus humble, avec les termes les plus touchants, sollicite une guérison vainement tentée par les Apôtres. ÏVon content d'ôter à son fils unique l'usage de l'ouïe et de la parole, le démon, toujours acharné contre l'image de Dieu qu'il veut souiller ou déformer, le maltraite à des époques réglées d'une horrible façon.

2° Indignation de Jésus et foi du père. « Respohdeus autem Jésus » (Luc. îx), « eis dixit » (Marc.

ix) : « 0 gcneratio infulclis et perversa ! » (Luc. ix), « quousque cro vobiscum? Usuuequô patiarvos?» (Matth. xvn). « Adduc liuc filium dam. » (Luc. kx). « Et attulerunt eum. » (Maire, ix). « Et cùm accederet » (Luc. ix), « et cùm vidisset illum, stalim spiritus conturbavil illum » (Marc, ix), « elisit illum dnemonium , et dissipavit » (Luc. ix), « et elisus in terrant volutabattir spumans. Et interrogavitpatrem ejus : Quantum teraporis est ex quo ei hoc aceidit? At illc ait : Ab infantiâ ; et fréquenter eum in ignem et in aquas misit, ut eum perderet. Sed si quid potes, adjuva nos, misertus nostrî. Jésus autem ait illi : Si potes credere, omnia possibilia sunt credenti. Et coiitinuô exclamans pater pueri, eum lacrymis aiebat : Credo, Domine, adjuva incredulitatem meam. » (Marc.

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