‹ Manuel de la métallurgie du ferChapitre 48 sur 104 · CHARGE · texte numérisé non relu

CHARGE

de

de

qui df^termma

la barre.

la barre.

la rupture.

mil.

kilog.

io3,a8

ßi77

9ioa

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Ces essais sont en trop petit nombre pour qu^on puisse en tirer des conséquences satisfaisantes.

87. M. Tredgold admet que la flèche de courbure de la barre peut s^élever au plus à 73- de pouce par pied , ou bien à 0^00283^ sans qu'ail en résulte aucune altération dans le métal. Cette donnée dépend de Textension que la fonte peut prendre dans les limites de Télasticité et qu'ail trouve de 0)Ooo83^1a chaxge étant de 10^^78 par millimètre carré

Ab la section. Il est douteux que le £er cru possède une si grande ténacité.

Cet auteur trouve en outre que le poids qui correspond k ce maximum de flèche est donné par Téquation

0,001 XL'XW=:BD%

L étant la longueur de la barre en pieds anglais^ B la laiv geur, D Tépaisseur en pouces anglais^ et 0^00 1 un coeffi«* cient constant. Au moyen de cette équation ^ Tredgold détermine le maximum de flèche d^ en établissant la pro-' portion

et en substituant pour W dans Téquation précédente la valeur de X^ il obtient

Nous remarquerons que ces deux expressions méritent peu de confiance ^.

88. Plusieurs auteurs ont fait des expériences sur la ténacité respective de la fonte ^ mais aucun rCest parvenu à des résultats certains. Elles peuvent bien servir à apprécier les rapports des résistances que présentent les fontes qui ont été soumises à leurs opérations ^ mais on ne peut

* Il est ëyideilt que ce n?est pas pour dif tem&iner la flédie d que Tredgold établit la proportion

40 ^od

et qa^U substitue la valeur de X dans Tëquation 0,00 iL'W ^ BD^ ; puisque suppose , oe qui ne parait gu^res admissible, d ëgal & 75- de pouoe par pied. Mais son but est de se procurer une équation dans laquelle entrent son coefficient , les dimensions de la barre , le poids et la flèche de courbure, afin de vérifier ce coefficient au moyen des expériences fiiites soit par lui-même, soit par d^autres auteurs. Le T.

8o PKEMIERE SEGTlOIî.

en déduire des nombres pour Tunité de sur&ce de la seotion transversale des barres **.

Les essais de Texier de Norbeck n'^ont été faits que sur des barres carrées de 6 à 9 millimètres d^épaisseur^ et malgré ces faibles dimensions^ il trouve des valeurs si grandes^ qu^on doit avoir des doutes sur Fexactitude de ses résultats. Ces valeurs ne pourront pas même servir comme rapports^ attendu que la ténacité respective de la fonte à celle du fer foi^é est^ dans un de ses essais ^ comme 900 I 4^ ^ ' ^^ Aatls un autre I ! 1^7 5 I iiSS^. Variations qui sont inadmissibles.

Tredgold a fait ses expériences en fixant Fune des extrémités de la barre ^ et en chargeant Textrémité libre. Elles avaient toutes 34*** de largeur, 17"*^ d^épaisseur et 609""* de longueur entre le support et le point de suspension.

(a) Une fonte gris -foncée , de grain fin, très-dense , trèfr« brillante , un peu malléable et très-douce , rompit sous le poids de 83^,4o« '

(i) Une fonte grise un peu plus claire et moins brillante que (a) et plus dure à la lime , rompit sous la chaire de

(c) La fonte différait peu de la première, cependant elle parut un peu plus dure et moins malléable :^ la cassure était presque semblable à la première. Elle se rompit sous le poids de 69^,35.

(d) Fonte obtenue par la fusion de ferraïQes. Très-dure et très -aigres , gris -claire , peu brillante, de grains fins ^ mais non homogènes. Cette fonte se rompit en plusieurs morceaux sous la charge de 76^,14«

(e) De la fonte obtenue par la fusion de la première

* La ténacité respective de la fonte ne pourra jamais être évaluée en poids par unité de surface de la section transversale , puisque celte ténacité varie avec Tépaisseur des barres , lors même que le produit de Tépaisseur par la laideur, ou bien Paire de la section traosyeisale ne changerait pas. Lç T.

PROPRIÉTÉS DD FER. 8l

ayec du TÎeux fer^ elle était dure à la lime^ céda un peu $ous le marteau^ iltais elle s^émietta facilemeut ^ sa couleur était plus claire que celle de (a). Sa cassure était dense^ plane et d^un grain fin^ elle rompit sous la charge de 78''^87,

Ces expériences montrent du moins que la fonte la plus grise est aussi la plus résistante. Si par le calcul ^ et en fesant u^iage des formules du paragraphe 84 qu on peut mettre sous

la forme de V=: ^ dans laquelle P exprime la ténacité res^

pective évaluée pour une surface. ÄZ et L la longueur de la barre , si Ton veut , dis-je , obtenir en chiffre^ la valeur de V^ on trouve pour la fonte qui montra la plus grande ténacité respective, une valeur de 1 6 kilog. représentant la téna-<cité absolue par millimètre carré ^ et dans ces calculs on a pris le plus petit coefficient permis par la théorie , c'^està-dire |^ ce qui a du* élever le chiffre de* la ténacité absolue. Il est donc difficile de concevoir comment M. Trédgold a pu obtenir 32 i 4 par millimètre carré de Ifi section *.

* Pour faire ces caLcols,, M. .Trédgold .s^'est servi 4^ IVquadon -77

h cz: 0^16166 —Y (C!) (voypz.U note. que nous avons ajoutée au paragraphe

vr h

84), au lieu dVmplojer ja formule -r-zziOjSS— V, qui donne des ré-

hl Là

sultats moins faux dans le cas dont il est question. En agissant ainsi)

cet auteur a obtenu pour la fonte une tënacité absolue presquVgale à

celle du fer ductile employé -sous de ^os échantillons, ce qui est éyi~

demment inexacte.

Nous ferons obserrer au reste que c^est à tort quW emploie Téquation

— :izo,33— V indifféremment pour la fonte et pour le fer ductUe. En hl ^ \i

effet , la fonte perd à peine son élasticité sous la moitié de la diai^e qui détermine la rupture^ tandis que le fer ductUe cesse d^étre , élastique., d''aprés M. Duleau, déjà au |, et d'après M. TredgoId au 7 de la charge qui £siit rompre la barre. Il s^ensuit donc que la fonte se rapproche beaucoup plus que le fer des corps parfaitement élastiques. Or , le coe^

8a PREMIÈRE SECTION.

Les expériences de MM. BanlkS^ Rondelet^ Rennie et Dufour conduisent aussi à des résultats très-incertains.

M. Gameron a employé, pour déterminer la rupture, le moyen ordinaire du levier, fait en fer forgé et agissant tant par son poids que par la chaige qu^on y suspendai^ mais comme on ne donne ni le poids ni les momens , il s^en suit que les charges sous lesquelles les barres se sont rompues, nlndiquent que les rapports entre les ténacités» Voici les résultats de ces épreuves:

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