‹ Manuel de la métallurgie du ferChapitre 54 sur 104 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

des oscillations.

Marbre ••••

lia

■ ■ lilercttre» ••••••••

Bismuth

Platine

Ântimoîne

Plomb. *...«••..

Or * •

Zinc« ••••••••••

Étain

Laiton. ......•••

Cuivre. ...■•••••

Anmiti. •••«•*•••

Fer • . . . .

Cet auteur fait observer que si Ton a égard à Tépaîsseur des plaques^ on descendra le rang du platine et celui de Yqy. — Ainsi tous les corps deviennent aimantaires par la présence d^un aimant ^ comme ils deviennent lumineux , exposés à la lumière^ mais à des degrés bien différens.

QQ. M. Seebeck a fait en outre une découverte très^im- TOM. I. 12

portante: tous les métaux pris deux à deux deviennent aî^ jnantaires ^ si aux extrémités où. ils se touchent ^ ils acquit rent des degrés de température différens ^ les uns , lorsque le changement de température est très-petit, les autres par une forte chaleur ou un refroidissement considérable. De plus des métaux de même espèce sont susceptibles d'acquérir le magnétisme par le contact aidé de la différence de température, tout aussi bien que des métaux hétérogènes,

H résulte des observations délicates de M. Seebeck que les métaux devenus magnétiques par la différence de tem— * péralure, étant classés d'après Tîntensité de leur action sur Faîguille, forment une série qui n'a aucun rapport avec leurs propriétés chimiques ou électriques, leur pesanteur spécifique , leur dureté , leur ténacité , etc. L'ordre adopté pour cette série est tel , que chaqne métal mis en contact avec celui qui le suit, et porté à un plus haiit degré de température , produit une déclinaison vers V ouest ^ et une déclinaison vers Vest^ si chauffé aussi il est mis en contact avec le métal qui le précède^ Le premier rang est occupé par le bismuth, métal le plus oriental et le dernier par le tellur. On a classé dans la même série- plusieurs minerais et un certain nombre d'alliages. "

Les métaux ductiles rendus âimàntàires par une différence de température, ne varient guère dans leur pouvoir magnétique , lorsqu'on les emploie \ l'état fondu, ou lorsque par le forgeage ils sont devenus plus denses et plus tenaces. H n'en est pas ainsi des métaux trempés ou non trempés , de ceux du moins qui sont susceptibles de se durcir par un refroidissement plus ou moins subit. L'acier trempé occupe, dans la série magnétique, un rang plus élevé que l'acier refroidi avec lenteur. La fonte grise est dans le . même cas. Le fer forgé, au contraire, présente toujours le même résultat, de quelque manière qu'on ait opéré le refroidissement.

Il parait^ d après ces expériences, que Isijbnte hUmche et probablement aussi Tacier trempé, occupent un rang d^autant plus élevé qu'ils contiennent plus de carbone : tandis que le fer très-doux est en général à un rang très -bas.

On ignore encore le changement qu'une plus ou moins grande teneur en carbone doit produire, dans la série magnétique, sur le rang de la fonte grise et sur celui de Tacier non trempé. Les expériences de M. Seebeck semblent indiquer que ces deux corps occuperont un rang d'autant .plus élevé qu'ils contiendront moins de carbone. Cette manière d'être serait donc tout4t-fait opposée à celle de la fonte blanche et à celle de l'acier trempé. Le vootz , par exem ^ pie (l'acier des Indes), a été rangé très-bas , même au-dessous du fer ductile.

Dans la série magnétique de M. Seebeck, telle que nous la donnons, les substances mises entre parenthèses occupent ' avec le métal qui leur est joint , presque le même rang. De toutes les substances métallifères examinées par ce physicien, la galène est la seule qui pourrait être placée audessus du bismuth.

Déclinaison orientale: '

Bismuth , (bismuth natif, pyrite commune , cobalt , fer magnetitjae). Nickel (fer spéculaire , fer mëtëoriqae , nickel ëdatant , antimoine , fonte

blanchie dans un four à reyerbdre).

Cobalt.

Palladium.

Platine pur, (kupfemickel, fonte grise re&oidie subitement). Uran.

Cmrre pur, (fonte contenant 3 à 3 p. Vo ^ zinc). Manganèse.

Titane.

Laiton n° i , (fonte grise chauffée et refroidie lentement). Or n° I , (oxide gris de manganèse).

Cuivre, (métal de cloche).

Laiton n^ a (foute lameUense , et fonte mélëe). Platine n** 3.

ga PREMIÈRE SECTION.

Mercure«

Plomb.

Etain, (fer natif de kammsdorf , or natif, argent natif).

Platine n^ 3, (Fre'denc dVr, acier trempa .

Chrome.

Molybdène.

Cuivre n** a , (or natif, argent en barre de 3 à i x onces fin).

Bhodium.

Iridium.

Or n° 3, (argent en barres de is à i6 onces fin).

Argent, (métal fusible de Darcet).

Zinc (graphite de Borrowdale, fonte lamelleuse, fonte mêlée, flos

vemeiix, acier chauffé et refroidi l^atement).- Cuiyre n° 3 , (cuivre natif de Sibérie , de Comouailles et de Saxe). Tungstène.

Platine n** 4» (platine natif de Santafé, fer natif de Newjersey). Cadmium.

Acier, (fer natif d^Aix, ader de forge de Styrie raJflSné trois fois , ader

fondu d'^Angleterre , acier de cémentation). Fer, (fer météorique de Collina de Brianza, pyrite magnétique, wootz^

wootz avec i p. °/o ^^ platine , woots avec i p. Yo ^^ Bhodium. Arsenic.

Antimoine, (antimoine d^AQemont, pyrite cuivreuse, cuivre panaché)« Tellur, (tellur natif).

loo. On donne au fer la vertu magnétique , en le frottant avec un aimant déjà formé ^ tel qu'Hun aimant naturel. Il est susceptible aussi de Tacquérir par. lui-même et sans aucune conununication ^ si toutefois on peut sWjiri— mer ainsi , car il n**y a jamais communication du fluide ^ mais il s'*effectue seulement une déterinination des pôles ^ qui se forment avec plus de lenteur^ lorsque le fer reste abandonné à lui-même^ que dans le cas où ils sontprovo^ qués par les pôles opposés d**un aimant : il parait même que Taimant naturel u est point magnétique dans le sein de la terre ^ et quHl reçoit cette propriété quand on Tapproche de la surface.

Le fer se magnétise étant placé durant un certain temps dans une direction verticale , ou même^ d'après Torelli de

PROPRIÉTÉS Dû FER. gS

Narci ^ étant incliné à 20° sur Thorizon. Le maximum de cet effet a lieu de 70 à 80° ^ au-delà de cet angle et jusqu^à la direction verticale , il ne parait plus s^accroître. On peut présumer du reste , que Fangle qui donne ce maximum dépend de la latitude du lieu. Le martelage ^ le ployement ^ Paiguisage ^ le frottement les commotions électriques fevo^ risent la magnétisation.

10 1. Les propriétés aimantaires ne sont pas les mêmes pour le fer , Pacier et la fonte. Le fer ductile acquiert la vei^ tu magnétique plus vite et avec plus dHntensité que Pacier^ celui-ci la conserve mieux: il est pour cette raison préféré pour la confection des aiguilles aimantées. La même diffé-* rence se manifeste entre Pacier non trempé et Pacier trempé. La fonte grise qui devient plus aimantaire que la fonte blanche ^ est attirée par Paiguille avec plus de force ^ mais Pune et Pautre le cèdent sous ce rapport au fer et à Pacier.

Torelli de Narci est parvenu à distinguer Pacier du fer^ à^Vide de Paiguille aimantée. Il a trouvé que les barres de fer qui ont acquis le magnétisme par suite d^une position verticale , le perdent aussitôt qu'ion les présente à Paiguille dans une direction horizontale^ tandis que les barres éPa^ der qui Pacquièrent avec plus de lenteur^ le conservent ensuite dans toutes les positions au même degré de force.

102. n résulte des expériences intéressantes de M. Barlow qu'eaux températures ordinaires la vertu magnétique du fer et celle de Pacier diminuent avec la dureté de ces corps. A la chaleur blanche ^ ils perdent entièrement leur pouvoir magnétique ^ et à la chaleur rouge il est le plus fort dans Pespèce qui en possédait le moins à Pétat froid.

io3. On détruit le magnétisme dans le fer^ par sa conversion en limaille , par la chaleur ^ par un contact prolongé des pôles de même espèce et de même intensité^ par de fortes secousses ^ par des chocs contre des corps durs ^ enfin par sa combinaison avec des substances étrangères qui

pourtant dans certaines proportions ne font qu'affaiblir ses propriétés magnétiques.

Par exemple^ Foxigène ^ le carbone ^ le soufre et le phosphore ^ en petite quantité ^ affaiblissent le magnétisme du fer^ en forte dose ^ ils le détruisent.

Le fer peut s'^allier à la plupart des métaux en proportion assez grande sans cesser d^ètre attirable à Taimant: Farsenic en neutralise le magnétisme plus fortement que les autres ^ si cependant il n'^est combiné avec le fer que dans le rapport de 2 I i ^ FaUiage est encore attirable à Tai— mant : un composé de quatre parties d'^antimoine et d^une de fer ne Fest plus. H suffit mème^ d''après Mushet^ qu^on ajoute 21^4 ^^ manganèse à 78^6 de fer pour détruire les effets magnétiques.

Cest au magnétisme qu^on doit Fusage des aiguilles ai-* mantées et la faculté de connaître Fexistence du fer dans diverses combinaisons.

DES PROPRIÉtÉS ÉLECTRIQUES DU FER.

io4« Le fer est conducteur de Félectricîté comme tous les autres métaux. On Femploie de préférence pour la construction des paratonnerres à cause de son bas prix. Sous le rapport spécial de ses propriétés électriques^ il faudrait le compter parmi les nïétaux électro-négatifs ^ puisqu'*il ne peut se changer en acide ^ mais dans la pile voltaïque^ il suit le zinc dans la série des métaux les plus électro^positifs.

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