DU MAGNETISME DÛ FEA
96. On a cru long<»temps que le fer était le seul métal attirable à Taimant et susceptible d^aequérir la vertu ma^ gnétique. Depuis on a découvert la même propriété dans le nikel^ le cobalt et le chrome. Les autres minéraux qui ne paraissent pas en jouir ^ doivent être regardés comme con** ducteurs du fluide magnétique ^ ou comme des substances dont les pôles ne peuvent ressortir d^une manière sensible.
L^effet du magnétisme ne pouvant avoir lieu qu'yen vertu de la polarité^ il s'^ensuit que chaque corps doué de pôles magnétiques ^ devrait attirer le fer ^ puisque cette at*traction n^est qu^une suite de la division du fluide mâgné^ tique dans ce métal ^ et qu'eau moment où il est attiré ^ il devient aimant lui-même ^ c'^est-à-dire ^ que ses pôles se for-
* CeUe observation s^applique plus particulièrement à la fabrication du €1 de fer. Le T.
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ment ^ et cpie chacun d'yeux est sollicité par le pèle opposé de Taimant. Mais il existe des corps qui sont magnétiques sans attirer le fer^ on doit donc penser que leurs pôles ne ressortent pas avec assez de force pour former ceux du fer qu'ion leur présente , et que leur effet ne devient sensible que sur des substlsinces douées déjà de la polarité ^ sur Tai— guille aimantée ^ par exemple : des minerais qui attirent le fer et. sont attirés eux-mêmes par Taimant^ doivent toujours manifester des pôles ^ si cela nV pas lieu , il ne faut Tattribuer qu^à la difficulté de les mettre dans une position convenable.
97. M, Oersted fit, en 1820, Tintéressante découverte que dans les piles galvanique^ il existe un rapport invariable entre la polarisation électrique et la polarisation magnétique. On apprît alors à connaître le magnétisme sous un aspect tout nouveau. On a pu se convaincre pleinement que le fer , le nikel et le cobalt ne deviennent aimantaires que par le partage du fluide^ et qu''on peut donner un hailt degré de magnétisme aux corps, surtout aux métaux, en excitant leurs propriétés électriques» Les recherches de AI. Seebeck nous ont appris que le pôle nord dWe pile galvanique fermée est tournée vers le nord ,çt le pôle opposé vers le sud, lorsque le métal électro-positif est exposé à Test , et le métal électro-négatif à Tonest.
98. M. Ârago a montré dVne manière très - simple que Je magnétisme peut être excité par le partage du fluide dans tous les métaux et dans d''autres corps. Les plaçant squs „une aiguille aimantée, il remarqua que les oscillations .étaient diminuées en nombre et en amptitude, et que la diminution était proportionnée à la vertu magnétique des corps. M. Seebeck a prouvé ensuite: i** que la grandeur de la masse du métal prise jusqu^à une certaine limite peut augmentlîr son action sur Taiguille , que du reste cette limite n est pas très-éloignée ^ a** que Teffet des mé-
taux sur r^dguille est en rapport direct avec la distance^ et que cet effet n'^est pas modifié par Fair ^ le bois ^ le verre ou la colle interposés entre les corps et Faiguille^ 3"" enfin qu^une certaine élévation de température n^exercç point d^influ^ice sensible sur Faction aimantaire des plaques métalliques. La faculté de diminuer les oscillations de Faiguille est donc en proportion directe avec la propriété des corps de devenir magnétiques par le partage du fluide. Les expériences de M. Seebeck nous donnent à ce sujet la série suivante :
DESIGNATION
des plaques au-dessus
desquelles raia;iiille «tait
suspendue.