Proust est le premier qui. a constaté un contenu
de nickel dans le fer natif de Tucumana, en Amérique:
quelques années plus lard, Klaproth a montré que le nickel
existe dans tous les fers natifs qu'il avait alors analysés , et
qui paraissaient évidemment d'origine météorique. Il trouva
dans le fer natif:
de Sibérie ^,75 de fer et 3,a5 de nickel, d^ Amérique 97, 5o — à, 5 de Honnie 96,5 <— 3,5 de Bohême 98,5 — x,5
DES . MATIÈRES PREMIEÄES. ö.^
Les progprès de la chimie et Fexactitude apportée daqs les analyses, ont fait découvrir dans le fer météorique dVutres métaux et de plus grandes quantités de nickel. M* Stromeyer montra qu^elles s^élevaient souvent à lo p. y^. Gehle]^ y soupçonna Texistence du cobalt. M. Stromeyer enfour^ nit une preuve positive. M. l^ugier fit voir que le fer de Sibérie contenait du chroma et du soufre, après qu^il eût trouvé ce métal dans Taréolithe tombée à Vérone en i663^ enfin o.n y reconnut £iussi des traces de manganèse. .
D'^après mes propres expériences , le soufre contenu dans le fer de Sibérie, est à Tétat de pyrite commune^ il en résulte que ce fer météorique doit être un mélange et ne peut eonstitifer un composé chimique. On a cru long-temps que le fer météorique contenait toujours du nickel, etmème du cobalt ;j mais on doit revenir de cette opinion , si Ton fait^ attention que la majeure partie de ces deux métaux s^y trouve à Tétat de mélange. D^aUlèurs M. Vauquelin a prouvé que le fer miétéorique tombé à Chassi^gny, près de I^ngreS) et dont Torigine a été parfaitement constatée, ne renferme pas une trace de nickel. |Qaproth avait déjà fait la même observation sur le fer natif de CoUina di Brianza) tombé dans le Milanès près de Villa.
Les fers météoriques pourraient contenir du carbone^ rien ne parait s^ opposer, toutefois la plupart d^entre eux ne renferment pas ce corps. Proust le fait observer expressément , en parlant du fer de Tucumana. MM. Tennant et; Gibbs prétendent au contraire avoir trouvé du carbone dans le fer météorique du Gap et dans celui de la Louisiane. M. Vauquelin trouva aussi 2,5 p. y^ de carbone dans le fer tombé à Valence, en 1806, le i5 mars. Malgré ces faits d^expérience on peut admettre que le carbone est très-rarement une partie constituante du fer niétéorique ^ celui de la Sibérie n^en renferme pas une trace.
341. Le fer météorique est ordinairement très-doux, il TOM, u 34
!ï66 DEUXIÈME SECTION.
partage cette propriété avec tous les fers ordinaires dépouillés de carbone : cependant il en existe aussi qui est aigre 1^ il doit alors sa dureté h. des corps autres que le car-* bone et qui souvent n^y sont qu^à Tétat de mélange.
34^^. Proust a trouvé \ejcr natif terrestre en Amérique ^ dans des sulfures métalliques qui Tenveloppaient en «ntier| et qui le protégeaient contre le contact de Tair. Ce fer séparé du minerai parle barreau aimanté^ a fait dégager derhydro-« gène pur par sa dissolution dans Tacide ^ulfiiriqne étenda dVau.
On a découvert aussi*du fer natif en petits grains^ à l'état ^ de mélange dans le sable d''où IW retire le platine.
L'ûcîer natif de Labouiche, en Auvergne^ examiné par M. Godon de St.-Memin et contenant 4^3 p. y^ de carbone et 1,2 p. */, de phosphore^ n^.est autre chose qu'un produit volcanique.
On a prétendu que la masse de fer trouvée à Aîx, dans un endroit où elle n'a pu se former , et qui pèse 4ooo kilog. ^ présente des empreintes de charbon : je n'ai pu les apercevoir. Cent pa)i;΀S de ce fer renferment ^d'après M. Monheim^ 83,4*2^ de fer pur, iS d'arsenic, o^^S de silice ^o,5 de carbone et o,33 de soufre. D est très -probable que cette masse de fer a été formée par les hommes.
Le fer prétendu natif qu'on a trouvé dans la mine de Kirburger, dans le Hachenburg , n'est , d'après mon opinion ^ qu'un produit de l'art , qu'on &it naître facilement , en grillant le minerai dit fer brun en contact avec le charbon.
Le fer tiré de plusieurs lacs en Suède, et dont il est fait mention dans le manuel d'oryctognosie de Léonard , n est qu'une véritable fonte grise.
n serait désirable que l'on connût d'une manière plus positive le fer natif mélangé de graphite, qui a été trouvé dans les montagnes de Scholey, près de New-Yorck. M. Torrey , qui le découvrit, lui donna le nom de sidéro-
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graphite^ il renferme 54^2Sde fer et «i^So d& graphite^ composition qui. est très-remarquable. Ce fer dotié faible*-* méat de la vertu magnétique, présente Faspect* de la. fonte grise^
Le plus intéressant de tous les fèrs^ natifs- terrestres est celui qui a été trouvé dans les mines de S** Jean*, à Grosskamsdorf , et que Ton conserve au> cabinet minéralogique de Berlin. lia donné* à KJaprothySus^ feo parties, g.2,5 de £br, 6 de plomb et i,5 de cuivre. La^ présence du/ plomb dans ce fer e^t aussi remarquable que Tabsenoe dur* carbone. On ne peut présumer que* ce dernier ait échappé aux recherches deKlaproth. Ce fer,. qui est doux comme le fer météorique y en. a. la couleur et ne peut constituer un produit de Fart, Par ses propriétés- magnétiques« il se rapproche-plus 4u fer météorique , d'*àprès M. Seebeck, .que les autres masses de fer dont ICorigine est douteuse.
On. ne connait g^ère dVutres exemples de fer natif terrestre, et voilà ce qui prouve sa disposition à se charger d''oxigène, lorsqu'*il uen est point empêché par la présence du soufre, de rarsenic ou dVutres métaux.
343. Le soufre accompagne le fer très -fréquemment sous forme de pyrite magnétique et de pyrite ordinaire.
M. Vauquelin fit connaître un sulfure tout particulier qu?ii appela PYRITE arsenicale. Il contient oiil're le soufre, le fer et Tarsenio , une asse» grande quantité de siliee, qui probablement nVst que mêlée au minerai. Au' reste, ces expériences effectuées à une époque où Tart d^analyaer les corps était encore dansTenfance, devraient etre-repeteesw
344« Nous avons déjà^fait. observer que Tune et Fàutre pyrite se décomposent par la calcination à laie libre.
La décomposition spontanée des pyrites grillées est une des opérations les plus intéressantes. Il est probable que le soufre et le fer s'^oxident aux dépens de Thumidité ren—fecmée dans Tair ambiant».
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345. Bîen qû'*dii pruisse enrléver au fe* tout le soufre qu"*!! retient , cependant il est difficile dVn séparer les dernières parties. Cest aussi pour cette raison que la calcination des pyrites donne toujours un peroxide de fer, at-^ tendu que le protoxide passe au maximum d'oxidation^ avant que tout le soufre ait pu se dégager à Fétat de gai abide sulfureux. Quand on veut le chasser en entier^ on doit d'abord réduire le sulfure en très-petits morceaux^ et renouveler fréquemment la surface de la masse, afin de multiplier le contact de Tair. Si la chaleur était très-^rapide, le sulfure entrerait en fusion^ Foxigènetfa^raît alors que sur la surface du bain, au lieu d'être en contadt avec les j^etits morceaux de soufre^ ce qui ralentirait Toxida— tîon du fer et celle du soufre.
346. La possibilité d'extraire des sulfures un fer non rouverin, ne peut être mise en doute^ mais les dépenses considérables qu'occasionnerait la multiplicité des grillages , seraient hors de proportion avec le prix du métal. C'est pour cette raison que les pyrites ne sont point classées parmi les minerais de fer. Quand elles les accompagnent , ce qui n'arrive que trop fréquemment , on a recours au grillage. En grande quantité, elles en occasionnent le rebut,
347- Combiné avec l'arsenic, le fer constitue deux espèces de minéraux, qui cependant portent tous les deux le nom de pyrite arsenicale.
L'un de ces corps qu'on trouve souvent crîstalîsé , a été étudié avec beaucoup de soin ;; il est composé de manière que la moitié du fer est unie à l'arsenic et l'autre moitié de fer au soufre : sa formule est (FAs" -4- FS^ ) ij on l'appelle aussi mispickel. Voici le résultat de quatre analyses faites sur ce minéral.
NOMS
DZS AUTEURS.