‹ Manuel de la métallurgie du ferChapitre 69 sur 104 · SOUFRE · texte numérisé non relu

SOUFRE

MM

Stromeyer. . .

Gheyreuil. . .

Thomson . . •

Karsten. . • •

La deuxième espèce nV pas encore été trouvée sous forme cristaNine. La pyrite arsenicale de Reichenstein^ analysée par KJaprotb ^ donna 6a d^arsenic^ 38 de fer et seulement une trace de soufre. JVi trouvé dans un fort beau morceau de la même pyrite : 65^88 d^arseuic^ 32^35 de fer et i^ jy de soufre^ cette petite quantité de soufre combinée avec un peu de fer^ constitue une pyrite magnétique qui^ mé*^ langée au minerai^ peut en être séparée par le barreau aimanté. M. Lampadius dit avoir obtenu dVne pyrite arsenicale : 4 3^1 d'^arsenic et 5 ^.^9 de fer^ ce qui correspon* drait à la formule F' As. La composition du fer arsenical de Reicbenstein^ peut se représenter par FAs ^ abstraction faite de la pyrite magnétique qu^il renferme. — Il existe encore une analyse de M. Dumesnil^ sur une pyrite de Zinwald ^ qui donna 21,22 de fer, ^^^97 d^arsenic et 1 , 20 de soufre sur 5i,5 parties de minerai. Bien que cette analyse soit reconnue défectueuse, on peut en conclure que la pyrite de Zinwald, appartient à la même espèce que celle de Reicbenstein.

348. Jutes pyrites arsenicales ne sont point traitées pour fer, parce quil faudrait les griller et les pulvériser d^abord, ce qui ferait naître une nouvelle difficulté;; car les schlichs se réduisent difficilement dans les bauts fourneaux, étant trop disposés à se convertir en scories : ajoutons qu'ail est

presqulmpossible de chasser tout Farsenic au moyen du grillage^ et qaWe faible dose contenue dans le fer, ne serait-ce quW à deux pour cent, le rendrait impropre à toute espèce d^usage.

349* Si le minerai ne contient point de soufre , Farsenic ne se dégage pas entièrement par la sublimation ^ une partie résiste même à la chaleur de la fusion et ne peut être séparée du fer que par une oxidation simultanée des deux métaux. Le mispickel au contraire, distillé hors du contact de Fair, cède Farsenic en entier et se convertit en sulfure magnétique artificiel.

350, On compte à Beichenstein, en traitant des minerais très-purs, sur 5o p. */, d^arsenic métallique, et en outre sur 25 p. y, d^arsenic gris, qui est un mélange du métal réduit avec Farsenic blanc ^ cette donnée est assez d^accord SLYec les résultats des analyses.

35 1. On ne connait, jusqu^à présent, d^autres combi* naisons naturelles du fer métallique avec d^autres corps que celles dont nous venons de parler. Excepté toutefois le tantalite de Kimito , en Finlande. On prétend que le tantale rend le fer dur et aigre.

. 352. La majeure partie des minerais sont des oxides, soit purs, soit mêlés à des substances étrangères. Le carbonate de protoxide forme aussi un minerai extrêmement abondant.

Ni le protoxide ni Fhydrate de protoxide, ne peuvent être rencontrés dans la nature:^ mais Fexistence d'un composé d'eau et des deux oxides parait assez probable.

Les minerais de fer oxidé non combiné avec des acides ou de la silice , se divisent en deux classes : la première constitue les composés de protoxide et de peroxide, caractérisés par la vertu magnétique qulls manifestent avant le grillage , par une raclure noire ou grise, et par la forme octaédrique. La deuxième renferme les minerais qui contiennent

le fer oxidé au summum^ ils sont souillés de temps à autre dW peu de protoxide ^ qui pourtant n'^influe pas sur leur caractère distinctif. Dépourvus de la vertu magnétique^ ils ne peuvent manifester une légère action sur Faiguille aimantée que par la présence du protoxide. Dans le système de cristallisation^ ils appartiennent aux formes rhomboidales^ et se distinguent par une raclure rouge ^ brune ou jaune. 353. La première classe est connue sous le nom de fer BiAGNÉTiQUE. La Variété la plus commune se compose, diaprés M. Berzélius, d^un atome d^oxidule et de deux atomes

d'oxîde ^ sa formule est Fe + aFe. Elle contient 7 1^78$ de fer et 28^*21 5 d^oxîgène, ou bien So^gg parties d^oxidule et 69^01 d^oxideij ce dernier renferme donc trois fois autant d^oxîgène que le premier.

La deuxième yariété se compose de trois atomes d^'oxi— dule et de deux atomes d'^oxide^ c^est-à-dire que les deux oxides contiennent des quantités égales d'oxîgène, ou bien que Foxidule renferme une fois et demie autant de fer que

Toxide , sa formule est (3Fe -f- aFe).

A Gapao , dans le Brésil , on a découvert un fer magnétique fortement attirable à Taimant, et de forme octaédrique^ mais sa couleur et sa raclure étaient parfaitement rouges. M. Vauquelin y trouva 28 parties d^oxidule, et 72 d'^oxide, il parait donc que ce minerai constitue un fer magnétique ordinaire, qui doit sa couleur à un mélange accidentel de peroxide.

Un fer magnétique d'une espèce toute particulière a été analysé par Thomson : sa pesanteur spécifique et son aspect, ne différaientpas de ceux du fer magnétique ordinaire;; Mais il se dissolvait avec effervescencedans Tacide hydrocblorique. Ce minerai renfermerait, disait-on, 4^^ P« */o d'oxide de titane, et 2,4 p. Vo ^® silice , et il contiendrait le fer à un degré d'oxidation au-dessous de celui qu'ofire Toxi-

37» DEUXIÈME SECTIOlSr.

dule pur« M« Thomson croit que ce fer n^est chargé que la moitié de Foxigène qui existe dans Toxidule: il est accompagné d^apatite.

354* U existe très -peu d^nalysea de fer magnétique. M. Hisinger trouva dans le fer magnétique de Suède 94'^8 parties d''oxide^ mélangées avec i^^5 de gangue^ 0^16 de magnésie et 2^76 de phosphate de chaux.

M. Gaertner annonce avoir trouvé dans le fer magnétique j

cristallisé de Pfitsch^ en Tyrol^ 97^5 ^ d'oxide et 2 de milice et de magnésie. Un fer magnétique de Trayersella^ en Piémont^ lui donna 98^6 d^oxidule ^ une petite quantité d^oxide ^ 0^5 de silice ^ o^5 de magnésie et une trace de protoxide de mangaqèse. M. Berthier a fait Fanalyse du fer magnétique de la Plata^ dont la pesanteur spécifique est de 5^1 et qui par son aspect extérieur^ ainsi que par une forte action sur Faiguille aimantée ^ ressemble au fer magnétique ordinaire ;j mais sa raclure est rouge. Il contient 81^6 parties d^oxide et i^ d^oxidule^ ainsi que 1^0 de quartz en fragmens. Ce minerai est un mélange de 55 parties de fer magnétique ordinaire et de ^3^6 de peroxide.

Le fer magnétique peut quelquefois être combiné avec Toxide de titane ou bien avec le titanate de fer.

M. Gerold fait mention dW fer magnétique tiré du Mexique^ où il se présente en gisement considérable^ et qui^ d'une pesanteur de 4^9 ^ est , dit-on ^ trè&-riche en cuivre.

355. Pour déterminer les proportions d'oxidule et d^'oxîde que présentent les fers magnétiques, j'ai analysé un assez grand nombre de ces minerais pris en différens lieux. Yoici les résulats de mes expériences.

DRSIGNAllON des

FERS HÂG1IÉTIQ1IES.

MI

AC

SLANGKS

ClDEIiTELS.

EFR ' titane.

FER apéculaire.

Cristallise sous forme

cToctaèdre , de Danemora

en Suéde.

Compacte , de Thorsa-

ker en Suéde.

En pièces séparées, grenues et mélangées intimement avec du fer spéculaire,

de Gellivara en Laponié..

Dense , en pièces se- , parées et grenues, d^Arendahl en Norwége.

Cristallisé en octaèdres ^

de Berggiesshübel.

Cristallisé en octaèdres,

renfermé dans la chloritei'

du Tyrol.

On voit donc qn'ïl y a peu de différence entre les compositions des diverses espèces de fers magnétiques ^ et qu'ails contiennent en général deux atomes d^oxide et un atome d''oxidule. Le fer magnétique de Gellivara est renfermé dans une masse de fer spéculaire^ dont on le retire par le barreau aimanté: malgré la présence d^une si grande quantité d'^oxide, Foxidule ne s'en est chargé que dans la proportion que nous venons d'^indiquer.

Il est en outre très-remarquable que le fer spéculaire et le fer titane se trouvent à l'état dé mélange , dans de su** perbes cristaux formés par le fer magnétique. La dissolution de ces cristaux dans Tacide hydrochlorique , n'^a pas offert une trace d'acide titanîque ^ et tout le coritenu de fei^

titane^ est resté au fond du vase en petites lames dW édat métallique parfait.

- Le fer spéculaire se conduit de la même manière^ voilà ce qui rend compte de la raclure rouge que présente le fer magnétique de Capao (353).

Dans une sous division de la formation du Jura , au nordouest de Met», il existe une variété de fer magnétique trèssingulière. Le minerai est bleu verdàtre , fortement attirable à Faimant^ il contient^ outre un mélange accidentel dVrgile, de carbonate de chaux et de baryte^ de Foxide et de Foxiduie de fer^ de Facide carbonique et de Facide phosphorique ^ en proportions telles que quatre atomes de carbonate d^^oxidule sont combinés avec quatre atomes de fer magnétique et avec un atome de sous-phosphate d^oxide. Dans loo parties de ce minerai on trouve; .

Oxide 49i^3

Oxidule ..*.,>/• 35,75 Acide carbonique. . . ii,ig Acide phosphoriqae. . 4)9^

Diaprés cette composition^ on pourrait le classer tout aussi bien parmi les carbonates d''oxidule^ que parmi les fers magnétiques.

356. Le fer magnétique est communément accompagné de quartz^ de grenat, de hornblende^ de spath calcaire, .de spath fluor et d^asbeste : ces substance^ en modifient la fusibilité de diverses manières. On le griUe presque toujours à cause du sulfure de fçr, bien qu il ne le contienne qu en petite quantité. Souvent il est accompagné aussi de blende, 4e. galène et de fer arsenical : le titane le .rend très-^refractaire. La Suède ^ la Norvège et la Russie sont abondamment pourvues de ce minerai qui donne d^exicellept fer.

3 5 7. La deuxième classe de fers oxidés naturels , se divise en deux espèces bien distinctes : Fune est anhidre ^ et. Fautre

DES MATIÈKES PREMIÈREST. 27S

contient de Teau à Tétat de combinaison. La première^ caractérisée pac une raclure rouge ({ni ne change point pat la chaleur^ il^est attirable à Faimant^ ni ayant ni après le cal--' cinàtion. Dans les systèmes örictognostiques ^ on appelle ^ces minérai3^ fer oligiste^ fer spéculaire ^ ferniicacéet oxide rouge. Les minerais de la deuxième espèce y ont une ra-. dure brune on jaune ^ n^agissent pas non plus sur le barreau aimanté^ ni avant ni après le grillage^ et acquièrent une couleur rouge par la calcination ^ parce que Feaù se dégage ^ on les appelle fér brun^ quelquefois aussi fer noir ou fer hydraté.

858. Lefdr spéculaire et Voxidé rouge le ^lus pur^ ne diffèrent point entre eux sous le rapport de leur composa* tion. La différence qu^ils présentent à Taspect , ipeut n'^être quune suite de leur plus ou moins grande dureté^ c^est aussi pour cette raison que Toxide rouge se dissout facilement dans les acides , qui exercent si peu d'*actîon sur le fer spéculaire. Nous ne nous arrêterons guère à ces sortes de classifications ni aux sous-divisions qui en résultent^ datant plus qu^il y entre souvent beaucoup d^arbitraire.

L'acide titanique et la silice combinés avec Toxide rouge n'en altèrent pas le caractère distinctifi; mais souillé le plus souvent^ par un mélange intime de silicate d''alumine et de carbonate de chaux y il présente une formé terreuse^ sans toutefois perdre la couleur rouge. Ces sortes de mélanges , portent le nom de fer argileux rouge. Il a été aussi sous-divîsé en un grand nombre de variétés.

Les corps nièlés à Toxide rouge ^ ne. le sont pas toujours dans un état de ténuité^ tel que Féclat et la compacité du minerai soient altérés ^ bien qu il soit rendu intraitable. Dans les formations primitives, il jouit de toutes ses propriétés caractéristiques. Dans les terrains de formations plus Récentes , il prend une forme terreuse, et passe à Fétat de fer argileux rouge«

376 DEUXIEME SECTIOW.

359. Ce n'^est point par les résultats des analyses qù^oil , peut savoir si les corps étrangers sont mélangés au miné« rai. On ne peut en juger que par les phénomènes qui se présentent pendant la dissolution. Au reste il paraît que toutes les substances renfermées dans Toxide touge ^ s^ trouvent toujours à Fétat de mélange ^ la silice et Foxidede titane exceptés ^ mais ces derniers y sont en si petites quan-^ tités^ qu''ils n altèrent point son éclat tii sa compacité.

En examinant le fer micacé de Suhl ^ Bucholz a trouvé qu'ail constitue Foxide rouge pur. — Il en est de même de Feiscnrahm de Suhl ^ ainsi que de Foxide rouge compacte de Tseschnitz en Thuringue^ analysespar le même auteur. M. Drappiez trouva dans Foxide rouge de Bihain^ (duché de Luxembourg) :

Peroxide • • 87^0

Silice é . 5,0

Alumine. ........ a,o

Oxide de Manganèse • * • a,â»

Perte. •••.•••«* 3,5

La Silice et Falumine étaient probablement mélangées au minerai. — M. d'Aubuisson analysa deux échantillons d^oxide rOuge fibreux de Framont, il y trouva :

Peroxide •.•..•••.••..••• 90 94

Oxide de manganèse. «....•... tiace trace.

Silice a a

Diminution du poids par la calcination . 3 a

Qiaux. I trace.

Perte » 4 ^

La diminution de poids produite par le grillage , parait provenir d''eau adhérante :j quant aux terres^ elles n'*étaîent probablement qu à Fétat de mélange. — ^Voîci trois analyses de M. Berthier.

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GARBO

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