DB BAI
N** I . Oxide rouge, de
Lavoulte.
N** 2. Oxide rouge, mais
plus pur , de Lavoulte»
N** 3. Oxide rouge moins
pur , de Lavoulte
Il est évident que les corps étrangers peuvent varier considérablement^ parce quils sont à Tétat de mélanges accidentels,
360. Le fer spéculaire et Toxide rouge sont en général imprégnés de quartz^ dehorstein (petrosilex) , de jaspe, de feldspath, ou d^autres fossiles argileux ou quartzeux, dont il est impossible de les séparer par une préparation mécanique, et qui peuvent les rendre extrêmement réfractai res. Les pyrites se rencontrent assez rarement avec Foxide rouge^ mais le traitement de ce minerai devient quelquefois impossible , par suite de la présence du sulfate de baryte. Au reste Foxide rouge, que Fon traite souvent en Allemagne et en France, donne un fer très -tenace. Les mines de fer olîgiste les plus célèbres sont celles de File d^Elbe , ouvertes déjà du temps des Romains. ^
36 1. L'hjdrate de fernst le minerai quW exploite de préférence, dans une grande partie de FAllemagne et de la France. Les minéralogistes Fappellent fer brun ou fer hydraté jaune, selon la couleur de sa raclure:; cVst un composé chimique d^oxîde de fer et dVau , sans acide et sans silice, à moins que cette dernière n^ soit en si petite quah-tité quVlle ne puisse altérer le caractère du minéral.
MM. Hausmann et d^Aubuisson ont les premiers constaté
la composition des fers hydratés^ M. Hausmann a montre que le contenu dWü combinée suit une proportion constante. Leurs expériences vérifiées plus tard ont conduit à
la formule aFe -4- 3aq:^ en sorte que le fer brun le plus pur renferme 85^3 parties de peroxide et 14^7 parties d'eau, ou bien Foxide contient deux fois autant d'oxigène que Teau. De plus ou de moins grandes quantités de ce liquide annoncées par des analyses, pourraient souvent provenir d'erreurs commises pendant Topération. Toutefois il. existe des fers bruns qui paraissent contenir tantôt plus, tantôt moins d'eau, surtout lorsqu'ils sont souillés de corps étrangers. Le pyrosî dérite en offre un exemple ^ il est rougeàtre, ce qui le fit classer quelquefois parmi les oxides rouges ;j ce^ pendant la couleur de sa raclure incline au jaune et au brun ^ il contient beaucoup moins d'eau que la formule atomistique ne l'indique.
A Oberstein il existe un fer brun doué d^un éclat métallique très -prononcé,' et d'une couleur rouge brune, il accompagne les agates et contient bien moins de i4 p» % d'eau. On rencontre des hydrates qui renferment 10 et 1 1 et d^autres enfin 20 p. 7l de ce liquide. Il s'ensuit que la composition de cette espèce de minerai mériterait encore d'être soumise à de nouvelles recherches. La couleur jaune n'annonce pas toujours un contenu d'eau plus grand, ainsi qu'on le croît généralement ^ il paraît que cette couleur passe au brun lorsque le minerai devient plus compacte.
362. Le manganèse qui accompagne le fer si fréquemment, se trouve aussi dans les hydrates, quoîqu'en petites quantités ;; il colore en brun rougeàtre les minerais grillés. Le minerai dit fer noir, n'est autre chose qu^un hydrate chargé de manganèse.
363. Les fers bruns de la dernière formation, connus sous le nom de fer limoneux, contiennent aussi de la silice et une petite quantité d'acide phosphorique. Il est raie
DES MÀTlèRES PREMIÈRES. 279
que cet acide se trouve dans les fers bruns des terrains anciens.
364* Quant aux modifications que le fer brun éprouve par la présence des terres mélangées au minerai^ elles sont en tous points semblables à celles que subit Toxide rouge. — Dans les terrains de formations récentes les silicates^ surtout le silicate d''alumîne^ et même le sable ^ sont quelquefois mêlés à Foxide si intimement ^ que son tissu reste parfaitement uniforme^ on l'appelle alors fer argileux brun ^ fer hydrate brun ou jaune ^ minerai en grains ^ etc. Mais outre la silice libre ^ le minerai peut aussi contenir une assez grande quantité de silice combinée.
365. La transition du fer brun au fer argileux est in-» sensible^ il en est de même de la transition de ce dernier au fer silicate.
366. La décomposition des fers spathiques donne naissance à une espèce de fer brun que dans les usines on appelle mines douces. Ces fers bruns ne diffèrent des autres que par une certaine quantité diacide carbonique que retiennent ei^core la chaux et la baryte.
367. Les orictognostes ont divisé les fers bruns et les fers argileux en une foule de variétés , telles que le pyrosîdérite ^ le Jepidokpokite , le stilznosidérite^ Thématite noire et Thématite brune^ le pisinite ^ le fer lenticulaire^ reniforme^ etc.. D est inutile de nous arrêter à ces dénominationsr
Voici quelques analyses de fers bruns et dé fers argileux : il serait intéressant que Fétat où la silice se trouve dans le fer eût été mentionné par les auteurs.
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