CHARBON
OBTEirU
par une 1 par une carboniiation 'aarbonÏMtîon
rapide.
lente.
rt,i5
Le bois qui a servipoui^ 1^ exemples mis sous forme de copeaux et desséché
précités^ avait été pendant plusieurs
38o DEUXIÈME SECTION.
jours ïk une température de 1 5 degrés Réaumur. Les petites différences qu'ion remarque dans les résultats obtenus ^ ne doivent être attribuées qu^à la dif&culté qu^on éprouve d^élever toujours la température au même degré. C^est aussi pour cette raison que ces différences sont plus sensibles dans la première colonne. A|i r^ste la chaleur a été poussée au rouge vers la fin de chaque opération.
490, On n''est guère plus d'accord sur la pesanteur sp&ifiqne du charbon quesur celle du bois. Rumford pense que Tune dépend toujours de Tautre. Les variations dans les données des divers auteurs t^ ainsi qiie leurs opinions contraires sur la quantité de. charbon contenue dans les différentes essences ^ peuvent être attribuée^ en partie aux propriétés hygrométriques du bois et du charbonij car^àla sortie des meules ^ ces derniers augmentent en peu de temps^ d'après Allen et Pépys , de 12 pour cent de poids. Mais la cause principale de ces nombreuses contradictions doit être cherchée dans le bois lui-n^ême. On en sera convaincu en pensant qu'un arbre produit des charbons plus ou moins durs^ selon le terrain qui le nourrit^ selon la saison dans laquelle on le coupe çt. selon les parties (le tronc ou les branches) qui sont employées à la carbonisation. Scopoli fixe les poids relatifs des charbons ainsi qu'il suit :
Charbon de ebene 86
id. de hélre 66
iV/. - de bouleau . • . . 61
id. de tilleul 4^
l'd' de sapin. ...... 44
Cette détermination mé pàràU aussi dépourvue d'exactitude que celle de Hielm ^ qui suppose que la pesanteur spécifique du charbon de chêne n'est que de o^aSö ^ tandis qu'il fixe celle de l'épicîa à 0^2 ^7 et celle du pin à 0^218.
49 1 • Kirvan admet pour la jMesanteur spécifique de quelques espèces de charbon les données suivantes :
DES MATIÈRES PREMIÈRES. 38l
* Charbon àe chéM. .... o,533
id. de hêtre o,54a
id. de peuplier. • -. . o,a8o
id, dVpicia Oi44'
Hassenfratz , dans sa sidérotechnie^ communique les résultats suiVans de plusieurs expériences fai'.e$ sur cet objet en 1792.
Charbon d^aune 0,1 34
id. de bouleau. . • • o^aoS
id. de charme. • . • 0)i83
id. de chêne 0,1 55
' id. de hétre 0,187
id. dVpicia 0,076
id, de tilleul 0,106
id. d^alizier 0,196
id. d^'érable. • • • . . 0,164
id. de frêne. • • , • . o,aoo
id. dWme. é . • . . 0,180
id. de poirier o,35a
Multipliés par 1000^ ces chiffres donneraient les poids absolus par mètre cube de chaque espèce de charbon ^ mais ces résultats ne sont pas d^accord avec ceux qu on remarque dans la pratique,
492. Il est un fait incontestable^ cesi que les bois vieux, humides, dépérissant, produisent de mauvais charbons, et en moindre quantité que les bois sains. Ces charbons sont légers et donnent peu de chaleur. On ne peut en attribuer la cause qu a un commencement de décomposition ^ mais on ignore de quelle manière la maladie du bois peut influer sur la qualité et la pesanteur du combustible carbonisé. Il faut donc éviter, autant qu''il est possible, Temploi des bois humides et piqués. D'^après les expériences de Hielm, le bois nouvellement abattu donne du charbon plus léger, plus friable et développant moins de<;haleur que celui du bois sec^ mais les quantités peuvent être égales.
38a DEUXIÈME SECTION.
Selon Pissis ^ le bois pourri laisse deux fois plus de cendres que le bois sain. D''après Kirwan ^ le saule donnerait par looo parties en poids ^ 28 de cendres ^ Forme ^3^5^ le chènç i3i,5^ le peuplier i^^^^ le Lètre 5^8^ le sapin 3^4* Mushet prétend en avoir obtenu^ sur 1000 parties de bois: 4)23 du chêne ^ 1 7^92 du bouleau ^ 3,55 du sapin, 4^49 ^^ pin, 7,61 de Forme, ji,3a du saule, 47i6du chàtaigner, 9,55 dukètre«
493. Les quantités de cendres contenues dans les diverses essences de bois , dépendent du sol qui a donné naissance à Farbre et d^autres circonstances éventuelles. Au reste toutes les cendres renfermées dans le bois passent dans le charbon. H s^en suit que ce dernier en contient d^autant plus , que la perte éprouvée par la carbonisation a été plus considérable. Voici les quantités de cendres données par diverses essences de bois , et celles que donneraient leurs charbons , supposé que le produit de la carbonisation soit de 20 p. y^, et Fon ne peut guère en obtenir davantage dans les opérations en grand.
DÉSIGNATION
QUANTITRS
le
des