CHARBON PUR
déduction faite
des cendres.
OBSKRVATIONS.
Fibreux ,
d^Islande.
id.
id.
G>]ichoïde, d'^Uttwefler.
68,îi
Au nord de Siegent>irge.
id. de id.
\ Rottergrube.
id.
Des riyei gauches du Rhin.
Le boi« fossile conchoîde se
Fibreux
id.
nip|iroc]uât du bob foMÎIi«
id.
id.
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d^Onrwelt.
fibrenx, et vice rnax. Ce dernier montrait très-peu de oohe'rcDce, à cause de I«
id.
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grande quantité de terre dont
id.
id.
de Friesdorf«
il était ohai^^é. Le bois fossile conchoîde se présente dans ces mines très -rarement et
id.
lU
toujours comme transition au
id.
ui.
bois fossile fibreux.
de Pûbvïliea.
id.
- Prorenant des mines de la rire droite du Rbin, yis-i-yis
id.
id.
Si
de Bonn. Ces mines n*afrenl
Schisteux de Stössdien.
id. id.
a9îi 40,6
que jiu. bqp fossile fibreux.
Celui qm est papijraeé oit srhisteux, se fend facilement
Fibreux
â^Orébtsog.
et jouit d'un peu da ool^
id.
id.
rence.
Les produits dégagés par la distillation sont: de Teau^ une espèce dluile qui caractérise le bois fossile par son odeur fetidß^ un peu diacide ^ du ga^^ et une assez grande quantité de substance alcoolique. Au reste la nature et la quantité de ces corps dépendeut du degré de température employé»
La pesanteur spécifique du bois fossile peut varier entre 1^20 et 1^29^ sans que ces variations soient toujours dé* terminées par celles du contenu de cendres. Le bois fossile
conchoïde surpasse en pesanteur spécifique et en quantité de charbon qaW peut fournir^ plusieurs espèces de houilles.
Le poids des cendres données par certaines espèces de houilles brunes terreuses ^ est quelquefois plus grand que le poids du charbon pur. Ces cendres^ comme celles delà tourbe^ ne contiennent point d^alkali. Contenues en petite dose dans ce combustible^ elles se composent principalement de carbonate de chaux ^ mais à mesure que la quai^* tité de cendres augmente^ on voit augmenter aussi les proportions de silice et d^alumine. Ces terres deviennent alors très-prédominantes. On j trouve aussi de Foxide de &r^ da gypse et de la magnésie.
Le bois fossile conchoïde est ordinairement traversé de fissures^ mais on en rencontre aussi qui forme de gros morceaux compacts, qu^on peut forer, Scier, etc., etc. Lejayct en présente un exemple. En cet état, il constituerait un excellent combustible , si on le trouvait en abondance.
553. La quantité de charbon retirée de la houille est encore plus variable que eelle qU^ba obtient du bois fossile. Elle peut s^élever de 48^ » 90 p* 7*. Ces charbons s^appellent ordinairement cokes^ IL en exîsie tfn consei^vent la forme des morceaux dé horuiUe'enipiovée, et prteaènt en même temps un plus petit voknne^^ daüttes conservent aussi la fonne de la houille , sans changer de volume, d^autres eor fin se boursouflent et présentent alors une masse plus on moins poreuse. Pour reconnaître cette propriété de la houille , qui détermine souvent son emploi pour la carbonisation, on la réduit en poudre et, à défaut dVutre appareil , on la chauffe dans un creuset couvert. La houille de la première espèce donnera du coke en poudre incohérente: le coke de la seconde espèce n offrira pas plus de volume que la houille employée ^ le contraire a lieu le plus souvent^ .mais ce coke formera toujours une masse frittée, douée quelquefois d^une assez grande fermeté : enfin la poudre de
la troisième espèce de houille entre en fusion et constitue une matière parfaitement homogène^ qui se moule sur la forme du vase et peut quelquefois en dépasser les bords par son augmentation de volume.
Il n'^existe point de limites parfaitement tracées entre ces trois espèces de houille. Tantôt la poudre de la première «spèce montre une légère cohérence, tantôt aussi la matière frittée de la deuxième espèce parait fondue en partie. Ces* propriétés de la houille servent à faire juger de sa composition. Kous appellerons par la suite la première espèce ^ houille sèche y la deuxième houille maigre et la troisième houille grasse: les deux dernières seront aussi désignées sous le nom de houille collante.
554. La quantité de coke qu^on obtient delà houille diminue, lorsqu'*on emploie une forte chaleur au com-^ tnencement de la carbonisation : la perte qui en résulte est en général d'^autant plus grande que les houilles sont plus grasses et moins riches en carbone ; cependant elle ne peut guères s'*élever au-dessus dé 6 p. y,.
D'*un autre côté nous remarquerons qu'Hun degré de chaleur faible au commencement de la carbonisation et aug--^ mente successivement, rend la houille moins collante. Il se pourrait par exemple que traitées de cette façon des houiUes maigres se comportassent comme la houille sèche, et de& houilles grasses conmie la houille maigre, qui ne donne qua du coke fritte. En tout cas on peut diminuer, par une chaleur douce augmentée par degrés, le boursoufflement des houilles grasses et obtenir alors un coke plus compacte.
555. On croyait que la houille grasse différait deis autres espèces de houille , en ce quVUe contenait moins de charbon et plus de bitume, pensant, quoiqu'*à tort, que ce produit obtenu par la distillation, était une des parties composantes du combustible. Mais des recherches dirigées sur cet objet, ont montré que le contenu de charbon.
434 I>£DXIÈME SECTION.
dësi kouîUes grasses est ofdinairemràt pins grand qnè celfd des houilles non grasses. Il existe beaucoup de houilles sèches et de houilles maigre^ qui ne produisent que 5o p. 7[>de coke, tandis qu'ion trourera peu de houilles grasses qui en fournissent tuie si petite quantité. Un grand nombre d entre elles donnent jusqu a 80 p. 7l de coke boursouflé.
Les produits obtenus par la distillation de la houille , sont outre les gaz , de Teau, de Thuile en quantité prédomi-* nante, quelquefois un peu diacide et toujours une petit« dose d^ammoniaque. Lliuile est d^autant plus épaisse^ que la houille contient plus de carbone.. Le rapport du liquide aqueux au liquide oléagineux est le plus grand posâhle^ lorsque la houille est sèdie^ et la niasse de terus les produtts liquides et gazeux est toujours en raison inverse avec le contenu de carbone. Les houilles donnent eu général moins de gaz que le bois fossile, bien qu^elles fournisse»! plus de composés d^hydrc^ène eu égard à la masse des a»* très produits. Remploi d^une chaleur douce, élevée graduel* lement jusqu'^au rouge^ fiiit produire plus dVau, plus de gaz et moios d^hnîle qn^un coup de feu rapide^ mais ce gaz, pfais chargé diacide carbonique et d^hydrogène, contient BK>ins d'^oxide de carbone et de substance oléagineuse que n'^en renferme le gaz obtenu par une chaleur pW rapide; Si dans ce dernier cas Fappareil est tel quelliuile, en se fermant^ re^e exposée à la chaleur rouge ^ elle se décoi»-* pose et augmente la quantité de gaz. Le rapport du gaz oléagineux & la masse des produits dégagés, est datant plus grand que la houille est plus grasse. Jjsl présence des pyrites produit de ITiydrogène su^ré.
556. Il n^ a ^^ 1^ houille sèche et la houille maigre^ quand elles sont pauvres en carbone, qui -se décomposent au-dessous de la chaleur lumineuse , et cette décomposition est même très-imparfaite^ la substance oléagineuse ne se forme qu''au premier degré de la chaleur rouge brune. Lors-
DES MATIÈRES PlÈEMIÉaiES. 435^
que ces deux espèces de houiUes sont riches en carbooe^ elles ne se décomposentqu^'à une forte chaleur vouge.
n a^existe point de houille ^ qui soumise à la distillation^ n<ç donne de Feau. La houille la plus sèche et la plus richelaissant gS p. 7o de coke^ produit encore i p. V^ d^eau et à peu près o^i à a,a p. y^ d'^huQe. L^anthracite fibreux mème^ chauffé fortement^ donne Oi,t5 p. y^ d^eau et quelques traces d^huile. Tous les anthracites des formations houil-* 1ères laissent encore dégager un peu d^eau qui se montre^ sur les parois du ballon comme une rosée l^ère. Le graphite seid ^ joint à Tanthracite des formations primitives ^ ne produit point d^eau par la distillation.
55^. La houille contient toujours^ lors même qu'elle a été long*-temps séchée à Tair^ une certaine quantité d^eau^ qu'ion peut chasser par la chaleur de Tébullition^ et que ce combustible peut ensuite absorber de nouveau« U parait que les houilles sèches possèdent cette faculté au plus haut d^ré: il en existe qui peuvent sHmbiber de la à i3 p. % d^eau^ ce sont alors le plus souvent des houilles pauvres encarbone* Cependant on trouve aussi des houilles sèches et pauvres qui ne peuvent retenir que i à 6 p. y„ de ce liqui-* de^ à Fétat de mélange. Au reste on ne connaU pas la liaison qui existe entre cette iaculté d'absorbtion et les autres pro« priétés de la houille.
558. La pesanteur spécifique de la houille varie^ pour un contenu de cendres déterminé^ entre 1^19 et i^3a. Onpeut admettre^ oonmie règle générale^ que la houille sèche est plus pesante que la maigre, et ceUwi plus que la grasse. Cependant leur pesanteur spécifique augmente en général avec leur contenu de carbone^ de sorte quVne houille grasse ^ riche en carbone ^ peut posséder presque la même pesanteur spécifique quWe houille sèche d*un contenu de carbone mojren. La quantité de cendres renfermée dans ce combustible peut accroître considérablement sa pesanteur
436 DEUXIÈME SECTIOSr.
spécifique ^ la raison en est evidenter Les terres mêlées à la houille sont reparties d^une manière tellement inégale^ qu^on peut rencontrer sous ce rapport les plus grandes différences dans un morceau qui aurait seulement quelques pouces cubes de volume.
La pesanteur spécifique multipliée par looo^ donne le poids du mitce cube. En déterminant ce poids par des pesées immédiates^ on obtient ordinairement -g ou jen moins ^ à cause des vides laissés entre les morceaux.
&59. On trouve de la houille q^i contient moins de cendres que le bois^ et il en existe aussi qui en renferme audelà de 20 p. %. Ces cendres ne laissent apercevoir ni alkali^ ni acide hjdrochloriqûe ^ ni acide phosphorique ^ ni iode. Elles se composent pricipalement d^alumine et de silice ^ d^un peu d^oxide de fer^ de manganèse^ de carbonate de chaux et de magnésie : il est évident que ces terres mélangées à la houille-^ peuvent avoir une composition trèsvariée. Le contenu de cendres n''est en rapport ni avec les propriétés caractéristiques des houilles grasses ou sèches ^ ni avec le contenu de carbone^ ni: avec la puissance des bancs ou des couches ^ ni avec leur position ^ ni avec la profondeur d^une même couche au-dessous de la surface delà terre, ni enfin avec Tétendue du gisement dans le sens de la direction. .
Pour déterminer en petit le contenu de cendres de la houille, on opère ordinairement sur un morceau très-pur^ mais on ne peut obtenir de cette manière le contenu moyen de cendres^, qui s^'accroit par les terres mêlées à la masse. Une pareille donnée ne peut s''acquérir que par Fincinération d^une grande quantité de ce combustible. Il est rare que les parois des fissures soient pures ^ elles sont presque toujours tapissées de pyrites , de spath calcaire , de dolo-^ mite , de blende, de spath pesant , de gypse et d^argile. Le soufre ne se dégage pas entièrement pas la carbonisation..
56o, Les diverses espèces de bois donnent à peu près les mêmes quantités de charbon ^ se présentant toujours dans le même état (4^9^ 55o). Il n''en est pas de même de la houille. Nous allons en donner quelques exemples : la pesanteur spécifique est relative à la houille pure ou non mélangée avec des terres.