BANC DES SEPT-BRASSES.-VILLAGE DU VIEUX-CALEBAR
Vienx-Calebar ; ces deux cours d'eau ayant à ia mer un affluent commun que nous avons décrit précédemment.
Dans les routes que je viens d'indiquer, de l'ile aux Perroquets à la pointe des Sept-Brasses, on aura des fonds variables, mais pas moindres que 7™ 3 ou ô°* 6. Le grand banc dont je viens de parler précédemment, situé dans sa partie Mord, en face de l'embouchure du Yieux-Calebar, présente trois touffes d'arbres isolées remarquables, ressemblant à des ilos; sa partie Sud est formée de sable dur et de marécages. Aussi, dès qu'on aura longé à petite distance le côté Ouest de Tile James, faudra-t-il rallier de très-près la pointe des Sept-Brasses, où l'on trouve des fonds de 11 mètres (7 brasses) qui lui ont fait donner ce nom, et même jusqu'à 16, 18 et 19 mètres, à la haute mer; on peut s'en approcher sans crainte, à la distance de 192 mètres dans l'O.
On voit, dès qu'on arrive à la hauteur de la pointe des Sept- Brasses, reconnaîssable surtout aux grands fonds qu'on y trouve, au banc et aux bouquets d'arbres placés en regard et que j'ai signalés, la rivière Cross se diriger vers le N. N. 0., le fleuve du Viettx-€alebar vers le N. E. environ.
Alors il faut couper directement et passer sur la rive droite du Yieux-Calebar, pour éviter un banc de sable dur, ressemblant à du ciment, et fort dangereux, qui contourne la pointe des Sept-Brasses dans sa partie de l'E. et du N. , longean t la rive gauche du fleuve jusqu'au village de Henshaw's-Duke. 11 rétrécit ainsi la rivière de la moitié environ de sa largeur, et, faute d'être connu, il cause l'échouage de beaucoup de navires.
Il est, par suite, indispensable de traverser la rivière du Vieux -Calebar à la pointe des Sept-Brasses, et de suivre de près la rive droite ; on y trouvera des fonds de 4°" 9 à 6°> 5, à la basse mer. On devra la prolonger ainsi, jusqu'à ce qu'on soit par le travers du village de Hensahw's-Duke situé à la rive gauche.
Dans la route, on dépassera plusieurs petites criques ou marigots, peu apparents et peu larges, mais dont la plupart peur vent porter des pirogues à Creek-Town, appartenant au roi Ego.
Après avoir double dans TE. le premier village cité plus haut, on |)ourra serrer la rive gauche et mouiller devant le
Foinlr des Sepl- Brosse».
Banr df^ Pepf- Brassoi».
Villngp d'Hen- »haw's-Duke.
Village <lu Vieux Calebar.
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Vieux-Calebar, qui est le Mooiid et le plus eossidérable des trois villages qu'on trouve sur cette rive.
Au reste, en doublant la pointe des Sept^Brasses, on aperçoit feeilement les navires au mouillage devant oe point. On jette l'ancre très^près de la rive gauche, en face du village, par des fonds de 4^ 8 oq 6^" &. Op a moins de conriir^ en s'approchaat de la plage, et Ton est moins exposé aux tornades, qni sont très-violentes et battent la rive droite, dont» par oe motif, il ^st prudent de s'écarter.
Pistaocês La distance de la pointe Nord de l'île aux Perroquets au
Yieux-Calébar est de 30 milles.
De la même pointe 9 celle des Sept«-Brasses, il y a 20 nulles environ.
De la pointe S, E. de File aux Perroquets à l'extrémité Sod des brisants, on compte 23 milles.
Marée., /jouranta. ^.u Vieux-Calcbar, 1$ mer marne de 1* « ou 2»» 1, dans les yersf^s. pctitcs maréos ; dans les grandes, de 1"^ 7. Les marées soot
d'environ 6 heures ; cepeodapt le jusant est presque constamment plus long d'une heure que le flet. Le flot porte au N. E. dans cette partie ; le jusant au S. O., avec une vitesse de 3 milles pu 3 milles 7$ ^ l'heure. Dons le fleiive, les courants varient suivant la direction des rives, et présentient des modifications dont nous parlerons lorsqu'il sera question de te deseendre.
Les deux rives, jusqu'à la pointe des Sept«Brasses, sont peu élevées, couvertes de bois et défendues par une ceinture épaisse de palétuviers ou de mangliers, qui en rend l'abord presque impossible. On aperçoit, au-dessus, de hauts palmiers et de grands arbres de différentes espèces. Eux seuls donnent dans cette partie dp relief aux terres et aux lies, qui m'ont paru en grande partie formées de terrains d'alluvion. A la pointe des Sept-Brasses, la rive gauche s'élève en pente douce à partir de la plage, pour former une suite de petites collines superposées, au penchant desquelles sont établis les trois villages. Ce n'est que près d'eux qu'on peut aborder fecilement et que le soi se dépouille, en partie, de cette riche et luxuriante végétation qui lui est propre.
Ijfi troisième village^ le plus à l'E., se nomme Tom-Robin*s- Town. C'est le moins consiHorablo.
yiEUX-<:AL£BAR, ^ CREEK-TOWN.
Après ce Tidage, le fleitve se coude t)rusquement, et prend à peu près la direction du N.
Sur la rive droite, se trouvent plusieurs marigots ou petites rivières qui conduisent à Creek-Town, village appartenant au roi Ego. L'un d'eux communique avec la rivière Cross, et, par plusieurs branches, avec le fleuve du Vieux-Calebar. Mais le plus fréquenté est celui que Ton rencontre sur la rive droite, en remontant la rivière, au delà du coude cité plus haut.
Son entrée est fort étroite et difficile à reconnaître. Elle est signalée par deux grands art>fes situés en face sur la rive gauche, remarquables par leur forme, et que tes gens du pays appellent les Mamelles (Breasts). Le village de Creek'-Town est sur la rive droite de ce marigot, à 2 milles à peu près de son embouchure dans le Vieux-Galebar, et à 10 milles environ du village de ce nom. Bien que ce marigot soit profond, il est tellement obstrué par des bancs et si étroit, on rencontre en travers de son lit un si grand nombre de troncs d'arbres, qu'il n'est praticable que pour des embarcations.
On trouve au Vieux -Calebar, mais en petit nombre et avec difficulté, en s'adressant aux rois et aux chefs du pays, des bœufs de petite dimension, des cabris, des cochons et des poules, parfois du poisson; en fruits, mauvais par suite du manque de culture, l'orange, le citron, la banane, la goyave, la papaye, le coco, la pastèque, le choux palmiste, qui est abondant, et quelques plantes, comme le cresson et le pourpier doré, près des villages ou sur le bord des ruisseaux. Sons ce rapport, c'est donc eneore une bonne relâche pour les équi» pages; pour se procurer ces denrées, il faut négocier nu moyen de marchandises.
L'eau se fait à terre, à une petite plage sablonneuse, sous le village de Henshaw'vDuke. On peut aussi, h mer basse, la puiser le long du bord ; mais elle est imprégnée de vase et chargée de débris : cependant conservée quelques jours dans les caisses en fer, elle devient bonne et potable.
Dans le Vieux-Calebar, les saisons peuvent se diviser ainsi : ta belle saison commence à peu près en novembre et continua durant décembre, janvier, février, mars, avril et mi-mai. Pendant celle période, le temps est excessivement chaud, beau en
Crcek-TowD f village d'Ego ;.
Ri'ssourcps.
Eau.
Snitons ot venCi.
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général, bien que, par intervalle, on éprouve des tornade», principalement en novembre, puis en mars et en avril.
C'est pendant ces mois que règne Tbarmaitan, surtout en décembre, janvier et février.
A cette période de l'année, on ressent les brises alternatives du large et de terre, généralement modérées et séparées par un intervalle de calme. Les brises de terre soufflent le matin ; celles du large, le reste de la journée et, parfois, durant une partie de la nuit.
A la fin de mai, les pluies commencent et augmentent gra* duellement pendant juin, juillet, août et la plus grande partie de septembre.
Les brises alors sont presque toujours du S. S. O. au S. 0., et soufflent parfois avec force ; les pluies diminuent graduellement dans la dernière moitié de septembre.
Juillet et août sont les deux mois où la pluie est incessante et tombe avec une extrême abondance.
En octobre, le temps s'embellit, les brises de terre sonialoi-s assez fraîches et Ton a de temps en temps des grains de pluie. Les brises de terre, régnant le matin jusqu'à 10 ou 11 heures, sont remplacées le soir par la brise du large, qui cesse au coucher du soleil, après avoir soufflé de l'O. S. 0.
En septembre, octobre et partie de novembre, on rencontre ces brumes épaisses nommées les fumées. C'est la saison des maladies, pour les Européens principalement. Températurp. Dsiiis Ic moîs dc mars, le thermomètre, durant notre séjour, a monté chaque jour à 32^ centigrades, exposé à iair libre ei à l'ombre. Jusqu'à midi ou une heure la chaleur était très-forie, par le manque de brise durant la matinée. Celle-ci ne s'établissait d'ordinaire que vers une heure après midi.
Le baromètre a varié de 0*" 768 à 0'" 762, montant lors des tornades, ou durant les orages qui sont violents et fréquents dans cette saison, reprenant ensuite sa limite ordinaire.
Les navires qui commercent dans le fleuve, quelque soit leur tonnage, payent tous au roi un droit évalué en coppers, avantde traiter d'affaires; lesnaviresd'un forttonnage ont donc un avantage à cet égard, aussi les Anglais qui fréquentent ce fleuve eq emploient-ils en {général de 500 à 600 tonneauk. Le copper vauf 0 fr. 60 (•.