ILE NICOLL
quelle est le village du même nom. Cette pointe reste du cap au N. 6I<> E. A la partie Sud de la pointe, on remarque quelques brisants très-rapprocbés d'elle, sur un plateau de petits fonds qui s'en écarte peu |>ar son travers, mais qui s'éloigne davange le long de la côte entre le cap Bimbia et cette pointe, où il a une largeur de ^/^o de raille environ. A Taccore de ce plateau et près de la pointe William, on trouve des fonds de 5«4ou4»5. ,
De la pointe William, la c6te, en remontant vers le M., se ereuse et forme un petit enfoncement au fond duquel, en face d'une plage sablonneuse, se trouve sur une colline, médiocrement élevée, le village de William. vinagedewiiuam
A ce premier enfoncement, ayant Va n^îH^ environ entre ses deux pointes rocheuses, succède un second enfoncement sablonneux,en faceduquel, sur une colline, se trouve un second village, puis, enGn, un troisième enfoncement, à la partie IVord duquel coule un ruisseau, où Ton peut facilement faire de Teau. Un troisième village se trouve un peu au N. de la pointe qui termine' au M. l'enfoncement dont nous venons de parler.
Cette dernière pointe reste de la pointe William au N. 20<'£., à Vi6 de mille à peu près, et peut être regardée comme la pointe Nord de la baie qui comprend les trois enfoncements cités précéd^unent. Touie la côte dans cette partie estboisée, et dans l'étendue de la baie, elle est garnie d'un plateau de petits fonds de 2» 7, large de Vio de mille. '
En face de cette baie se trouve la petite île NicoU ou Bimbia. iie xicoii ou Bim- Sa direction est du S. 26<» E. au N. 25® 0., sur une étendue de ®/io de mille. Sa largeur varie de Vio ^ Vio de mille. A sa pointe Nord, distante de ^/lo de mille de la pointe Nord de la baie, se trouve un village. Sa pointe Sud, qui est la plus élevée, reste de la pointe William à TE. ^ 30' N., à «/lo de mille.
Les deux extrémités de l'Ile NicoU sont médiocrement élevées, et séparées dans son milieu par un terrain bas. Elle est trèsboisée.
La c6le Ouest de File Nicoll est garoie d'un plateau assez grand, qui se prolonge vers l'O. sur une étendue de Vfo de mille environ. Sur ce plateau, le fond varie deO*" 9 à 1"> 8 et l'on a 2°^ 7 à son accore.
GOLFE DE BIAFFRA.
Fleuve CamarAos.
G>inmeroe.
Il existe cependant, entre ce plateau et celui qui prolonge la plage, un canal large de Vio àe mille au plus dans sa partie la plus étroite, par lequel on peut venir prendi*e mouillage dans la baie. Le fond dans ce canal est de 4 mètres ou 4"^ 5, et il ne peut, par suite, convenir qu'à de très-petits navires, oa à des embarcations venant faire de l'eau.
Dans r£. de File Nicoll, on ne trouve que des fonds de 0" 9 ou de l^^e, et la rivière Bimbia parait presque fermée par plusieurs barres parallèles, qui partent des environs de l'île; pour y pénétrer, il faut hanter de préférence les terrains bas qui forment la rive gauche. Sur les bancs de la rive droite on remarque des barrages en pieux pour arrêter le poisson, principale nourriture des habitants.
La rivière Btmbia n*a pas été explorée. Celte rivière contourne le pied des montagnes Camarâos, puis, elle parait ensuite courir dans le Nord. Elle communique, comme nous Tavons dit, par deux criques avec celle de Camaraos. Ses bords sont très-peuplés, et on y trouve un grand nombre de villages. On rappelle quelquefois petite rivière de Camar&os. Les naturels rappellent Esoubou.
Un terrain extrêmement bas et très-boisé sépare la rivière Bimbia de la rivière Camar&os. Cette partie de la côte forme un arc assez prononcé, dont la convexité regarde la mer, et dont la corde serait de 12 milles, depuis la rivière Bimbia jusqu'au cap Camaraos.
La rivière ou le fleuve Camaraos se trouve tout à fait au fond du golfe deBiaffra, et il est très-fréquenté.
Les principaux articles de commerce sont: l'huile de palme, qui est très-abondante, et l'ivoire, qui est fort estimé et regardé comme de qualité supérieure. Les trois grandes villes de Mungo, Batimba et Belimba sont les marchés où l'on apporte de Tinlérieur l'ivoire recueilli dans le pays; elles sont les dépôts où s'approvisionne le fleuve Camaraos. Le système monétaire est la barre ; chaque article est évalué dans cette monnaie. Les objets d'importations sont ceux que nous avons indiqués pour le Bonny et le Calebar ; ici, comme dans ces deux fleuves, le sel est indispensable et toujours demandé dans toutes les transactions, qui, sans lui, seraient presque impossibles.
CAP CAMARAOS.
Deux chefs principaux gouvernent les populations du fleuve; et, pour traiter, leur bon vouloir est indispensable. Ces chefs sont le roi Bell et le roi Aquas.
Nous empruntons au capitaine W. Allen, de la marine royale d'Angleterre, la plupart des renseignements suivants sur ce fleuve.
L'embouchure ou l'entrée du fleuve Camar&os offre un large bassin , où se jettent plusieurs cours d'eau. Le plus considérable, qui a conservé le nom de Camar&os, court dans le N. E., et, après plusieurs sinuosités, se termine à Bauem par une cataracte , haute de 15 mètres, à 67 milles environ de son embouchure, ou de la pointe Malimba.
Ce fleuve a été exploré et relevé jusqu'au delà de Tile Wouri, qui le divise en deux branches, se réunissant au village de Wana-Makemby. A 17 milles plus loin que ce village, on trouve la ville de Bosuab, et, à 14 milles de cette dernière, celle de Budiman. Nous allons maintenant décrire le bassin d'entrée et indiquer les cours d'eau que l'on y trouve.
Au N., il exisie deux criques, qui le font communiquer avec la rivière Bimbia, et découpent la terre basse et boisée de cette rive en deux grandes îles. La première est la crique Matumal, dont la pointe Ouest est le cap Camarâos, et la pointe Est une pointe arrondie, basse et couverte d'arbres, formant à leurs sommets une ligne unie, qu'on appelle pointe Green-Patcb.
Le cap Camarâos est une terre basse, et garnie de grands arbres lui donnant une élévation qui permet de l'apercevoir à 1 0 ou 12 milles. Cette pointe est la pointe Nord de l'entrée du bassin. Il ne faut pas la confondre avec la pointe Sud de la terre arrondie qui sépare la rivière Bimbia du fleuve Camarâos, que Ton appelle le faux cap Camarâos. Cette dernière est à 5 milles dans rO. 15^ S. du cap Camarâos.
Dans l'O. de la pointe Green-Patch, distante du cap Camarâos de 5 milles, on trouve un petit enfoncement, dans le fond duquel se jettent trois criques ou trois rivières. Celle du milieu se nomme Mordecai ; c'est la seconde qui communique avec la rivière Bimbia.
La pointe Est de l'enfoncement dont nous venons de parler se nomme Gallow. Elle est aussi la pointe Nord d'embouchure
Bassin pitéricurdu neuve CamatAos
Crique MutuniaK
Pointe Grc-en- Patch.
Cap CamaràM Ut. N. 3» 54' 48".
Long. E. 7»9'3«".
Faux cap (^ma-
Crique Mordecai.
Pointe (jallow ( pointe des roten
cetiV
GOLFE DE BIAFKRA.
Pointe Malioiba.
Barre du Comarflos.
Pointe Manoka.
Crique Donga.
RiTàtre Quaqua.
Pointe Suellaba.
da fleuve Gamaraos qu*on voit courir dans le N. £. I^ pointe Gallow est à 4 milles de la pointe Green-Patch , elle est couverte d'arbres dépouillés, qui lui ont valu son nom de pointe des Potences.
Un banc de sable, qui assèche à mer basse, la prolonge dans rO., et jadis les navires pouvaient mouiller près de cette pointe et au S. de ce banc, qui formait le côté Nord du canal 'd'entrée, dont le côté Sud était limité par des bancs, situés au milieu du fleuve Gamaraos , lui-même entre cette pointe et la pointe Malimba. Ge mouillage se nommait Old-Hole (le Vieux Trou) «.
La pointe Malimba est la pointe Sud d'embouchure du flenVe Gamaraos. Elle est distante de la pointe Gallow de 3 milles Va, largeur du fleuve à son entrée dans le bassin extérieur. Gette pointe, basse et boisée, est prolongée dans le N. 0. par un banc de vase qui assèche. G'est de la pointe Malimba à la pointe Green-Patch que se trouve la barre du fleuve Gamaraos, large de près de 4 milles •/« du N. E. au S. 0., sur laquelle les fonds varient de 1° 8 à 6" 4 irrégulièrement, et dont la profondeur le phis générale est de 4™ 5.
La pointe Manoka est à 5 milles dans le S. de la pointe Malimba. Entre ces deux pointes, il existe une baie assez profonde, et entièrement obsrtruée par des bancs, au fond de laquelle on trouve dans le N. la crique Donga, au S. la rivière Quaqua ^, dans laquelle se trouve, à 24 milles de distance, la ville du même nom. Sur la pointe Manoka il existe un village de ce nom.
La pointe Suellaba est à 5 milles de la pointé Manoka, dans le S. b6^ 0. Entre ces deux pointes se trouve la crique Malimba, qui se dirige vers le S.
La pointe Suellaba est basse et boisée; elle forme une langue étroite, prolongée sur une étendue de 1 mille Vio» P^r un banc de sable qui découvre.
Gette pointe avec le cap Gamaraos forme l'entrée du bassin
t Nous donnons ces détails parce que la nouvelle exploration du fleuve Gamaraos , par le capitaine Allen, n'est pas complète dans cette partie.
* Sur les anciennes caries, la rivière Quaqua du capitaine Alten est nommée rivière Malimba.
BASSIiN DU FLEUVE CAMARAOS.
du fleuve, large de 6 milles ^/iq entre elles deux, mais réduite à un canal de 2 milles au plus par les bancs qui garnissent et prolongent fort loin à l'intérieur et à Textérieur les deux pointes, et qui tapissent, pour ainsi dire, à Tintérieur la plus grande partie du bassin, dans tout son pourtour.
Le banc du S. ^'écarte à 3 milles V9 dans le N. N. 0. de la pointe Suellaba, et à 5 miUes Va dans TO. de cette pointe. Sur ce banc, il existe quelques plateaux isolés, qui brisent d'ordinaire avec violence et dont le bruit se fait entendre au loin ; on les nomme DogVHeads (les Tétes-de*Ghien). Le banc est très-accore, et il est particulièrement dangereux en ce que le flot porte en travers sur lui avec une grande force ; on doit donc, en entrant, en passer à bonne distance.
Le banc du N. s'étend à 1 mille ^jo dans le S. du cap Camaraos, puis son accore court au S. 60° O. l'espace de 6 milles Va se maintenant à 4 milles au large de la côte. Là, cette accore s'arrondit, et suit parallèlement la côte jusqu'à la rivière Bimbia, en remontant vers le Nord. A Faccore de ce banc, on trouve 7" 2 et 5"^ 4.
En quittant Bimbia pour se rendre dans le bassin du fleuve Ca^ maraos, on devra se tenir au large de la terre par des fonds de 1 2 ou 13 mètres, jusqu'à ce qu'on reconnaisse le cap Camaraos. La diminution graduelle de la sonde indiquera l'approche du banc du Nord. Si on vient de l'O., on ne devra pas rallier la terre par des fonds moindres que ceux indiqués plus haut. D'ordinaire à ces fonds > on aura connaissance du faux cap Camar&os, et l'on gouvernera en les conservant, pour ramener ce faux cap au N. 36° E. On fera alors route en le tenant à ce relèvement, jusqu'à ce que les fonds tombent à 9 mètres, ce qui en placera à 6 milles environ. Ensuite, on fera route au N. 56° £. pour longer l'accore du banc du Mord. A cette route, on devra ouvrir très-peu par bâbord le cap Camaraos, et le courant de Bot prenant le navire en travers, le portera vers les brisants du banc du S. (les Tètes-de-Chien), de manière à le maintenir dans te canal par des fonds de 9 ou 10 mètres à l'entrée du canal et à mer basse, puis, par ceux de 11, 15 ou 16 mètres, ttne fois qu'on s'y sera engagé et que les brisants les plus Sud commenceront à rester par le travers.
On devra, dans la route indiquée plus haut, venir couper le
Banc du Sud.
Ariiants Dog's- Head»
Banc du Nord.
Routes pour le bassin du fleuve (4marflo».
478 GOLFE DE BIAFFRA.
méridien du cap Camarâos à la distance de 2 milles Vi de ce cap, par des fonds de 16 ou 18 mètres.
Dès lors, on mettra le cap sur la pointe Malîmba, et Ton tiendra cette route avec des fonds variables, mais pas au-dessous de 10 mètres, jusqu'à ce qu'on ramène au N. 25*^ 0. la pointe Green-Patch; on pourra mouiller par ce fond, relevant le cap Camaraos à TO. 2? N., la pointe Suellaba au S. 3° 30' O.; on sera à 1 mille de la barre du fleuve.
Pour entrer dans le bassin, on fera bien d'attendre la brise favorable et d'appareiller un peu avant la fin du jusant; les accores des bancs sont mieux délimitées, et les brisants des bancs du S., qu'on aperçoit de loin, sont aussi bien plus apparents. Si Ton mouille en dehors du bassin pour attendre le moment favorable d'y pénétrer, on pourra jeter l'ancre par Il ou 13 mètres, fond de vase, relevant le cap de l'Ouest des monts Camaraos au N. 48« 0.; le cap Bimbia au N. 28*» 0.; le Cabo-Horatio , pointe N. E. de l'île Fernao-do-Poo , à rO. 2° 30' S. On relèvera à ce mouillage le faux cap Camaraos à peu près au N. 36° E.
.Nous devons, en outre, prévenir que les routes d'entrée jusque sur le méridien du cap Camaraos, dépendent de la force du courant de flot et de la vitesse avec laquelle on est porté par lui vers les bancs du S. En tous cas, on ne doit jamais s'approcher de l'accore du banc du N. par des fonds de vase moindres que 9 mètres à la basse mer, et que 13 mètres dè^ qu'on approche du cap Camaraos. Un amer encore, pour éviter ce banc, est de tenir ouverte au N. la pointe des Docteurs par la poinre Bimbia, toutes deux sur la rive gauche du fleuve. ^
Enfin, une remarque est encore importante, c'est que les bancs d'entrée sont formés de sable dur, et que dans le chenal les fonds sont de vase. Aussitôt donc que l'on c-esserait d'avoir celte nature de fond, on serait averti qu'on est à l'accore d'un des bancs d'entrée, et il faudrait s'en écarter immédiatement. MaréM h lYntrée L'établissemcut en dehors du fleuve est 6 heures 30 minutes.
du Ms^in.
La mer marne de 2™ 4 ou de 2" 7. Le flot, quand on est au N. de l'entrée, porte le plus généralement à l'E. S. E. avec une vitesse de 1 ou 2 milles à l'heure. Le jusant porte au S., et, quand on sort du bassin, il faudra faire une grande attention à n'être pas
morAos.