‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 111 sur 136 · BAIE DE CORISCO. — CROWN-SAND · texte numérisé non relu

BAIE DE CORISCO. — CROWN-SAND

les plateaux de Gorisco et de Baynya, bien qu'elles soient profondes, on n'aurait aucun amer pour s*y diriger, et ces passes étant sinueuses on courrait le plus grand risque de s'échouer, et peut^tre de se perdre. Hais on peut mouiller entre Tilot Laval et le banc de ce nom par des Tonds de 11 mètres, relevant Filot à TE. et la pointe S. O. de Gorisco au N. 65'' E., à 3 milles du village de Gorisco.

L'établissement à ce mouillage est 5 heures ; la mer marne de2°»l.

A 5 milles dans le S. 46" 30' E. de l'îlot Laval, il en existe un second nommé îlot Baynya, un peu plus grand, mais moins élevé. Il est assis sur un banc moitié roche et moitié sable , dont plusieurs parties assèchent dans TE. de Tilot et sont les points culminants d'un vaste plateau qui s'étend du N. E. au S. 0. sur un espace de 8 milles , et du N. 0. au S. £. sur un espace de 3 milles Vt environ. L'îlot Baynya se trouve aju */3 de la longueur du plateau , en partant de l'extrémité du S. 0. ; celle-ci est située précisément sur le méridien de l'ilot Laval. Sur ce grand plateau, nommé plateau de Baynya , les fonds sont très-variables depuis S'" 6 jusqu'à Om 9. Dans quelques parties on trouve des fosses profondes, mais sans issue, et souvent on. rencontre des fonds de roche.

Sur ce plateau, à 1 bon mille de l'Ilot Baynya et dans le S. 68° O., il existe un gros rocher toujours découvert. A sa partie Est, plusieurs bancs de sable paraissent à basse mer. L'un d'eux, situé à 2 milles dans TE. 10° S. de l'îlot Baynya, est nommé Crown-Sand (couronne de sable, en portugais Goroa- Secca); il indique la limite extérieure du plateau dans cette direction; près de lui dans TE. on trouve 7 et 8 mètres d'eau.

Le plus à l'E., nommé East-Head (tête de l'Est), trace aussi la limite Est du plateau et reste à 3 milles daus le N. 74° E. de l'îlot Baynya. On trouve à son actore de 11 à 7 mètres.

La limite Sud du plateau de Baynya, dirigée vers le S. O. sur une étendue de 6 milles depuis le banc de East-Head, puis ensuite à TO. l'espace de 3 milles jusqu'à l'extrémité S. O. du plateau, trace le côté Nord de la passe qui permet d'entrer par le S. dans la baie de Gorisco.

Marées, établisM • ment.

Ilot Baynya.

Plateau de Baynya.

Crown Sand.

Kast-Ilead

I'a<se du S. dp la baie de Orbro.

606 QOLFE DE BIAFFHÂ.

Le côté Sud de cette passe est tracé par les bancs qui pr^ longent la côte comprise entre le cap Estekus et la ritière Mooadah, bancs dont Taccore court à peu près paraUèlement à celle du plateau de Baynya jusque sur le méridieii du banc de £ast-Head , et un peu dans TE. du méridien de Poffta-jlooha, pointe intermédiaire entre le cap Esteiras et la pointe Ouest d'embouchure de la rivière Moondah, et À peu prèsà mi^listaiice de ces deux pointes. Sur ces bancs les fonds varient de 3" 6 à 2" 7 ; à leur accore on trouve de 6"* 4 à 7"» 8 et 9 mètres. Çàet là on y rencontre des fonds de rocbe; leur nature dominante est sable et sable vasard.

La passe du S. dont nous venons de parler est large, entre les bancs qui la forment, de 3 milles environ» A son entrée du S. O., sur le méridi^i du cap Esteiras, elle a 6 milles. La nature du fond est sable blanc, sable vasard, parfois mêlé de coquilles. La profondeur y varie de 14 mètres à ô>" 4 qu'on trouve à son extrémité du N. Ë. sur quelques plateaux qu'on y rencontre, et qu'on pourra éviter en s approchant dans cette partie du banc de €rown-Sand, à un peu moins de 1 mille.

Tous les bancs que nous venons de décrire soni en général formés de sable dur, et toujours le fond durcit quand on s'en approche, mais pas assez pour les signaler dune manière positive.

Après avoir parlé des Iles et des bancs qui se trouvent à l'entrée de la baie de Gorisco , nous allons maintenant décrire le fond de la baie, ainsi que les lies et les bancs qu'on y rencontre.

Nous avons déjà parlé de la pointe Dos-Mosquitos, à l'extrémité Nord de la baie. De cette pointe la côte décrit un demicercle de 12 milles de diamètre, qui se termine à la pointe Elobey. La côte dans cette partie est boisée et sur l'étendue des 7 premiers milles ne présente pas de plage sablonneuse ; au ddà commence le rivage sablonneux qui existe jusqu'à la pointe Elobey. Une rangée de collines peu élevées parait à TE. de la pointe Dos-Hosquiios et suit la côte à petite dislance, l'espace de 5 mil|es Vs* Deux marigots se trouvent au piedde ces collines, et entre leurs embouchures on voit un assez grand village.

Deux autres villages se trouvent sur la plage au fond du demi-cercle que fait la côte. Le long du rivage, règne un banc

BAIE DE COItlSCO. — ILES ELOBEY.

Rio-Da-Angra.

Pointe Sud.

Lat. N. l<»i'0".

Long. E. 7« IS'a".

de petits fonds variables de 3°" 6 à 5» 4 qui ne s'étend pas à plus de Vio ^c n^îlt^ ^ large.

Au N. de rembouchare du iRioH]a*Angra , qui se tmnve i !*£. d« demi^cerdeque dëciit la côte, cm iroitles «nboucbures •de deuK petites criques, et une rangée de collines médiocrement élevées, nommées xolUnes d'Angra, qui courent sur ose couines dADgra direction qui est à pen près le N. N. 0. et le S. S. E. sur une étendue de â milles.

Le Bîo-da-Angra est large de I nulle environ à son embo«* chure. Les deux pointes qui la forment sont basses et sabionnenses; celle du N. esc garnie de quebines roches qui s'écartent très-peu an large. Surtselle du &. on voit un village. La rivière «st profonde ; dans son milieu on trouve» à l'entrée, des fonds de 32 mèftres qui vont endiminnant assez graduellement vers Tune et l'antre rîve. Mais oes fonds tardent pen à être remplacés par ceux de l<6y 14 «t 1 f mètres. La rivière «'élargit aussi •en dedans de son embouchure , et parait se diriger vers le a. £. q. E.9 offrant dans son milieu des Jonds variables de i^ à 9 mètres dnraitt un espace de 15 milles., point où elle se bifurque. AS milles de son emboucha», sur sa rive droite, on trouva un très-grand village que les portugais ont nommé Angra.

Avant de parler des routes à faire pour donner dans le Rioda-Angra , nous décrirons les Iles Elobey (d'abord nommées Mosqnitos) qni se trouvent à son embouchure, et le plateau sur lequel elles sont assises.

Les îles Elobey sont au nombre de deux. La plus grande est celle de l'O.; elle a 1 mille ^/le du M. au S. et Vio ^ ^^^^ àsins sa plus grande largeur de l'E. à TO. qui se trouve à sa partie Sud; au N. elle se termine en pointe aiguë, «Ue reste dans son milieu au S. 60» O. de la pointe Nord d'endMHichure du Rto-da- Angra, à 5 milles Vio» ^t dans le N. âS'' O. de la pointe Elobey ; elle «est basse et boisée. Un banc de roefaes garnit taule sa côte Sud, dont il s'écarte peu. Sa côte de l'O. présente une plage sablonneuse , en faoe de laquelle ex»te à petite distance un grand banc de noches, partie découvertes, partie sous l'eau.

La plus petite des iles et la pins Mord n'a que Va mille de long et elle est très-peu large; sa pointe du N. est prolongée par un banc de roches sous l'eau.

Ilos Elobey.

. 608 GOLFE DE BIAFFRA.

Son milieu reste de la pointe Nord d*embouchure de Rio-da- Ângra au S. 70» O., à 4 milles ; elle est également basse et très-boisée. Ces deux Iles ne paraissent pas habitées. Plateau d Eiobey. Le plateau d'Elobey est un vaste banc s'étendant dans le N. O. à 4 milles ^/lo des Iles de ce nom. Là il se termine en pointe aiguë, mais il s'élargit successivement en descendant vers le S. £. Son accore du N. E. qui trace le côté Sud du canal d'entrée, du Rio-da-Angra, se dirige vers la pointe Sud d'embouchure de cette rivière et la contourne de fort près. Son accore du S. 0., après quelques ondulations, vient passer à 1 mille */io * de la pointe Nord de la grande lie Elobey et à ^/lo de mille de

sa pointe Sud. De là elle vient passer à 3 milles Va ^^ 1^ pointe Elobey sur son parallèle; et se rapprochant alors delà côte du fond de la baie , elle la suit à une distance variable entre 3 et 1 mille. En face du mont Laval, petite dune conique dont nous parlerons, qui est située un peu au N. de l'embouchure de la rivière Uoondah, elle se trouve à 3 milles ; c'est la plus grande largeur du plateau au S. de la pointe Elobey, et il continue à suivre la côte jusque dans la rivière Moondah, dont il garnit la rive droite. Au S. de la pointe Elobey, on remarque çà et là, sur le plateau, des brisants et quelques parties sablonneuses qui assèchent. Cette accore du plateau d'Elobey trace le côté Est du grand canal qui conduit du N. de la baie de Corisco dans la rivière Moondah. Le plateau de rileCorisco, celui de Baynya et les bancs d'Esteiras, dont nous avons parlé, en tracent le côté Ouest.

Sur le plateau d'Elobey, les fonds sont très-variables depuis 5™ 4 jusqu'à 0" 9 qu'on trouve dans certains endroits. A ses accores, on trouve depuis 6 jusqu'à 8 mètres. Dans plusieurs parties, la sonde accuse des roches.

Son extrémité du N. 0., qui sépare les deux canaux de Rioda-Angra et de Moondah, est dans l'alignement de la troisième et de la quatrième pointe de la terre comprise entre le cap San-Joao et la pointe Dos-Mosquitos, et un peu au S. du parallèle de l'extrémité S. S. E. des collines d'Angra au N. de la rivière de ce nom. A cette extrémité, on trouve de 5" 4 à 4» 5.

Revenons maintenant à la description de la côte.

BAIK DE CORISCO. - MONT-LAVAL. 509

Depuis la pointe Sud d'embouchure du Kio-da-Angra, la côte sablonneuse et boisée, en retrait de la plage court l'espace de 3 nfîilles «/|o au S. 25° 30' 0. jusqu'à la pointe Elobey, pointe P^inie a Eioboy basse, boisée, garnie de brisants, et d'un banc de sable qui assèche, à la basse mer. Dans l'intervalle on voit un village, et un peu plus loin une crique en face d'une petite colline couverte de grands arbres. Un village est aussi sur la pointe.

De la pointe Elobey, la côte fait un assez brusque retrait dans l'E., et un peu au S. de cette pointe commence une suite de collines boisées, médiocrement élevées, qui s'enfon- coiudm dEiobey cent dans les terres en courant au S. 50° E. : on les nomme collines d'Elobey.

De l'extrémité N. O. de ces collines qui se trouve sur la plage même, la côte court directement au S. l'espace de 6 milles Vio» point où l'on remarque sur le plateau d'Elobey un pâté de roches qui brisent et qui sont écartées de 1 mille '/lo du rivage ; elles sont à l'accore du plateau d'Elobey.

Sur une étendue de 4 milles, la côte présente un rivage sablonneux. Un assez grand village est au N. entre deux criques coulant du pied des collines. Deux autres criques se voient à la fin de la plage sablonneuse, et un village se trouve sur la rive gauche de celle qui est le plus au Nord. A 1 mille Va au S. de l'autre crique, on voit près de la côte un récif formé par des roches, puis une cinquième crique, située en face du pâté de p«té de roches. roches, que nous avons signalé au large dans cette partie, où les '''* ^ ®* " '^*" palétuviers et les arbres viennent s'implanter dans la mer.

Après cette crique, la côte se creuse légèrement, et, sur l'espace de 2 milles, présente une plage sablonneuse au S. de laquelle est un village. Ensuite, jusqu'à la rivière Moondah, les palétuviers et les arbres sont au bord de la mer.

Sur le parallèle du village dont nous venons de parler se Moms uarnya trouve, à 4 milles dans l'intérieur, une petite hauteur conique suivie immédiatement dans le S. de deux autres. Ces u*ois hauteurs se nomment monts Baynya ; elles servent d'amer pour la passe du S.

Le mont î^val, petite dune conique, sablonneuse, isolée, MontL«vai. située à »/io de mille de la plage, est à 4 milles au S. S. E. du lAt.k.iAvil' village cité plus haut.

BfO

GOLFE DE BIAFFRA.

Dune de Moondah.

Ririère Moondah.

Pointe Acandah.

Ilot» Moondah.

Dans le N. il^ O. de eelte bauteur^ à 4 nulles el sur le parallèle delà seconde des hauteurs de Bayny», on Toit, à 1 mille */t du rivage, un brisant formé par des rochea el un banc de sable qui découvre. La limite des petits fonds passe à 1 mile dans rO. de ce récif.

Une petite crique se trouve à 2mtBes au N. du mont Laval; cinq antres se voient successivement jusqu'à la dune de Hooiidahy petit monticule sablonneux boisé, qui s'élève sur la pointe Est d'embouchure de cette rivière.

La pointe Est d'entrée de la rivière Moondah se oonune Moondah ; elle est trè&-obtuse, la c6te de ce côté courant presque directement au Sud. La pointe Ouest se nomme Acandah ; elle est de forme arrondie et présente deux petites coltines sablonneuses boisées, situées à peu de distance du rivage. Elle est prolongée dans le N. par un banc sur lequel les fonds varient de 4™ 8 à 2" 7, qui s'en écarte à 4 milles. A Taccore de ce banc, on trouve & et 7 mètres. Cette accore se prolonge dans le N. 28'' E. de la pointe, à 3 milles ; elle se coude alors brusquement et descend au S., pour prolonger la rive gauche de la rivière |Woondah ; elle passe sur le parait^ de la pointe Acandah et dans l'E. à i mille Vie* traçant le côté Ouest du chenal d'entrée de la rivière, large d'un peu plus de 2 milles dans cette partie et profond de 8 ou ^ mètres»

Les pointes Acandah et Moondah sont écartées Tune de l'autre de 6 milles.

A 2 milles au ddà de la pointe Moondah, la rivière se bifurque : un bras court dans le S.. S. 0.; l'autre, le principal, se dirige vers le 3ud. Trois Ilots, nommés îlots Moondah, se trouvent à l'entrée du bras du S. S.O.; les deux du N. sont très-petits et boisés ; celui du S. a près de 1 mille'd'étendue du N. au Sud. Il est couvert de grands arbres, qui, dans le S. principalement, sont élevés et offrent l'aspect d'une hauteur conique.

Peu après, la rivière devient tellement étroite» qu elle n'a point été jugée digne d'une exploration- Ses rives sont excèssivement boisées et très-basses ; aussi loin qu'on a pu les aper^ cevoir, elle a paru complètement inbsd)itée.

De la pointe Acandah, la c6te court à 1*0. IS^" S. l'espaee de 10 milles jusqu'au cap Esteiras, formant dans cet espace deux

BAIE DE CORISCO. - CAP ESTEIRAS. 511

légers enfoBceroeot& séparés par la poiuie rocailleuse» nommée PoDta-Rocha, garnie de brisant dont quelques roches sont ap- ponta-Roci» parentes. ElUe est à peu près à mi-distance de la pointe Âcandah et du cap Esteiras. Sa partie Est est sablonneuse, sa partie Ouest est formée pat des roches qui se prolongent aous Fea». Sur son méridien, les bancs ou le plateau Esteiras qui prolonge toute la côte Sud de la baie de Gorisco, s'étend à 4 milles au large. C'est son plua grand écartement. On trouve, à cette distance, 4™ 5 d'eau sur ce plateau et ça et là à son accore quelques fonds de roche. Toute la e6te est basse et boisée entre la pointe Acandah et le cap Esteiras; seulement, par intervalle on rencontre de petites plages sablonneuses.

Le cap Esteiras, pointe Sud de la baie de Ck>risco, est bas, cap Esteiras. boisé et prolongé dans le N. 0., par des récifs qui brisent \^l;g%%^f%',\ presque toujours avec forcev et qui sTétendent peu au large. La limite du plateau d'Esteiras passe sur le méridien du cap à 2 milles de distance. On trouve à son accore des fonds de ô°^ 4 et de 3"^6. Elle passedans^ l'O. du cap à la distance de i mille Va; puis elle revient rejoindre la côte au S. du cap. Ao pied de cette côte, à Vm àe mille, les fonds varient de ^°' 4 à 2»" 7. Le cap Esteiras est fort peu dans TO. de la eôCe, qui le siât dans le S.; c'est une pointe obtuse, difficile à reconnaître du N. et du S., par cela même; mais elle est bien tranchée, quand on est dansrO.

Plusieurs cartes et quelques instructions docnnent le nom de Faux cap Esceira». cap Esteiras à une autre pointe située à environ 3 milles ao S. i!^og\.^6»1f9'4r': du cap que nous venons d'indiquer. Cette pointe présente une falaise rocheuse, médiocremient élevée, près de laquelle se trouve UA village, et« à son pied, il existe une petite plage de sable ; mais comme dans cet endroit k côte ne forme pas une pointe bien saillante, et qu'elle n'offre qu'une falaise et des arbres un peu plus élevés que ceux des environs,, nous pensons devoir eonserrer le nom de cap Esleiras à la pointe Sud de la baie de G>risce^ endroit où la côte forme un coude très*brusque et où celle qui court au S. parait se terminer quand oi| la voit de l'O. et du liarge à une certaine distance. Mous appeller<ms faux cap Esteiras, l'autre point. C'est à cet endroit que les missionnaires du Gabon ont acheté et déft iché des terrains où ils tentent de

5! 2 GOLFE DE BIAFFRA.

naturaliser les fruits et les légumes de Ilha-do-Principe, le ca-^ féier et le cacaotier de cette île.

p«»»es pour donner H v a dcux Dasscs Dour doDuer dans la baie de Corisco : celle

dans la baie drU- , ^ "' , '^ ^ , ,., ,. . , ,

risco du S. dont nous avons deja parlé, comprise entre le plateau

de Baynya au N. et le plateau d'Esteiras au S.; la passe du N: ou grande passe, comprise entre l'île Corisco au S. et la pointe Dos-Mosquitos au Nord. Cette passe est large de 8 milles entre le banc de Corisco, situé au N. E. de cette île, et la pointe Dos-Mosquitos. Les profondeurs y sont très-variables entre les fonds de 24 mètres et ceux de 10 mètres, les plus faibles qu'on y trouve. Cette passe conduit dans l'E. aa ^^nal du Rio-da-Angra, dans le S. S. E. à celui de Moondah qui traverse du N. 0. au S. E. tout Tintérieur de la baie et s'embranche avec la passe du S. à la hauteur du banc de East- Head. Nous parlerons d'abord de ces différents canaux et nous donnerons les routes pour se rendre soit au Rio-da-Angra, soit à la rivière Moondah, en rappelant qu'il sera prudent de prendre un pilote, et de ne considérer les indications suivantes que comme d'utiles renseignements.

Roules pour donner Lorsqu'on voudra douncr dans le Rio-da-Angra, on viendra

An"^a* '**' ^'' reconnaître le cap San-Joao. Une fois en vue, on fera route de manière à s'en placera 6 milles au S., sur le méridien de l'île Corisco ; on aura eu déjà des fonds de 1 1 mètres, mais ces fonds seront très-irréguliers, augmentant ou diminuant, parfois même assez brusquement.

De là, on fera route à l'E. de manière à passer à 1 mille Vt de la pointe Dos-Mosquitos, sur le méridien de laquelle on aura des fonds de 10 mètres qui, peu après, tomberont à 8 mètres. Il faudra, dans cette partie, se déBer du courant qui porte en partie vers le N. E. et prend en travers. Dès qu'on reconnaîtra les collines d'Angra, au N. de la rivière, on gouvernera à TE. sur leur milieu par des fonds de 7 ou 8 mètres; et lorsqu'on fermera les deux pointes intermédiaires entre le cap San-Joao et la pointe Dos-Mosquitos, ou la pointe Nord de l'île Elobey par la pointe de ce nom, on aura dépassé dans TE. la tête du banc d'Elobey, et on entrera dans le canal de Rioda-Angra.

Dès qu'on fermera la pointe Elobey par la petite île de ce

dah par le canal de ce nom.

BAIE DE CORISCO. — ROUTES POUR MOONDAH. 5!:]

nom, on reviendra sur tribord, et on gouvernera droit sur la pointe Sud d'entrée de la rivière, au S. 58° £. jusqu'à ce qu'on soit sur le méridien de la pointe Elobey. Dès lors, on gouvernera droit sur le milieu de Femboucbure, maintenant les deux pointes d'entrée à égale distanoe. Les fonds qui auront été de 0 mètres dans leur minimum, atigmenteront à mesure qu'on approchera de l'embouchure où, comme nous l'avons dit, ils deviennetit considérables et atteignent 39 mètres dans leur maximum . Il suffira ensuite de se maintenir au milien de la rivière dans laquelle on peut mouiller partout. Il faudra, dans le canal, se défier des courants de flot et de jusant qui portent en partie sur les bancs d'embouchure. Les fonds sont vase dans ce canal.

Si par le N. on veut se rendre à la rivière Moondah, on Routes pour Moonviendra se placer sar le méridien de l'île Gorisco par des fonds de 14 mètres, et sur le parallèle de la petite Ile Elobey, on fera route directement sur la pointe Nord de cette lie à l'E., jusqu'à ce qu'on ramène au M. la pointe Dos-Mosquitos ou qu'on mette l'un par l'autre le cap San-Joao et la pointe qui le suit immédiatement an S. E. A cette route, les fonds varieront de 25 à 14 mètres sans régularité. Quand on sera sur le méridien de la pointe Dos-Mosquitos, on aura doublé dans l'E. une roche sur laquelle il ne reste que 14 mètres d'eau et qui est dans le milieu du canal à son entrée du N.; dès lors, on fera route au S. 2%^ E. ou sur l'alignement indiqué plus haut, le cap San-Joao par là pointe qui le suit dans le S. E.» et par des fonds variables de 18 à 13 mètres, jusqu'à ce qu'on arrive sur le parallèle de l'Ile Baynya. On continuera à suivre à p€*u près la même route tenant très'-peu ouverte par bâbord la dune de Moondah située à la pointe Est d'entrée de cette rivière , et on parera ainsi deux petits plateaux où le fond n'est que de 5™ 4 et de 4°" 8 qu'on laissera par bâbord. Les fonds, à cette route, varieront de 14 mètres à 5*° 8, et quand on sera arrivé sur le parallèle de la pointe Acandah, on fera route droit au S., ou l'on mouillera à ce point par 7 mètres. Dans les routes indiquées, il faudra se défier du courant de flot qni porte, en partie, vers la côte du fond de la baie et produit à Tembranchement de la passe du S. des tournants peu réguliers. Le jusant, au contraire, porte, en partie, sur les plateaux de Corisco et de Baynya.

514 GOLFE DE BIAFFRA.

Les routes de sortie, dans les deux canaux dont nous venons de parler, seraient les mêmes» et l'on aura d'ordinaire le vent favorable pour celles d'entrée et de sortie. Bou'e-* paya passe La passe du S- est peu fréquentée, parce qu'il n'y a point de bons amers , et qu'à sa partie du N. E. elle présente de petits fonds de 4™ 5 sur un espace assez étendu. En outre, les bancs sont très-accores, et souvent à leur approche on trouve des fonds de roche. Enfin, pour sortir par cette passe, on sera la plupart du temps forcé de louvoyer. Le flot porte au N. E. dans la passe et le jusant au S. 0., avec une vitesse de 2 milles à 2 milles Vt dans l^s grandes marées, jusqu'à l'embranchement de la passe du S. et du canal de Moondah.

Je n*engage point à tenter de pénétrer dans la baie de Corisco par la passe du S., sans avoir un pilote local. Les bancs qui la forment sont très-accores, la sonde est insuffisante pour avertir de leur approche, car les fonds sautent Jl>rusquement de 7 mètres à 2°" 7 dans l'intervalle de temps nécessaire pour retirer la sonde et la rejeter, surtout à Taccore du plateau de Baynya. Si, néanmoins, on voulait y donner, ou qu'une circonstance quelconque forçât de le faire, voici quelques renseignements qui pourront être utiles.

On viendra se mettre au mouillage, relevant l'îlot Baynya au N. 34'» E.. le cap Esteiras au S. 27<» E., à 4 milles environ de ce dernier. On sera à l'entrée de la passe par 11 mètres, fond de vase, à peu près sur le méridien de la pointe S. O. de l'ile Corisco, et un peu plus à l'E. que les brisants de Lavai, qui resteront à 7 milles Va dans le Nord. On tâchera de les reconnaître à la basse mer, ainsi que les brisants de Crown-Sand, qui seront à 9 milles Vs dans le N. E. Enfin on cherchera a recojinaitre (si le temps est clair), la pointe Elobey, ou plutôt Textrémité Ouest des collines de ce nom, qui sont au S. de cette pointe, puis les monts Baynya sur la c6te.

Lorsque le temps permettra de distinguer tous ces points» ce qui est fort rare, on attendra le commencement du flot. Et , du mouillage, on fera route au N. 55^ E. sur la parUe la plus élevée des collines Elobey, ouvertes d'un quart à droite avec les brisants de Grown-Sand, ou de deux quarts avec l'ilot Baynya. Cette route fait traverser tout le canal par les plus grands

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