BAIE DE CORISCO. — ROUTE PAR LA PASSE DU SI D
l'onds, qui varieront de 13 à 6 mètres. Mais, lorsqu'on mettra \\\n par l'autre à cette route Fîlot Baynya et Tilot Laval, ou un peu avant de les fermer, on devra se rapprocher des brisants de Crown-Sand, qui signalent Taccore du plateau dans cette partie, et dont on peut passer sans crainte à moins de 1 mille. Une fois dans le canal de Moondah, on viendra mettre l'un par l'autre le cap San-Joao et la première pointe au S. £. de ce cap. Cet alignement fait traverser ce canal à peu près dans son milieu, et peut servir d'amer pour donner dans la rivière Moondah, comme pour remonter au N. vers le cap San- Joao, et chercher la passe de Rio-da-Angra, mais on ne distingue pas toujours ces terres.
Si, mouillé à l'entrée de la passe du S., on n'avait connaissance ni des brisants de Grown-Sand, ni des collines d'Elobey, il faudrait, pour donner dans la passe, envoyer un canot devant chercher l'accore Sud du plateau de Baynya, qui court à peu près S. 0. Va 0., et N. E. Va E. jusqu'à Crown-Sand. Ce canot suivrait alors l'accore, et le navire s'en tiendrait sous petite voile à 1 mille dans le S. courant au S. 55'' E., à peu, près parallèlement à lui, jusqu'à ce qu'il fût en vue des brisants de Crown-Sand. Quant à sortir de la baie de Corisco par cette passe, sauf avec la brise de terre qui est favorable, et permettra de faire la route directe contraire à celle que nous avons indiquée, j'engage à ne le faire dans aucun cas sans être sûr d'avoir un excellent pilote.
Nous avons déjà dit que l'établissement était 5 heures, et MaréM. que la mer marnait de 2°"! à 2°^ 3.
- Les courants de la baie de Corisco ont besoin d'être étudiés, Remarques car on conçoit que les bancs et les îlots jetés dans cette baie doivent fréquemment modifier leurs directions générales. Nous n'avons pu à cet égard donner que quelques renseignements. Les Portugais, à une certaine époque, ont beaucoup fréquenté le Rio-da-Angra. Ils y allaient charger d'ivoire trèsestimé, d'ébène et de bois de teinture. On y trouvait aussi du poivre. Ces denrées s'échangeaient contre les objets ordinaires de troque usités à la côte Ouest d'Afrique : la poudre, les armes, les tissus, le tabac, les barres de fer, les habits confectionnés, les spiritueux et les objets de fantaisie, comme les verroteries, la faïence, les miroirs, etc.