‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 114 sur 136 · GABON. - BASSIN EXTÉRIEUR ET INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

GABON. - BASSIN EXTÉRIEUR ET INTÉRIEUR

Le Gabon est moins un fleuve qu un magnifique estuaire accessible aux plus grands navires bien dirigés, et pouvant offrir un arbri sûr à une flotte considérable.

Le fleuve est large de 7 milles */io à son embouchure entre le cap Santa-Clara au N. et la pointe Pongara au Sud. Sa profondeur est beaucoup plus considérable, et il se trouve naturellement divisé en deux bassins, auxquels on a donné les noms de bassin extérieur et de bassin intérieur.

Les rives des deux bassins sont couvertes d'une riche végétation et sillonnées de nombreuses criques dont quelques-unes fournissent aux navires une eau de bonne qualité» principalement sur la rive droite.

Le bassin extérieur ail milles ^/lo de longueur de la pointe Pongara à THe des Perroquets ; il est dirigé du N. 0. au S. E. Les bancs nombreux et assez étendus, formés de coraux et de sable, qui en barrent l'entrée, rendent sans doute un peu difficile le passage des navires, mais ils leur assurent, à Tintérieur du fleuve, une sécurité très-grande et une tranquillité complète aux mouillages sur les deux rives, en brisant à l'entrée la mer assez forte qu'occasionnent souvent les fortes brises de TO. S. 0.

Le bassin intérieur a 13 milles 5/io de longueur de File des Perroquets à l'embouchure de la rivière Como. II reçoit les eaux de sept ou huit rivières, dont quelques-unes s'étendent loin dans l'intérieur et sont assez importqntes. Sa direction principale est de l'O. à l'E. ; les navires d'un tirant d'eau de 3 à 3" 6 pouvent y pénétrer.

Le bassin extérieur, en raison de son importance, de la profondeur qu'il offre et qui varie de 25 à 8 mètres, et des bancs qui se trouvent à son entrée, a été étudié avec beaucoup de soin.

Basbin extérieur.

intérieur.

Saint-Louis à l'éqitateur, par M. Bouët-Willaumez. M. le eommandant Fleuriot de Langle a levé aussi, en 1844, le plan du Gabon. Ce plan, reconnu trèsexact dans toutes les parties examinées par cet officier, laissait cependant des lacunes importantes dans Tétude des bancs d'embouchure. C'est ce qui a nécessite un nouveau travail. En outre, le bassin intérieur n'avait pas été étudié.

GOLFE DE fitAFFKA.

Allorrajcr du (Ii bon.

Poin'o GodiIh'.

Cap Santa-Qara.

Lai. N. 0*80' 2".

Long.E.6«59'54".

Var.N.O.10«4'.

Lorsqu'on atterrit au (iabon, il est préférable, es raisoe des forts courants vers le N. et des vents du S. 0. à TO. qu'on y trouve d'ordinaire, d'atlaqver la terre fdutôt par le S. <{ue par le N., bien que de ce côté elle soii irès4>asse, tandis que, comsie nous l'avons dît préeédemment, les tanres de ia prosqu'ile Ësteiras s'aperçoivent à 18 miUes de distance.

Du o6lé du S., les seuls points un peu saillants sont 4e mo»ticule et le grand arbre de la pointe GomM situés au S. 0. de Tembouchure du fleuve et à 3 nulles Vio àe la pointe Pongara. La pointe Gofnbé est remarquable à quelques taches noii^s et j'ougeàtres.

Sur le parallèle de l'embouchure du Gabon, les terres <r£stciras seront les premières en vue ; on reoonnaUra 4'adM>rd le faux cap de ce nom, pointe obtuse dont la position «st indécise en raison de la courbure de la côte, et qui n'est remarquable que par quelques arbres plus élevés que ceux qui recouvrent les terres voisines.

Après une ligne d'arbres de hauteur uniforme, on verra aisuite le cap Sauta-Clara, éloigné de 6 miiles dans le S. ô^ E. du faux cap Esteiras et qui forme la pointe Nord d'embouchurp du fleuve.

Ce cap, qui a 20 mètres environ de hauteur, est reconnaissable à ce que son extrémité est cultivée, de sorte que les arbres y ont été abattus en grande partie. Il se distingue encore parun^ tache jaunâtre qui provient des éboulements de roches calcaires dont Jl est formé.

Enfin, un peu dans le S. du cap Santa-Clara, on recounaitra un massif simulant un îlot, portant un arbre fort grand et isolé nommé arbre de Quaben S comme la hauteur qu'il domine et .qui se .trouve à la rive droite du fleuve, un peu dans l'intérieur et près du village du même nom.

L'arbre de Quaben ou l'arbre Bouët est élevé de 200 mètres au-dessus du niveau du fleuve. C'est le point le plus élevé des

« Sor les cartes récentes, cet arbre et ia hauteur ont été nommés orbre et mont Bouèt, comme une seconde hauteur un peu plus à k'£. a été nommée mont Baudin. Elte porte aussi un arbre remarquable et est moins élevée que la première.

GABON. — CHIQUE dU^GAY.

terres voi$ifte«; sms#, en ¥«naiit dv %g«> ra|^erQein^t*oa couvent, dvani le Ëius^ cap JEsteira^ (^ le cap Saal^-Çl^r^-

Enfin, tout à fait dans te. S., on verra iA«e terre ))a$$^ cou* verte id'arbres paraissant peu élevés et séparas, qui ia(lÂi|ue les terres aju S. de T^nbouchur^ (Jv Gabon.

A 1 mille dans le K* ^i^^' (). 4u i^p Sant^rd^a» 1a isj^ ferme une pointe qu'pn iicpime le FauxHCap ; cette fo^nU^ sert Le Faux-cap d'amer pour donner dans le fleuve. Nous avons àil qiue }e cap Santa-Cl^ra était la pointe Nord d'einboucfaure du iGrabon.. Il est entouré jus^ u'^ la dîstaj^pe de Vs mile enyiniMï de jbancs formés par des rophes, suf lesqueiUe^ 1^ jnner Jt»rise souvent ayec violence et sur lesquelles le courant porte avec force. 11 Jè&i donc toujours prudent de s'<en /écartier.

On ne peut accoster avec des embarca^ÎQQç au cap SaiH^ Clara, et on doit aUeur débarquer un peu au .delà, ,<kMAS renfoncement formé par la côte à TE. du .c^ap, enfcMoceiuieAt npiw^ Baie dAcqueogo. Jbaied'Acquengo. On trouve là une pl^ge sablonneuse, qui s'étend jusqu'à la crique Guégay» et il y existe, près des débris d*un village abandonné en 1843, upe aiguade cxcellenle.

De la baie d'Aquen^o, la rive droite du fleuve pr^ute i^ rivage bas et peu accidenté» jusqM'à la crique Guégay, à la rive gauche de lai)uelle se Xrpuve le vills^e du chef lBii*inger. Cette partie de la presqu'île esx basse et excessjvemenjt bQÎsée à partir de la rjve sablonneuse étroite qui forme le jrivage. cette riche v^étation lui donne cependant uac centaine élévation.

A la crique Guégay^ les bords du fleuve s'élèvent, et.de cnquecuégay. larges bancs de couches calcaires, forment le rivage. A 1^ mer basse, ils assèchent sur une étendue de 200 mètres.

Là, .fort rapprochés du rivage e.t sui* un^espace de 1 mille enviroj^ on trouve, sur la rive^gauche de la crique Guégay, le

* la orifioe Gaégay, dit M. de Langle, porte des pirogues et pénètre dans la presquM^Esteiras. Elle sert, aiu Séquçnis ou i^Htoia, nom des indigèoes qui habitent les bois, à porter leurs objets d'échange aux comptoirs de la rive droite. La race des Séquanis est différente de celle qui habite le Gabon. Celle-ci se nomme Mpongo ou Mpoonghi^ro. Les langues de ces populations paraissent dé> rivées l'une de l'autre, mais sont aujourd'hui assez éloignées pour nécessiter des interprèles. {Description du Gabon, par M. de I^angle.)

GOLFE DE BIAFFRA.

Pointe* des Normaods et des Bre-

Forl d'Aamale.

Villages de Krin- village dc Krioger à TO., celui de Quaben au centre, celui de de Louis. ' Louis à l'Est. Ces villages contiennent à peu près 1,400 habitants ; celui de Quaben est le plus important.

Dans cette partie et devant ces villages, la côte présente deux pointes assez saillantes : Tune à la rive gauche de la crique Guégay, a été nommée par H. Fleuriot de Langle pointe des Normands; l'autre, distante de 1 mille dans le S. E., pointe des Bretons.

A Va de mille dans l'E. de cette dernière se trouve le blockhaus ou fort d'Aumale, élevé sur le rivage qui, après la pointe des Bretons, présente un petit enfoncement au fond duquel coule un ruisseau.

La c6te est assez élevée devant le fort d'Aumale situé sur une éminence d'environ 10 mètres de hauteur. Depuis les défrichements opérés autour du fort et les abatis d'arbres qui y ont été faits, la position de ce fort est devenue assez salubre et elle est parfaitement aérée par la brise du large, qui y parvient directement.

Un peu à gauche du fort et plus dans l'intérieur, on voit l'établissement des missionnaires français.

En face du fort, le plateau de roches qui contourne la pointe des Bretons s'étend à 50 mètres environ au large. Il assèche en partie, et quelques têtes de roches à peine couvertes à la basse mer sont à petite distance de ce plateau.

Une cale, qui présente à haute mer un débarquement commode et un abri aux embarcations contre le ressac occasionné souvent par la brise du large, a été construite un peu à gaudie du fort, sur ce plateau de roche.

A quelques centaines de mètres du fort d'Aumale, sur un plateau élevé dont les arbres ont été abattus, on voit une grande construction en briques, inachevée, et qui est destinée à remplacer le blockhaus où le commandant , la garnison et les employés de l'administration résident actuellement. Il est à désirer que cet édifice soit achevé promptement et entouré d'une fortification convenable.

Un peu au delà dans TE., on voit le village de Libre- Ville fondé en 1849 par les soins de M. le commandant Bouët-Willaumez. II est habité par des noirs libérés, enlevés à des na-

LUiblifijiement des missionoaires.

DébarcAdèrp.

Village de Libre- Villr.

GABON. — MONT BOUET.

Mont Boaël ou mont Quaben.

vires négriers, capturés sur la côte Sud de TAfrique occidentale.

Plusieurs cours d'eau séparent les plateaux dont nous venons de parler, et une route tracée le long du rivage fait communiquer entre eux les divers établissements ; elle doit se prolonger jusqu'au village du roi Glass dont nous parlerons plus loin. Des ponts sont établis sur les cours d'eau que nous avons indiqués, et plusieurs d'entre eux offrent une eau de bonne qualité.

Le mont Bouët ou mont Quaben et le mont Baudin dominent les plateaux ou s'élèvent les trois villages que nous avons signalés , ainsi que le fort et ses dépendances. Le premier reste du fort au N. 40° £. La colline dont il est le sommet culminant court du N. N. 0. au S. S. E. sur une étendue de 5 milles Vs* et se termine un peu plus au S. que le village du roi Glass.

Depuis le fort d'Àumale, la rive du fleuve s'abaisse jusqu'à Pointo Française. la pointe Française, qui se trouve à 1 mille Va à peu près de la pointe des Bretons. On trouve entre ces deux pointes le plateau de roches dont nous avons déjà parlé et qui assèche en partie à la basse mer, le long du rivage.

La pointe Française est la pointe N. 0. d'une baie peu profonde, large de 1 mille ^/a, comprise entre la pointe précédente et celle nommée pointe de Paris, baie au fond de laquelle s'élèvent les villages du roi Glass, centre commercial le plus considérable du fleuve. Un ruisseau se jette à la mer dans sa partie N. E. Tout le fond de cette baie est prolongé au large, mais à 100 mètres au plus de la côte, par le plateau de roches qui a été déjà indiqué.

On trouve un bon mouillage devant le fort d'Aumale, par des fonds de vase de 6, 8 et 10 mètres à ^/lo de mille, 1 mille Vio et 1 mille ^/io de la plage, relevant le fort au N. N. £. On peut mouiller encore, relevant le fort à l'E. N. E. par 9 mètres, fond de vase à 1 mille, par 18 mètres à 2 milles de la terre.

La baie devant les villages de Glass présente aussi un bon Moauiage mouillage par des fonds de 4 ou ô mètres, vase, à un peu plus de 1 mille de la terre, et par 13 mètres à 2 milles, relevant le principal village du roi Glass à TE. 24° N.

On devra, si Ton veut mouiller près de la terre, se défier du Banr dp u Ma-

' ' louine.

Mouillage devant le fort.

derant les villages du roi Glass.

GOLFE DE BIÀFFRA.

Baie d'Ogombray.

l^anc de Im Malouine, petit plat^u sur lequel il ne reste que 3 mètres d'eau et qui est situé d^n^ sa partie Sud à 1 nulle de la pointe de Paris, restant du grand arbre qu'on remarque sur cette pointe à TO. 22° S. Sa partie du ]H. est sur le parallèle de ce même arbre ^

Il y a une bonne aiguade près des villages du roi Gla$s.

La pointe de Paris est partout entourée d'un plat69«i de nocbes, qui s'étend dans le S. E. jusqu'à la crique Ogomhray, située à la partie Nord de la baie de ce nom» qpi se lamine au S. £. à la points Lobuay, distante de la pointe de Paris de 1 mille »/,o.

Dans cette baie où les petits Con^d^ s'étendent à 1 mille de la plage, distance qh l'on a ceu^c de 6, .4 et 3 mètr^^, on relDa^ que au N. ijin village, sur le bord de la crique Ogoçibray ; an centre de la baie» celui du prince Glass» et entre ces deux villages ^ur une colline la maison des missionnaires américains. Au S. de ceue baie, on trouve la crique Lohuay un peu au N. de la pointe de ce nom.

Les berges du fleuve sont élevées entre ces deux criques, et la glaise est à nu. La pointe Lohuay esl: entourée d'.unbaiicde roche qui obstrue l'entrée de la crique de ce nom, il ^'étend à ^/s de mille au large et découvre à la basse mer^.

Dan^ le S. de la pointe Lohuay, la côte est coupée de ^ovyeuu par une crique. EUle s'^aisse ensuite et court l'espace de 3 milles présentant quelques criques peu importantes, jj^sqo'à la pointe Owëendo qui sépare sur la^ôte du N. le bassnp e%' Xérieur du bassin intérieur.

La côte de la rive droite est accidentée ; depuis les environs du village deJKringer, et à 2 milles Vs du rivage, on voit le mont Bouët(montQuaben), lemonl Baudin, un peu moins éievéquele précédent, et dominés l'un et l'autre par un ai'br^^marquablc. Puis, dans le S. S. E. de ces deux hauteurs, ui;ie colline plus basse, présentant une longue arête, se dirige vers la pointe Pointe owëendo 5. O.wêeudo OÙ cllc sc teriniue, offrant à sa convexité un a^

Pointe Lohuay.

> el * M. de Langle, Description du Gabon.

5 Nous rélablissons ici le nom de celle pointe tel qu'il ejît donné par k Pilote africain de 1801. M. de Lanj^Ie la nomme Obindo.

GABON. — ILE CONIQUET. 525

brc remarquable. Cette colline dans quelques points atteint une hauteur de 80 à 90 mètres. La pointe Otrëendo reste du oap Saata-Glara au S. 39° E. à 16 milles ^/lo de distance. Un peu à rO de cette pointe se trouVe le village de Bleben près du marigot de ce nom.

Au milieu du fleuve^ deux lies continuent la séparation des deux bassins.

La plus au N. et la plus grande se nomme île Coniquet ou "* oiiSh. **" Dambeeh. Sa partie du S. E. est à 2 mHleà dans TE. 30<' 6; de la points Owëendo. L'Ile Coniquet est basse à sa partie du Ni» mais terminée à sa pointe Sud par des falaises à pie et un morue pyramidal qui sert d'amer pour la navigation ût fleuve.

Cette Ile est très-fertile, très-bot^ et ari>'onde en Sources excellentes. Le canal qui la sépare de la pointe Owëendo^ offre un trè^bon mouillage où l'on trouve 8 et 9 mètres d*eiau, Tond de vase, sur la ligue qui joindait la pointe à l'extrémité Sud de nie. Plus eh dedans, on trouve les fonds de 5 et 6 mètres, ainsi que dans le milieu du canal tbrmé par la côte Nord de l'Ile et la rive du fleuve.

L'Ile des Perroquets ou Embeneeh^ au S. 38«» O. de la précé- "*^f p„î|^'3**' dente et à 3 milles de distance, est aussi très-boisée; elle est basse et d'un abord difficile, à cause des bancs qui 1 entourent principalement dans leN. etdans leS., où ils se prolongent à Vio de mille et dans le N. E. à Vio de mille, distance où l'on trouve 2 mètres d'eau.

Dans le milieu du canal qui sépare les deiix Iles, on trouve de 12 à 13 Inètres, fonds qui diminuent dè^ qu'on s'approche de l'une ou de l'autre. L'Ile des Perroquets est inhabitée.

Dans le N. TO'» 0. de la pointe Nord de cette île, à Vio de mille, on trouve , au milieu des fonds de 5" 4 et de 4™ Ô , un petit plateau, sur lequel il n'y a que 1°> 9 et 2°>; M. deLangle l'a nommé le Coq. ^ ^ '**'•

Nous allons maintenant décrire la rive Sud du Ôeuve en allant du S. au N., pour faire te tour du bassin extérieur.

Le bassin extérieur se termine au S. à la pointe Bohuin, Pointe Bohuin. pointe basse et surmontée d'un arbre remarquable. Elle reste de la pointe Owëendo au S. 4® 30' E. , à la distance de 6 milles -/,o. Dans celle partie, la rive du fleuve se creuse et

526 GOLFE DE BÏAFFRA.

forme une baie assez vaste, dont le fond est sillonné par plusieurs criques et par deux rivières assez profondes pour porter des navires d'un tirant d'eau moyen. Ces deux rivières sont Rivières Bohuin et celles do Bohuiu à ro. de la pointe de ce nom. La seconde est la rivière Obëio à l'entrée de laquelle on trouve 6 et 7 mètres d'eau.

Cependant il est difficiled'arriver à ces deux rivières en raison des bancs qui dans leur voisinage obstruentje fond de iâ baie. Les passes pour celle de Bohuin n'ont pas été étudiées. Un grand banc qui assèche en partie se trouve dans le S. 57^ 0. de Ttie des Perroquets a 1 mille, et se prolonge dans cette direction sur une étendue de plus de 1 mille Va- B«nc des Cigognes. DdBs l'0. 4<' S. dc la poiutc Nord, dc File des Perroquets à la distance de 3 milles ^U, il existe un banc qui assèche en partie à la basse mer ; il a été nommé banc des Cigognes par M. de Langle, qui le décrit ainsi : c Sa forme est ellipsoïdale ; son grand axe est long de 2 milles, et il est incliné S. E. et N. 0. ; son petit axe a 1 mille du N. E. au S. O. Ce banc est séparé en deux parties par un canal de 4 mètres de profondeur. La partie Ouest assèche dans les grandes marées^ >

Les navires de commerce qui viennent chercher: du bois de teinture à la rivière Obélo mouillent dans les environs de ce banc.

Le banc des Ggognes forme avec celui plus à l'O., que M. de Langle appelle banc du Pommier S un canal large de 576 mètres (3 encablures) où l'on trouve 10 mètres d'eau. On pourrait, dit-il, se rendre dans la rivière Obélo par cette passe. Les deux bancs sont accores et se balisent facilement. On pourrait encore y arriver en contournant par le S. E. le banc des Qgognesy et passer entre ce banc et ceux de la pointe Bohuin. On trouverai t dans ce trajet de 5 à 7 mètres d'eau. La passedu N. » quoique plus étroite, est plus profonde et doit être préférée.

On ne savait pas, avant l'exploration faite par les officiers de la Malouine^ que la rivière Obélo fût accessible à des navires de 6 et de 7 mètres de tirant d'eau *.

* Voir le plan de M. de Langle.

• Description du Gabon, par M. de Langle.

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