GA60N. — BANC DU 81JI
Les principaux points qui serviront d'amers pour entrer Amen pour \t% dans le Gabon sont, au N., le Fan\-Cap et le cap SantanClara, te mont Bouèt (mont Q^iaben) et le commet de l'ile Coniquet; on aura au S. : le bois des Félicbes, la pointe Gombé et l'ai:bre remarquable qui la couronne ; dans rintérieur du bassin, il faut ajouter à ces points le fort d'Aumale, la maison en briques près de Libre-Ville, la pointe Owëendo, Tarbrede Denis, celui de Petit-Denis, un arbre rouge qui se trouve sur le rivage efkire ces deux derniers, enfin un bouquet d'arbres sur une hauteur appelée Ponta-Mina, située un peu dans l'intérieur et au M. 0. du village de PetitrDenis, dont nous avons déjà parlé.
Les bancs qui défendent l'entrée du Gabon sont de deux es- Bases de lemboupèces :dans la partie qui avoisine la côte du N., où le fond '*'*"'*" ^•**" présente le plus d'inégalités, ce sont en général des bancs foi^ mes de coraux ; dans la partie Sud du fleuve ce sont des bancs de sable.
On peut classer ces bancs en trois séries :
Au N., le récif qui contourne et prolonge le cap Santa- B«ncsduN. Clara; le banc de la Recherche, sur lequel il reste 4 mètres d'eau; les bancs de l'Àdouretdu Caïman; sur ce dernier, il n'y a qne 3 mètres d'eau.
Au centre de l'entrée : le banc du Nisus qui présente, à cha- '*«»» du centre. eune de ses extrémités Nord et Sud, une tète de roche sur laquelle il ne reste que 2 mètres d'eau ; le banc du Milieu et de I^Hippopotame sur lesquels il reste ^5 mètres d^eau ; le banc du Caraïbe, sur lequel il y a 6 mètres, et le banc du S. E., ayant à sa partie Nord 4 mètres, à sa partie Sud 5 mètres ; celle-ci se trouve à peu près sur le parallèle de la pointe Pongara, et à cette pointe, en 1850, on avait placé une balise portant trois barriques peintes en blanc, qui ne s'apercevaient pas de loin.
Au S., on trouve, à % mHles «/|o dans le N. 62^ 80' 0. de la Bancs du s pointe Pongara, le banc de la Mouche, qui est le plus à l'Ouest. Il y a 3™ 5 sur ce banc. A peu près dans la même direction, on rejDcnnfrfi les deux bancs de Pongara qui brisent souvent, surtQut avec le jusant et laissent entre eux un canal profond de iQ à 18 mètres, large de moins de 1 mille. Sur ces bancs, on Irouve 4e l*" 5 à ? mètres.
Enfin le banc du Papillon, sur lequel il y a 5 mètres. Ce
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banc est sur la ligne qui joindrait le Faux-Cap à la pointe Pongara, à ^lo de mille de celte pointe*.
Entre ces bancs trois passes principales permettent aux navires de pénétrer dans le fleuve.
PasM- de la Péné- Lq pjug ^u large ct celle par laquelle peuvent entrer les plus grands navires, est celle du S. nommée par M. Ploix passe de la Pénélope. Le moindre fond dans le milieu de cette passe est de 20 mètres. Elle est formée au N. par le banc du Nisus, celui du Caraïbe et le banc du S. E. ; par le banc de la mouche, ceux de Pongara et celui du Papillon au S.
Pour donner dans cette passe, on se mettra sur le.parallèle du mont Bouët (mont Quaben), et lorsqu'on ramènera la pointe Gombé au S. 5° E., on commencera à entrer dans la passe. La direction de son milieu est le S. 40° 30' E., en tenant la pointe Sud de File Coniquet (le sommet), un peu en dedans de la pointe Owëendo. On devra à cette route se défier du courant de flot qui porte vers TE. N. E. à Tembouchure du fleuve et jelte vers les bancs du centre.
On peut aussi se diriger en gouvernant de manière à tenir toujours la pointe Nord de Tîle aux Perroquets, au S. 45° E. A cette route, si le sommet de File Coniquet venait à passer au S. de la pointe Owëendo, on se jetterait sur les bancs du S.
Lorsque la brume, comme cela arrive quelquefois, ne permet pas d'apercevoir les points du fond du bassin extérieur du fleuve, on se dirigera en dehors jusqu'à ce -qu'on ait le cap Santa- Clara au N. et le bois des Fétiches au S. 19° E., le mont Bouët au N. 11° 30' E. et le fort à TE.; on gouvernera ensuite au S. 51° 30' E.jusqu'à ce qu'on relève le mont Bouët au S. 51°E. et l'arbre de Denis au S. 29° 0.
On aura alors doublé le banc du S. E., et l'on peut se diriger sans crainte vers la rive droite ou vers la rive gauche, suivant que Ton voudra aller mouiller devant le fort, vis-à-vis le village de Glass, ou devant le village de Denis.
* Nous ne donnons pas la position de tous ces bancs ; un coup d'œil sur le plan de M. Ploix en dira plus que toute description. Nous empruntons également au Mémoire que cet ingénieur a bien voulu nous communiquer les renseignements pour donner dons les passes.