‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 117 sur 136 · GABON. - ROUTES D'ENTRÉE DU FLEUVE · texte numérisé non relu

GABON. - ROUTES D'ENTRÉE DU FLEUVE

On peut encore, quand on se rend à la rive droite du fleuve, se diriger vers le mouillage par la passe comprise entre les bancs du Caraïbe et du Milieu au N., et le banc du S. E. au Sud. Cette passe a 10 mètres de profondeur. ^

Pour cela, au moment où dans la passe de là Pénélope, on relèvera au N. 64° E. le mont Bouêt, on fera route directement sur cette hauteur, en la tenant dans cette direction.

La passe du Milieu offre une profondeur de 9 mètres; elle vwe du Mni<ni. est formée, dans sa partie du N., par le banc du Nisus à TO., par le banc du Caïman à l'E., et, dans sa partie du S., par ceux du Caraïbe, du Milieu et de l'Hippopotame.

On entre dans cette passe, en relevant le mont Bouêt au N. 84° E., et Ton fera route dans cette direction, jusqu'à ce qu'on ramène Tarbre de Denis au S ou au S. 3° O. Dès lors, on mettra le cap sur le fort ou sur Libre-Ville, droit au S. 67® E., et Ton viendra prendre le mouillage à distance convenable de la terre, courant sur la ligne qui joindrait le cap Clara à la pointe Owëendo, dès qu'on sera par le travers de la crique Guégay.

La passe du N. peut convenir à de petits navires tirant de Passe du Nord

3 mètres à 2°* 5 d'eau ; elle est comprise entre le banc de la Recherche, de l'Adour et du Caïman au N., et ceux du Nisus, du Milieu et de l'Hippopotame au S.; elle n'a que ^/lo de mille de largeur à son entrée entre le banc du Nisus et celui de la Recherche sur lesquels, comme nous l'avons dît, on trouve

4 mètres d*eau.

Le plus petit fond dans le chenal sera de 6 mètres. Pour donner dans cette passe, il faut prendre des relèvements et, se tenant au large à 2 milles du cap Sauta-Clara, gouverner sur le mont Bouêt, en le tenant au S. 75° E. On gouvernera dans cette direction jusqu'à ce qu'on ramène l'arbre de Denis au S. 6°£. Dès lors, on gouvernera sur la pointe Sud de l'île aux Perro- €[uets, la tenant au S. 31° 30' E. ou sur l'arbre Bohuin.

Quand on ramènera le mont Bouêt au N. 80° E., on aura doublé le banc du Caïman et l'on viendra prendre le mouillage, en se tenant sur la ligne qui joindrait le cap Santa- Clara à la pointe Owëendo.

Lorsque l'on veut sortir du fleuve et qu'on est sur la rive

liOLFE DE BIAFFRA.

Routes d« «orlid du fleuve.

\rbU, innréet.

droile, on prendra le large en tenant la maisoB en briques de Libre-Ville à TE. 30"^ N., si Ton veul pas$er entre le baoc de THippopotame et celui du S. E. Quand, à cette route, on sert près d'arriver sur la ligne qui joiadrait la pointe Pongara à la pointe Nord de l'Ile des Perroquets , on se maintiendra dans cet alignement , faisant route au large et tenant t'ile un peu dans le N. de la pointe.

Si Ton veut passer dans le S. du banc du S. E. et donner dans la passe de la Pénélope, on courra au large de la rvre droite tenant la maison en briqses de libre-Ville au N. 50* E., jusqu'à ce que la pointe Nord de File aux Penroquets reste an S. 42* E.; on courra alors an N. 42^ O., la tenant à ce relèvement jusqu'à ce que le mont Bonêi reste à TE. 2ù^ N. I^ roule alors sera le N. (K)® O. pour gagner le large es doublant au N. le banc du CarsùS^e ; et au S., les bancs de Poftgara et de la Mouche. Les bases de Pongara brisent souvent, et il Irai, dans la route de sortie, se défier des couranis de jusant qui p^nteai sur ces bancs.

Au Gabon, et durant presque toute Tannée, on a les brises alternatives de terre et de mer; ceHes de mer prennent dans raprès*raidi, quelquefuTS à onze heures dti matin, et durent jusqu'au soir; eltes soufflent variables du N. O. au S. S. 0. Les brises de terre prennent vers huit ou neuf heures du soir, soufflent légères du S. E. à TE. durant la nuit, et cessent à neuf 011 dix heures du matin. Entre ces brises ott a du calme ou une petite brise.

L'étâbiîsfiement est, au fort d'Ann»ale, 5 henres 30 iBÎauits. Le flot et le jusant s'accomplissent peu régulièremem* La mer marne de l"* 6 dans les petites Murées; de 2» 1, dans les grandes.

f Le fl(it,dkM. de Langle, se fait du S. O. au S. S. E. pendant les premières heures de la narée montante ; après deux heures de flot, le courant s'établit au S. E. La montée de l'eau ne dépasse pas 2<» 8, âa»s les grandes marées. Les naarées intermédiaires ne s'accomplissent pas régulièrement dans les vingtquatre faeares. J'ai souvent vu des jusants de trois faeives, c€, d'autres fois, des flots qui duraient dix et onze heures, fje foc porte un peu au N., jusqu'à ce «fn'ottait doidt^lé le Papillon et

GABON. — BASSIN INTÉHIEUR.

le banc dn S. E., et il faut y faire attention dans les passes ^ >

Dans le bassin intérieur, le fond est uniforme, variant de *•***" im^rieur. S à 5 mètres.

On y pénètre en passant entre l'Ile Coniquet et Tile aux Perroquets, et en raHiant de préférence la pointe Sud de la première qui est saine et près de laquelle, à Va mille, on trouve de 9 à 10 mètres. Pour traverser le bassin, on pourra se mettre dans Talignement de la pointe Owêendo par la pointe Sud de l'ile Coniquet, on tenir la pointe Ovrêendo par le milieu de cette Ile.

Sur la rive Nord, on trouve presque partout, et très-près de la R^e Nom terre, des fonds de 5 ou de 6 mètres. Cette rive est très-saine ; elle est coupée par la rivière Cohit, située en face de Tile Goniquet. C'est entre cette rivière et la pointe Owêendo qu'est la baie Baie d oweëndo. d'Owêendo, au fond de laquelle coule le marigot de Jouma.

La rivière Cohit a été explorée dans sa partie navigable par Rivière coiùt M. Cournet, lieutenant de vaisseau. Elle se dirige d'abord au N.N. E. l'espace de 5 milles, distance où elle présente des fonds variables de ô à 7 mètres. Elle tourne alors à TE. et cesse d'être navigable à 1 mille Vs ^ àe\à de ce coude. Elle reçoit, au même endroit, la rivière Cobout qui court dans le N. N. E. environ et qui est assez profonde. Un grand nombre de villages sont répandus sur les rives de la rivière Cohit , coupées en outre par une multitude de criques ou de marigots.

De cette rivière à la rivière Como, on trouve, sur la rive gauche, les criques Giembré, Bangia, et près de eeile-ci, le village d'Abraham ; plus loin, la crique Rogolay, et au delà, le village de Douglas, remarquable à un grand arbre. Enfin, à l'ouvert de la rivière Como, la crique Arango. Tous ces cours d'eau paraissent peu importants.

Il n'en est pas ainsi de la rivière Como, l'un des grands Rivière como. affluents du Gabon, explorée, en 18i6, par M. Pigeard, lieutenant de vaisseau. Voici, dans un rapide résumé, les résultats de cette exploration en ce qui peut intéresser la navigation.

Il fout avoir un pilote local pour donner dans cette rivière, et Ton devra éviter quelques dangers situés sur les deux rives d'embouchure. Deux petites Iles paraissent à la rive gauche fort

■ M. de Langle, Di«ertp<idn du Gabon.

GOU Ë DE BIAFFRÀ.

près de cette rive ; elles sont boisées comme les bords de la rivière. Plusieurs autres se trouvent répandues dans son Ut, qui est navigable pour les navires de commerce sur une étendue de 45 milles, avec des profondeurs fort diverses, mais pas au-dessous de 2 mètres. La direction générale de la rivière, malgré quelques sinuosités, est TE.

Les bancs y sont, en général, de vase molle ou bien de roche. Les premiers changent souvent de place ou se modifient; les autres sont peu nombreux, et un seul découvre dans les grandes marées ; il est situé auprès du village de Cobangoé, situé à 19 milles de Tembouchure.

La seule indication qu'on puisse donner pour éviter les bancs, est de hanter la rive droite où Teau est d'ordinaire plus profonde.

Les sondes sont fort irrégulières et sautent fréquemment de 40 à 2 mètres.

Un grand nombre de villages sont répandus sur les bords de cet important cours d'eau.

cournnis, marées. Lcs marécs sont aussi régulières que dans les bassins jusqu'aux limites navigables de la rivière. La mer marne de 2°" 2 à 2" 6,

L'eau de la rivière est constamment douce à partir de Chinibia, village situg à 12 milles de l'embouchure.

Après le village de Cobangoë, les brises de terre et du large sont presque insensibles.

Les tribus qui peuplent les rives sont les Empoongwho, les Bulous, les Bakalais et les Pahouins ^

La rivière Gomo est séparée d'un autre afQuent considérable du Gabon par une île basse et boisée qui forme le fond du bassin intérieur.

Ile iiougoubeti. Cct affluent, large à son embouchure dans laquelle se trouve l'ile Rougouben, qui est basse et boisée, et dont la pointe Ouest d'embouchure porte un grand arbre nommé arbre Georges, est commun aux deux rivières Yamby et Ramboé, qui se réunis-

viîTPs Ynmljy et R iinboé.

sent à 3 milles Vs ^u S. de l'ile Rougouben.

* On pourra voir, pour plus de détails, la description de cette rivière par M- Pisreard, dans les Annales maritimes de 1847, tome Cil.

GABON. — RIVIÈRE MÀFONGA.

Rive Sud du bassin intérieur.

Ces cours d'eau sont profonds» et, dans un très-long parcours, la rivière Ramboé présente des fonds variables de 7, 8 et 10 mètres ; mais les deux rivières sont barrées un peu au S. de File Rougonben par un banc sur lequel on ne trouve que 2 mètres et 2"* 5 d eau.

Un grand nombre de villages sont répandus sur ces deux rivières qui paraissent se réunir après un grand nombre de détours à 10 milles en ligne droite de leur premier confluent, comprenant ainsi entre elles une très^grande île. Elles reçoivent, en outre, beaucoup de marigots.

Ces cours d'eau, que nous ne faisons qu'indiquer, peuvent devenir d'une grande importance par l'extension qu'ils permettront de donner au commerce du Gabon.

Ils ont été explorés par M. Gournet, lieutenant de vaisseau.

Toute la rive Sud du bassin intérieur est garnie de bancs de vase, qui s'écartent assez loin au large, à 1 mille Vs d^ins quelques endroits, et sur lesquels la profondeur de l'eau décroit uniformément lorsqu'on s'approche de la rive. Il ne faut pas prendre, de ce côté, des fonds moindres que 4 ou 5 mètres.

Sur cette rive, on voit encore, dans FO. de l'arbre Georges, le marigot d'Igoumé, puis la rivière Mafonga, visitée par Rivière uaronga H. Gournet. Ge cours d'eau présente des profondeurs de 5 à 3 mètres sur une étendue de H milles Vs* Mats il faut, pour y pénétrer, franchir les bancs qui garnissent la rive Sud du bassin. Il reçoit un grand nombre de criques et deux villages existent sur sa rive gauche.

De la rivière Mafonga, la côte court au N. OO"* O. jusqu'à la pointe Bohuin.

Les rives du bassin intérieur sont partout basses et garnies de palétuviers.

Les principaux objets d'échanges au Gabon sont Tivoire, le bois d'ébène et les bois de teinture.

Ge fleuve offre , en vivres frais , peu de ressources aux navires ; on s'y procure cependant des volailles, des œufs et quelques bœufs. Les légumes sont très-i*ares ainsi, que les fruits, et l'on peut dire, en général, que les rives du fleuve sont un terrain de mauvaise qualité. Il suffit, pour s'en convaincre, de voir l'ubsencc du palmier sur ce sol. Gette abseQcc

Commerce, msourcas.

GOLFE DE BIAFFRA.

Plalvau de> fondes.

S*ison«, vrais.

suffit^ dans teé régions iotertropicftles, po«r indiquer que h couche végétale est peu épaisse et peu fertile.

Lé coniptoir possède «n Irovpeau » el gràôe a«x Iravam persévérants et bîett dirigés des missionnaii^es, on peut cependant espérer de voir naturaliser au Gabon les fruits et les légumes d'Ilhafdo^rîncipe.

Sur le parâilèie de l'embouchure du Gabon» le plateau des scmdeé s'étend à S^ milles^ distance où Ton trouve hèt ibndsde 270 nètre^» vase oii sabie blanc. A 2 milles plus à l'O*» en u a pas de fond à 468 mètres.

Depuis ceux de &70 mètres, le fond dimiuue assez graduellement jusqu'à ceux de 40 mètres qu'on trouve à 7 milles dans TO. du méridien du cap SanU-Clara; Mais aiFdeasous de ces fonds, les sondes ne présentent plu6 aucune régularité, et varient brusquedieht de 18 à 13 mèlres qu'on trouvé à l'eiilrée des passes. La nature générale du fond éur le plateau des sondes est de la vase et quelquefois du sable blanc.

Au Gabon» on a de la pluie presque toute l'année ; ofiàis comme elle est plus ou moins abondante et plus ou moins durable dans certains mt>is que dans d'autres^ on a cru y reconnaître deux saisons sèches^ et deux saisons pluviéUses. 11 serait fort difficile de préciser quels sont les mois qui composent ces quatre saisons et leurs limities ; aussi^ nous borneriNisHious à indiquer les faits les plus remarquables.

Nous observerons d'abord que l'hathmattan ne se fait pas sentir dans ce fleuve.

Là saison àèehe dure depuis le nûlieu de juin jusqu'au milieu de septembre. Alors le ciel est couvert, et, malgré la grande chaleur, le soleil parait rarement. C'est l'époque des assèehements» et les miasmes qu'exhalent les terres, rendent à cette éf^oqne lé séjour du fleuve fort insalubre.

Les pluies commencent vers la fia de septembre et durent pendant octobre, novembre, décembre et janvier^ il pleut beaucoup dans ces trois derniers mois. On y ressent également des tornades.

En février, mars, avril et mai, on a des intermittences de beaa temps et de pluie. Les plus foites tornades donnent dans les mois de mars el d avril; dans les autres mois, on a des

POINTE GOMBÉ. 537

b)*àge8. Gèttt-ci ne dijflfèf'ëiit âèi$ tbfiiadès que par la Moindre Vldléttce du Véât.

Là ^isoft dëé pMH est ceRè deâ vents Trais du S. 0. sûr la éftte; eët^endaut, dan^ \à baie de Côri^co et dans le Gabon, il ne àoiit pas fôrt^ d'ordinaii^e, ei ih li^y arrivent guère que vers dit oti Onze heures du fuatin, pôur cesser le soir, ainsi que nous i'àvotis dit, et être remplacée par desi briser légères du 8. É. à l'Ë.

Left ras de thtktèé oui lieu au Gabon, lors de la saison des phiies.printipaieuieut; eependaut, on en à à toute époque, et, parfois, ils 6ont asSèz forte pour interrompre pendant quelques jours les communications même avec la rive gauche.

LA pmté Gômbé, ddiit noUâ avons déjà parlé, est facile à recôàttaltre par èâ basé dénudée ; elle éât couronnée par de irè&gli'anâs arbres et peut Servir dé rè(;onnaisSânce aux navires qui attaquent le Gabon par le Sud. A petite distance, on reconnaît la couleur brun-rotige deë taches di pied de cette pointe, n t>h ^ait, au-dëSsU^ de là lighe des arbres qut Favoisinent, le grand arbre du village de Denis.

i)e la pointe Gouibé, la côte court aU â. quelques degrés à fÈ. jusqu'à Téquateurj la côte est irès-platè, coupée par des marigots, et bordée par une plage étroite de sable blanc qui dittiinue de largeur au fur et à înësnre qu'on deèceud vers les.

A 12 milles environ au S. de la pôinie Gombé, on voit un village àbhï leâ cases disparaissent, en partie, au uiilieu àes arbres. Près de ce village et danfe le S., on remarque deux dunes recouvertes d'herbes qui leur dOnneUt une teinte rous- §àtre. Leurs soniiinets sont couterts d'arbres, et la ligne qu'ils tràtent indiquent un terrain accidenté qui atteint une élévation médiocre à une certaine distance du rivage. Peu tiprès, on remarque, en effet, des parties tout à fait dépouillées d'arbreS, faisant tacher au kttirreu de la verdure ) t>n le^ appelle Dunas-BIancas- PequenaÀ. Le village dont ubus venons de parler avôfsine des barraConià de traite.

La côté cousette le même caractère jusqu'à Téquateur. Là, on aperçoit, à quelques lieues dans l'intérieur, plusieurs hauteurs ; à 3 lUilleS environ du rivage, au-dessus des arbres de la

Pointe Gombé.

Dutias-BIancas-Pequcna&.

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plage, commence une suite de collines élevées de 25 à SO mètres, Dunas- Grandes, qu'on appelle Dunas-Grandes. Ces dunes se prolongent sur un espace de 15 milles, en courant parallèlement au rivage qui, de Téquateur, prend la direction du S. 20^ O. jusqu'à la rivière de Nazaré, en décrivant une courbe peu prononcée vers j^Dune FaMes. l'Est. L'uuc dc CCS duucs, surtout, cst remarquable ; c'est une Long. E. 70 4' M''. colUnc dc sablc blanc, coupée en falaise du côté de TO.» et élevée au-dessus des arbres qui garnissent le rivage* Sa teinte est blanc-rougeâtre ; elle s'élève, en partant du N. par une pente douce et présentant ensuite un sommet à peu près horizontal , jusqu'à sa partie du S. ; elle est coupée à pic de ce côté.

La partie supérieure de cette dune est couverte d'arbustes d'une nature très-diiïérente des arbres qui sont à sa base. Un peu dans l'intérieur, on aperçoit, en outre» quelques petites hauteurs.

Cette dune, nommée Fanaes, est un bon point de reconnaissance sur la côte ; elle est située, en partant du N., au tiers de la longueur des Dunas-Grandes.

Quand on la relève à l'E., on voit, dans l'E. 13» N., une grande case au bord de la mèr et un village. Ce point est un foyer de traite d'esclaves.

Dune Plate j^ 7 miUes au delà de la dune Fanaes, on voit encore une

dune blanche fort remarquable, à sommet plat, formant une ligne horizontale et totalement dépouillée de végétation ; elle paraît également derrière les arbres du rivage. On l'appelle Dune-Plate ; elle est à l'extrémité Sud des Dunas-Grandes.

Le long de la côte dont nous venons de parler, la mer est belle d'ordinaire, et la barre peu forte au rivage; c*està peu près à la hauteur de la Dune-Plate que l'on commence à rencontrer les hauts-fonds du cap Lopez.

La côte, au S. de la Dune-Plate, change d'aspect et devient très-basse sur une étendue de 12 milles ; puis, plus au S., la végétation ne parait que sur le rivage, et, en second plan, on voit une ligne de dunes basses au sommet dénudé, ou ne présentant qu'accidentellement des touffes d'arbustes qui font tache sur leur teinte jaunâtre.

Entre ces coUlnos et la plage, il existe des terrains bas et

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