SOURCE DU RIO-NUNEZ
lages ou les factoreries des endroits racilement abordables.
Les ber{i:es s'élèvent pourtant dans le Karcandy, et, en partant de Wàkaria, on rencontre cà et là des couches de roches siliceuses qui garnissent les rives et traversent même le lit du fleuve, y formant des bancs dangereux comme ceux de Kassacy et de Manduria.
Enfin, après Kassacy, les hauteurs où le Rio-Nufiez prend sa source et d'où il se précipite, simple ruisseau, en une cascade de 7 mètres de hauteur au milieu de roches siliceuses et ferrugineuses, commencent à apparaître, suivant les sinuosités du fleuve, et à limiter l'horizon.
La source du Rio-Nufiez est située à environ 8 milles du village de Deboqué, où le bassin offre déjà de 2 mètres à 2°" ô de profondeur et où les petits bâtiments peuvent amortir.
Au delà de Deboqué, les canots peuvent aller l'espace de 1 mille Vs à 2 milles; mais alors le lit est si peu profond, et semé d'un si grand nombre de roches, qu'on ne peut remonter qu'à grand'peine, même avec des pirogues, lors de la basse mer.
Les eaux du Rio-Nuffez sont douces à basse mer, depuis juin jusqu'à décembre. Il convient de faire bouillir cette eau, qui n'est jamais très4)onne, avant de la donner en boisson aux équipages, à cause de la grande quantité d'animalcules qu'elle contient.
On fait de l'eau potable à Victoria, dans un puits éloigné de Vi de nnille du rivage ; il existe aussi à la plage même et près des roches ferrugineuses, sur lesquelles on aborde, une excellente aiguade, mais peu abondante en eau. On peut s'en procurer, en outre, auprès de presque tous les villages. Cette eau a, en général, assez mauvais goût, sans être cependant nuisible.
Le Rio-Nufiez est excessivement malsain. Il est rare que les équipages des bâtiments qui y séjournent quelque temps n'y soient pas atteints par des fièvres typhoïdes très-graves. Dix jours composent la période ordinaire d'incubation. Les plus mauvais mois sont ceux de novembre et de décembre. Dans ces deux mois, les indigènes eux-mêmes subissent l'influence pernicieuse du climat. Il est donc prudent de ne pas fréquenter le fleuve durant ces deux mois, et surtout de n'y pas séjourner. Dans tous les cas, les bàtimepts de commerce feront bien d'a-
Soarce du Rio-Nu •
Eau du Rlo-Nunei Aiguades.
LES BISSAGOS.
Temi>éralur<».
Brouillards.
Factoreries du Rio- Nunoz.
Comme rre.
Rcisourr*»^ du Rio- Nuoe/
voir à bord un œrUiin nombre de noirs pour les travaux do chargement et de dëchai*gement et pour le batelage. On se les procure aisément à Roppas.
La température du haut du fleuve est excessivement élevée et quelquefois insupportable par le manque de circulation de Tair. Le thermomètre, dans le jour, atteint d'ordinaire 32® centigrades» parfois 34° et 36° ; il retombe beaucoup pendant la nuit, et descend communément à 17° ou 18°. En mars 1849, à Roppas, nous avons éprouvé, pendant quatre jours consécutifs, 45° à deux heures de Taprès-ntidi à Tair et à Tombre, et dan^ la nuir, à deux heures, 18°.
Dans les mois de novembre et de décembre, un épais brouillard commence à se former vers deux heures du matin et se maintient jusqu'à neuf ou dix heures. Ce brouillard froid» et pénétrant partout, apporte avec lui une odeur fétide. Il est, avec les vases découvertes par la marée, une des grandes causes d'insalubrité du fleuve dans cette saison. Il est moins fréquent et beaucoup moins dense dans les deux premiers bassins où la circulation de l'air est beaucoup plus active et dans lesquels la brise de mer le rafraîchit et le purifie.
On compte, dans le Rio-Nuflez, cinq factoreries françaises, trois anglaises, une américaine et une indigène, appartenant à Lamina de Caniope. Elles se partagent un commerce de 4 millions de francs au moins, dont les principaux articles sont en exportations : le café, les cuirs, l'or, l'ivoire, le riz, les arachides, l'indigo et un peu de cire; en importations : les étoffes, les cotonnades, la pondre, les armes, les verroteries et une prodigieuse quantité de sel.
On trouve, dans le Rio*Nuiiez, un immense débit de cette dernière denrée. Les habitants du Fouta-Dyalon s'en servent pour la nourriture de leurs bestiaux et la préparation des cuirs ; pour eux-mêmes, c'est un luxe que d'en mettre dans leurs aliments et un grand régal. Le sel est donc indispensable pour traiter avec eux.
On trouve, au Rio-Nunez, des bœufs, des cochons, des cabris, des poules, etc.; quelques oranges, des citrons et des bananes ; des ignames, du riz, du manioc, etc.
Nous avons déjà dit que les routes pour sortir du Rio-Nunez
qu'aux Iles d« Los.
GAP VERGA. 87
»)Di,en sens inverse, celles indiquées pour y entrer ; une fois faors da fleuve, on fera bien de courir au S. 50<> 0. ou au S. éù^ 0. suivant la marée et la distance à laquelle on voudra se tenir de la côte, pour dépasser au S. le plateau et les bancs de Gonzalez, et venir se mettre en latitude du cap Yerga.
Revenons maintenant à la description de la côte et descendons-la jusqu'aux îles de Los.
Le cap Yerga, comme nous l'avons dit, est une pointe basse, pinteau qui longa entourée de brisants. Le plateau de Gonzalez, suivi du plateau ^p^ verg^ V'I^ de Yerga, se continue au àAk du cap et longe toute la côte jusqu'aux lies de Los, s'en écartant d'une manière irrégulière, mais pas à plus de 7 milles, distance à laquelle on trouve 5"^ 6 de fond. On n'aperçoit cependant de brisants aux accores de ce plateau que ceux signalés au N. du cap Yerga. La nature du fond y est généralement vase noire ou grise ou sable vasard, Qièlés de coquilles pourries. Ce genre de fond ne se trouve, en général, qu'à 12 ou 15 milles de terre. Plus au large, le siible qui est la nature dominante du fond, est tantôt mêlé de <^illes, tantôt de gravier. Cette remarque est importante ^ des atterrages avec de la brume.
Lorsqu'on relève au N. 70® E. le cap Yerga à 13 ou 14 railles cap vcrg*,
<|e distance, on reconnaît deux petites hauteurs coniques,
^toées à 1 mille Va pl^s N. que le cap même. L'une à TE.
^ isolée et en forme de pain de sucre. Celle de l'O. est ie
Coauiieiicgiij^Qt de la chaîne terminée dans l'intérieur par une
ino^U&^iie considérable présentant deux mamelons assez rappro-
cb^, niais bien isolés. Cette montagne reste au N. 25» E. du cap.
les deux mamelons du S. et ceux de la grande hauteur sont
bien séparés, quand on relève le cap Yerga au N. 10^ 0.
A partir du cap, et du côté de l'E., la côte se creuse assez proGmdément et forme une petite baie, au fond de laquelle on voit l'entrée d'un marigot peu considérable. Toute la côte est très-basse, couverte de bouquets d arbres et d'arbustes, qui seuls lui donnent un peu de relief et prennent, à la distance de 7 ou 8 milles, l'apparence de petits mamelons. Elle offre le même aspect jusqu à Sand-Bar, Tune des bouches du Rio* Pongo. De ce point, la côte change d'aspect et présente, rejqlées dans l'intérieur, une suite de montagnes élevées, qui en
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rendent la reconnaissance facile. Nous en reparlerons, au fur et à mesure que nous descendrons la côte. RioPongo. Le Rio-Pongo a plusieurs bouches, dont les deux principales
et les seules fréquentées par les navires sont celles de Hud- Bar et celle de Sand*Bar (barre de vase et barre de sable). Deux autres sont, Tune auN. O.deHud-Bar et Tautreau S.]p) de Sand-Bar.
Le delta qu'il fornie, composé d'Iles marécageuses ou de terrains bas et noyés dans la saison des pluies, exhalant à répoque de Tassèchement des miasmes pestilentiels dont il est difficile d'éviter les elTets pernicieux, ne doit pas être fréquenté, dans les mois de novembre et décembre principalement pour ce motif.
Mttd.Bar. La branchc désignée sous le nom de MudrBar, la plus au N.,
Long6.i6«33'5S". n'offrc rien de remarquable qu'une coupée dans les terres, var N.O.20O1'. j^^^^ ^^ j^^ j^ ^jjj^ j,j,g ^^^ ^^^^ j,g 22° S. du cap Vcrga,
à la distance de 17 milles. La pointe Nord d'entrée se nomme. Goro, la pointe Sud Jilli. Celle-ci se termine d*une manière, abrupte et porte une touffe d'arbres isolée.
Devant Hud-Bar, les petits fonds se prolongent à 7 milles au large de la terre. Leur diminution est assez graduelle pour qu'il soit utile de la signaler.
Dans la direction du S. dS"" 0. du milieu de l'embouchure,, direction où Ton doit se maintenir pour chenaler, on trouvera : à 11 milles 18 mètres; à 7 milles*/» 7™ 2 ; à 6 milles % 5" 4, et à 6 milles Va 3 mètres. On sera alors à l'accore extérieure de la barre, sur laquelle ce même fond de 3 mètres à 3°" 6, vase très-molle, se maintiendra durant 5 milles, au même relèvement. Alors une légère augmentation du fond (5°^ 4) annoncera qu'on a franchi la barre et qu'on entre en rivière ; on sera alors environ à 1 mille Ve des terres de rentrée, et on tardera peu à retrouver ceux de 7" 2 à 9 mètres en chenalant à égale distance des deux rives.
La partie la plus étroite du chenal est ei^tre les bancs qui prolongent les pointes Goro et Jilly sur chaque rive, dans la direction du S. 33^ 0. à peu près, à la distance de 3 milles Vs- A ce point, le passage n'offre qu'une largeur de Vio de mille entre ces deux bancs, sur lesquels, à basse mer, il ne reste que