MARÉES
des (s'étend à 135 milles, distance à laquelle on trouve des fonds de 186 mètres.
De ce point, la limite du plateau de ces fonds court à rE.25°S., de sorte que, sur le parallèle de Sierra-Leone, le plateau n'a plus que 61 milles de largeur. Sur ce vaste plateau, les fonds ne deviennent guère réguliers que depuis ceux de 36 mètres, qu'on trouve à 48 milles de la c6te. De là ils diminuent d'une manière assez graduelle jusqu'à ceux de 18 et 20 mètres, qu'on trouve à 20 milles de la côte, puis ils diminuent encore assez régulièrement jusqu'à ceux de 5°^ 4, qu'on trouve à l'accoredu plateau de petits fonds qui prolonge irrégulièrement la côte. Il ne faut pas, pour naviguer avec sécurité, s'approcher de celle-ci par des fonds au-dessous de 10 à 12 mètres. Sur le parallèle de Sierra-Leone on trouve, à 13 milles au large, des fonds de 16 à 16 mètres, qui existent sur un long espace. Dans rO. S. O. du cap Sierra-Leone , il y a , dans le plateau des fonds de 16 mètres, une coupée creusée sans doute par les eaux du fleuve, dans laquelle les fonds varient de 18 à 24 mètres, et Ton trouve, à 13 milles de distance dans cette direction, des fonds de 23 mètres. Cette coupée est large de 4 milles : l'écueil le Charpentier signale son accore du S.
La nature du plateau est très-variée : dans l'O. des lies de Los, elle est en général sable piqué de noir, mêlé de coquilles et parfois de gravier; parfois aussi elle est sable roux comme au S. des Bissagos,
Dans le S. de ces îles, le sable est souvent, au large, mêlé de coquilles brisées, de vase et de gravier ; vers la terre, il se mé- Iqnge de plus en plus de vase à mesure qu'on s'en approche, et souvent on trouve la vase pure par les petits fonds depuis 16 mètres jusqu'à la côte. On rencontre aussi parfois du sable noir grossier.
Les marées sont régulières aux îles de Los comme sur toute cette côte; elles se font sentir à 15 milles environ de la terre, mais à cette distance elles ont peu d'effet. La mer marne de 3 mètres à 3"^ 6. L'établissement varie de 7 heures à 7 heures 40 minutes. Aux environs de l'ile Sherboroo et des récifs de Sainte-Anne, il est d'environ 6 heures, et de 7 heures dans le 0euvc de ce nom.
COTES DE SIERRA-LEOiNE.
Fleuve de Sicrro- Leone.
Pic de Tagrin.
TicdeLink.
Okp Sierrn-Lpone.
Long.O.15»30'0".
Var. N O 20" 39'.
I>u du cay Sirrro- Leonc
Les courants sont tksêet variables, mais cependant le pins souvent dirigés vers le S. quelques degrés à TE. ouàl'O., principalement dans la belle saison et à 60 ou 80 milles de la côte. Leur vitesse ne dépasse pas 1 mille à l'heure, et souvent elle est moindre. La vitesse est en général plus faible au large que près de la côte. Dans la saison des pluies» les courants deviennent trè»-variable8y portant à TO. et parfois au N. avec une assez grande vitesse, mais seulement à une distance peu considérable de la terre, 80 à 100 milles. Dans cette zone, le courant polaire de la côte Nord d'Afrique ne fait pas toujours sentir son influence.
Gomne nous l'avons dit, la rive droite du fleuve de Sierra- Leone jusqu'à la pointe Tagreen est formée de terrains d'alluvion bas, boisés, et n'ayant que l'élévation des arbres.
Les terres de la rive gauche, qui commencent au cap Sierra- Leone^ ont un aspect bien dîlTércnt. Elles sont formées par des terrains de moyenne hauteur, rocheux à la mer, dominés à quelque distance par les hantes montagnes de Sierra -Leone, chaîne qui s'étend du N. M. O. au S. S. £. sur un espace de 18 milles et présente dans son milieu, très-rapprochés l'un de l'autre, les pics de Tagrin et de Lii»k. Cette chaîne, isolée sur toute cette côte basse et en quelque sorte noyée, est un fait fort singulier. La conlew des teires est rougeàtre dans les parties dénudées; elles présentent des traces ferrugineuses et volcaniques, mais presque partout elles sont couvertes d'une riche et admirable végétation. On remarque, dans le voisinage du cap Sierra-Leone, un grand nombre de palmiers.
La rive gauche présente quatre grosses pointes indiquant autant de baies. La plus à l'O. de ces pointes se nomme cap Sierra-Leone : c'est woe terre d'une médiocre hauteur, bien boisée et qui tient au continent par un isthme sablonneux, sur lo quel les arbres, principalement des palmiers, ont l'air d'être plantés avec symétrie.
Vue du large, cette terre ressemble à une lie*
Un feu de port y est placé ; on peut l'apercevoir à 6 ou 7 milles du large pendant la nuit : il est fixe. La tour blanche qui le porte est facile à distinguer de jour, parce qu'elle se détache parfaitement sur la teinte foncée des arbres au milieu desquels elle s'élève.