‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 30 sur 136 · ÉCUEIL DU TONNELIER · texte numérisé non relu

ÉCUEIL DU TONNELIER

direetioD plus vers TE., le S. 38® E., jusqa'à la pointe Tagreen, distante de fOititlIes.

Le plateau des petits fonds longe, irrégulièrement la côte, et, Pi«teau de* letit» à la hauteur de l'île du Léopard, il n'a phis que 4 milles de largeur ; il en a 7 sur le parallèle de la pointe Ballo. Les fonds, à son aceore, varient de 5* 4 à 7 mètres, puis tombent brusquement à 1* S. II ne faut pas, en général, rallier datfs cette partie la côte à moins de 14 milles, distance oti l'on n'atnra pas toujours! 13 mètres de fond. La nature de ce plateau est en général vase molle.

Sur ce plateau , un seul écnerl dangereux existe : c'est celui Moueii du T^m^du Tonnelier (Cooper), qui reste du cap Sierra-Leone au N. 10® E. '^^ vCoo?«»^) à 6 milles Vio de (fistance et signale l'extrémité Sud du banc desScarcies. Ce rocher brise d'ordinaire, et près de lui on trouve 2 mètres de fond. Il indique en quelque sorte la pointe de la rive droite cht fleuvede Sierra-Leone, car, après Fîle du Léopard, les terres courant vers le S. E. q. S. sont si basses jusqn'à la pointe Tagreen, qu'on ne les aperçoit qu'à très-petite distance, et qu'on voit seulement le sommet des arbres quand on est en dehors du banc des Scarcies. Il ne faut pas, dans cette partie, s'approcherdela terre par des fonds au^essous de lOà 11 mètres.

Le Middle-Ground (banc du Milieu), qui s'étend dans l'O. dé laf pointe Tagreen sur une étendue de d mifles, termine le banc des Scarcies et forme la rive droite d'entrée du fleuve de Sierra-Leone. Ce banc est étroit et une fosse assez profonde se trouve dans le N., formant une sorte de baie en entonnoir qu'il ne faut pas confondre avec l'entrée de la rivière, en se rappelant que celle-ci est au S. du Middle-Gronnd.

Avant de parler de ce fleuve, nous ferons quelques observations générales sur la côte que nous venons de décrire.

La première, c'est que toute l'année, sur cette côte, les brises sont alternatives , sauf durant l'hivernage. Le matin , on a d'ordinaire celle de terre; l'après-midi, celle du large. Il faut doue en profiter, en utilisant les marées pour donner dans les rivières et pour en sortir.

La seconde, c'est qu'en général on ne devra pas chercher à entrer dans ces rivières sans se procurer un pilote local, vu les nombreux changements qui ont souvent lien dans les bancs.

136 COTE DE SIERRÂ-LEONE

d'embouchure. Nous devons ajouter que, sauf sur quelques points, les fonds^ en général mous et vaseux, permettront de s échouer sans un danger sérieux. Cependant, un échouageest toujours une chose mauvaise pour les navires, en raison des fatigues qu'il occasionne*

veDUetsaiiont. Les vouts géuéraux de la côte que nous venons de décrire comme de toute celle que nous nommons de Siepra-Leoneson( du N., du N. N,0. et du N. 0. dans la belle saison, c'est-à-dire do novembre à avril. Comme nous l'avops dit, près de terre elles iia:m«t^o. gQut alternatives. Dans cette saison aussi on ressent l'harmattan de novembre à décembre et quelquefois jusqu'au mois de janvier. Ce vent ne soufDe pas constamment de la même direction ni avec la même force, car il varie depuis le N. N. £. jusqu'à l'E. S. E. Il n'est pas non plus permanent et ne souffle que par intervalle; il est sec, étouffant, et parfois brûlant. Il souf&e avec le plus d'intensité en novembre, et diminue après c^ mois. Il devient ensuite une brise légère et modérée. Bnmiei Les brumes, qui existent presque constamment sur cette côte

comme $ur celles de Sénégambie et des Bissagos, atteignent avec l'harmattan leur maximum d'intensité. Quoiqu'elles disparaissent en partie lors de l'hivernage, qui dure depuis mai jusqu'à noveiubrç, elles reprepnent avec beaucoup de force après celui-ci. On doit s'en défier dans l'estime de la distance à la terre, parce qu'elles ont pour eiTet de la faire paraître beaucoup plus loiu qu'elle ne l'est en réalité; aussi la sonde est un guide indispensable. Elles produiseut encore de grandes réfractions qui nuisent beaucoup aux observations astronomiques. ¥liTeraag«. Les tomadcs signalent d'ordinaire l'approche de l'hivernage

ou des pluies. Elles donnent en mai ; les pluies commencent en juin, durent pendant juillet, août et septembre. A cette époque,^ il arrive fréqueniment que Içs torns\des reparaissent pour finir vers la fin d'octobre *.

Dans l'hivernage, les vents dominants sont du S. à l'O., faibles le plus souvent et coupés par des brises de N. 0.

piauaad^siondr«: Sur le parallèle des îles de Los, la limUe du plateau des

« Voir volume I", chapitre H, page 45.

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