CAP DE MONTE
Dans la rivière, jusqu'à ce point, on trouve de 3 à 4 mètres en longeant de près la rive gauche ; des bancs dont partie assèchent se trouvent au milieu de la rivière, en face de cette habitation.
Après l'ancienne habitation Canaugh» au delà de laquelle on trouve plusieurs villages, la rivière, obstruée de bas-fonds et d'Ilots boisés, se courbe brusquement en formant une anse profonde ; elle se dirige ensuite à TE. N. E. environ.
Pour franchir, la barre avec des canots, il faut profiter de la mi-nnarée de flot, afin d'éviter les forts courants de jusant qui atteignent jusqu'à 2 milles de vitesse. On reconnaîtra la passe à l'absence presque complète dô brisants dans le chenal le plus profond. On n'a guère alors qu'une trentaine de mètres à franchir pour être en dedans des brisants. L'époque où la barre est le plus facilement praticable est de décembre à mai.
Le courant de flot porte du S. E. au N. O. ; celui de jusant, du N. O. au S. E. ; sa vitesse dépasse souvent 2 milles à l'heure. On sortira de la rivière à haute mer ou au plus tard à mi-jusant.
La mer marne de 1 mètre; l'établissement est 5 heures ^
Le cap de Monte est la pointe la plus à VO. d'un massif composé de quatre ou cinq hauteurs boisées, dont la plus élevée a 325 mètres : c'est une pointe rocailleuse, élevée seulement de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer. Le promontoire fornoé par ce massif présente dans le S. plusieurs pointes rocailleuses semblables, et, dans l'intervalle, des plages sablonneuses ; entre deux de ces pointes, à 1 mille ^/lo du cap, on trouve coulant dans une ravine profonde un ruisseau, dont l'eau est très-bonne.
Du large, les hautes terres du cap de Monte paraissent comme une île à la distance de 26 ou 28 milles ; elles sont couvertes d'arbres remarquables par leur grandeur. Lorsqu'on les relève à l'E. S. E. à 21 milles, la plus haute montagne présente un double sommet; celui du S. est le plus élevé.
L'aiguade la plus commode est située un peu au N. du cap.
Marées , étabUssoluent.
Oip de Monte.
Lot. N. ti°44'23".
Long.0.13'»43'44".
Var.N.O.20°8'.
Aipuadp
« Description de la côte occidentale d'Afrique, de Saint-Louis à l'équafeur, par M. Bouët-Willaumez ; 4'- édition, p. 165.
Courant général.
I\**sRourr<?*
au pied de la hauteur le plus à l'O.; elle est formée par un petit lac qu'alimente un torrent. L'eau s'y fait facilement depuis le mois d'octcribre jusqu'en mai, c'est*à-dîre durant U belle saison, et l'on peut alors prendre mouillage sur le parai* lèle du cap même par des fonds de 14 à 16 mètres.
Il est préférable d'envoyer les embarcations faire de leau le matin, parce que la barre est en général plus belle etqu'oi^ peut embarquer et débarquer facilement les futailles, en accostant à terre l'arrière de l'embarcation mouillée sur un grappin * .
C'est aussi le moyen à employer pour descendre à terre; on y accostera en général assez facilement devant une palissade circulaire qui enceint quelques cases élevées sur la plage même, à Vio de mille du cap de Monte. De ce viUage, on se rendra facilement par terre à l'habitation Canaugh*
Dans la baie du cap de Monte, les vents de N. O. au S. 0. durant l'hivernage, c'est**à-dire de m$ii à novembre, sont parfois violents ; on devr^ donc» à cette époque, mouiller par des fonds de 20 mètres et en position de ppuvpir appipireiller avec ces vents. Les fonds sont le plus généralement s^|)le gris fin dans la baie, et l'on y est, à cette époque, fort incoqurnodé par la houle. Dans la belle saison^ on peut mouillei* très^près de la terre, daiis la baie même, par des fonds de 14 ou tô mè*^. 1res.
On doit observer qpe les marées se font sentir très-peu loin de la côte, de telle sorte que le courant général, dirigé au S. £. avec une vitesse moyenne de 0°^ 6 à 0*" 8 à l'heure dans la belle saison, porte un peu en côte dans la baie. Lors de la saison pluvieuse, le courant renverse surtout avec les veqts de S. 0. et il porte au N. O., comme nous l'avons dit chapitre XI.
On trouvera fort peu de ressources au cap de Monte. Dans les villages et les factoreries, on peut se procurer cependant des volailles et quelques moqtons, quelques légumes et quelques fruits que fournissait jadis l'habitation Canaugb.
Le 9 mars 1843, le commandant Bouët-Willaumez, commandant la station navale française, passa avec le principal roi du
i M. Bouèt-Wiilaumez, ouvrage déjà cité.