‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 47 sur 136 · POINTE DU LONG-RÉCIF · texte numérisé non relu

POINTE DU LONG-RÉCIF

sombre, dont le sommet est excessivement boisé. Cette pointe, ayant une baie sablonneuse de chaque côté, reste de la pointe Marshall au S. 34o E. à 2 milles Vio> ^^ à 1 mille Vio ^^ 1^ pointe Brazier. Elle est, comme nous Tavons dit, sur le parallèle des hauteurs de Petit-Bassa à la distance de 23 milles Vs-

A. rentrée de la rivière Jnnk et de celle de Petit-Bassa, la mer marne de i^ 6. L'établissement est 5 heures 45 mioutes.

De la pointe Bassa, extrémité Sud de la baie au fond de laquelle coulent ces deux rivières, la côte court, au S. 25^ E., l'espace de 9 milles, jusqu'au village de Middie-Bassa (Bassa*du- Milieu) que plusieurs instructions indiquent, par erreur, sous le nom de Petit-Bassa.

Entre ces deux pointes, la côte est sablonneuse au rivage et uniformément boisée à son sommet.

A 2 milles de la pointe Bassa et à l'entrée d'un petit cours d'eau, on apercevra des falaises rouges et blanches comme du luffeau. Vues du S., elles paraissent inclinées. Elles se voient d'assez loin au large pour servir de point de reconnaissance.

Il ne faudra pas approcher de la côte dans cette partie, à moins de 1 mille, distance où l'on aura les fonds de 13 à 16 mètres, à cause des fonds de 3^ 2 qu*on trouve à Vs ™'dle du rivage jusqu'à Middle-Bassa.

On passera dans ce trajet devant plusieurs villages de naturels dont les deux plus au S. sont séparés par un assez grand lac, et, peu après, on verra la factorerie américaine située à Va mille de Middle-Bassa , village reconnaissable à quelqaes grands arbres qui l'avoisinent et au mont Saint-Jean qui en reste au N. B7<* E.

De Middle-Bassa, la côte prend la direction du S. 27'' 30' E. l'espace de 3 milles Vs; là elle se dirige au S. 59° E. formant la pointe dite du Long-Récif (Long-Reef).

Cette pointe doit son nom à un long banc qui, commençant à 2 milles au S. de Middle-Bassa, se prolonge à 2 milles au delù de la pointe e^ suivant le contour de la plage sur une étendue de 4 milles, s'en écartant au large à I mille au plus. Al'accore de ce banc, on trouve les fonds de ^ "" 2, et l'on devra, pour l'éviter, se tenir à 2 milles du rivage, par dos fonds de

Marée.

Falaises do Petit- Bas».

Middle-Bassa.

Lat.N.«o2'0".

LoDg.O.I2«3y24".

Var. NO. 28° 50'.

Pointe du Long-

Récif

aOO COTE DE LIBÉRIA.

15 ou 16 mètres. Le fond partout est roche ou de mauvaise qualité aux environs de ce barrage, qui laisse entre la côte et lui un étroit passage où le fond varie de 3™ 2 à l"^ 8. Êcueii^du Long- Sur Ic méridien à peu près de la pointe du Long-Réeif, qui n'offre rien de saillant, il existe, à la distance de 2 milles Vat une tète de roche sur laquelle il ne reste que 8°> 1, tandis qu'à la toucher, on trouve 15 et 16 mètres autour d'elle. 11 faudra donc, pour l'éviter, s'écarter encore de la côte avant d'être sur le méridien de la pointe du Long-Récif. Cette roche brise d'ordinaire. Elle laisse un passage large de 1 mille entre elle et le Long-Récif. Mais nou^ nengageons pas à y passer.

Cette roche reste de la pointe du Long-rRécif au S. 4^ 30" E.; de son sommet, on ferme exactement, Tun par l'autre, les deux mamelons de la montagne de la Selle; la montagne Saint-Jean reste au N. ed^^ E , et la montagne de la Table au N. 22° 30' £.

11 sera prudent, dans cette partie, de se tenir à 3 milles de la côte.

Entre la pointe Bassa et celle du Long-Récif, on rencontrera^ comme nous l'avons dit, plusieurs lagunes an bord du rivage. Quelques cours d'eau peu importants signaleront leur embouchure par des coupées dans les arbres de la côte.

De la pointe du Long-Récif, la côte» comme nous l'avons dit, court, au S. 49<' E., l'espace de 4 milles, jusqu'à la pointe de Grand-Bassa. La côte, légèrement creusée entre ces deux points, est très-boisée et fort peuplée en apparence ; l'on ne devra pas la rallier à moins de 2 milles de distance. Cà et là, elle présente à son pied des roches qui, en général, s'en écartent peu, mais il est prudent, en la prolongeant, de se tenir par les fonds de 15 ou 16 mètres, surtout la nuit*

A 2 milles Vs de la pointe de Grand-Bassa et au fond de la baie dont nous avons parlé, un cours d'eau considérable, la rivière Saint-Jean , et deux autres moins importants , la rivière Uechlin et celle de Benson, se jettent à la mer par une embouchure commune.

Pointe et éiabiuse- La polutc Nord dc l'embouchure se nomme pointe Edina, c'est près de cette pointe et sur la rive Ouest de la rivière que les Américains de Libéria ont fondé l'établissement du même nom.

ment d'Edina.

UIVILRE SAlNT-JEAiN.

Sur la rive opposée se trouve rétablissement américain de Grand-Bassa (le Petit-Dieppe des Français), s' élevant un peu au N. de la pointe d'embouchure de la rivière nommée pointe Macdowell.

Comme il arrive à la plupart de ces rivières, celle-ci est barrée dans la plus grande partie de son embouchure par des bancs de sable qui prolongent la pointe Edina et forment le côté Ouest du chenal. L'an Ire côté est formé par le rivage sablonneux qui s'étend devant le Grand-Bassa depuis la pointe Macdowell jusqu'à la pointe Barmouth, qui est aussi la pointe de la rive gauche de la rivière Benson.

La rivière Saint-Jean est barrée dans le milieu de son embouchure, et elle laisse au N. et au S. un passage étroit où Ton trouve pour moindre fond 1™ 6. Le moins dangereux de ces passages est celui du S., en rangeant de près la pointe sablonneuse Macdowell.

Une fois la barre franchie, on longera la plage devant le village de Grand-Bassa de préférence, et les fonds varieront de 3» 6 à 6™ 4. Si on veut se rendre à Edina, il faudra, avant d'arriver à la poinle Barmouth, prendre le milieu de la rivière, et Ton passera ainsi entre deux bancs dont l'un prolonge cette pointe et l'autre barre l'embouchure de la petite rivière Mecblin. Sur ces deux bancs, on ne trouve que 1^2, I mètre et 0™ 9. La rivière Saint-Jean coule entre les deux autres. La rivière Benson se dirige vers TE.; la rivière Mechlin, vers le N, N. E, Elles présentent l'une et l'autre peu de profondeur, 1» 6 à 3« 6.

L'établissement de Grand-Bassa est facilement reconnaissable aux grandes maisons en bois construites par les colons.

La maison du directeur, bâtie au N. de l'établissement, porte un pavillon. Elle domine toutes les autres. On pourra venir prendre mouillage, en se dirigeant sur cette maison, dès qu'on aura contourné dans le S. les brisants de Niobé, dont nous parlerons tout à l'heure, en la tenant au N. 57® E., et mouiller par un fond de vase noire de 11 à 9 mètres. A 1 mille de la barre, les fonds depuis 16 mètres diminuent d'une façon fort graduelle.

Plus dans VO. que ce- mouillage, il existe plusieurs pla-

Ktahlissemcnt de Grand-Baaea.

Pointe Maodowell.

Pointe Barmouth.

Passer de la rivière SaintJcan.

Ririères Benson et Mechlin.

Maison du directeur.

Var NO. 20» 50'.

Brisants de NIohé.

Plateau Uurat.

Plateau Est.

Roches d'Edina.

MaréCB. étabUsM-

Ressources.

teaux de roches et de mauvais fonds, dont l'un, le plus au large, est le brisant de Niobé sur lequel la mer déferle avec fureur. Il faut, pour réviter, passer à 2 milles de la côte.

Les brisants de Miobé présentent deux plateaux séparés dont les roches sont presque à fleur d*eau et qui sont assis sur un banc commun de roches dont quelques parties sont recouvertes de très-peu d*eau.

Le plus Ouest de ces plateaux et le plus considérable a »/io de mille du N. au S. et Vio Ae mille de i'E. à TO.; sa partie la plus Sud est écartée de 1 mille de la côte. Il reste au N. 82<> 0de la maison du directeur et au N. 76'' 0. des maisons le plus au S. de Grand-Bassa, à 2 milles Vi de distance. A Taccore de ce plateau, on trouve des fonds de 7°^ 2, et sur le plateau même 2 mètres.

Sur le parallèle du sommet dont nous venons d'indiquer la position, et à la distance de Vs mille, se trouve le second plateau qui est fort peu étendu. On trouve entre ces deux sommets des fonds de 7 à 9 mètres.

Un pâté de roches noires qui brisent se trouve encore dans le S. 55° 0. de la pointe Edina, à ^/lo de mille de distance.

Il faudra, pour éviter ces écueils, ne pas passer au N. du parallèle de la pointe Macdowell qu'on devra garder à TE. 1 1"* K.

Quelques instructions citent, comme points de reconnaissance de Grand-Bassa, un groupe d'arbres. Cette reconnaissance ne peut être utile que de fort près; du large, ces arbres, au nombre de sept, se confondent avec ceux du rivage.

La montagne de Pelit-Bassa et la montagne Saint-Jean seront les meilleurs points de reconnaissance pour fixer la position et attaquer convenablement l'entrée de la rivière Saint-Jean.

Le flot se fait du S. E. au N. 0. au mouillage, et le jusant du N. 0. au S. E., avec une vitesse de t mille à I mille Va à l'heure. L'établissement est 5 heures 50 minutes; la mer marne de 1" 2.

On se procure à Grand-Bassa quelques provisions fraîches et à peu près les mêmes qu'à Monrovia. Hais on est obligé d'y acheter l'eau ; aussi, préfcrc-t-on généralement la faire près de la pointe de Grand-Bassa.

En 1812, los terres de l'anse de Grand-Bassa ont été acquises

BAIE DE GRAISD-5ASSÂ.

à la France par un traité passé par M. le commandant Bouêi- M^illaumez avec les chefs du pays.

De la pointe Macdowell» la côte, en se creusant un peu, forme la baie de Grand-Bassa (baie Water-House des cartes anglaises), dont la pointe Sud porte le même nom. Cette baie est entièrement garnie de plateaux de roches isolés et de brisants, entre lesquels des canots seuls peuvent chenaler.

Le plus au N. de ces rochers, nommé Snapper, est sur le parallèle d'une pointe sablonneuse prolongée à la dislance de Vs i^îll^ par dés roches noires éparses ; elle est nommée par les Anglais pointe Water-House. Cette pointe est, à peu près à mi-distance des deux pointes de la baie. Les roches Snapper brisent ton* jours, bien qu'elles soient couvertes.

A %o de mille au S. de celte pointe est le village des Pêcheurs ou le Bassa des Pêcheurs (Fish-Town), auquel les canots peuvent arriver en chenalant entre les roches qui obstruent le fond de la baie et qui s'écartent du village de */io de mille environ.

L'une de ces roches, distante de celle de Snapper de Vio de ipille et lui restant dans le S. 6® 0.,a reçu le nom de roche Harman. Deux des roches de ce groupe sont découvertes; les autres brisent toujours. Quelques autres, encore couvertes ou découvertes, paraissent entre la roche Harman et le rivage ; plusieurs sont sur le parallèle du village des Pécheurs.

La pointe de Grand-Bassa, en partie rocailleuse et en partie sablonneuse , sert de pointe d'embouchure à la petite rivière Bissaw où l'on peut faire de l'eau , quoique les embarcations n'y puissent pas entrer.

De la pointe de Grand-Bassa, près de laquelle se trouve un petit village, part une chaîne de roches qui court dans le N. 0., sur une étendue de Vio de mille environ ; on l'appelle Cbatne de Dhouat.

Cette chaîne est prolongée dans la même direction par un brisant nommé Jellow-Will, qui s'étend à^/i© de mille de la pointe de Grand-Bassa ; cette chaîne de roches protège le fond

Baie de Grand- Bassa 1 (baieWater-Uouse).

Roche Snapper.

Village des Pèclieurs t.

Roche Harman.

Pointe de Grand- Bassa.

Chaîne de Dhouat.

BriMnt Jellow- Will.

* Baie des Pécheurs, ou du Petit-Dieppe de quelques ioslruclions. ' Village de Grand*-Cour de quelques instructions.

204 COTE DE UBÉRL\.

de la baie contre la houle et la mer du large. Autour de ce brisant, les fonds varient de 7 à 9 mètres.

On peut mouiller dans la baie de Grand-Bassa par des fonds de 13 à 12 mètres entre le brisant de Snapper et celui de Jellow-Will. La tenue est excellente sur un fond de vase noire. Les roches dont nous avons parlé abritent assez bien de la mer pour qu'on puisse, en général, aborder au rivage avec des embarcations, avantage peu commun sur cette côte où la mer déferle sans cesse et forme un redoutable brisant sur presque toute son étendue.

A partir de la pointe de Grand-Bassa, la côte, jusqu'à la rivière Gestos, court au S. E.

Les terres sont un peu plus élevées que celles situées plus au N.; la côte, plus rocailleuse, est garnie d'un long récif inter^ rompu par de nombreuses coupures ou par des plateaux de roches isolés qui rendent son approche dangereuse, bien que cette espèce de contrefort de la plage s'en écarte peu, en général, et qu*il en soit au plus à 2 milles.

Quoique ce récif marque ou brise le plus ordinairement, et que, sur divers points même , on puisse voir des roches fort élevées au-dessus du niveau de la mer, il est convenable de ne rallier la côte qu'avec prudence sur la partie que nous allons décrire, d'employer constamment la sonde et de ne pas prendre des fonds moindres que 24 mètres , sauf dans le cas où l'on serait forcé de s'approcher plus du rivage pour mouiller dans le but d'établir des communications avec les villages qui s'y trouvent en grand nombre.

Dans ce cas, il faudra, avant de jeter Tancre, s'assurer de la qualité du fond, souvent roche aux approches de la côte, et ne pas mouiller à moius de 1 mille, suivant la localité.

Le récif dont nous venons de parler, et qui règne principalement depuis Tobocannee jusqu'à Trade-Town , est séparé du rivage, et il y a dans plusieurs endroits un passage entre la plage et ce récif pour les canots.

Depuis Trade-Town, le récif est moins continu, mais la côte est partout garnie de rochers isolés dont quelques-uns sont des plateaux assez étendus.

La côte est partout boisée; elle présente de nombreuses

ROCHE TOBOCANNËE.

VUlage de Toboconnee.

Pointe Tobocannee.

|)ointes de roches et de petites baies sablonneuses ; par inter- Vallt, elle est entièrement rocheuse.

Tel est son aspect général depuis la pointe de Grand-^Bassa jusqu'à Cestos. Nous allons la décrire en détail.

De la pointe de Grand-Bassa, la côte court au S. 42^ E. l'espace de 4 milles Va jusqu'à la pointe Tobocannee, en 9e creusant légèrement ; elle est saine dans cette partie et on peut s'en approcher sans crainte par des fonds de 11 à 9 mètres, bien qu'on trouve souvent des Tonds de roche même par 16 mètres. La côte est couverte d'arbres épais, ondulée» et présente successivement des pointes rocheuses séparées par de petites baies à rivage sablonneux.

A 1 mille de la pointe de Grand-Bassa, on remarque un premier village; à 3 milles on en voit un second, enfin à 4 milles, on trouve le village de Tobocannee, qui est fort considérable.

A 1 mille environ au delà, la terre présente la forme d*une pointe anguleuse basse, d'où part un récif d'une étendue de plus de Vs mille, terminé par une roche détachée élevée de 1*° 5 ou 2 mètres au-dessus de l'eau.

Cette roche nommée Tobocannee est fort remarquable ; elle Roche Tobocannee reste à 4 milles ^4 àe la pointe de Grand-Bassa au S. 33^ E. Elle est applatie à son sommet, et blanchie par la fiente des oiseaux de mer. Cette roche est une bonne reconnaissance pour ces parages, et on Taperçoit de fort loin.

En dehors de cette roche, et à 1 mille de la pointe Tobocannee, il existe une autre roche couverte, mais qui brise toujours; elle reste de la pointe à TO. 37^ S.

De la pointe Tobocannee, la côte court au S. 5(K> E. Peu après cette pointe commence, le long de la côte, le récif dont nous avons parlé précédemment et qui la prolonge l'espace de 3 milles sans interruption jusqu'au village de Young-Sesters (Jeune-Sesters) où il présente une coupure. Ce récif, dont plusieurs roches sont apparentes, s'étend à environ Va mille au large du rivage; celui-ci est ondulé et présente des pointes rocheuses comprenant entre elles de petits enfoncements sablonneux. Le terrain au delà de la plage est couvert d*arbres épais.

Après avoir doublé la roche Tobocannee et celle plus au large près de laquelle les fonds varient de 1 1 mètres à 5°^ 4, on

tUTière de New- Se».

Village* de New-

Village de Youngifesters.

Mont Tobacco.

Village de Trade-

Town. ' Ut. N. 5' 48' 40".

Long.0.42*»i4'24".

Var. N.O. 20«»48'.

verra une petit cours d'eau nommé Poor-River (Rivière-Pauvre), deux villages peu importants, puis la rivière de New-Sess (Nouveau-Sess) à laquelle on peut parveniren traversant iacoupuredu récif devant Young-Sesters et remontant en tre ce récif et le rivage. L'entrée de cette rivière est toujours accessible aux canots.

Quelques villages se trouvent entre la rivière précédente et le village de Young-Sesters distant de 4 milles Vs àe la pointe Tobocannee. Ce sont les villages de New-Sess.

Le village de Young-Sesters, reconnaissable à un groupe de grands arbres, est visité parfois par les navires troqueurs. Un autre point de reconnaissance pour cet endroit est encore une montagne conique nommée mont Tobacco, élevée de 268 mètres, qui se trouve à TE. 4° 30' N. du village, à la distance de 13 milles dans Tintérieur. Elle parait ainsi, vue dé 1*0. et du S.; maisi dans quelques autres positions , elle rappelle par sa forme la montagne de la Selle.

Devant le village le fond devient de moins en moins dur à mesure qu'on s'en approche, et Ton peut y venir prendre mouillage par 11 ou 13 mètres, relevant la roche Tobocannee auN. 560 0.*.

Les deux récifs, entre lesquels est la passe qui permet de se rendre à Young-Sesters, sont écartés d'environ 1 mille. Néanmoins une roche isolée prolonge un peu celui du N., de telle sorte que le passage n'a guère que ^4 àe mille. Le fond y varie de 7 à 11 mètres, et l'on a 3°* 6 très-près de la plage.

Le récif du S.^ sur lequel existent aussi des roches toujours découvertes, s'étend jusqu'aux environs du village de Trade- Town. Ce village grand et populeux s^élève sur la rive Ouest d'une petite rivière, à 4 milles de Young-Sesters. Une factorerie américaine et une factorerie anglaise y sont établies.

A la rive Est de la rivière de Trade-Town , on remarque près de la plage quelques rochers noirs, et, à 1 mille du rivage, il existe une roche détachée, sur laquelle la mer brise toujours, distante du village de ce nom de 2 milles dans le S. 42<> E.

On peut mouiller devant Trade-Town (ville commerçante).

< Deseription d$ la côte occidentale d'Afriqw^ par M. Booét-Willaumez.. capitaine de vaisseau.

ÉrXElLS DU SINGE.

par 18 ou 19 mètres, fond de vase, relevant le mont Tobacco au N. 67^ £., et le village au N. 43» E. à 1 mille Va de distance. On peut même en mouiller par le même fond à 1 mille.

A partir de Trade-Town, la côte se creuse assez fortement jusqu'à la rivière du Petit-CuUoh (Little-Gulloh). Elle est boisée partout et sablonneuse dans le Nord. Mais, au fond de la baie qu'elle forme en ce point, on remarquera quelques falaises rocailleuses en face d'une petite hauteur boisée , nommée pic p^c Bighiand. Highland , élevée de 73 mètres; un peu au N. de celle-ci, il en existe une seconde à peu près de même hauteur.

C'est à peu près en face de ces falaises que se trouve la roche qui brise toujours, dont nous avons parlé plus haut, et qui est distante de 2 milles de Trade-Town. Sauf cette roche, la côte est saine dans cette partie. Il y a passage entre elle et la roche autour de laquelle le fond varie de 9 à 13 mètres. Ce passage dans lequel on trouve 9 mètres, a plus de Vi mille de largeur.

Le milieu des falaises, par la hauteur Highland, donne l'alitement de la roche.

Le récif ici cesse pour quelque temps et ne règne pas devant la rivière du Petii-Culloh, cours d'eau peu important, mais accessible aux canots. Elle est disunte de 4 milles de Trade- TowUy et l'on y peut faire de l'eau, soit dans des puits, soit à des sources.

A 5 milles de Trade-Town se trouve le village du Petit- GuUuh (Liltle-CuUoh) , où le débarquement est facile, à l'abri d'une pointe rocailleuse, nommée Gurrow, protégeant un petit enfoncement sablonneux situé près du viUage ; celui-ci reste au S. E. de celte anse. Les cartes françaises le portent sous le nom de Picaninny-Sestros.

A ^/4 de mille du village, et à plus d'une encablure du rivage, il existe une roche couverte qui brise. Elle reste du villa^^e du Petît-GuUoh au S. 22» 30' E., et porie le même nom.

Environ dans le même relèvement, à la distance de 1 mille Vs du village du Petit-Culloh et à ^4 de inille du rivage, il existe deux autres roches séparées par un étroit canal, où l'on trouve ô"" 4. Celle de ces roches qui est le plus au N. se prolonge vers le rivage sur une longueur d'environ Va mille. On nomme ces roches écueils du Singe (Monkey), en raison d'une petite hauteur '''<^"^"* «*'* ^«"«^

RiTière du Fetit- CaUoh.

Village du Petit- Colloh et pointa Ciirrow.

Lat.N.5<»41'0".

Long.O.12*'<0'24".

Roche du Petit- Gttlloh.

Pic du Singe, boisée de ce nom, qui se trouve sur lebord de la mer, et domine les \^'^\^^Xa" falaises rocheusess'élendantduPetit-Culloh à la rivièreduGrand- CulIoh(Great-Culloh), falaises élevées d'environ 12 à 18 mètres au-dessus du niveau de la mer, et présentant à leur pied d'énormes blocs de granit sur lesquels la mer brise avec violence.

'*'^'*'cu1u>h ■""'*' ^" ^^'^ ^^ P*^ ^" Singe, à 1 mille Vide distance, on rencontre une rivière nommée le Grand-Culloh ou le Grand-Currovv, dont rentrée est fermée par des rochers et des sables au travers desquels filtrent les eaux de la rivière. I De ce point le rivage devient bas et ondulé, présentant une I ligne de côte formée par de nombreuses pointes de roches in- ' terrompues par des baies sablonneuses. A la distance de Vs ^ti de V4 de mille du rivage, on rencontrera plusieurs roches détachées, mais laissant entre elles des passages pour les canots. vuuge d'Brrick. Eu facc du Village d'Errick, situé à peu de distance de la rivière du Grand-Culloh, il y a une grande roche noire, d'où part un récif qui s'étend vers la plage.

Village du Grand- Lo vlUagc du Grand-€ulloh est à 2 milles de la rivière du

^"** même nom. Il n'offre rien de remarquable. RiTièreetTiUoge La rivièrc Tembo, qui vient ensuite, est un petit cours d'eau ut.N.?*84'o". situé à Vi iQÎUe au N. de la pointe du même nom. Cette pointe Long.o.««8'84". focaîlleuse cst garnie de quelques roches qui brisent, et à son sommet se trouve le village de Tembo. La rivière n'est accessible qu'à des canots, et cela dans les circonstances favorables. Il existe au village de Tembo une petite factorerie anglaise. Ce point est facile à reconnaître par la montagne Tobacco, sur le méridien de laquelle il est situé. Le débarquement est assez facile à Tembo dans le S. de la pointe de ce nom.

On peut mouiller devant Tembo, par des fonds de 19 mètres, en face des roches noires qui paraissent devant le village, mais on devra s'assurer de l'espèce du fond avant de jeter l'ancre, parce qu'on trouve souvent des roches.

Roches de Tembo. A 1 mille au S. du villagc de Tembo, on remarquera deux roches qui brisent et sont écartées de Va de mille du rivage. C'est à la plage et en face de ces roches qui abritent un peu de la mer, que le débarquement est le plus facile.

Du Grand-Culloh, la côte continue de courir au S. E., basse et boisée, jusqu'à la rivière Cestos. Le rivage est sablonneux en

Rivière Fcn.

Roche Fen.

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