‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 64 sur 136 · MONT LANGDON · texte numérisé non relu

MONT LANGDON

Les marées ne se font sentir que près de la côte, à 3 ou Maré«s 4 milles de distance; elles sont faibles d'ordinaire, et la direction du flot et du jusant n*est pas très-régulière.

Revenons à la description de la côte.

De la rivière Sassandra, la côte court à TE. 6*>N. l'espace de Point© price. 3 milles V4 jusqu'à la pointe Price. Dans cet intervalle, la côte est plate et boisée; le rivage, sablonneux, ne présente aucun danger.

Immédiatement au-dessus de la pointe Price, les collines reparaissent et atteignent une élévation de 84 mètres.

La pointe Price et la pointeTrepow, située à 1 mille V4 ati delà ^omte irepow. dans TE., sont rocheuses Tune et l'autre ; elles présentent à leur pied des roches éparses , s'en écartant fort peu. Entre ces deux pointes, la côte forme deux petits enfoncements. De nombreux villages apparaissent sur le rivage à la base des collines. Le plus à TE. se nomme village Trepow.

La sonde décroit de ce côté plus graduellement en approchant du rivage que dans TO. de Sassandra, et la nature du fond est vase partout.

La pointe Mortality reste à TE. 18° N. de la pointe Price à 3 milles. Cette pointe est peu saillante sur la ligne de la côte. Elle est rocheuse et garnie à son pied de quelques brisants. Elle est fort accore, et Ton trouve 9 mètres tout près d'elle. Dans son voisinage la côte est très-peuplée.

Après la pointe Mortality, la côte se creuse un peu et présente une petite baie. De cette baie, la côtecourtà TE. 17* 30' N. jusqu'au mont Langdon, sur une distance de 5 milles Vs^ présentant une suite de collines élevées et interrompues par des ravins dans lesquels coulent des torrents considérables. Quelques rochers garnissent la côte dans Tintervalle.

Le plateau des sondes est uni dans cette partie; on trouve 6™ 4 fort près du rivage et 13 mètres à 1 mille V4 du rivage.

Le mont Langdon est une colline élevée de 73 mètres au j,^„j Laaydim. bord de la mer. Un récif peu étendu en garnit la base et s'étend au large à y^Ae mille. Dans TE. et dans l'O. de cette hauteur, il existe une petite rivière barrée par les sables. La rive gauche de la rivière de TE. est formée par des falaises de roches peu élevées, et qui paraissent coupées à pic.

VkIlsgeTre{)ow.

Pointe Mortality.

Falaise Yanvodah.

Ut.N.fj^a'ÎS". Long. O.8«»l0'0'.

Falaises du Kootrou.

Village de Rootrou.

Lut.N.5»3'D".

Long. 0.8° 5' 59".

Var.N. 0.20*57'.

Les Sœurs.'

Du mont Langdon la <:ôte court presque en ligne droite à l'E. 9^ N. jusqu*à la rivière Fresco, sur une étendue de 19 milles.

A 3 milles au delà du mont Langdon commence une suite de falaises rouges qui se prolongent jusqu'à la rivière Fresco. Ces falaises, très-tranchées, sont un excellent point de reconnaissance pour cette partie de la côte» car il est impossible de les confondre avec celles que nous avons décrites précédemment, qui ne sont que des taches isolées et de peu d'étendue.

La pi emière de ces falaises, la plus à TO., se nomme Yawodafa. De cette falaise aux rochers rouges de Kootrou, situés à 4 milles plus à r£., la côte présente plusieurs autres falaises du même genre. I>e rivage, jusqu'à Kootrou, est parfaitement sain de dangers, et la diminution de la soude, depuis 20 mètres qu'on trouve à 2 milles de terre, est fort graduelle.

Les falaises de Kootrou sont élevées de 48 mètres, tandis que le sommet des arbres des collines adjacentes atteint une hauteur de 82 mètres. La terre parait ici sur deux plans bien distincts.

Le village de Kootrou, dont les habitants, au passage des navires, viennent apporter des provisions consistant en quelques volailles, des œufs et des fruits, est situé un peu à l'Ô. de la falaise rouge qui le distingue et sur la rive gauche d'une petite rivière dont Tembouchure est entièrement barrée par les sables. C'est le dernier village que l'on trouve en venant de TO., jusqu'à la rivière Fresco, sur cette côte qui ne parait que médiocrement peuplée.

Du village de Kootrou aux monticules des Sœurs, il y a 4 milles. Ils sont aussi signalés par une grande falaise rouge située un peu dans l'Est. Ils sont élevés de 1 19 mètres au-dessus de la mer.

A 5 milles plus à TE., on trouve le mont Bedford, qui s'élève sur le sommet de la plus grande et de la plus remarquable de toutes les falaises rouges de la côte. Il a une élévation de 73 mètres.

Entre Kootrou et le mont Bedford, le rivage est presque partout une plage de sable, interrompue seulement quelquefois au pied des falaises par de grands amas de pierres, débris tombés très-probablemeni de leur* sommet.

RIVIÈRE FRËSGO.

Entre ces deux points également, le rivage est garni de roches qui s'étendent à peu près à Va de mille du rivage. On peut les ranger en se tenant» si on le veut, par des fonds de 9 mètres sans danger. Par ce sondage, on sera, en généraU à ^/s mille de la terre.

La falaise rouge du mont Bedford a 1 mille Vs d'étendue. Sa partie Est s'abaisse graduellement dans cet intervalle jusqu'à Te^nbouchure de la rivière Fresco ^

L'entrée de cette rivière est barrée par tes sables dans la saison sèche, mais les indigènes assurent qu'en mai elle communique à la mer. Son delta embrasse un espace de 1 mille Vs^e l'O. à l'E., et il est partagé par plusieurs îlots boisés.

A la pointe sablonneuse, à TE. de l'entrée de la rivière, il y a un grand village nommé Fresco, et c'est près de ce poin i évidemment que la plus grande masse des eaux peut trouver un écoulement.

Une chaîne de hauteurs, nommées collines de Fresco, se voit à 5 ou 6 milles dans le N. N. £. de la rivière de ce nom. On peut mouiller sur le méridien de cette rivière par 18 mètres, fond de vase, à 1 mille Va àe la terre. La côte, devant ce point, est parfaitement saine et elle ne présentera plus de dangers à son pied sur un grand espace en allant vers l'E.

De la rivière Fresco à celle de Grand-Lahou, sur une distance de 35 milles, la côte court à TE. 6"* N. Elle est basse, très-boisée, peu habitée et d'un aspect assez uniforme. On la reconnaît à 16 oy 16 milles du large sur le pont d'un navire.

Le rivage est, dans toute cette étendue, une plage sablonneuse continue de sable blanc rougeàtre, sans aucun vestige de rocher. 11 court presque en ligne droite, n'offrant que de légères ondulations, et partout il est garni d'une barre de brisants qui le bat incessamment et rend parfois impossibles les communications en pirogues, et, à plus forte raison, celles qu'on voudrait tenter dans des canots.

On peut partout longer la côte par des fonds de 13 à 15 mètres, qu'on trouve à 1 mille du rivage. On peut également mouiller sur tous les points par un fond de sable vasaixl ou

Ririère Fresco.

Lat. N.5*4'55''.

Loiig.0.7'53'24"

Village Freieo.

Collines de Fresco.

* Franetscone det cai-tes françaiBes; le mont Bedford a été aogsi nommé eap Rouge.

296 COTE lyiVOIRE ET COTE D'OR.

de vase qui offre bonne tenue. Seulement, dans le cas de ras de marée, il faudra se maintenir par un plus grand sondage. ^^àgoM, ËQ dedans du rivage, il existe un lac étroit d'eau stagnante,

ressemblant à un canal, qui court à peu près parallèlement à la plage. Il réunit les uns aux autres tous les cours d'eau qui viennent à la mer.

Les villages des indigènes sont construits sur la langue de sable qui s'étend entre l'Océan et cette lagune. La plupart ressemblent, pour la forme des cases, à des ruches. Elles sont construites en bambou et couvertes en paille. Quelques villages sont entourés d'une ceinture de palissades en paille, et généralement, dans leur voisinage, oh voit un grand nombre de palmiers. Souvent ces villages se confondent avec les arbres de la terre qui se trouvent au delà de la lagune, et parfois on ne les distingue que par la fumée qui s'élève de leurs cases.

Pour reconnaître les points, il faut donc nécessairement naviguer fort près de la terre; les sondes sont régulières. Depuis les fonds de 5*° 4 à 7 mètres, qu'on trouve près de la ligne des brisants, elles augmentent graduellement, et à 1 mille ou trouve de 13 à 16 mètres. La nature du fond, qui est sable près du rivage, devient de plus en plus vaseuse à mesure qu'on s'en éloigne.

En longeant la côte de très-près, on perd de vue les terres du second plan. Ce n'est qu'à 5 milles environ qu'on peut les apercevoir par-dessus la ligne de la côte.

Çà et là on voit, dans celle-ci, des coupures qui ressemblent à des entrées de rivière.

La première se trouve à 3 milles •/j de la rivière Fresco. La seconde est à 6 milles. A ce point, la lagune s'élargit, et un tlot boisé en occupe le milieu.

vuiAge duPeut< Lc premier village que l'on rencontre est à 12 milles Vs ^^ ut.ji^vo". la rivière Fresco; un second est à 2 milles plus à l'Est. Ces LoDg.o.7<»39'24". ^^^^ vilIagcs sout ccux du Petit-Lahou (Picaninny-Lahou), au N. desquels, à 3 milles dans l'intérieur, on remarque quelques ^^"^bah ^^***' collines boisées, nommées, par les indigènes, Cacrabah ou Petites-Collines. Le Petit-Lahou est entouré de palissades. Virage du Demi- A 1 2 millcs Vs ^u dclà, on voit un autre village, et à 15 milles du Petit-Lahou, celui du Demi-Lahon ou I^hou-du*>Milieo (Half-Lahou).

VILLAGE DU GRÂiND-LAHOU. 297

A 2 milles plus E. que le village de Demi-Lahou, on rencon- viiiag» <|« s«it. trera celui nommé Tillage-au-Sel (Salt-Town), éloigné de 4 milles de la rivière du Grand*Lahou.

Le village du Grand-Lahou est considérable, il a plus de viuateetriTièwdu

Grand-Lahou

1 mille d'étendue et s'élève sur la pointe Ouest d'entrée de la làt.s.b^v^r'.^^ rivière du même nom *. Ce village est entouré de palissades vJ^n b.ao^sd'. qui simulent de loin des murailles, et dans ses environs on remarque un grand nombre de palmiers et de cocotiers. Les cases du Grand-Lahou sont de forme carrée.

Le pays dont nous décrivons la côte en ce moment se nomme p^t» «lAdou ou

des QuBtiiias.

Adou ou pays des Quaquas. Le Grand-Lahou a jadis appartenu aux Hollandais.

L'entrée de la rivière du Grand-Lahou est très-étroite et présente une barre fort dangereuse. La mer y brise avec une telle violence le plus souvent, qu'elle est impossible à franchir pour les canots, et que fort souvent les pirogues y chavirent en la traversant pour porter à bord des navires des volailles, des cochons et des noix de coco. On commerce , à ce point , d'huile de palme principalement et d'un peu d'or.

Les deux pointes d'entrée de la rivière sont sablonneuses et très-basses. Celle de l'O. est, comme nous l'avons dit, couverte de cocotiers. Sur la pointe Est, il y a un petit village, mais il n'y existe pas d'arbres. Les cases, comme celles du Grand- Lahou, sont carrées.

La rivière du Grand-Lahou est encore remarquable, en ce que, sur un espace de 3 milles, elle présente trois coupées, qui sont des branches distinctes de la rivière, séparées par des lies boisées. La plus à l'E. est la plus large d'ouverture.

Une autre remarque est la colline nommée mont Lahou. C'est Mont Lahou. une petite chaîne courant de l'E. à TO., couverte de grands arbres, et élevée de 107 mètres. Elle reste à environ 6 milles sur le méridien de l'embouchure le plus Ouest de la rivière, celle qui se trouve entre les villages du Grand-Lahou. On peut mouiller sur le méridien de cette hauteur par 18 mètres, fond de vase.

< Ce villa^ et cette rivière sont, sur les anciennes cartes et dans quelques tQstructions, désignés sous le nom de Cap-Lahou.

Les Longues-Col- Udc«.

mcnl.

ViUage de Jack-

Lahou.

Lat. N. 5«10'3(K'.

Long. 0. 6«5r2V'.

Village de Jack- Jack.

Tillage de Half- Jnck

Dans l'£. 35° N. de Teniboucliure de la même rivière, à 8 milles, il existe un bois remarquable par sa hauteur (104 mètres)» qu'on a nommé les Longues-Collines. Nous devons dire que ces points de reconnaissances ne sont pas cependant assez tranchés par leur hauteur, pour être facilement reconnus, sauf par les gens du pays.

La mer marne de 1°^ 2 , l'établissement devant la rivière est 4 heures 20 minutes.

Du Grand-Lahou, une plage sablonneuse élevée court presque en ligne droite à FE.O'' N. jusqu'au village du Petit-Bassam (Picaninny-Bassam), éloigné de 60 milles. La côte dans cet intervalle ne présente que des ondulations à peu pi'ès insensibles. Elle est parfaitement saine.

La lagune étroite citée plus haut la prolonge dans tout cet espace. Aucun cours d*eau ne s y jette entre les deux points indiqués.

La côte partout est basse, uniforme, sans aucun point remarquable. La langue de terre qui sépare la lagune de la mer, étant très-boisée, présente te même aspect, varié seulement par de nombreux villages, près desquels on remarque des bois de cocotiers. Du Grand-Lahou, les arbres du premier pbn sont élevés de 37 à 43 mètres, mais auprès de Jack-Jack ils le sont de 58 mètres.

Partout le rivage est accore, et on peut le longer de trèsprès sans danger. Près du brisant, on trouve 6 ou 7 mètres, et il n'est pas prudent de s'en approcher davantage. Devant le Grand-Lahou, on trouve à 1 raille de terre 18 mètres, devant Jack-Jack le même fond à ^4 de mille, et au Petit-Bassam 31 mètres tout près du rivage. On peut mouiller partout sur un fond de vase ou de sable vasard, oflTrant bonne tenue.

Quatre villages se trouvent entre la rivière du Grand-I^hou et le village de Jack-I^hou, distant de 26 milles de la rivière. Ce village se nomme austsi Trade-Town (Ville-du-Commerce) ; les cases sont de forme carrée dans la partie de TO.» conique dans la partie de l'Est. 11 est assez considérable.

A 1 milles plus à l'E. est le village de Jack- Jack , séparé en deux parties. Il est plus important que le précédent.

Le village de Half-Jack (Jack-du-Milieu) vient ensuite à

VALLÉE SANS FOND DU PETiT-BASSAM. 299

^ milles du précédeoi, puis, celui de Half-Ivory-Town (ville viiioge ac

^'/voire-du-Milîeu). Ce dernier village esi souvent désigné sous ^^'^ ^

'^ 0€>m du précédent, et comme lui nommé Jack-du-Mîlieu.

£11 fin, à 1 mille */a àe ce dernier village et à 19 milles du viu«gede(

^^t-JB«8sam, on trouve celui de Grand^Ivory-Tcwn, appelé ^J^nT^o^î

^^'ssi I^ Grand-Jack-Jack. Ce village est considérable, et ses i^^k 0 o":

^*^^ sont de forme carrée.

Y*^^ j:>almiers et les cocotiers qui ombragent ces villages sont m^*^^ cjI autres arbres' élancés, à écorce blanchâtre» fortremarn"^^les du large*.

^"■^ "^^5 II âge du Petit^Bassam s'élève à la partie OuesUd'un en- vniagodu <^. ^^^■^•**^«it régulier delà côte, peu profond, mais, cependant» Lai.Ti.^l ^ ^ ^^^K^sible, même à 5 milles de distance. ^^'

^^^^ espèce de baie a 5 milles d'ouverture; un petit village paît: zj^^j^fond.

. F>^ V dans TE. du Petit-Bassam (Picaninny-Bassam), par la La vauée m loBg^ Cma^iA^ de 6° iV 24" O.» ou rencontre une excellente recon- ^«^*"»-b« jiaiSfto a:^ ^Tî^^, produite par un fait très-singulier.

^ V^l ss^teau des sondes, qui longe toute la côte à une assez

j{fî^^*^^ ^ilistance au large, présente sur le méridien indiqué, en

f^C^ ^^^A M*ond de la baie du Petit-Bassam, une interruption ou

jj0^ j^^^^- Y)ure dans un espace de l'O. à lE., d'environ t mille à

^ »^ -%/^. ^t^ (le plujj^ çejt^ coupure est abrupte et à pic des

te^^^^^^tés. On l'appelle la vallée sans fond du Petit-Bassam.

^ ^^ * et à ro. de cette coupure, la limite extérieure du pla-

^tt ^^^^ sondes est a 14 ou 15 milles de la terre. Mais, de ce

^\Qt« ^^lle s'arrondit de chaque côté et se dirige graduellement

^.0^ ^U. ^^ôte, en laissant un espace qui a la forme d'un entonnoir.

iV ^ nciillesde la terre, les deux limites des fonds de 180 mè-

^^es ^ont distantes de 3 milles, sans qu'on trouve entre elles de

{Ot^A à 360 mètres.

^^ 4 milles de la terre, elles se rapprochent l'une de l'autre, et ^e^nt écartées que de 1 mille. On trouve le fond à 49 1 mètres Jaiis cette partie.

A 1 mille du rivage, la vallée des grands fonds est à peine large de V4 de mille.

< M. le commandant Bouet-Willaumez ; Deicription de la côte, etc.

A V3 de mille de terre, on trouve encore des fonds de 180 mètres. Enfin, à Fextrémité Nord de cette singulière vallée sous-marine, il y a 36 mètres à l'accore du plateau,

Le fond est généralement formé par de la vase bleue mollo, mais à 342 ou 360 mètres la sonde rapporte des roches de corail.

Cette remarque est excellente pour attaquer sûrement le Grand-Bassam, placé dans TE. à 14 milles.

Aussi, quand on a beaucoup de vitesse, doit-on sonder constamment ou la diminuer, pour s'assurer de raugmentation subite de la sonde, lorsqu*on se croit près de ce paragc.

Formée sans aucune cause apparente, car on n'y voit ni tourbillons ni bouillonnements des eaux, cette vallée profonde dans le plateau des sondes sera, néanmoins, un excellent point de reconnaissance pour atterrir au Grand-Bassam, comme nous l'avons dit.

11 ne faut pas cependant, en cas de calme, se placer trop près de la terre pour la traverser, car on ne pourrait mouiller que très-difficilement et avec une énorme touée de grelins, si Ton se trouvait porté à terre par le courant, souvent sensible, même au mouillage du Petit-Bassam, où Ton ne trouve pas de marées régulières. Le flot jette un peu vers la côte, dans des circonstances exceptionnelles, et il faut se défier de la houle.

J'ai traversé bien des fois la vallée sans fond du Petit-Bassam, et n'ai jamais observé un changement de couleur dans les eaux de la mer, en la franchissant.

Il est excessivement difficile de débarquer au Petit-Bassam, même en pirogue. On s'y procure des volailles, des chèvres, des chevreaux, et quelques fruits. Le chou palmiste y est trèscommun.

De la baie du Petit-Bassam, la côte basse et ondulée court à TE. IS^* S., l'espace de 13 milles jusqu'à la rivière Costa ou du Grand-Bassam.

La lagune continue à suivre la côte jusqu'à ce point. Entre le Petit et le Grand-Bassam, on trouve à la plage trois ou quatre villages, qui dépendent du village du Grand-Bassam; et entre ces deux points, les terres du second plan, qu'on voit dans l'intérieur, s'élèvent plus que sur la fraction de côte adjacente.

du Gi

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