‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 65 sur 136 · FORT NEMOURS · texte numérisé non relu

FORT NEMOURS

Le comptoir français du Grand-Bassam s* élève sur la langue compta ^^ fiaJble, à la pointe Ouest d'embouchure de la rivière Costa. Lat. n ^'^^t, isn blockhaus entouré de palissades de forme carrée, blan- ^°^ ^^' «à Isk chaux, ce qui permet de le reconnaître à 7 ou 8 milles "^ ^iscance. Il porte le nom de fort Nemours.

^ M^ excité passé avec 1b roi du pays, par M. Bouët-Willaumez, p»»**

cotnMrtTM^M .Kidant la station navale, et approuvé par le gouvernement

lï^^çsii^^ SismvsL à la France, en 1842, la souveraineté du pays.

y^^ 'Ê 9*43, rétablissement d'un comptoir sur ce point fut

deci(I^. m, le commandant Bouët-Willaumez, gouverneur du

^^^^sm,Ê ^ en ordonna les dispositions dan» le mois de juin, et

le 2g &^|[:^ tembre de cette année, il était terminé *.

^ "^i^^^ière Costa ou du Grand-Bassam a Vj raille à peu près ^^^^

ueiar^^^jp^ son embouchure. Ses deux pointes d'entrée sont

Msses ^^ ^^ sablonneuses; à l'O. s'élève le fort Nemours, à TE. se

rouvex^ *- quelques cases ou magasins à sel établis par les gens

"Kfiis^ Sr^ du Grand-Bassam, situé plus loin dans la rivière. Un

Corée -B^^^^^ juillet 1845, l'expédition destinée à établir le comptoir partait de lieniA* ^^^^ ^^ était composée du brick V Alouette, commandé par M. de Kerliallet, ^ ^iL*^ ^® vaisseau, chef de Texpédition ; de la goélette la Fine, commandée ^ * ^^^^-^uet, lieutenant de vaisseau ; de la goélette la Franchise, navire du AumÊm^^^^^^ "^ commandée par M. Brianchon, élève de l'* classe; de la MariadeM^ **»• «apitaine Leraistre, et du Courrier, du Sénégal, capitaine Aregnau-

Ces «^ " - «^ ^*^^^rs navires portaient les pièces du blockhaus, la garnison, Tartillerie, les '"^^^^«^^^

^j^^^^^*^ <t les munitions.

mauv^^^ ^ine pénible traversée d'hivernage, rendue plus longue encore par le ISaat^»^^ ^tat de quelques-uns des navires, elle arriva au Grand-Bassam le dean^c "* ^^® ^^» ^^ établit un va-et-vient nécessaire pour faire franchir, aux râla c^* ^^^tinés au transport du matériel et des vivres, la barre des brisants de

Dièc^& J«ur jusqu'au 26 septembre, les radeaux déposèrent à terre toutes les

1^^ ^^^^^^ blockhaus, son artillerie composée de pièces de 30, les vivres, etc. de Çfc^^ ^"^ ^«ptembre, le blockhaus était terminé, et le même jour eut lieu la prise pP^* ?^^94ion du pays, au nom de la France. Le comptoir du Grand-Bassam est ^t^>^ ^ un grand avenir commercial, si Ton exploite avec intelligence les res- Q^^ ^ €|D* offrent rintériear et le littoral de KO., dont tous les villages com- I ^;^^^^^*>t avec ce point par la lagune. fi^^^^^^Wiploir est commandé par un ofQcier, M. Besson, enseigne de vaisseau, ^^ ^^ premier commandant et contribua beaucoup à son rapide établissement,

^ l'expédition, par son activité et son énergie.

assez grand bouquet d'arbres signale la côte de l'E., et domine ceux moins éievés de la plage.

Cette rivière est barrée» mais elle est profonde. Sur la barre on trouve des profondeurs variables» suivant Tépoque de Tannée , et parfois les bancs d'embouchure se modifient. Elle apporte une grande masse d'eau à la mer, car celle-ci est décolorée à 4 ou ô milles au large, surtout lors du jusant. ^™'^"ilwe/** ^" La profondeur de la barre n'a pas été trouvée au-dessous de 3"" 5 en 1849 ; au mois d'août» elle était de 4 mètres» ainsi que je pus m'en assurer moi-même.

Une chaloupe très-forte» armée par des laptots^ de Corée et dirigée par un pilote, est attachée au comptoir, pour faire le service et effectuer les transports.

De petits navires peuvent entrer dans la rivière» déjà le comptoir en a un à sa disposition. Mais un petit bateau à vapeur serait ce qu*il y aurait de mieux pour les communications et pour effectuer les chargements ou les déchargements.

I^ barre de la rivière Costa» et cette observation peut s'appliquer, en général, à toute la côte» est mauvaise» surtout en juin» juillet» août et septembre. Elle s'embellit en octobre, novembre et décembre. Elle est encore assez belle en janvier, février et mars.

Ceci signifie seulement qu'elle est moins dangereuse dans ces derniers mois, car elle existe toujours, mais on a alors des embellies, durant lesquelles des navires peuvent y entrer sans danger. I^s canots passent facilement à la même époque. C'est d'ordinaire en juillet et en août qu'elle est le plus mauvaise, et souvent impraticable pendant plusieurs jours même pour des pirogues.

On peut mouiller sur le méridien du màt de pavillon du blockhaus à 1 mille au large, par 16 ou 18 mètres de fond. Dans la saison des ras de marée, on fera bien de mouiller à 1 mille ^3 ou 2 milles. Ceux-ci ne produisent cependant d'autre effet que des roulis excessivement fatigants pour les navires.

Le comptoir est muni de plusieurs pirogues; celles*ci n'entrent pas d'ordinaire dans la rivière» mais on embarque et Ton

i Nom qu'on donne , au Séaég^al , aux noir» qui aervenl sur lea navires de guerre, et en général à la classe de la population qui navigue.

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