ELMINA
De l'extrémité de ces récifs à la pointe il*Eliniiia, la côte est formée de collines médiocrement élevées, formant plusieurs plans, et dont quelques-unes dépouillées de leurs arbres, présentent des cultures. Le rivage est formé de gros sable l'espace de 3 milles, jusqu'à la pointe d'Elmina.
Le fort d'Elmina * fut le premier établissement fait à la côte d'Or. Les chroniques maritimes disent que, en 1383, les Normands fondèrent une loge à Elmina, sous le nom de la Mine, en raison de la grande quantité d'or qu'ils s'y procurèrent. En 1410, elle fut abandonnée.
C'est dans l'année 1471 que, pour la première fois, les Portugais panirent sur la côte, et s'établirent à l'ancienne loge française de la Mine. En 1481 , ils y élevèrent le fort San* Jorge.
Plusieurs auteurs prétendent qu'ils iiirent les premiers navigateurs qui parcoururent cette côte, et rejettent la version des établissements normands, en 1364 et 1383. Nous avons inutilement cherché à éclaircir cette question, et nous n'avons pas la prétention de la trancher.
Ije fort d'Elmina fut pris, en 1637, par les HollandaiSt et finalement cédé à cette nation par le Portugal en 1641. Les Hollandais s'y fortifièrent immédiatement, élevèrent, sur la hauteur voisine de Santiago, un fort commandant l'intérieur, et firent de cet établissement le chef-lieu de leurs possessions sur ce littoral.
Le fort San-Jorge est construit obliquement sur une presqu'île basse et rocheuse. La ville s'étend dans l'Ouest. Un village se trouve dans le S. E. sur l'extrémité de la presqu'île et au pied du fort.
La presqu'île étroite est séparée de la terre en face par la petite rivière Beyah, qui passe à 18 mètres de la façade N. 0. du fort. Un pont de bois réunit les deux rives. De ce pont à la mer, la rivière est endiguée entre deux quais en pierre.
La ville communique au fort par un pont^Ievis, situé à sa face de l'Ouest. Ce fort est armé de cent pièces d'artillerie.
Le fort Santiago, situé dans le N. 0. Va 0. sur un monticule haut de 30 mètres au-dessus du niveau de la mer, et armé de
Elmlna.
Historique abré^ de rétablissement.
San -Jorge -d'Elmina. Le fort.
Lat.N.5«4U8".
Long.0.30 4(K39".
Var. N. 0. 20° 47 .
Rivière Beyah.
Fort Santiago.
* \i serait plus correct de dire La-^Mina, mais nous avons conservé Elmina, que l'nsaffe a consacré.
PopulttUOD.
Ville Noire.
Ville NeuTe.
Pui&te d'Elinioa.
Mouillage.
doiizp pièces de canon, croise ses feux avec le forl San- Jorge. Deux redoutes, celle de Beckenstein , sur la rive gauche de la Beyah dans l'O. du fort Santiago, celle de Veers, sur la plage même à TO. de la ville, complètent le système de défense.
La ville Noire contient de 2,500 à 3,000 habitants. La ville Neuve, sur la rive gauche de la Beyah, offre plusieurs grandes maisons bâties à Teuropéenne ; elles s'élèvent au bord d*une large route plantée de beaux arbres qui suit le bord de la baie; elle passe au pied et dans TE. du fort Santiago. Â la plage, presque sur le méridien de la pointe d'Elmina, on remarque une jolie habiiation, nommée la Maison-Blanche.
Au delà du fort Santiago on voit un monticule élevé de 38 mètres, qui en est écarléde 550 mètres environ, puis, un peu dans TE., une colline située entre ce fort et la Haison-Blanche.
La garnison du fort San-Jorge se compose d'environ cent a cent cinquante soldats noirs, sous les ordres du gouverneur et de cinq ou six oHSciers. Le chirurgien du fort remplit également les fonctions d'administrateur.
On trouve beaucoup de ressources en provisions à Elmina, mais elles coûtent fort cher.
La pointe d'Elmina est entourée par un banc de roches, qui la prolonge vers TE. et vers le S., d'environ 384 mèires. La mer y brise avec violence, surtout avec la brise du large. Ce banc abrite un peu la barre d'entrée de la rivière Beyah, quoiqu'elle soit encore forte devant cette rivière.
Le débarquement peut se faire par les embarcations, lorsque la barre est belle, mais il est préférable d'employer les pirogues du pays, qu'on trouve en grand nombre. Le gouverneur a, d'ordinaire, la complaisance d'en mettre une à la disposition des navires de guerre. Ces pirogues sont fort grandes en général, et faites d'un seul tronc d'arbre. Elles sont trèshabilement maniées par les naturels.
Le mouillage habituel à Ëlmina est à 1 mille a peu près du fort San-Jorge, par 14 mètres, fond de vase et de coquilles, relevant au N. 50<> 0. Le fort Santiago, un peu ouvert à l'O. du mont Eguoffo, et le cap Coast au N. 69° £. On peut mouiller plus au large, si on le veut, en tenant dans la même position le fort Santiago et le mont EguolTo.
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