‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 74 sur 136 · COMPTOIR D'ELMINA · texte numérisé non relu

COMPTOIR D'ELMINA

Pour se rendre à terre, on vient contourner dans TE., à petite dislance, les récifs qui prolongent la pointe dTlmina. <2uand on les a doublés, on revient sur bâbord longer de fort près leur partie du Nord. On prend alors la lame du travers; aussi faudra-t*il bien la veiller et se tenir à distance convenable du récif. D'ordinaire, on la voit courir en déferlant sur le récif, et elle n'atteint l'embarcation qu'après avoir été brisée par lui.

Lorsqu'on est très-près de la pointe rocheuse d'Elmina, on longe le rivage jusqu'à ce qu'on reconnaisse les digues de la rivière Beyah. On met alors le cap sur celle de droite en entrant, et on la range de très-près, vu que près de l'autre il y a fort peu d'eau, aussi la mer y forme une barre.

Une fois à l'entrée de la rivière, on est abrité, et Ton débarque facilement sur le sable un peu avant d'arriver au pont.

Lorscfue la mer est haute, on se dirige sur le pont, et après l'avoir dépassé, on peut dâ)arquer à quai devant la porte du fort.

La mer marne au plus de 1°" 8. L'heure de rétablissement est 4 heures 30 minutes. Dans la rivière, à basse mer, il ne reste que 0^ 45. On dit que, il y a cinquante ans, des navires de 50 à 90 tonneaux pouvaient, à haute mer, entrer dans la Beyah et s'y amarrer à quai.

Le fort contient de manifiques citernes, qui renferment une eau d'excellente qualité provenant des pluies. Avec l'autorisation du gouverneur, qui l'accorde, en général, fort gracieusement, on peut, au moyen des pirogues du pays, s'en approvisionner. 11 serait peu prudent çl'employer les embarcations du navire pour celte opération, d'abord pour la barre, ensuite pour la grosse houle que l'on rencontre presque continuellement au mouillage.

Le commerce d'Etmina consiste surtout en or, qui se trouve en grande quantité dans les environs, ou que l'on transporte de l'intérieur, d'ivoire, d'arachides, de maïs, etc. On y fait des essais de culture pour le café et la canne à sucre. On y trouve également beaucoup de riz, quelques légumes et quelques fruits.

D*Elmina, on communique par terre avec le cap Coasi. Les Hollandais ont des relations dans l'iniérieur avec le pays des Achantis ou Asheniee.

Marées, établisMment.

Aiguad«.

Baicd Eimina. De la poiiitc d'Eimina, la côte foit an retrait d'environ Va de mille en remontant an N. et forme un petit enfoncement nommé baie d'Eimina. Le pays voisin est accidenté, présente des oada* lations, et surtout il est très-boisé. Il existe cependant çà et là quelques maisons de campagne et des fermes présentant des cultures qui appartiennent au gouverneur ou aux riches négociants ; plusieurs sont dans des positions très-agréables» et on les reconnaît à leurs murs blancs au milieu de la verdure.

Le cap Coast forme la pointe Est de la baie d'Eimina» il en reste à TE. 1 1° N., à 6 milles «/s environ. Entre les deux forts» la côte décrit une légère courbure; elle est saine et les sondes diminuent très-graduellement au fur et à mesure qu'on s en approche» depuis les fonds de 27 mètres qu'on trouve à 6 milles ^3 au large, jusqu'à 6°^ 4 qu'on a fort prés du rivage. • Rivifre Douce Au commencemcnt de la baie, dans l'O., on voit deux petits cours d*eau, l'un, la rivière Douce, est à Va mille, lautre est à 2 milles d'Eimina. Entre ces deux rivières, h côte est une ligne de roches; partout ailleurs, c'est une plage de sable. Quelques collines dispersées paraissent à petite distance du bon} de la mer, et à quelques milles dans l'intérieur.

Le cap Coast (Ciibo-Corso des Portugais) est bâti sur une pointe rocheuse qui fait avec la ligne du rivage un angle obtus. Ce fut Fun des premiers établissements des Portugais, mais il suivit le sort d'Eimina et tomba au pouvoir des Hollandais, en 1641 ; ils le gardèrent jusqu'en 1665, époque à laquelle il fut . pris par les Anglais auxquels il fut défipitivement cédé par le traité de Bréda, en 1667.

Avant d'arriver au cap Coast et à 1,200 mètres du fort principal bâti sur cette pointe, on remarquera, dans l'O., un grand lac d'eau saumâtre séparé de la mer par une étroite langue de terre sablonneuse. II se trouve entre quelques collines peu élevées dont l'une, dans le S. 0. du lac, porte le Colline Edgocombe. nom d'Edgccombc. Sur celles de'l'E., on voit les forts secondaires de Victoria, de William et de Macarthy.

Les deux premiers sont des tours rondes, blanchies à la chaux, qui se voient de fort loin. Le fort do William, en outre, Feu de port. poi'tc uïi fcu fixc qui cst élcvé dc 58" 6 an-dessus de la mer.

Fort du cap Coas^t.

Historique abrégû de IVtablisfiement.

Forts de Victorio, de William, etc.

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