‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 81 sur 136 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

COTE DfiS ESCLAVES ET GOLFE DE BENIN <.

La baio ou plutôl le golfe de Bénin est compris entre le observation* génécap arrondi de Saint-Paul à TO., situé par 6° 56' de latitude IN. et 0*» 21' 54" de longitude 0. (nous prenons le bois de Wyee), puis le cap Formose à TE., situé par 4« 16' 21" de latitude M. et 3» 44' 10" de longitude £.

Le cap Formose reste du cap Saint-Paul au S. 73» 25' E., à 319 milles de distance.

En prenant pour corde la ligne qui joindrait ces deux points, le sommet de la courbe que décrit la côte vers le N. en serait à 95 milles, et à peu près aux deux tiers de la distance qui les sépare.

La longueur de la plage entre eux est de 380 milles environ.

La c6te est très-mouotone ; c'est une pls^e de sable blanc ou Asiv>rt dp la cMp. gi*is, si uniformément basse et unie, que Ton ne voit pas du large une seule éminence. Dans quelques parties, Télévatiou du sol est à peine de l'" 2, et les somjaets des bois les plus hauts atteignent au plus 18 mètres; en sorte que, du large, la côce disparaît à 12 milles.

Des broussailles, au milieu desquelles paraissent des gi*oupes c^te ouest du goir* d'arbres , couvrent toute la côte qui forme le côté Ouest du ***" ^"'"• golfe de Bénin.

* Ce chapitre est en grande parlie la traduction libre d'un rapport du capitaiae Deabaro, de la marine royale d'Angleterre, empleyé, en i8i(> et en 1847, par l'Amirauté, au lever des cartes du golfe de Bénin. Nous n'avons ajouté que quelques renseignements au travail remarquable de cet ofllcier (^a<7t/igf Directions for the Western coast of ÀfricOy rhap. VIH. — London, 1849.)

di» Bcnin.

378 GOLFE DE BEMIN.

Grand nombre de villages sont dispersés dans celle parlîe, ainsi que des buttes de pêcheurs. Un seul cours d'eau, en communication constante avec la mer, existe dans toute cette partie du golfe : c'est la rivière Lagos. Mais il y a , dans plusieurs endroits, des coupures dans le rivage, par lesquelles, i.n lagune lors dc la saison des pluies, la lagune qui le prolonge à petite distance sur tout le contour du golfe déverse à la mer l'excédant des eaux qu'elle reçoit dans la saison des pluies, principalement de juilletà o ctobre.

Ces coupures dans le rivage font l'effet d'entrées de rivière, mais le sable y est si compacte et si amoncelé, que, dans la saison sèche, il ne laisse aucun écoulement possible aux eaux de la lag^ine.

< AU- FM Au golfe Le caractèrc distinctif de la côte de TE. de la baie ou du golfe de Bénin est la masse épaisse des arbres qui la couvrent. Peu* dant un court intervalle, ils s'élèvent en arrière d'une étroite plage de sable, mais bientôt après ils prennent racine dans la mer même, à la ligne que trace la marée hante.

Un autre caractère de cette côte, c'est le grand nombre de rivières qui sillonnent ou qui forment le delta du fleuve Niger.

Cette partie de la côte est peu habitée, et l'on n'aperçoit que çà et là quelques groupes de huttes ; aucun objet remarquable ne peut servir de point de reconnaissance aux navigateurs. Cependant, on y compte trente embouchures de rivière, et chacune présente des marques assez particulières pour ^louvoir être reconnue.

. Ces nombreux cours d'eau charrient une grande quantité de malières végétales, qui sont entraînées par les conranls de jusant, et colorent au loin les eaux bleues de l'Océan d'une écume sale cl jaunâtre. Ces matières répandent à plusieurs milles une odeur fétide et nuisible. Le dépôt incessant de ces matières tend à augmenter de plus en plus la largeur du plateau des sondes, qui est de 33 milles dans cette partie, tandis que, sur la côte de l'O., elle n'est que de 16 milles, et que, dans quelques endroits, aux environs du cap Saint-Paul, et à 6 milles seulement du cap, on n'a pas de fond à H60 mètres, en quittant les sondes de 30 mètres.

Une remarque à faire quand on navigue près (k la côte du

ËLMLNA-CiilCA.

Cap Saint-Paul.

golfe de Bénin, c*est que la grosse houle porie avec une assez grande force sur la terre; on doiidonc y prendre garde.

Nous avons décrit dans le précédent chapitre le cap Saint- Paul. Comme nous lavons dit, c*est en réalité un segment de cercle, d'environ 7 milles de rayon. Ses marques distinctives sont seulement les deux palmiers isolés à sa partie du S., le bois de Wyee à sa partie du N., et c*cst ce dernier point que nous avons adopté comme position du cap.

Le cap Saint-Paul sépare sur la côte la fraction nommée côte d*Or de celle nommée côte des Esclaves. Cette dernière s*étend autour du golfe de Bénin.

Nous avons dit que, dans le S. E. du cap, la ligne extérieure du plateau des sondes s'étendait à 6 milles Vi» qu'on y trouvait 360 mètres, et peu après pas de fond.

Nous avons décrit Wyee et Quitta ; nous reprendrons la description de la côte après ce point, devant lequel la limite extérieure du plateau des sondes passe à 9 milles, distance où les sondes sautent brusquement de 68 mètres, vase noire, à 200 mètres pas de fond. Leur diminution en allant vers la terre est très-graduelle : à 5 milles, on a 38 mètres ; à 2 milles Vs» on a 21 mètres ; à 1 mille, on a 11 mètres, sable.

De Quitta, la côte court dans la direction du N. 50^ E. l'espace de 8 milles jusqu'au village d'Elmina-Chica, devant lequel on peut mouiller sur un fond de sable, par 11 mètres à Vi mille du rivage.

A 1 mille Vt de Quitta, on rencontre les Quatre-Arbres for^ lm Quatrc-Arbr^H» mant un carré. A ce point, la lagune est séparée de la mer par une langue de sable, large seulement de 182 mètres.

A 1 mille Vs de ces arbres, en allant vers Elmina-Chica, on rencontre le village d'Acquijah, et, à la même distance de celuici, le village de Blookoos.

Du village de Blookoos, la côte présente le même aspect, rivage bas, sablonneux, et, dans l'intérieur, à perte de vue, une plaine marécageuse couverte d'herbes, do joncs et de broussailles s'étendant l'espace de 4 milles Vi jusqu'à Elmina-Chica, factorerie d'esclaves. Elle est reconnaissable au pavillon quVllo arbore, à un groupe de cabanes cl à quelques bouquets de bois inégaux en hauteur.

D'Elmina-Chica, la côle, toujours de même apparence, court

ViUiign d'ArquiJnh et de Blookoos.

légèrement courbée l'espace de 5 milles , jusqu'à un viHage viiin^p fi Adam nommé Adafli, bâti sur le rivage. Il est reconnaissable à un arbre remaniuable , blanc et dépouillé, ressemblant à un mal qui s'élève au milieu d'autres arbres couverts de verdure.

Un mât, auquel on arbore quelquefois un pavillon blanc, placé à petite distance dans FO. des cabanes, servira encore viiinpp Fiohow 0» à le faire reconnaître du village le plus voisin sur la côte, nommé Fiohow ou Porourah, qui reste du précédent à 3 milles dans TE. A ce point, où il n'existe que deux «ibanes, pas plus qu'aux points intermédiaires entre lui et Quitta, on ne pourra compter sur l'envoi d'une pirogue, alors même qu'on aurait exprimé le désir de communiquer.

De Quitta à Fiohow, les fonds de 14 mètres sable fin brun se trouvent à ^l^miWe^àe la terre. La largeur du plateau des sondes est de 18 milles; à sa limite extérieure, on trouve 77 mètres, vase noire, puis le fond manque brusquement. (wumons du goifo, Dans ccltc partie, on rencontre des amas de goëmon ou de fucus, nommé communément raisin des tropiques, qui se dirigent vers l'E. avec une vitesse de */« ïnîll<ï à l'heure à l'époque du mois de mai.

De Porourah (Paurey de nos cartes\ le rivage est presque en ligne droite l'espace de 25 milles, et court dans la direction de TE. 19° N. jusqu'à Petit-Popo.

Sur les premiers 18 milles */«> '» côte est une ligne de dunes sablonneuses, couvertes de broussailles, parsemées çà et là de grands ari>res isolés. On trouve à V2 mille ^u ri>'age 13 mèti*es d'eau, fond de sable noir.

' Après ces 18 milles */j, on rencontre une case unique, nom- Fish-rown. m^ Fish-Town. Près d'elle on remarque un màt de pavillon.

A3 milles plus loin, juste à la ligne des eaux de la hante mer, iou(« ou Porto- on voit un village entouré de palissades, nommé Gomalouta ou Porto-Seguro, c'est une factorerie d'esclaves.

La lagune passe à 2 milles derrière ce village ; on lui donne une largeur de 1 mille dans cette partie et 3» 6 de profondeur. Sur la rive opposée, on assure qu'il existe un grand village, nommé Badaby. On pourra, à Gomalouta, communiquer facilement avec les pirogues de l'endroit, et s'y procurer des volailles, des cochons, quelques légumes et quelques fruits.

J>ejfuro.

PETIT-POPO. 38t

parfois même un pen d>au. Les grands arbres de rintérieur, en àfrière-plan du village, simulent une ligne de collines.

A 3 milles V41 a" delà et dans la direction de TE. 10° N., se trouve le Petit-Popo.

Le village de Petit-Popo est considérable ; il présente un p!"*/»!»» „ grand nombre de magasins qui s'étendent le long du rivage. Loiig.o.o»4V86".' Plusieurs mâts de pavillon sur lesquels on voit des pavillons ^"-^^ ''^'*^-^'anglais, le signalent ; l'un d*eux est placé sur la case du chef du village. Sur la gauche, on remarque quelques cocotiers, et, snr la droite, les arbres, rejetés en arrière du premier plan , simulent quelques monticules assez remarquables.

Derrière le village de Petit-Popo, la lagune qui s'était écartée du rivage, s'en rapproche de manière à ne laisser à la langue de sable qui la sépare de l'Océan, que Vs ^n'I'^ environ de largeur. Une branche de cette lagune, dirigée du N. E. au S. O., traverse la langue de sable, et s'arrête à 84 mètres du rivage; elle sépare le village, qui est à V4 de mille au delà vers TO., des magasins et des habitations qui longent le rivage sur un espace del mille; de sorte que, pour aller des magasins au village, il faut contourner du côté de la mer l'extrémité de cette branche, ou bien la traverser : elle a 4" 20 de profondeur et 274 mètres de largeur-

On peut mouiller devant ce point par 14 mètres sable fin, à Mimiiiogf. 1 mille du brisant de la plage, en relevant au N. la partie Est (les magasins établis sur le rivage* Dès qu'on mouillera à Petit- Popo, il faudra tenir prête immédiatement une seconde ancre, en cas que la houle fasse casser la première ou casser la chaîne. La même précaution doit être prise sur toute cette côte lorsqu'on mouille à la même distance et lorsqu'il n'y a pas de brise de terre. Il faut aussi, en levant les ancres, d'assez grandes précautions pour ne les pas casser non plus que les chaînes, en raison de la grosse honle qui règne d'ordinaire.

Les naturels emploient, à Petit-Popo, de fort grandes pirogues montées par une vingtaine de nageurs. I^i barre de bri-* sant rend le débarquement fort difficile.

Le pavillon du chef de Petit-Popo, en iSi2 et eu 1846, était blanc avec les initales G. L. en rouge : il se nommait George l^wson. Il envoyait généralement une pirogue aux navires

PtatPBU des sondes.

r.oémonft du golfe.

Villoge dWhgwey.

Village de Grand-

Popo.

Lat. N. «• 46' 20" Long OO» 26' 15".

mouillés sur rade, et un des chefs du village pour oiTrir ses services; cet envoyé portait une canne à pomme d'or, signe de sa mission. C'est cette môme marque qu'emploient les négociants de la côte de Guinée pour les envoyés qu'ils dépêchent dans le royaume des Achantis ou deDahomet. La canne avec le chiffre du négociant est un passe-port pour l'émissaire.

Petit-Popo est encore un actif foyer de traite d'esclaves. Une remarque à faire, c'est la difTérence d'aspect que présente le village lorsqu'on vient de l'E. ou qu'on vient de l'Ouest. De rO., le village a un aspect sombre et n'offre rien de saillant, tandis que lorsqu'on le voit de TE., on aperçoit plusieurs façades très-blanches et des murailles bien recrépies.

La limite du plateau des sondes est à 13 milles au large du Petit-Popo. On y trouve 100 mètres» puis, un peu plus loin, le fond manque à 360 mètres. La c6te est très-accore. On trouve 13 et 14 mètres à ^/a de mille de terre. Les sondes sont fort irrégulières.

Les goémons du golfe sont apportés à environ 1 mille de la plage par la houle du large, et entraînés par suite dans une direction oblique au courant général, qui, sauf dans la saison de l'harmattan, porte à TE. et à l'E. N. E., à 6 ou 7 milles du rivage , avec une vitesse moyenne de ^/lo de mille à l'heure.

De Petit-Popo à Âhgvirey, la côte, toujours sablonneuse, est légèrement ondulée, et court à l'E. 10<> N. l'espace de 4 milles 74- Le village d'Âhgwey est remarquable par plusieurs grands magasins , près desquels on voit des mâts de pavillon ; à l'un d'eux on arbore les couleurs anglaises. On y récolte de l'huile de palme et l'on y commerce d'ivoire. Comme Petît<-Popo , c'est un foyer de traite. Dans l'E. du village, il y a deux palmiers élevés et isolés.

D'Ahgvreyà Grand-Popo, la côte présentant toujoui*s l'aspect indiqué plus haut, forme une courbe légère du côté du large sur une étendue de 8 milles, puis une courbe rentrante, qui se termine au Grand-Popo, éloigné de 18 milles du Petit-Popo. Au Grand-Popo, un bras de la lagune traverse la langue de sable, et vient s'ouvrir un passage à la mer.

Le Grand-Popo n'est pas apparent du large ; il est bâti sur le revers d'un plateau sablonneux, qui le cache du côté de la

WHYDAU. 383

mer. Ce village n'a pas de communication avec les navires étrangei^ autres que les négriers. C'est un foyer actif de traite d'esdaves. Il est sur la rive gauche du bras de la lagune qui se jette près de lui à la mer, et n*est reconnaissable qu'à quelques huttes élevéesdansr0.,sur le rivage» sous un bouquet d'arbres rabougris.Un bois assez élevé, communément appelé mont Pulloy^ Mont FuUoy . parce qu'il simule de loin une colline, se trouve dans l'E.N.E., à 3 milles du village, et en est la meilleure reconnaissance.

De Grand-Popo à Whydah ou Jubah, la côte, toujours pré- myiiah ou jubah. sentant le même aspect, court l'espace de 11 milles à ui"n.6»T8''3o". l'E. 110 30' N., presque en ligne droite. ^tS^Al-^3v

Whydah est à 8 milles dans l'E. 16<> N. du montPuUoy, que Ton appelle aussi quelquefois mont Palaver. A 3 milles dans rO. de ce village, on verra deux grands palmiers isolés, qu'on appelle les Frères.

Sur le bord de la plage et en face de Whydah, on ne trouve an rivage et l'on aperçoit du large qu'une demi-douzaine de magasins, de hangars et de cabanes, au milieu desquels s'élèvent un grand mât de pavillon et un arbre parasol remar^ quable placé près de ce mât.

Ce groupe d'habitations, lorsqu'on relève au N. le mât de pavillon, est légèrement ouvert et dégagé entièrement de l'extrémité Ouest d'un bois de grands arbres, qui se trouve plus dans l'intérieur et au delà delà lagune.

Le village de Whydah est bâti sur la rive Nord de la lagune, à 1 mille Va dti rivage. Celle-ci s'approche dans l^cet endroit à Vs mille du bord de la mer. Cette lagune est large de V4 de mille seulement et profonde de i^ 2. Il faut la traverser pour se rendre à Whydah, qui n'est point apparent de la mer.

Antonio Félix de Souza * était le principal agent de la traite des esclaves, qui se faisait sur une grande échelIe,Whydah étant l'entrepôt de ce commerce avec le vaste royaume de Dahomet, dont les pays d'Ardrah et Whydah sont tributaires depuis 1727. Une route conduit directement, en traversant le territoire de ces deux pays, à la ville d'Abomey, capitale du royaume de Dahomet, éloignée de 90 milles de Whydah , dans le N. q. N. O.

' M. Soasa est mort en 1848 ou en 1849.

Mouillafrt'

ment

On peut mouiller devant Whidah à 1 mille de la terre, par 1 1 mètres de fond, sable brun, relevant au N. le màt de pavillon. On trouve près de la plage de 8 à 9 mètres d*eau, et les sondes augmentent très-graduellement en allant vers le large. La limite du plateau s*étend à 12 milles du rivage, on y trouve 95 mètres ; à 6 milles, on a 23 mètres ; au large, le fond est vase noire, près de terre, il est sable bnm.

Les eaux douces de la lagune qui se déchargent à la mer près de Grand-Popo, donnent à la mer une teinte verdâtre, qui s'étend quelqudbis jusque devant Wliydab*

Les communications avec la terre sont diflicîles en raison de la barre ; on ne peut la franchir qu'avec des pirogues du pays. On pourra se procurer à Whydah des provisions, du bois, et quelques barriques d'eau. On y commerce aussi d'ivoire et d'huile de palme.

Les maisons du village de Whydah sont agglomérées autour des ruines de trois forts qui jadis y ont existé, et qui , aujourd'hui encore, hissent leur pavillon, qu'on peut, avec quelque attention, apercevoir dn mouillage. Le plus à l'O. est anglais, celui du milieu est français, celui de TE. est portugais; ces trois forts sont rapprochés l'un de l'autre et placés au milieu de touffes d'arbres.

Une factorerie française a été créée à Whydah, en 1847, par la maison Régis, de Marseille; elle est établie dans le fort, qu'on a restauré en partie.

On faisait au mât de pavillon de la plage quelques signaux f>our communiquer avec le village ou avec les navires sur radf .

Pavillon blanc à bandes bleues hissé en tète du mât indi* quait un navire en vue dans 1*0.

Le même hissé seulement aux barres du mât, un navire dans l'E.

Pavillon blanc écartelé de bleu signalait un navîi^ de guerre anglais en vue ou venant au mouillage.

Pavillon blanc on tète de mût indiquait que la barre était praticable.

Le même à mi-màl, qu'elle ne l'était pas.

I^ mer marne de 1™ 5. L'établissement est environ 4 heures 18 minutes. Le courant de flot porto au N. E. à peu

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