RIVIÈRE ANGORAS
rt, en 1846, je vins mouilier avec V Amarante entre les trois îles, relevant : l'arbre de l'Ile Sud d'Ancoras, au S.!;22o 30' 0.; le sommet de Tile Ouest d'Ancoras, au S. 79 *D' O.; le sommet de l'île Est d'Ancoras, au N. 74« 30' 0.; et la pointe Oiombé, an S. 790 30' E.
J'avais à ce mouillage un fond de vase molle ou sable yksard, par 13 mètres. Dans le canal et depuis le mouillage extérieur indiqué ci«-après, la sonde me rapporta successivement, en gouvernant comme il est dit plus haut, droit entre les deux premières îles, 17, 19, 26, 28, 32, 29, 26, 24, 19, 16 et en6n 13 mètres. Le passage entre les deux Iles est très-étroit, de */4 de mille au plus. Le louvoyage n'y est pas possible , car les bancs de roches qui servent d'assise aux îles sont très-accores. La sonde serait insuffisante pour en indiquer à temps l'approche. Avec faible brise et un jusant, je me laissai, pour sortir, dériver au courant.
Le mouillage indiqué plus haut était à peu près le centre d'une fosse circulaire de 460 mètres de rayon. Les fonds y varient de 13 mètres à 6°^ 5, puis sautent brusquement à 3°^ 2 et 1" 6, roche. Dans l'E. de cette fosse, on rencontre un grand Banr^.de nie sua banc de vase qui ferme en partie la rivière d'Ancoras, et qui, partant du S. de la pointe de ce nom, vient en rasant l'Ile la plus Nord d'assez près , se terminer à l'île Sud d'Ancoras.
Sur ce banc l'on ne trouve que 0"* 8 à 2" 4 de profondeur, et la passe, pour pénétrer dans la rivière, est entre la pointe Est de l'île Nord et ce banc. Le fond y est peu considérable, variant de 3» 2 à 4^ 9. Hais au delà de l'île, et vis-à-vis la pointe Ancoras, on trouve 6"» 6 dans la rivière. Le flot porte au N. E., le jusant au S. 0.,avec une vitesse que j'ai trouvée de 3 milles à l'heure dans ce passage.
Outre ce canal d'entrée, la rivière Ancoras a une assez large ^'*'''* Ancoras. embouchure , entre la pointe Ancoras et la pointe Dîombé , distantes de 5 milles. Mais la passe d'entrée a peu d'étendue, rétrécie qu'elle est à l'E. par le banc de sable vasard dont nous venons de parler , et qui prolonge à l'E. les îles Ancoras du N. et du S., puis par le banc de la pointe Diombé qui court de TE. à TO. et assèche en partie. La passe entre ces
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deux bancs n'a donc que 1,226 mètres. Son gisement est à peu près Nord et Sud, avec une île située au milieu de la rivière, nommée île Kellett, et que l'on voit duRio-Géba. Elle a une barre qui ne brise pas et sur laquelle on trouve 4» 9 à 6"» 6 de profondeur. Après l'avoir franchie, on rencontre des fonds variablés de 8*^ 1 à 13 mètres. De la barre, le chenal court à peu près N. N. E. jusqu'à la hauteur de l'ile qui partage en deux la rivière, et on doit la laisser sur bâbord en montant au delà. C'est là que s'est terminée notre exploration de cette rivière fréquentée seulement par des caboteurs.
Au mouillage dans la belle saison, je relevais : la pointe de Bisis, au N. 4ù° 0.; le sommet de l'Ile Est d'Ancoras, au N. 32° E.;fla factorerie/Portugaise, au N.; l'arbre de l'Ile Sud d'Ancoras, au N. 72^ E,
A ce mouillage, on sera à 1 mille Vs de distance de la factorerie , et à Vs mille seulement du grand banc de vase sur lequel le fond varie de 2" 4 à 3*^ 2, etqui» partant de la pointe de Bisis, longe la côte, et rejoint les îles de l'O. et du N. d'Ancoras, qui lui servent de limite dans cette partie.
La côte de Bisis, depuis la pointe de ce nom jusqu'à la factorerie, est garnie de palétuviers, mais depuis ce point jusqu'à la pointe Ancoras, elle présente une belle plage sablonneuse blanche qui, de haute mer, est facilement abordable. Lors de la basse mer, une partie assez étendue du plateau de vase qui la prolonge en pente très-douce assèche et réunit la côte aux lies Ancoras qui en sont le plus rapprochées par un gué où il ne reste que 0^ 4 au plus d'eau. Cette vase est molle et rend difficile la communication du large avec la plage dès la mimarée. On peut cependant traverser assez aisément sur une chaussée naturelle de roches située à peu près en face de l'Ile Ouest. Cette dernière est très-basse et formée de deux plateaux de roches réunies à basse mer, mais dont les sommets seulement ne sont pas recouverts à la haute marée. Ressources au L'aiguadc, cousislant sculcment en pipes enfoncées dans le
mouillage dAmo- ^ , '^ * ii-riii
•-a* sable du rivage, fournit cependant une eau potable. Elle est
A gua^e. établie en face de la factorerie, appartenant à un I^ortugais de
Bissao. Les villages de Bisis fournissent des poules, des œufs,
du lait, des bœufs à bon compte, des moulons, des cabris, de»