POINTE ET RIVIÈRE DE SAINT-MARTIN
cochons à bon marché. On s'y procure des oranges, des citrons, des bananes, quelques légumes, enire autres, une espèce de haricot. Les bois voisins, d'une admirable végétation, offrent une grande variété d'espèces utiles à la charpente ou à la construction. La chasse y est facile et presque toujours abondante en gazelles, pigeons, tourterelles et perdrix. Les îles Ancoras sont couvertes d*huUres et de coquillages ; mais on se procure, comme dans tout l'archipel des Bissagos, difficilement du poisson. Le fond, toujours de vase, est peu convenable; aussi n'estce que dans le S. de Tarchipel et à ses abords de l'extérieur^ qu'on peut pécher considérablement. Sur les fonds de sable principalement, la pêche est extrêmement abondante.
Le mouillage de Bisis est, sans contredit, le meilleur point de relâche de l'archipel des Bissagos, pour les navires, même sans en excepter Bissao, où tout est beaucoup plus cher..
Aux deux villages de Bisis, il existe deux barracons importants pour la traite des esclaves, dont ce point était un actif foyer,
Les gens du pays, qui sont de ki tribu des Mandingues, ont un naturel doux et affable. Il est facile de nouer avec eux des relations amicales, et je n'ai jamais eu qu'à m'en louer. Le premier village est à 1 mille de la pointe de Bisis; c'est celui du vieux chef. Le second, celui habité par le roi, est plus enfoncé dans les terres; un sentier charmant vous y conduit à travers les bois. Toutes les terres des environs sont basses et noyées lors de l'hivernage; elles offrent une richesse de végétation extraordinaire. On y cultive beaucoup de riz et du manioc.
En partant du mouillage indiqué précédemment à Ancoras, la route sera VE. lôo 30' S., en donnant même plus de tour aux bancs qui garnissent dans l'O. S. 0. l'ile S. d'Ancoras et à ceux d'embouchure de la rivière de ce nom, dont il faudra s'écarter prudemment avec le flot principalement. Lorsqu'à cette route on sera sur le méridien de la pointe Oiombé, on gouvernera à l'E. ô<* S., l'espace de 7 milles environ jusque sur celui de la pointe, extrémité de la rive gauche d'embouchure de la rivière Pointe saint-Mar-
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Satnt-Hartin. La pointe Saint-Martm est peu remarquable, de de ce nom forme arrondie, et à 2 milles Va dans l'E. de la pointe précédente.
Population.
Routes des îles Ancoras h rétablissement de Bistao.
LES BiSSAGOS.
Banc de Saint-Mai^
Banc de Fi6nnôsa.
On parera en gouvernant ainsi, au N. : les bancs qui prolongent dans rO. et le S. la pointe Oiombé, et s'en écartent dans cette dernière direction de Vt niille ; ceux qui obstruent la baie formée par la côte de Tile Bissao, entre la pointe Diombé et la pointe Saint-Martin ;
Le banc de Saint'-Hartin, plateau qui a 2 milles de TE. à l'O^ et Vs raille du N. au S., sur lequel les fonds varient de 4» 9 à 1" 6, reste de la pointe de Saint-Martin au S. 48» 30' O., et de la pointe Diombé S. 76° 30' E. Il court dans la direction du lit du fleuve. Il ne marque pas d'ordinaire. Etant à 1 mille au S., on relève la pointe Diombé au N. GO^» O. et celle de Saint-Martin au N. 27'' E. En remontant la rivière ou en la descendant, on ne doit pas, pour éviter ce banc, quitter un de ces relèvements avant de se trouver sur Tautre *i
Au S. on évitera à la même route : le petit banc de Formosa, plateau de 1 mille d'étendue, sur lequel on trouve 3>» 6 et 1^ 9. Il est à peu près au milieu du Rio-Géba , cepffldant plus près de Tile Formosa que de la rive droite. On relève de ce banc la pointe Diombé au N. 20° E., la pointe Nord de Formosa au S. 40° E. Celte dernière pointe en est distante de 3 milles Vio* Dndesivrroqiifets. Ou dépasscra à cette même route les îles des Perroquets, petit groupe composé de quatre ou cinq Iles boisées^ dont partie se trouve sur un plateau de vase et de sable qui assèche à basse mer sur quelques points. Ce plateau, recouvert dans d'autres parties par des flaques d'eau assez profondes, est d'une étendue considérable de l'O. à l'E. Sa limite du N. trace dans cette partie la rive gauche du Rio-Géba ; sa limite de l'Ouest dessine à droite l'entrée du canal Oriental , ou petit canal par lequel on descend au S. des Bissagos.
Au N. de ce plateau, et séparé par une fosse de 1 mille y 4 d'étendue du N. au S., dans laquelle les fonds varient depuis 11 mètres jusqu'à 6°^ 5, se trouve le banc des Perroquets ou Banco-Arriscado, dont plusieurs parties assèchent. Ce banc.
ftonc dts Perroquets.
Ml y a passage au N. du banc de Saint-Martin, dans le canal qu^il forme avec les bancs qui obstruent la baie de ce nom, où se trouve l'entrée de la rivière Saint-Martin et le marigot de Bioom.