‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 92 sur 136 · iO GOLFE DE IMAFFRA · texte numérisé non relu

iO GOLFE DE IMAFFRA

De la pointe Oiiesldela rivière Sombrero à la pointe Fouche, on compte 8 milles. A 2 milles Va dans TO. de cette dernière, . on voit dans la côte une petite coupée qui est l'entrée de la crique Fouche.

Mar^. Devant la rivière Sombrero, la mer marne do 2" 4. L'éta-

blissement est 4 heures 50 minutes environ.

Depuis la rivière Santa-Barbara jusque sur le méridien de la pointe Fouche, on ne devra pas rallier la côte , à moins de 6 milles de distance, par des fonds de 12 ou 13 mètres. On peut mouiller devant toutes les rivières dont nous venons de parler, par 1 i mètres, fond de vase, et sur leur méridien. On éprouve, en général, de très-forts roulis à tous ces mouillages. On doii, lorsqu'on fait route, se défier de la grosse houle du S. 0., qui porte à la côte, et dont on peut estimer TefTet à Va mi'l^ ^ ïheure.On doit aussi prendre garde au courant des marées qui se font sentir à 5 ou 6 milles de la terre, distance où Ton trouve souvent les eaux décolorées, surtout dans la saison des pluies. Le flot porte toujours à la côte avec une vitesse de i mille Vs à 2 milles à l'heure. Le jusant porte vers le large. Il est d ordinaire plus long que le flot de 1 heure ou de i heure Va*

De nuit, il sera prudent dans ces parages, et aussi avec des temps de brume qui ne permettraient pas de voir la terre, de se tenir à une plus grande distance de la côte que celle indiquée, et par 21 ou 22 mètres, surtout si Ton se suppose dans les environs du fleuve de Bonny, dont les bancs se prolongent perpendiculairement à la côte jusqu'à 7 milles de la terre. A raccore du large de ces bancs, on trouve 7°^ 6. Les fonds de 22 mètres placeront à 1 1 milles de la terre dans cette partie. «umfluent du Nou- La baîe profonde où se jettent à la merle fleuve du Nouveaudu Bonuy Galcbor et le Bonny est occupée presque dans son entier par un

banc, nommé banc ou plateau Central, sur lequel les fonds varient de S*» 6 à 1°" 6, et dont quelques points assèchent ou brisent. Il ne laisse, pour pénétrer dans chacun de ces fleuves, qu'un étroit canal, l'un à l'O., qui conduit dans le Nouveau- Calebar, l'autre à l'E., qui permet d'entrer dans le Bonny.

L'extrémité Sud du plateau Central se prolonge fort loin au large, à 4 milles environ au S. de la pointe Fouche.

La pointe Est de la baie nommée Rough-Corner est égale-

BAIE DE BOiNNY. - NOUVEAlî-CALEBAR ET BONNY. 431

ment entourée par un banc, qui se prolonge vers le S. sur un espace de 3 milles Vs* Uo autre banc, nommé Baleur, séparé du précédent par un canal larjçe de 2 milles, se trouve encore à 6 milles ^U de ^^ pointe Rough-Corner. Uaccore Ouest de ces deux bancs et celle de TE. du plateau Central forment le canal du Bonny.

L'accore Ouest du plateau Central et le banc qui garnit la pointe Fouche, forment le canal du Nouveau-Calebar.

Avant de parler en détail de ces bancs et de donner la description de la côte de la baie, nous dirons qu*un pilote local est indispensable pour entrer dans l'un ou l'autre fleuve. Les renseignements que nous allons donner ici sont seulement des indications utiles, mais auxquelles il ne faudra pas se fier entièrement, en raison des mouvements des sables et des changements qu'ils peuvent apporter dans la configuration des bancs.

Le plan du commodoreOwen est encore le seul d'après lequel on puisse se guider, malgré quelques modifications apportées dans les bancs, depuis le lever de ces fleuves fait par ce savant hydrographe ; les terres y sont très^xactement représentées.

Lorsqu'on viendra chercher le pilote, on pourra mouiller en dehors des bancs par des fonds de 8 ou 9 mètres à 6 milles Vs sur le méridien de la pointe Fouche, ou, plutôt, en la ramenant au N. q. N. 0. On tirera un coup de canon pour faire venir le pilote, et on larguera ses voiles les plus hautes, si le temps est assez clair pour permettre de croire qu'il les apercevra de la pointe Jewjew, où est le lieu de station des pilotes.

De novembre à mai, on peut prendre le mouillage indiqué pour attendre le pilote ; mais de juin à octobre, les vents de S. O. soufflent tellement frais et rendent la mer si mauvaise aux approches des bancs, qu'il est souvent nécessaire de se tenir par des fonds de 12 ou de 13 mètres, afin de ne pas fatiguer ou casser ses amarres ^

Nous allons maintenant décrire la baie, nommée baie de Bonny, où affluent le Nouveau-Calebar et le Bonny, et qui sert d'entrée à ces deux fleuves.

• M. Bouct-Willaumez, Description de la côte occidentale d'Afrique, de Saint-Jé'iuis à Vfquateur.

Barre du fleuve du ^^ouveau-Calebar.

432 <;OLFE DE BIÂHUA.

Pointe Fouchc. Nous avons déjà dit un mol de la pointe Fouche. C'est une

Lai N 4° 23' 35"

Long\È.v'w2\"'. pointe obtuse de THe du même nom, terre basse, arrondie, garnie d'une plage sablonneuse qui forme une pointe saillante et aiguë, assez avancée vers TE., à peu près sur le parallèle du village Foucbe. Ce village, difBcile à distinguer, est situé à peu près au milieu de Tare décrit par la terre, à partir de la crique Fouche jusqu'à la pointe. Quelques grands arbres sont dans ses environs.

C'est dans le prolongement de la pointe sablonneuse dont nous venons de parler , qui s'étend vers l'E. à 1 mille du village, que se trouve la barre du fleuve du Nouveau-Calebar. La barre, à partir de cette pointe sablonneuse, court dans la direction du S. 52° E., formant une étroite chaussée qui traverse tout le fleuve, et rejoint le grand banc Central. La lar^ geur de la barre du N. au S. n'est que de V4 d^ ^ille environ (450 mètres). Le plus petit fond qu'on y trouve est de 2™ ? et 3" 6.

Après la pointe Fouche, la côte, en s'arrondissant, tourne vers le N. N. E., formant la rive droite du Nouveau-Calebar. Sur cette rive, on remarque plusieurs criques et quelques villages. Çà et là, elle présente au bord du fleuve des parties sablonneuses et dépouillées de végétation. Pointe de ta rire La poiute dc la Hvc gauchc dc ce fleuve reste de la pointe veau-caiehar. Fouchc (la poiute dc sablc) au N. et à 3 milles */4 de distance. Elle est éloignée de 2 milles de la rive droite, située en face. C'est la largeur du fleuve dans cette partie.

Cette pointe est basse, boisée dans l'O., tout à fait sablonneuse dans TEst. Quelques petites dunes couvertes de broussailles, parsemées d'arbres, paraissent un peu eu retrait de la plage. Dans l'O., on remarque près d'elle quelques palétuviers implantés sur un banc, qui la prolonge de 250 mètres de ce côté. Là, elle est accore, et l'on trouve, à toucher ce banc, des fonds de 5™ 4. Dans le S., on trouve l™8d'eau, et l'on remarque un petit banc de sable» situé au S. E. de la pointe à la dislance de 750 mètres. Ce banc signale laccore Ouest du plateau Central et la limite Est du chenal d'entrée du fleuve.

De la pointe de la rive gauche du Nouveau-Calebar, la côte, qui forme la rive du fleuve de ce côté, court parallèlement à la rive droite ; elle est partout boisée, et ne présente

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