POINTE DU SÂINT-MUNGO
en passant par le S. à la distance de 18 niilles du pont d*un navire élevé de 4™ 6 au-dessus de l'eau. C'est un feu blanc fixe, dont l'élévation au-dessus du niveau moyen de la mer est de 40 mètres.
Immédiatement dans le N» 52° E. du promontoire des Aiguilles, on rencontre deux enfoncements.
Le premier se nomme anse du Sainl-Mungo ; le second, ap- Anse du saintpelé baie Struys, est plus profond et plus large, et la langue de terre qui sépare ces deux enfoncements se nomme pointe du Saint-Mungo. A partir de cette pointe, la côte est fort décou- pouite dusaintpée et s'avance ainsi jusqu'à la saillie dangereuse, appelée ^'^^■ pointe du Northumberland*. Cette côte forme le côté Ouest de la baie de Struys.
Toute la côte Ouest du promontoire des Aiguilles, et celle qui Aspect de la cAte. s'étend depuis ce promontoire jusqu'à la pointe du Northumberland est formée de rochers d'un grès grossier et de quartz, ou garnie de récifs; elle ne peut être accostée même par un canot.
Devant le promontoire, les groupes de rochers dominent ; devant le cap ce sont des rochers ou des récifs qui s'étendent à */3 de mille au large.
Dans les baies, la côte est formée par un récif de roches plates qui découvrent à la basse mer, jusqu'à la distance de */3 de mille. Puis elle devient escarpée jusqu'à la pointe du Northumberland, où elle est de sable et bordée de récifs.
La mer brise avec violence, surtout par les vents de S. sur cette côte dangereuse exposée aux oscillations continuelles de l'océan Austral. Un navire qui la touche n'a pas la moindre chance de salut.
La portion de côte comprise entre la pointe du Northumberland à rO. et la pointe Struys à TE. forme le côté Nord de la baie de ce nom; cette côte est basse et sablonneuse, cependant, à peu de distance de la plage, on voit s'élever une ligne de collines de sable, dont la hauteur varie de 15 à 46 mètres.
Quelques-unes de ces collines sont couvertes de buissons de couleur sombre. Ce même caractère distingue également la côte
* Cette pointe a été le théâtre du naufragé du navire le Duke of-Northum-' berland.
MANUEL. — T. m. 21
COLONIE ANGLAISE DU CAP
Pointe du Northiunberland.
Rocbe duNorthumberland.
R.'cif de la pointe du Northumber- Uuid.
Fointe Struys.
Récif de la pointe Struys.
Remarque sur la couleur de la mer.
depuis la ppinie Struys jusqu'à celle qui en est le plus yoî^ sine dans TE.
Il n'y a pas de hautes terres assez rapprochées pour changer le caractère distinclif des collines situées au N. du cap des Aiguilles quand on les voit de la mer.
La pointe du Northumberland reste dans TE. 39^ N. du feu du cap des Aiguilles» à la distance de 3 milles Ve- Elle est basse et sablonneuse, trèsrprès du bord de la mer, et une chaîne de roches très-dangereuses s'étend au S. 67<» E. de la pointe à la distance de 1 mille.
Des relèvements pris sur une roche détachée» nommée roche du Northumberland, au moment où elle brisait, ont placé cette roche au S. SS"" £. de la «pointe de ce nom à 1 mille Ve. et à l'E. 21° 19' N. du feu à 4 milles Vs-
L'extrémité du récif de la pointe du Northumberland reste à TE. 17° N. du feu à près de 3 milles »/io-
Dans rO. de la pointe du Northumberland, les récifs s'étendent à environ Va àe mille, et brisent avec violence quand le vent est de la partie du S. E. La mer brise plus loin sur un ou deux autres points; mais, nulle part de ce côté, les brisants ne s'étendent à plus de Vi mille.
La pointe Struys est, du côté de la mer, Textrémîté d'une chaîne de collines de sable, et elle forme, ainsi qu'il a été dit plus haut, la pointe Est de la baie Struys. On a estimé qu'elle reste au N. 50<> E. à 11 milles de la pointe du Nortbumberkind, qui est située au côté Ouest de la baie, et au N. 62^ 41' E. à 15 milles du phare.
La pointe Struys est plus dangereuse que celle du Noribum* berland, parce que le récif qui la garnit se prolonge à une plus grande distance de la côte et qu'il ne s'y trouve aucune terre élevée pour mettre le navigateuràmême de reconnaître sa position.
Dans les forts coups de vent de S. E.» le récif de cette pointe a paru s^étendre à environ 3 milles^ au large, et la mer y brisait avec furie.
De même qu'aux environs de la pointe du NorthumberlaDd, la couleur de l'eau passe ici, en allant vers le large, du brun au clair, puis au vert foncé. On doit conclure de ce fait, et du peu de profondeur de l'eau devant la pointe du Northumberland,
BAIE SÏRL'YS. 323
qne la sonde et la couleur de l'eau avertiront toujours les navigateurs de l'approche des dangers.
La baie Strnys est formée en réalité par la pointe du même Baiestruys. nom à TE., et la pointe du Northumberland à VO.; le point où l'on débarque est dans une petite anse, située au N. 6<> E. de la pointe du Northumberland,, et abritée par un banc de galets qui prolonge chacune de ses extrémités.
Il n'y a dans cette anse suffisamment d'eau pour un canot qu'au quart du flot, et encore faut-il du beau temps pour y débarquer. Trois ou quatre huttes placées à l'extrémité d'une jetée qu'on y a établie, font reconnaître sa position quand on est dans la baie. Dans le voisinage immédiat de l'anse, sur un terrain plus élevé, on voit une maison en pierre, avec un mât de signaux placé à quelques mètres en arrière.
Les marques pour le mouillage dans la baie Struys sont : ^J'^drasb'toiï' la grande maison en pierre, située près de la plage restant à rO. 34'' 39' S. et l'extrémité sablonneuse de la pointe du Northumberland au S. 4*» 0. On trouve à ce mouillage 9 mètres d'eau et le fond y est sain, tandis qu'à l'O. et plus près du récif où la merest plus belle, la tenue des ancres est mauvaise, le fond étant formé de roches éparses séparées par des espaces sablonneux.
Cette dernière position est en outre dangereuse, car les câbles peuvent se rompre en raguant sur les roches, surtout avec la houle habituelle qui existe ^ , En venatit de l'O. avec riniention de mouiller dans la baie ï^»"*« ^y^ «"^«^
,,!.,,. *•" mouillage.
Struys, on ne devra pas amener le phare de manière à le relever plus à l'O. que l'O. 12*> 30' S. jusqu'à ce que la pointe du Northumberland reste au N. 69^ 30' 0. On doit ensuite faire route au N. 7° 0., ou au N. 4<> E. jusqu'à ce qu'on relève à l'O. 7° S. la maison en pierre signalée ci-dessus. On parera ainsi les récifs détachés le plus au large de la pointe du Northumberland, et alors on fera route au N. 74° 30' 0., puis l'on viendra se placer dans les marques du mouillage.
Le feu n'est pas visible de ce mouillage, il est masqué par les terres intermédiaires.
On ne trouve d'abri dans cette baie, qu'avec des vents d'O.
* Cet accident est arrivé au navire de ^erre le D$e, qui y avait mouillé avec une légère brise de S. 0.
COLONIE ANGLAISE DU CAP
Précaution» à pren- et de N. 0.; elle n en offre aucun, lorsque les vents sont conh
dre dans la bai» . ^ i c^ r^ i»ri ^ i o
struys. pris entre le S. 0. et 1 E., en passant par le S.
Quand le vent souffle de cette partie^ il est dangereux, sinon impossible, de tenir à l'ancre dans la baie; car la mer y est tellement grosse, qu'elle brise par les fonds de 13 et de 15 mètres. Après un fort vent de la partie indiquée plus haut, la mer brise même encore fort près des fonds de 13 mètres.
Gomme règle générale, les navires cherchant un abri dans cette baie pendant un coup de vent de N. O., doivent appareiller aussitôt que la brise mollit; car le vent saute très-fréquemment, en peu d'heures, du N. 0. très*frais au S. ou aa S. E., et il est, dans ce cas, très-difficile de louvoyer pour sortir avec la grosse mer que soulèvent les vents de cette partie. Courants Lcs courauts sout pcu scusiblcs sur la baie Struys, ainsi que
le long de la côte, jusqu'à 2 milles au large de la terre qui se trouve dans TO. du promontoire des Aiguilles; mais cela a lieu seulement à une petite distance dans TO. du Cap.
Cependant, les habitants de la baie indiquent qu'il y a fréquemment un très-fort courant dirigé à TO. qui contourne la pointe du Northumberland.
Marées. Lcs marécs et Theure de l'établissement ddns la baie
Struys sont les mêmes à peu près que dans la baie de Simon. Nous avons déjà parlé du phare * et indiqué sa portée. 'wier^pô^r *dô^ Si un navire venant de l'E. double la pointe Struys en pasbier le cap des gaut à 5 millcs dc la terre, et fait route juste à l'O. 41® S., il
Ai^illes en ve>
nant de 1 E, passcra à 4 millcs Vs d^ Id saillie la plus Sud du récif de la pointe du Northumberland et à 5 milles Vsdu phare.
Cette distance est une limite au N. de laquelle aucun navire ne devra passer ; elle offre tous les avantages qu'on pourrait obtenir, en faisant route plus près de la terre, et en s'y maintenant, on verra le feu qui paraîtra très-brillant*.
< Le feu est de première classe, et l*App&reil qui le produit, sortant des ateliers de M. Henry Lepaute, de Paris, est du système lenticulaire. Il est protégé par une lanterne de 7^ 35 de diamètre, garnie de glaces épaisses et surmontée d'un dôme en cuivre qui porte un paratonnerre. La tour du pbare sera peinte en bandes horizontales alternativement blanches et rouges. Il y en aura deux de chacune de ces couleurs.
9 Le ftu est parfaitement visible du pont d'un navire quand on est par le travers du réeif au large de la pointe Struys. (Le capitaine Harrikcton.)