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MANIÈRE DE DOUBLER LE GAP DES AIGUILLES

Étant par un temps clair, à 5 ou 6 milles dans TE. dé la pointe Struys, on pourra apercevoir le feu, d'une élévation de 11 mètres. Si, dans ce cas, on a le malheur d'être près dé la côte, en faisant la route indiquée ci-dessus, on sera exposé à toucher sur le banc au large de la pointe Struys.

Pour éviter cet inconvénient, dès qu'on apercevra le feu, il faudra l'amener à rester à l'O. 18^ S., et en le conservant dans ce relèvement, on passera à 2 milles dans le S. de tous les dangers qui avoisinent la pointe Struys ^

Il faut user de précautions quand on s'approche de la terre Précautions ôprenavant d'avoir découvert le feu, parce que si le temps est brumeux, ou seulement si une brise fraîche fait lever à la surface de la mer de la poussière d'eau, cette circonstance, combinée avec la distance de la pointe Struys (environ 15 milles), pourra affaiblir l'éclat du feu, ou même faire disparaître complètement celui-ci. On pourra alors, à son insu, venir en dedans de la ligne des dangers.

Aussi, lorsque ce cas se présentera, on devra faire un usage constant de la sonde, et si Ton venait à tr^ouver moins de 36 mètres, il faudrait de suite faire route au S. S. O.

De semblables précautions sont nécessaires pendant le jour, surtout lorsque le temps est brumeux; car la haute terre du cap des Aiguilles peut être invisible, tandis que les collines de sable de la baie Struys et les brisants au large de la pointe du Northumberland se voient distinctement.

Dans cette circonstance, il est difticile de savoir si l'on est dans r£. ou dans l'O. de la pointe Struys, parce que le profil de la côte de la baie qui est à l'E. de cette pointe est semblable à celui de la baie Struys, quoique son étendue soit moins considérable.

Les navires, à voiles principalement, doivent se conformer à ces règles ; car, s'il venait à faire calme, la grosse houle qui

< Le relèyement indiqué du feu fera en réalité passer à 2 milles des dangers de la pointe Struys, mais il conduit sur ceux de la pointe du Northumberland. Dans notre opinion, cette route est dangereuse, et il serait préférable de s'éloigner de ta terre en courant au S. jusqu'à ce que l'on relève le feu à 1*0. 5« N., relèvement du feu qui met en dehors de tous les dangers.

COLONIE ANGLAISE DU CAP

Observations générales.

Saisons.

TlicrmomMre

Baromètre.

porte constamment vers la c6te les drosserait sur la terre ; et leur unique ressource, celle de laisser tomber l'ancre, ne serait peut-être d'aucune utilité, à cause de la nature du fond et de la force de la boule.

En venant de l'O. pour doubler le cap des Ai{?uilles, on verra d'abord le feu sous le relèvement du S. 86^ 54' E. L'extrémité de la terre basse, appelée le Coin-de-Mire, reste au N. S2p 0. du phare, à 19 milles Va de distance ; mais le feu n'est pas visible de cette pointe, en dehors de laquelle on a remarqué que la mer brisait à une grande distance. Il est donc nécessaire de se tenir au large, jusqu'à ce que le feu soit visible.

Sur la fraction de côte que nous venons de décrire, les saisons sont à peu près les mêmes que celles de la ville du Gap ; nous allons les indiquer.

L'année est divisée au Cap en quatre saisons comme en Europe. Le printemps commence dans les premiers jours de septembre et finit dans le commencement de décembre ; c'est la saison la plus agréable. L'été, de décembre à mars, est trèschaud, et la chaleur serait insupportable, si elle n'était tempérée par les vents qui viennent de la mer. L'automne dure de mars à juin, remarquable par une grande variation dans le temps; il est généralement agréable, surtout vers sa fin. L'hiver, de juin à septembre, est d'ordinaire froid, pluvieux et sujet à des tempêtes.

L'année est encore partagée en saison sèche et en saison pluvieuse ; la dernière comprend les mois de septembre à mars. La plus grande chaleur est en janvier et février. Le thermomètre monte parfois dans ces mois à 33^ centigrades. Dans la saison des tempêtes ou dans Thiver, il descend parfois à 4^ 4 centigrades.

La hauteur moyenne du baromètre a été observée de 766 millimètres, le maximum de 777 millimètres, le minimum de 754 millimètres ; le baromètre est, durant l'hiver, plus haut que dans l'été *.

La température est considérablement plus basse sur la montagne de la Table que dans la ville du Gap, surtout pendant

1 Webster, voyag^e du Ckantieleer,

CLIMAT. - SAISONS. -:- TENTS. 327

rétë, lorsque son sommet est enveloppé du nuage épais qu'où appelle la Perruque de la Table.

L'approche de Yhiyev s'annonce par des vents régulièrement signes de rapproétablis et par la disparution des nuages. Ces signes sont suivis <î*»«<ierniver. de rosées abondantes, de brouillards très-denses, de vents froids du N. 0. et de forts orages. Trois ou quatre jours après, le ciel s'éclaircit et Ton voit de la neige sur le sommet des montagnes du continent.

Le climat du Cap est sain, et il ne règne dans la localité aucune maladie particulière.

Pendant six mois de Tannée, la tempéiature de Taîr, compa- comparaison de la rée à celle de l'eau, a donné les résultats suivants : En juillet, J^^^e^'^e reïu *'^ air 14° 4; eau, 13*» 8. Août, air 12« 2 ; eau, 12° 2. Septembi^e, air 15® 6; eau, 13<* 3. Octobre, air 15«; eau, 12*^ 8. Novembre, air te^ 7 ; eau, 13° 9. Décembre, air 20° ; eau, 14° 4 centi-

Les vents dominants sur la baie de la Table sont ceux du S. E. au N. 0.; les autres ne durent, en général, que pendant un court intervalle; ceux de TE. et du N. E. sont les plus rares.

Les vents de N. et de N. 0. sont, d'ordinaire, ceux qui soufflent dans les tempêtes ou qui amènent du mauvais temps. Ces coups de vent se font quelquefois sentir jusqu'à la baie de Saldanha; mais rarement ils dépassent la baie de Sainte-Hér lène, et ils diininuent toujours d'intensité, en tournant vers rO. et le S. 0., à mesure que Ton remonte dans le N., le long de la côte.

Dans la baie de la Table, les vents de S. E. régnent plus ou moins pendant toute l'année; mais principalement dans la belle saison depuis le mois d'octobre jusqu'à celui d'avril.

A cette époque, on a généralement, le matin, des brises du S. 0. à rO. qui durent jusqu'à midi et parfois plus tard ; elles sont suivies par des brises fraîches du S. E. ou de TE. S. E. qui se maintiennent le reste du jour et fréquemment pendant toute la nuit, jusqu'au retour de la brise de mer.

Pendaut les mois de mai, juin, juillet et août, les vents d'O. et de S. 0. sont forts et accompagnés souvent de brumes et de nuages. L'atterrage est alors difficile et la brise est forte au mouillage de la baie. Ces vents sontd'ordinaire de peu de durée.

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Quelquefoîsdes vents forts deN. O.soufflentdans ces quatre mois ; le ciel est alors constamment couvert, et il finit toujours par pleuvoir. Dans tout autre temps de Tannée, ces vents sont peu durables.

Les navires sont en perdition sur la baie de la Table, dès que les vents soufflent du N. 0.; aussi, à l'époque où ils sont à redouter, est-elle peu fréquentée.

Baie de saidaniia. Daus la baîc dc Saldanha, les vents sont le plus souvent Sud en novembre et en décembre ; S. S. 0. en janvier et février ; S. O. en mars et en avril, et ils tendent à remonter vers l'O, et vers le N. 0. d'avril en octobre. On y ressent rarement les coups de vent de cette partie.

Lorsque la brise du S. est très-fraîche dans la baie de Saldanha, elle est d'ordinaire grand frais dans celle de la Table.

Baie de sainicHé- Daus la baic dc Sainte-Hélène, lors de la belle saison, les ^^^' vents sont Sud et S. S. O., et souvent assez frais. Dans la mau-

vaise saison, la brise, sur cette baie, est généralement modérée, et il y a peu d'exemples que les coups de vent du N. O., qui se font sentir sur la baie de la Table, atteignent la baie de Sainte-Hélène où la qualité du fond empêche d'ailleurs la mer de devenir grosse.

Dans cette dernière baie, les brumes sont fréquentes. Dans l'E. du Cap, on trouve des brises du S. E. fraîches et soufflant droit sur la côte ^ Dans cette partie, les prises de mer ont une direction qui se rapproche du vent général ou du vent alise.

Lorsqu'on s'approche du méridien du Gap, la tendance du vent à souffler du S. E. reste la même ; mais, en arrondissant le Cap vers l'O., on trouve que le vent tend graduellement à prendre la direction du S. 0., et, qu'à une certaine distance de la côte, 100 milles ou 200 milles, le vent de S. E. ne peut plus se faire sentir. Ceci doit être attribué à la différence des températures de l'atmosphère. Les vents de S. O. sont, en général , modérés dans cette partie de l'Océan, le long de la côte d'Afrique, bien qu'ils soufflent parfois grande brise. Mais quand on remonte au N. et qu'on s'écarte plus au

* Webster, Narrative of the Voyage of tke Chanticleer.

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