ILES TRISTAN-DACUNHA, - ILE INACCESSIBLE
marin qu'on trouve en grande quantité sur son riva$<e. Elle communique avec le cap de Bonne-Espérance* au moyen d'une petite goélette qui y porte ces produits.
Le courant général dans le groupe porte au N. E. et à courantg et Tenu. TE. N. E. Les marées sont régulières, la mer marne de 2» 4 ou de 3 mètres. L'établissement est environ 2 heures.
Les vents dominants sont ceux du N. et de FOuest. Les vents d'E. et du S. soufflent rarement et ne durent guère au delà d'un jour ou deux. Ils sont en général frais et quelquefois très-forts de la partie du N. 0. D'ordinaire, lorsque ces derniers doivent être violents, ils sont précédés, à un intervalle de 24 ou de 48 heures, par une grosse mer houleuse, qui les annonce. Le temps est souvent sombre et brumeux et à cet état de l'atmosphère succèdent habituellement des pluies abondantes. L'été est très-chaud et l'hiver très-froid. Les hauteurs des îles se couvrent alors de neige à leur sommet, mais il est rare qu'il en tombe dans la partie inférieure et sur la côte.
L'ile Inaccessible a été décrite ainsi qu il suit par M. D'Etché- ue inaccessible. vérv. Nous nous bornons à donner ici la relation de ce na- Lat s.a?»*?']".
Vigateur*. Long.E.i4O43'0".
< Le 9 septembre 1767, à 6 heures du matin, je découvris les trois îles de Tristan-d'Acunha, dans l'E. et l'E. q. N. E. Les vents étant de la partie de 1*0., je fis route à l'E. pour attaquer nie du milieu, celle la plus Ouest (Inaccessible). Etant à midi par le travers de la pointe N. E. de cette île, je sondai à 1 mille de distance de la côte, le milieu de l'île me restant à rO.; je trouvai 20 brasses (32 mètres), fond de sable noir mêlé de cailloux rougeâtres.
c Cette île est élevée, aplatie au sommet et on peut l'apercevoir à 12 ou à 14 lieues de distance. Elle a environ 2 lieues de circuit, parait nue et inaccessible. L'on n'y découvre que quelques rares buissons.
c Je ne vis auprès aucun danger, qu'une roche ressemblant à un canot à la voile. Elle est située à la pointe S. E. de l'Ile et peu écartée de cette pointe.
* CarU manuscrite du Dépdt de la marine, portefeuille 131, division 7, pièce 4.
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Niffutingaie c Je lâissai cette île et je fis route pour là plus petite qui est à
Lat s 31^%' 0". 3 lieues dans le S. E. de la précédente. Elle a à sa pointe Nord Long. 0.14 33 . j^^^ îlots qui OH sont éloignés d'environ 50 pas (60 mètres) et qui ont l'apparence d'un vieux fort en ruine. J'en passai à une portée de pistolet, et continuant à côtoyer cette île dans l'E., je trouvai fond à 30 brasses (48 mètres). Lorsque je relevai son milieu à TO. S. 0., je jetai l'ancre par 33 brasses (52 mètres), fond de gros sable brun rougeàtre.
c La nuit le temps paraissant menaçant je remis au lendemain matin à envoyer un canot à terre.
f D'après la rapport qui me fut fait, il y avait tant de plantes marines (fucus giganticus) qu'il y avait beaucoup à craindre en s'approchant des rochers nus qui forment cette île.
t Cette grande quantité de plantes marines, et le nombre con^ sidérable de pingouins dont les œufs étaient tellement rapprochés que les hommes ne savaient où poser les pieds pour ne pas les écraser, ne permirent pas aux matelots de pénétrer dans l'île. Ces difficultés et la recherche inutile qu'ils firent d'un cours d'eau , les engagèrent à revenir à bord. Ils virent sur la côte un grand nombre de poissons , des éléphants, des lions de mer et des veaux marins principalement*.
'^^ ^La**câsMde!^'**' * ^^ ^^ Septembre je levai l'ancre dans la matinée et je gou- Lo' V^i2o^3'o" vernai vers Tristan-d'Acunha, la plus grande des îles qui esta var.N.ô.15040'. peu près à 5 lieues de la précédente dans le N. N. E.; elle a environ 5 lieues de circonférence. Elle est si élevée qu'on peut l'apercevoir à 25 lieues. »
Le pic qui est au milieu de File atteint une hauteur de 2,539 mètres, et son sommet est couvert de neige pendant la plus grande partie de l'année. Des arbres garnissent les flancs de la montagne jusqu'à moitié de sa hauteur. Au delà elle est aride et formée de rochers rugueux, fréquemment cachés dans les nuages.
Au pied du pic , il y a un espace considérable de terrain formant un plateau uni qui s'étend jusqu'au rivage ; il serait très-fertile si les vents violents n'empêchaient toute espèce de
» Le mois de septembre paraît être celui où ces animaux fréquentent de préférence la côte des îles.
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culture sur cette terre élevée, recouverte seulement par des buissons et des broussailles.
f En naviguant près de la terre, ajoute le même capitaine, après avoir doublé la pointe N. 0. de Tîle, je découvris une cascade qui tombe dans une petite baie. J'envoyai le canot pour sonder cette partie : Ton trouva 18 '^brasses (29 mètres) tout près de la terre, et 30 brasses (48 mètres) à V4 de lieue. Je mouillai par le dernier brassiage sur un fond de sable mêlé de petites pierres. »
L'île dans sa partie du N. présente une côte d'une élévation de 305 mètres , hauteur qui est celle du plateau central jusqu'à la montagne dont nous avons parlé.
t Le canot que j'envoyai à terre n'éprouva d'autres difficultés pour aborder que celles occasionnées par les plantes marines qui bordent toute la côte. Les hommes ne purent débarquer qu'à gauche de la cascade, sur une plage de petits galets ronds. A droite de la cascade il y a des roches sur lesquelles le mer brise très-fort. Le rivage était couvert de loups marins et de lions de mer.
f On pécha une grande quantité de poisson et particulièrement une espèce de morue qui était excellente.
f L'on peut généralement reconnaître que l'on s'approche de ces îles par la grande quantité de plantes marines (fucus natans) que l'on voit sur l'eau à quelque distance de la terre. »
Nous n'avons pu résister au plaisir de donner ici la relation de notre compatriote M. D'Etchévéry, d'autant qu'elle renferme à peu près tous les renseignements que nous possédons sur le groupe de Tristan-d'Acunha *.
Les côtes des trois îles sont généralement accores et saines; les canaux qui les séparent sont également sans dangers connus.
La baie du N. 0., dont il a été question est ouverte et sans „.»ie ^u n o. abri. Elle présente une petite plage de sable noir, et il y existe deux cascades; l'eau est excellente et peut se faire avec facilité, surtout depuis que les habitants ont exécuté quelques travaux
< L'île, à cette époque, était inhabitée. G*est en 1811 que trois matelots américains demandèrent à y rester» ce qui leur fut accordé par le capitaine de leur navire, le capitaine Heywood.
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pour la conduire jusqu'au rivage. On trouve du bois dans leê environs de la baie du N. 0., et c'est près d'elle qu'est élevé Village. le village.
Avec les vents de TO. en contournant l'île par le S. et par l'E., avec un temps modéré, on pourra toujours arriver à 2 milles de la baie du N. 0. , mais il est préférable, vu les courants généraux qui portent au N. £. et à l'E. M. E., d'en passer dans l'O. et de l'attaquer par le N. 0.
Les seuls vents à craindre sont ceux du N., encore faudrait-* il que ces derniers fussent violents, pour empêcher de doubler File en partant du mouillage de la baie du N. 0.
Les vents qui permettraient difficilement d'atteindre cesiles, si l'on s'en trouvait dans l'E., seraient ceux de l'O. N. O.; mais ces vents sont en général de peu de durée.
De la pointe de la cascade, à la pointe S. 0. de File, la côte court au S. 20<' E. sur une étendue de 4 milles environ. I^ côte ]Nord de l'ile court de l'E. à l'O. à peu près sur une étendue égale.
11 y a un bon mouillage duquel on relève la cascade au S. q. S. 0. à Vs niille de la côte par un fond de 60 mètres ; on peut même mouiller plus près par 40 mètres.
En résumé on trouve à Tristan-d'Acunha des provisions de toute espèce , qu'on échange facilement contre des denrées ou des marchandises, car les habitants ne reçoivent pas volontiers d'argent en échange. On y trouve de l'eau de bonne qualité, facile à faire et abondante. C'est donc au besoin une bonne relâche. Aussi quelques- capitaines anglais l'ont-ils surnommée nie de Sainte-Hélène dti Sud.