AVERTISSEMENT
Je n'ai point eu Toecasion de parcourir la eôte Ouest d'Afrique au S. de l'équaleur; aussi, à l'exception du chapitre I« de ce volante qui traite des iles du golfe de Biaffra, tous les renseignements qui suivent, sont extraits d'instructions partielles données par les capitaines français, anglais et portugais qui ont visité cette côte.
J'ai fait aussi de nombreux emprunts aux rapports de plusieurs de nos officiers employés à la croisière de la c6te d'Afrique, aux manuscrits et aux cartes que possèdent les archives du Dépôt de la marine.
Dans ces divers documents, j'ai choisi les plus récents de préférence , en les comparant cependant à ceux dont la date remonte à l'époque oii nos navires fréquentaient souyent cette partie de l'Afrique, alors que la traite des esclaves était autorisée.
Ma tâche ici s'est bornée à fondre les uns dans les autres, pour les présenter avec ordre et avec clarté, tous ces documents épars, après les avoir discutés soigneusement.
Lorsque des différences dans la position des lieux se sont présentées sans que je pusse parvenir à faire un choix motivé, j'ai indiqué, par des notes, les autorités et signalé ces difTârences aux navigateurs.
Je préviens également que j'ai adopté dans son ensemble, la carfe du capitaine Owen, modifiée par Matson depuis le cap Ledo jusqu'à San-Philippe-de-Benguela.
Cette carte générale est la seule qui puisse donner une idée à peu près complète de la côte, bien qu'il y ait lieu de croire que dans toutes ses parties elle n'offre pas la même exactitude que le célèbre hydrographe anglais a mise dans d'autres travaux de