ANNO-BOM. - PONTA-PEDRINHA
petites et grossièrement construites en planches brutes et en terre *. Le chef du village prend le nom de gouverneur.
La pointe Esteves, pointe N.O. de riled*Anno''Bom, est for- Pointe Esteve» mée de falaises rocheuses abruptes, qui se prolongent vers le N. ^^^ £. sur un espace d'un peu moins de ^/a de mille jusqu'à la pointe Do-Ilheo, pointe Ouest du mouillage de San- Antonio devant le village de ce nom. Cette pointe basse présente à son pied un îlot rocheux de couleur noire qui en est très-rapproché. Quelques roches noires s'étendent aussi dan» l'Ë. de la pointe, mais elles sont à son pied.
Bêla pointe Do-Ilheo, la côte se creuse légèrement, et après les roches noires dont nous venons de parler, commence une belle plage de sable qui contourne la pointe de San-Antonio, pointe Nord de l'île, qui est basse, assez saillante, et sur la« quelle s'élèvent les premières maisons du village. La pointe de San-Antonio est à Vio de mille dans l'E* 20° N< de la pointe Pointe deSan-Ari- Do-llheo.
De cette pointe à celle de la Pyramide, la côte couf t vei's le Si 67° E., toujours sablonneuse, lespace de Vio de mille. Le village de San-Antonio-da-Praia est compris entre ces deux pointes, et bâti sur la plage au milieu d'un bois de cocotiers.
La pointe de la Pyramide est basse et sablonneuse ; elle est pointe de u pyrafort remarquable par un grand nombre de rochers noirs jetés ™^^ à peu de distance de la plage sablonneuse. L'un de ces rochers fort élevé, et de forme pyramidale, lui a fait donner son nom. Ce rocher est prolongé dans le N. 35° 0; par la chaîne de roches dont nous venons de parler, qui forme une jetée de 270 mètres de longueur. Lorsqu'il n'y a pas trop de ressac, les embarcations peuvent pénétrer entre ces roches et la plage ; on y trouve de 1°* 6 à 2 mètres d'eau.
De la pointe de la Pyramide, k côte court au S. 52° 30' E. ponta-Pedrbha jusqu'à la Ponta-Pedrinha. Entre ces deux pointes, elle est ^^"''"pie^^^I)^"^*' presque partout rocheuse à son pied, et présente çà et là des falaises de peu d'étendue et de peu d'élévation. Quelques roches noires, tantôt apparentes, tantôt cachées, garnissent son pied sans s'en écarter. La Ponta-Pedrinha est une pointe rocail-
* Elliot Arlhy, London, 1820.— Purdy, Mémoire sur l'océan Atlantiqtte,
leuse , formée de falaises et garnie près de son extrémité de plusieurs roches apparentés. Elle est éloignée de Vio de mille de la pointe de la Pyramide!.
Ponta-d'Agoa. La Ponta-d'Agoa reste de la Ponta-Pedrinha au S. 33"" E; à Vio de mille ; entre ces deux pointes, la côte, partout rocailleuse et légèrement creusée, est garnie de roches à son pied.
La Ponta-d'Agôa est une grosse pointe ronde, formée de falaises médiocrement élevées et garnie à son pied de roches partie découvertes, partie couvertes.
Rio-dAgoa-Doce. C'cst au S. de ccttc poiutc qué se trouve un ruisseau dont Teau est bonne, mais qu'on parvient très-difficilement à atteindre à cause du ressac qui règne au rivage et des roches qui . garnissent la côte dans cet endroit. Il faut jeter à la mer les barriques, et les ramener aux embarcations par le même moyen quand elles ont été remplies. Cette opération, toujours fort longue, est en outre souvent impraticable. Ce ruisseau se nomme Rio-d*Agoa-Doce.
i^ointe Do-Pasgo. Daus lô S. dc la Ponta-d'Agoa, la côte, toujours rocailleuse, se crfeusfe et vient former, à la dislance de Vio de mille dans le S. 42^ 30' E., la poitile Do-Passo, pointe rocheuse, singulièrement découpée à sa partie supérieure, qui présente plusieurs aiguilles basaltiques. Elle s'élève ensuite très-rapidement et presque perpendiculairement pour former un gros morne J'ocheu^ dont lés faces présentent également des aiguilles basaltiques noirâtres. Cette pointe est la pointe S. E. du mouil- Isi^e de San-Antonio.
Rochn-do-Passo. Daus Ic N. 31'° E. de la pointe Do-Passo, à un peu plus deViodé mille, se trouve le rocher nommé Rocha-do-Fasso ; il est long et plat, fort peu élevé sur Teau. Il laisse entre lui et la côte un passage sain et profond, où les fonds varient de 12 à 13 mètres. Il est très-accore, et Ton trouve autour de lui de 13 à 15 mètres d'eau.
ne Da-Tartaruga Daus Ic N. 31° E. de lù Rocha-do-Passo à ^/*o de mille, on
(Ile de la Tortue). . . ^, , , . i.^. , ^ „ ,
Lnt. S. r24'i8". voit UHC ilc 00 moycnnc hauteur qui offre la forme d une calevar^N. 0. 2?^?8' bassé rcuversée, la queue étant tournée du côté de la terre*.
* Le capitaine de corvelte Baiidin, Description de la côte d*Jfri4ve, etc.
AiNNO-BOM. — SAN-ANTONIO. 65
On la nomme île Da-Tarlaruga. Son sommet présente une courbe régulière et arrondie. Il y a également un bon passage entre (iette ile et la Rocha-do-Passo ; il offre des profondeurs de II et de 13 mètres. Uîle Da-Tartarugaesttrès-accore. Du côté de TE., on trouve des fonds de 75 mètres à petite distance» ils sont fort inégaux ensuite et tombent à 19 mètres; dans le S. £., le fond est roche aux environs de Tîle Da-Tartaruga qui parait être située à la limite Est du plateau des sondes, de ce côté de Tîle d'Anno-Bom.
Dans le S. de File Da-Tartaruga, on a 11 mètres à la toucher^ tet 6™ 6 dans TOuest. Deux têtes de roches très-rapprochées d'elle sont à sa partie du N. E.
De Tile Da-Tartaruga^ la limite du plateau des sondes qui forme le mouillage de San-Ântonio, paraît s*écarter de la côte à ^/lo de mille. A cette limite, on trouve des fonds de 40 ou de 48 mètres, fond de sable. Le fond ensuite diminue graduellement, et rapidement jusqu'à la pla^e. Au large de la limite indiquée, on ne trouve pas de fond à une grande profondeur.
Lorsqu'on viendra du N. 0, pour mouiller devant San-Antonio, nie offrira l'aspect suivant quand on en sera à 15 milles. A gauche on verra, un peu détachée de l'île d'Annor-Bom, l'ile Mouiiiagedesnii Da-Tartaruga ; puis, en premier plan, une montagne conique Antonio. à pente régulière des deux côtés et descendant graduiellement à la mer ; en second plan, on apercevra une terre ondulée et se terminant à droite par un gros morne surmonté d'un appendice aigu; enGn en troisième plan, et un peu plus élevée, une terre également ondulée, et se terminant aussi à droite par un piton aigu situé un peu à gauche de celui qui se trouve sur la terre du second plan.
Lorsqu'on attaque Anno-Bom par le N. E., elle présente, à la distance de 30 milles, quatre sommets bien détachés, qui sont les hauts pics de l'ile, séparés par des plateaux beaucoup moins élevés ; le sommet du S. paraît le plus élevé *.
Lorsqu'on s'approchera de l'île davantage et qu'on commencera à distinguer le mouillage, on verra à gauche ou dans TE. l'île Da-ïartaruga de plus en plus apparente; un peu à droite de
* Finlaison, Pilote africain.
MA^iUEL. — T. m. 5
mouillage.
fent&.
Snisons, climat.
Refsourres de Fan- Antonio.
cette île, la Rocha-do-Passo, la Pyramide, qui se détachera bien de la côte, et à droite le village de San-Anloiiio, entouré d'une muraille basse, formée de grosses pierres rondes. Audessus du village et un peu à droite de la pyramide, une colline rocheuse à sommet plat et à côtés perpendiculaires dominé une grande case qui ressemble à un magasin ; enfin, un peu à droite de celle-ci se trouve le pic Do-Fogo, avec son sommet dénudé ; puis, sur la droite, le sommet arrondi et boisé de Pico- Pequeno, d'où la terre s'abaisse graduellement jusqu'à la pointé Do-ïlheo, basse et noire à sa base^
On pourra jeter lancre relevant le pic Do-Fogo au S. 8°'0., le sommet de l'ile Da-Tartaruga au S. 59° E., par 25 ou 23 mètres, fond de sable à Va nïîlle du village.
Les vents qui soufflent aux environs de l'île d'Anno-Boin soht presque toujours modérés, et varient peu du S. au S. E. pendant toute Tannée. Il en résulte que les navires au mouillage de San-Antonio sont parfaitement tranquilles et en sûreté. On n'a rien à y redouter des vents et du terïips que dans les mois de mars à septembre, époque où les tornades et de fortes brises de TE. prévalent sur la brise générale et soufflent directement sur le mouillage. En tous cas, on est toujours averti assez à temps des tornades pour appareiller, si on veut les recevoir sous voiles ; et si, en les recevant à l'ancre, on était déradé par leur violence, on serait poussé directement vers le large ^,
On distingue à Anno-Bom deux saisons pluvieuses, l'une est en avril et en mai, l'autre d'octobre à novembre. Le capitaine Boteler dit que le climat de cette île est beaucoup moins sain qu'on l'a prétendu. Cependant, il remarque qu'il est plus sec et plus sain en réîilité que celui des trois autres îles du golfe de Biaffra ^.
Le seul objet que se proposent les navires qui relâchent à l'île d'Anno-Bom est de s'y procurer des provisions fraîches; elles sont plus rares qu'on ne le croit ordinairement. On
1 Le capitaine Patrick Begbie.
* Purdy, Mémoire sur Vocéan Atlantique.
3 Le capitaine Boteler a fait le plan des iies du golfe de Biaffra en 1829.