ANNO-BOM. — POINTE DE LAGOS
y trouve des moutons petits, mais excellents, des chèvres, des volailles et des lapins, qui sont très-communs ; le poisson est aussi abondant et de bonne qualité. On se procure des ignames, des patates douces, des goyaves, des tamarins, des limons et des oranges.
Les transactions s'of^èrent au moyen de marchandises plus facilement que par Targènt, dont les habitants ne font aucun usage. Le rhum et le tabac sont surtout très-recherchés par eux *. On se procure du bois avec quelque difficulté.
La mer, au mouillage de San-Antonio, marne de 1™ 5; Téta- Marées. blissement est 3 heures 4& minutes.
De la pointe Do-Passo, dont nous avons parlé précédemment, la côte Est de Tîle court au S. 10° E. l'espace de 2 milles jusqu'à la pointe Mariinho, pointe rocailleuse et médiocrement Pointe wartinho. élevée, située en face du pic Dos-Sulcados. Dans cet intervalle^ la côte est presque droite^ rocheuse à son pied, et paraît parfaitement saine; mais elle n'offre aucun mouillage commode.
La pointe Fernandez, pointe S. E, de Tîle, est de forme pointe Femande/. aiguë et basse à son extrémité; puis, les terres s'élèvent rapidement vers Tintérieur.'Sur cette pointe on voit une bourgade; elle est distante de la pointe Martinho de ^/^ de mille dans le S. 14^ 0. La côte entre ces deux pointes forme deux petits enfoncements; partout elle est rocailleuse.
Dans le S. 10° 0. de la pointe Fernandez, à moins de Va de mille de distance, on voit un îlot rocheux assez élevé ; on le nomme llheo-Adâo. Quand on le voit de l'E. ou deTO., il est coupé à pic du côté du large, et présente deux tètes à son sommet. Sa partie du N. présente une pente brusque ^.
De la pointe Fernandez, la côte se creusant légèrement, et dominée par de hautes terres, court l'espace de ^/g de mille jusqu'à la pointe arrondie de LagoSj pointe S. O. de l'île pomte de Lagos. d'Anno-Bom. Cette pointe reste de la précédente à TO. 5° N.; elle est rocheuse à son pied et dominée par des terres à pentes abruptes qui s'élèvent de son extrémité. Son pied est garni de quelques roches qui brisent d'ordinaire.
i Purdy, Mémoire sur Vocéan Atlantique.
^ Le capitaine de corvette Baudin ; Description de la côte d'Jfrique, etc^
Ulico-Adâo.
Dans le S. 13° 0. de cette pointe, à la distance de f mille, se trouve un groupe de trois îlots rocheux, élevés, de forme conique, mais présentant quelques dentelures. Le plus au S. Ilots de Fernao-do- cst à 1 mille Va dc la pointe; on le nomme îlot de Fernao-doet*d'EMebaî. ^*^"* Poo ; ccluî dc TO. s'appcllc îlot de Santarem, celui de TE. îlot d'Escobar, en mémoire des trois navigadeurs qui ont découvert les îles du golfe de Biaffra. Ces îlots s'aperçoivent à 18 mille» du large ^ Le plateau des sondes n'a pas été étudié dans leur» environs, non plus que sur la partie Sud de la côte Est de l'île d*Ânno-Bom; mais on peut présuoier que, comme le reste de la côte, ces îlots doivent être fort accores.
De la pointe de Lagos, la côte court, en se creusant légèrement, former la pointe d'Alvaro, distante de ^/j de mille de la pwnjp dAivar* précédcnte, dont elle gît au N. 45® 0. La pointe d'Alvaro,^ rocheuse à son pied, est dominée par un pic assez élevé, dont le sommet est incliné et présente plusieurs pointes aiguës ^
De la pointe d*Alvaro à celle d'Esteves, pointe N. 0. de l'Ile,, h côte se creuse légèrement dans toute son étendue, qui est de 2 milles ^U entre ces deux jK)intes. \jà pointe d'Alvaro reste de la pointe Esteves au S. 16° 30' E.
La côte Ouest d'Anno^G^m forme dans cette partie quelques' ondulations. L'une des pointes, qu'elle présente à peu près au milieu de son étendue, estTorméepar le pic Do-Centro, dont te versant Ouest descend assez brusquement vers le rivage.
Toute la côte Ouest de l'île d'Anno-Bom est saine et accorcr et partout la sonde rapporte des fonds de roches. Les légers enfoncements qu'elle forme ne présentent en outre aucun abri aux navires, et par suite elle n'est pas fréquentée.
Lorsqu'on vient de Ftt chercher l'île d'Anno-Bom, elle offre, à la distance de 12 milles, l'aspect suivant. On voit trois pic» élevés et séparés, dont le plus S^ ou le pflis à droite présente une forme conique à peu près régulière, et descend en pente assez douce vers la mer pour former la pointe S. E. de l'île. A la droite de celle-ci, on reconnaît les îlots de Santarem, de
* Pilote africain.
* Le capitaine de corvette Baudin ; Description de la côte d'Afrique, etc.