ÂNNO-BOM. — ROUTE POUR L*ILE DANNO-BOM
Fernao-doPoo; un peu au large et plus rapproché d'elle, l'îlot d'Adâo.
Le pic intermédiaire a un sommet arrondi, et se prolonge vers la gauche sur une assez grande étendue, par un plateau horizontal moins élevé que son sommet, puis, il est coupé brusquement.
Le troisième pic est incliné vers le S. ou vers la droite, et son sommet présente une forme irrégulière. Les terres de Tile qui descendent de ces pics paraissent divisées comme par des sillons, ce qui, sans doute, a valu à Fun des pics le nom de pic Dos-Sulcados*.
Lorsqu'on se rendra directement à Tîle d'Anno-Bom en ve- Broute pour iîiq nant de TO., il faudra diriger la route à peu près comme nous ^ Anuo-Bom. l'avons dit dans le premier volume, chapitre II ^. Et Ton pourra quelquefois tribord amures' atteindre Fîle a là bordée, en traversant le golfe ou la mer de Guinée, dont on utilisera les cou* rants. Si Ton ne pouvait y réussir, on louvoierait à petite distance de la côte d'Afrique, jusqu'à ce qu'on se soit suffisamment élevé au vent, et l'on- courrait alors sur l'île en tenant compte pour la route de l'effet du courant, qui, entre l'île d'Anno-Bom et le cap Lopez, porte généralement au N. N. E. près de la côte, et au N. 0. lorsqu'on en est à 80 milles.
Autour de l'île d'Anno-Bom, les courants sont fort variables. f-ourants. Cependant, cette île paraît être placée dans le courant équalorial, qui, dans 1*0. de l'île, porté vers l'O. N. 0. avec des vitesses diverses. En avril et en juin, on l'a trouvée de 15, 17 et 24 milles en 24 heures.
Dans le S. de l'île et sur son méridien à peu près, les courants sont tantôt dirigés à 1*0. N. 0., tantôt au N. etau N.N. 0., quelquefois aussi au N. N. E.
Dans l'E. de l'île, ils sont le plus souvent dirigés vers le N., le N. N. E., et même le N. E. Ces directions du courant sont fréquentes également entre l'île d'Anno-Bom et celle de San- Thomé, dans l'E. du méridien de la première. Aussi, l'on peut
* Pilote a/ricam.— Le capitaine de corvette Baudin; Description de la çô(e d'Afriquey etc.
» Voir lef volume, chapitre II, page 68, Petite route.
dire que, clans la saison des calmes, les atterrages sur ces îles sont fort difficiles par suite des courants, et qu'il est rare qu*on ne reste pas plusieurs jours en vue de la terre sans pouvoir atteindre le mouillage.
Dans le N. d'Anno-Bom, un peu à FO. du méridien de celte île, on rencontre presque toujours le courant ëquatorial. Ile de san-Mat- Uîle de Sau-Matthcus, portée sur les anciennes cartes, a été Lait. SM«*52' 0". Fobjel d'une longue recherche faite par Y Inconstant, commandé Long o.n«45'o''. pjjj. gj^ James Yeo, et par la Julia, commandée par Jenkin Jones. Ces deux navires commencèrent leur recherche par le méridien de 4° de longitude 0., et l'étendirent jusque par celui de 16^ de longitude 0., coupant par des lignes transversales J'espace compris entre le parallèle de 1° de latitude S. et celui de 3° de latitude Sud. Ils passèrent en outre à très-petite distance de la position de File indiquée sur les anciennes cartes, celle que nous donnons ici.
N'ayant rien rencontré, les deux capitaines conclurent que File de San-Mattheus n'existait pas. Cette recherche fut faite en 1817. En 1833, le capitaine de corvette Baudin passa avec le brick la Cigogne sur la position de Fîle de San-Mattheus dans Fintention de vérifier son existence ; il ne fut pas plus heureux que les capitaines anglais ^
* Baudin^ capitaine dç corvette; Description de la côte d'JfriquCf etc. ^
ilï: lopez. 71