VILLE DE SAN-PAOLO
Baie de Loanda.
Fort San-Pedro.
La falaise qui forme le cap Lagostas se prolonge vers le S. jusqu'auprès de la ville de San-Paolo-de-Loanda, où des ébouiements ont formé une plage étroite. Le cap Lagostas est trèssain, et c'est de lui qu'il faut s'approcher de préférence lorsqu'on entre dans la baie de Loanda.
 1 mille V4 d^ns i^ S. du cap Lagostas se voit le fort San-Pedro, entaillé dans la falaise même à quelques mètres au-dessus de la mer. Les murailles de ce fort sont de couleur rougeâtre et se détachent bien sur la falaise.
A V? ïïiille plus loin, la falaise cesse de former le rivage et elle se trouve rejetée en arrière d'une plage étroite et sablonneuse. Dans cet endroit, un ruisseau se jette à la mer.
Plus loin à ^/lo de mille environ dans le S. 22*' E. du fort San-Pedro, se trouve, au sommet de la falaise, la maison ou quinta dont npus avons parlé. Cette habitation isolée est facile à reconnaître.
Du ruisseau que nous avons indiqué près de l'extrémité Sud des falaises qui forment le rivage depuis le cap Lagostas, la plage court en se creusant et présentant plusieurs pointes jusqu'au fort San-Francisco-de-Penedo , ou en abrégeant, fort San- Francisco, qui s/élève sur l'une de ces pointes saillantes. A */2 mille au delà de ce fort, on voit sur une autre pointe avancée le jardin public. La plage alors se creuse d'une manière assez prononcée pour se terminer à l'O. par un gros morne surmonté d'un fort nommé San-Miguel qui en occupe Fort san-Miguei tout le sommet.
La ville basse de San-Paolo-de-Loanda, que nous appellerons ville de San-Paolo pour abréger, se trouve sur la plage entre le jardin public et le morne du fort San-Miguel. La ville haute est bâtie au sommet de la falaise dans le S. du fort San- Miguel. On y remarque, un peu sur la gauche, un grand bâtiment qui est un couvent.
La côte que nous venons de décrire forme le côté Est de la baie de Loanda. Il y a 5 milles ^g de distance entre le cap Lagostas et le fort San-Miguel.
La ville de San-Paolo, quand on la voit du N. N. 0., paraît divisée en deux par le fort San-Miguel. Une partie de ses édifices, peints à la chaux, peut se voir à !& ou 20 milles de di$-
Qutnta ou maison de campagne.
Fort San-Francisro.
Ville de San-Paûlo.
L'ANGOLA
Ile de Loanda.
Pointe Nord.
Lat. S. 8*» 46' 12".
Long.E.10«48'54".
Banc du N. E. de l'île de Loanda.
Amer n® i .
Amer n® 2.
Amer n** 3.
tance, suivant le temps. Les maisons sont construites en pierres et couvertes en tuiles. On aperçoit la ville de San-Paola d'ordinaire avant le cap Lagostas, bien que ce cap soit élevé.
L'île de Loanda, qui forme la baie ou le port du côté de TO., est très-basse; les arbres qui la couvrent ne se voient pas du pont à une distance de plus de 6 ou de 7 milles. Quelques maisons s'élèvent dans sa partie centrale à c6té d'uu bouquet d'arbres.
L'île de Loanda, au rivage sablonneux, est séparée du fort San-Miguel par un étroit canal sans profondeur. Elle se termine au N. 8ur le parallèle du fort San-Pedro. Elle est fort étroite dans toute son étendue ^t présente une forme trèsirrégulière. Elle se prolonge au S. à 4 milles Va du fort San-; Miguel, et son extrémité du S. forme le passage nommé barre de Carimba.
La pointe N. E. de l'île de Loanda est prolongée par un banc de sable dur et de roches qui s'étend à 2 milles dans la même direction; il a environ Vs de mille de largeur. Son extrémité dépasse, dans le Nord, le parallèle du cap Lagostas et en reste dans le N. 79° 0. à un peu moins de 2 milles. C'est la largeur d'entrée de la baie.
Un premier amer, pour éviter l'extrémité de ce banc dangereux, est celui que nous avons déjà donné : il consiste à ramener le fort San-Pedro par la quinta placée sur le sommet de la falaise. Cet amer fait passer à ^4 de mille dans l'E. du banc.
Un second amer, pour en passer dans le N., est de ramener le cap Lagostas au S. 60° E. A ce relèvement, le rocher de la base du cap Lagostas sera très-peu ouvert à droite du cap Bango, et le cap Bango sera à peu près par le sommet d'une colline qui se trouve au fond de la baie d^ ce nom. Cet amer fera passer à un peu plus de ^/j^ de mille de lextrémité du banc de l'Ile de Loanda. Ce dernier amer est très-bon quand on vient de rO. et du S. donner dans la baie de Bango. Cependant, le banc de l'île s'étant prolongé, dit-H)n, dans le N. E., il sera bon, en tout cas, d'adopter de préférence l'amer n® 1.
Enfin, un troisième amer peut être encore utile, surtout quand on louvoie dans la baie : c'est lalignement tracé par