ROUTES POUR LA BAIE DE LOANDA
le pied du morne de San-Miguel (amer n** 3), on atteindra ainsi le mouillage que nous avons indiqué.
Le fond dans la baie offre bonne tenue, il est fort irrégulier; les bancs sont également très-accores, ce qui les rend redoutables, surtout de nuit.
Dans le cas où Ton arriverait le soir^u la nuit, il est préférable, si Ton ne connaît pas déjà parfaitement la baie, d'aller mouiller sous le cap Lagostas par 29 ou 32 mètres, pour y attendre la brise de terre avec laquelle on entrera vent arrière le lendemain matin.
Pour entrer dans la baie de Loanda en venant du N., on courra jusqu'à la distance de Va mille du cap Lagostas le tenant LMndi*en*^ena^t au S. par des fonds de 25 ou de 23 mètres ; dès lors, si on a le ^n n. vent favorable, on contournera la côte de la baie à cette distance jusque par le travers du fort San-Pedro, puis on viendra prendre le mouillage que Ton jugera convenable. Si le vent est contraire, on retomberait dans le cas précédent et on louvoierait d'une manière analogue.
La ville de San-Paolo, bâtie en 1578, est une ville de res- Ressources de s«isources ; elle est grande et renferme, en outre de plusieurs ^"**^** églises, quelques édifices publics dont beaucoup tombent en ruines.
C'est le chef-lieu ou la capitale du royaume d'Angola et la résidence du gouverneur général des possessions portugaises sur ce littoral.
On s'y procure facilement à un prix modéré des provisions et des vivres frais de toute espèce. Les marchés sont bien approvisionnés de légumes et de fruits. On y trouve aussi des provisions de campagne.
L'eau vient de la rivière de Bango, elle coûte 10 francs le tonneau, est sale et dépose dans les caisses en fer une grande quantité de vase. Le bois y est aussi très-cher. C'est à des points situés plus au S. que les navires pourront s'approvisionner d'eau et de bois avec facilité.
La pèche est une grande ressource pour l'alimentation des i^oirs, mais elle n'est productive que dans les mois de janvier à mars.
La population de San-Paolo est estimée monter à 7,000 ou population.
L* ANGOLA
Commerce.
C'imat.
Vent».
Marées , étabUstc ment.
8^000 âmes. Daos ce chiffre, on compte la population blanche pour un quart.
Le commerce, fort languissant, consiste en ivoire, en gomme copale, en cire, en orsetlle, etc. Mais les négociants de San- Paolo se livrent principalement aux expéditions de traite d'esclaves, ce qui fait que tes navires, après avoir livré leur chargement, ne trouvent jamais dans ce port de fret dere^ tovr.
Dans le moi« de février, l'un des plus chauds de Tannée, la température moyenne a été trouvée de 27 degrés centigrades ; dans le mois de juillet, un des plus froids de Tannée, de 20 degrés centigrades. Le climat est regardé comme trèsrmalsain. L'époque des maladies est surtout en septembre çt en octobre, puis de janvier à mai. Les maladies les plus graves sont la dyssenterie et les coliques sèches; on y éprouve aussi des fièvres. On a remarqué que les hommes de Téquipage, que leai*s fonctions forcent constamment à demeurer à bord, étaiefit d'ordinaire ceux atteints par les maladies.
Dans les moi& de novembre, décembre, janvier et février, les brises sont plus fraîches et les calmes moins fréquents. La brise du large soufOe du S. 0., halant quelquefois TO. S. 0. et TO.
La brise de S. 0. commence vers 10 ou 11 heures du matin et tombe le soir. Elle est remplacée vers minuit par une petite brise de terre soufflant de TE. S. E. au S. S. E. qui dure jusque vers 8 ou 9 heures du matin.
Dans les mois de juin, de juillet et d'août, on a des brumes épaisses qui commencent le soir pour ne se dissiper que vers le milieu de la matinée.
Mars et avril sont les deux plus mauvais mois de Tannée par suite des orages et des pluies ; ce sont aussi les plus chauds^ et le thermomètre atteint, mais rarement, dans ces mois, jusqu'à 29 degrés centigrades. Les pluies régnent lorsque les brises du S. E. sont dominantes. Les brises du large sont plus faibles à cette époque et moins régulières; les brises du S« £. sont plus fraîches et elles donnent des grains. *
Dans la baie de Loanda, la mer marne de 1°» 5. L'établisse-noent est 4 heures 30 minutes.
ETABLISSEMENT DE TANZA. 157
L'ile de Loanda se termine, comme nous Tavons dit, à la distance de 4 milles Va au S. dû morne de San-Miguel. A 2 milles de sa pointe Sud commence un long banc de sable qui suit parallèlement la côte à ladistaûce de 1 mille environ et qui rejoint , dans le S. , la pointe Palmarinhas. Ce banc protégé contre la mer une longue lagune qui communique avec la baie de Loandâ par un canal étroit passant au pied du morne de San-MigueL L'ouverture de la lagune, foraiée par la pointe Sud de File de Loanda et la pointe Nord du banc dont nous venons de parler, se nomme barre de Carimba. €e passage, ainsi qwe ^arre de carimbrf. la lagune, est encombré de quelques faantfr-fonds. Cependant, iin petit chenal permet encore à des navires calant 3™ 3 et 3™ 9 d'entrer, lors de la haute mer, par cette ouvèrlore dans là baie de Loanda *. Toute Tacicoré de l'île de Loanda et du banc qui part de la pointe Palmarinhas est saine et le fond y est considérable. On peut la longer sans crainte à 1 mille ou à 1 mille V».
La pointe t^almarinbàs, qui doit son nom à la verdure Jointe Paimaqui ravoisîne et à des boucpièts de palmiers, est une pointe Lat.s^g^^'o" sabionnense^ basse, assez saillante ^ sur laqudle quelques Long é.io«36'3o". récifs, écartés au large de 2 milles envirooa, font briser la mer.
Dans 3e N. Ë. de cette pointe et au delà de la lagune est Etablissement de rétablissement portugais de Tanza. ^^""^^
Âa S. de là pointe Palmarinhas se trouve un enfoncement de la oète nommé baie de Coanza ou des Dormeurs. On p^t lon^r de très-près, comine nous l'avons dit, la langue 4e sable qtd part de la pointe Palmarinhas et femoitte vers ie Nord. On trouve, à petite distance, des fonds de 45 ou de 51 mètres. Mais, dès qu'on s appï*ockera de la pokite Palmarinhas, il faudra s'écarter et ne pas rallier la côte da«s la baie de Coanza par moins de li6 ou de 14 mtètres, car on trouve dans «eite baie peu de profondeur <l'«au et quelques petits bancs près de la terre.
Ces falaises, partant du cap Làgostas et courant à peu près au S. 30^ £., se détournent à la pointé Palmarinhas pour pren-
* M. le capitaine Le Lieur de VilIe-sur-Arce dit que lé passage n'est possible que pour des canots.
L»ANGOLA
Baie de Coanza.
(Ire là direcUon du S. 53^ E. en suivant le rivage parallèlement jusqu'à rembouchure du fleave de Coanza.
La baie de Coanza est un léger enfoncement de la côte terminé au N. O. par la pointe Palmarinhas. Sa pointe Sud, à peine saillante, resté de cette pointe aii S. 5S° E. à 6 milles. Au fond de la baie» on remarque une petite plage de sable. On peut mouiller dans cette baie par des fonds de 11, 13, 14 ou 16 mètres, fond de vase. On reconnaîtra la baie de Coanza à un bois élevé, de couleur sombre, qui se trouve dans son milieu et qui s'élève au bord de la mer, puis à deux monticules nommés les Mamelles» qui se trouvent dans sa partie du N.
La pointe Sud de la baie de Coanza est la pointe Nord d'un autre enfoncement qui se termine à la pointe Molli, pointe Nord d'embouchure du fleuve de Coanza. Cet enfoncement se nomme anse de Nicéphas, et on peut y jeter l'ancre par des fonds de 14 ou de 16 mètres.
La pointe Molli, pointe Nord d'embouchure du fleuve de Coanza, est fort boisée. Elle doit son nom à un fort hollandais qui y a existé jadis. On a très-peu de renseignements sur le fleuve de Coanza, dont les Portugais se sont réservé la navigation. Des navires de moyenne grandeur calant au plus 2^ 6 peuvent, dit-on; franchir la barre qui garnit son enibouchure et remonter assez loin dans le fleuve.
Sa direction paraît être l'E. S. E. sur une étendue de 35 milles. A 4 milles de son embouchure, il reçoit une rivière considérâ- Rivièrecatacuia] blc nomûiéc Catacula. Ou Hc counaît exactement ni le cours ni la source du fleuve de Coanza, auquel on donne cependant 600 milles de cours, étendue dans laquelle il reçoit un trèsgrand nombre d'affluents considérables.
Le principal établissement fondé sur ce fleuve par les Portugais est celui de Massingano, situé à 120 milles environ de son entrée. C'est le siège d'une capitainerie, et cet établissement leur permet de communiquer avec l'intérieur.
La barre du fleuve de Coanza brise souvent dans toute son étendue, et pour pénétrer dans le fleuve, on est forcé d'attendre la marée et un temps favorable. Une embarcation ne doit pas tenter de la franchir, il y aurait pour elle danger d'une perte totale.
Anse de Nicéphas.
Pointe Molli.
Lat.S.9°20'0".
Long.E.10»46'0"
Fleuve de Coanzaf.
Établlsisement de Massingano.
Barre du fleuve :
PLATEAU DES SOiNDES. 159
La largeur du fleuve à son embouchure est de 2 milles environ, et le courant qui en sort est excessivement rapide. On trouve devant elle, à la distance de 10 ou de 11 milles, les eaux colorées et argileuses.
Devant le fleuve de Coanza, on rencontre les petits foijds à une assez grande distance au large et on peut mouiller à 10 ou 12 milles de la terre, par des fonds de 21 ou de 27 mètres ; par ceux de 10 mètres, on sera à 5 milles.
Le fleuve de Coanza est la liniite Sud du royaume d'Angola.
Nous terminerons la description de la côte Ouest du royaume Remarques généd* Angola par quelques remarques générales. d-AngX. ^ *^^^^
La côte d'Angola est parfaitement saine de dangers depuis piateau des sondes. la rivière Dande jusqu'à la pointe Palmarinhas, qui, ainsi que nous l'avons dit, est prolongée dans FO. par un banc d'une étendue de 2 milles.
De la pointe de Dande à la pointe Palmarinhas, la côte est généralement accore et on peut la prolonger sans crainte à la distance de 1 mille V2 ou de 2 milles. Le moindre fond que l'on aura à cette distance sera de 20 mètres, et aux abords de la pointe Palmarinhas, les fonds seront bien plus considérables le long de l'île de Loanda et du long banc sablonneux qui ferme à TO. la lagune de Garimba. Là souvent on perdra le fond avec les lignes à main.
Mais, par le travers de la pointe Palmarinhas et jusqu'au fleuve de Coanza, la côte est bien moins accore et les petits fonds se trouvent fort au large. Ainsi, sur le parallèle de l'embouchure du fleuve de Coanza, à 5 milles de la terre , on aura 10 mètres; à 10 ou 12 milles, on aura de 21 à 27 mètres, fond vasard.
Il ne faut pas, surtout de nuit, se rapproche^ de cette partie de la côte par des fonds au-dessous de 12 ou de 13 mètres.
Quant à l'étendue du plateau des sondes, voici les remarques que nous pouvons donner.
Sur le parallèle de la baie de Bango, la limite des fonds de Para lèie de lo batè 128 mètres se trouve à 40 milles à peu près de la côte ; à ^^ ^'*°^°* 29 milles, on a ceux de 96 mètres ; à 23 milles, ceux de 80 mètres; à 14 milles, ceux de 72 mètres; à 5 milles du fond
leo L'ANGOLA.
de la baie, 2i mètres ; puis 7 mètres fort près dn rivage. PdraiiMedumiiua Sur le parsUMe du milieu de Tiie de Loanda, la limite dn de i lie de loul- pj^^gj^^^ ^yj g»gjj appTodiée rapideoient de la côte, est à la distance de 19 milles, et Ton y trouve 112 mètres; à 12 milles on a 80 mètres, et 40 ou SO mètres a 1 mille ^/a de la oôle Ouest de i'Ue de Loasda.
Sur le parallèle de (a poiate Palœariubas, la largeur du plateau reste la même à peu près ; mais, au S. de cette pointe et sur le paratièle du fleuve de Goaaza, la limite du plateau des sondes, où l'on perd le fond à 142 mètres, se trouve à 31 milles de la terre ; à 27 milles, on a les soudes de 106 mètres. SflitoQt, Tents. Nous avons déjà parlé du climat de Siin-PaoloHle-Loâitdâ, nous complécer<»8 ici ces remarques.
Sur la côte d'Aigofa, le temps est généralement beau durant toute ranaéè, sauf dans les mois de mars et d'avril. Néanmoins, on distingue deux saisons : la belle, qui commence es mai et finit en octobre; la mauvaise, qui comprend les autres mois de Tannée.
Durant la belle saison, le temps est souvent couvert, principalement dans la matinée. Il «st rare alors que la brise du large s'élève franchement, tandis qu*il est rare qu'elle manque lorsque le ciel se dégage, et elle est d'autant plus fraîche qu'il s'édaircit phis promptenent.
En mai et en juin, les calmes dominent. La brise du large commence tard, et la brise de terre est dans sa force après le lever du soleil. En juillet, en août, en septembre et en octobre, les brises de S. O.sont fraîches. On les ress^t près de la terre et dans les baies mêmes, à 10 «a 11 heures du matin ; elles feiblissent au concher du soleil, et dépassent rarement dans leur durée 7 ou 8 heures du soir ; dans le mois d'octobre, elles vont quelquefois jnsqv'à minuit. Elles sont remplacées par les brises de terre jusqu'à 8 o« 9 heures du matin; Parfois il y a du calme.
La mauvaise saison commence en novendt)re et finit en avril. Durant les mois de novembre, décembre, janvier et février, les brises soufflent plus fraîclies du S. S. O., halant le S. 0., rO. S. O., et même parfois TO. N. O., de sorte qu'elles rendent facile la navigation le long de la côte.