‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 49 sur 143 · COURANTS · texte numérisé non relu

COURANTS

En novembre et en décembre, on a (Juelquefois de petites pluies fines, surtout le matin; alors le vent tient au S. E., ou au moins au Sud. Aussitôt qu'il haie le S. 0., le temps s'embellit et le ciel se dégage tout à Coup.

Quelquefois encore on a des apparences d*orage avec accom^ pâgnement d'éclairs, ce qui a lieu plus particulièrement le soir. Il est fort rare que ces oi-ages donnent du vent. Au contraire, plus les nuages s'amoncèlent et piiié la brise faiblit^ jusqu'à ce qu'on ait du calme plat.

Il est rare également que ces apparences se maintiennent au delà de 10 ou de 11 heures du soir; alors, au moment on elles se dissipent^ s'élève Une petite brise de terre^ qui dure ordinairement loute la nuit. Ces orages doivent, si Ton en juge par les rivières de la côte, donner beaucoup de pluie dans l'intérieur ; car ces rivières commencent à croître à la 6n d'octobre, et débordent pour la plupart en janvier et en février.

Les mois de mars et d'favril sont les plus mauvais de l'année ; ce sont ceux des orages et des pluies. Mais, cependant, dés que le vent prend du S. 0., le ciel se dégage et le temps devient beau. Lès brises de terre dominent à cette époque; soufflant du S. Ë. par grains, él même du N. E. On a nonimé ces grains des toi'nàdés; mais, comme sur la côté du Congo et même une partie de celle du Loang^, ils n'ont aucun rapport avec les tornades qu'on ressent au N« de l'équàteur.

Mài^s et avril sont les mois les plus chauds de Tannée, et le thermomètre monte parfois à 29*» centigrades. Ces deux mois sont aussi l'époque des maladies les plus violentes.

Le courant général a une difedtion à peu près constante Sur r^arawts. la cô(e d'Angola, dont i) suit les contours en se dirigeant vers le Nord. Cependant, il arrive parfois que d'octobre en mai, et principalenftent en mars, en avril et en mat, les eoiA*ants renversent compilétement et portent vers le S., et même vers le S. E., comme il arrive également à la même époque sur la côte du Congo et du Loango. Ce fait a lieu surtout après les pluies et lès vents, qui dépendent du N.; mais il ne peut être regardé que comme exceptionnel ; il ne se prolonge guère au delà de i on de 3, et au plus de 8 jours.

Le courant entre le fleuve de Coanza et la baie de Loanda

hanuel. — T. m. H

L'ANGOLA

atteint paifois une vitesse de 20 ou de 24 mHles en 24 heures, portant au N. 0. et même à TO., surtout par le travers du fleuve de Goanza.

ftas de marée. Les ras dc marée qui ont lieu sur cette fraction de côte, n'ont rien de dangereux. Ils occasionnent une forte houle, qui est très*gênante dans les baîes ouvertes, mais qui ne peut compromettre un navire mouillé avec une longue touée pour ne pas fatiguer la chaîne et Tancre. On peut, au reste, pour éviter les désagréments d'un roulis très-fort, prendre le large dès que le ras de marée commence à se faire sentir, car il est rare que Ton soit en calme dès son début.

Ce phénomène a lieu principalement à l'époque des syzygies^ et il est d'autant plus fort, qu'il les suit de plus près. Ainsi, le ras de marée commençant 2 ou 3 jours après la pleine lune eu la nouvelle lune, est généralement peu violent.

Il est difficile d'assigner aux ras de marée une époque, ils ne sont pas plus fréquents dans une saison que dans une autre.

hpiimpque Quaud on part de San-Paolo-de-Loanda pour se rendre vers

le S., il faut faire immédiatement un long bord de 50 ou de 60 milles au large, tant qu'on pourra porter au vent du N. 0., de manière à doubler sur l'autre bord la pointe Palmarinhas, près de laquelle les courants sont très-forts ; on la doublerait très-difficilement en courant des bords près de la terre.

En général, dit M. le commandant Simon, auquel nous empruntons tous les détails précédents, le louvoyage près de la côte ne réussit que médiocrement.

waréos. Sur la côte d'Angola, les marées sont de t°» 6 ou de 2 mètres.

l.e jusant se fait très-peu sentir, parce qu'il est dominé par le courant général. Cependant, sur les baies, il tient les navires évités lorsqu'il fait calme, ou lorsque la brise est très-faible.

Page 1